(9 – 12 mars 2026)

Martine B.W ., Lise C., Francois G., Jean-Michel V., Philippe M., Yves C.

 

J1 (Montée au refuge)

Lundi 9 mars, nous nous retrouvons un peu avant 8 h au parking des Tuileaux. Imprévus de dernière minute, Pierre W. a déclaré forfait la veille (blessure à une cuisse), et Marc B. est venu nous annoncer qu’une forte douleur à l’épaule le contraint aussi à renoncer. Regrets pour eux deux, plus encore pour Marc qui a organisé ce séjour. Il reste donc six rescapés.  

Beau temps très légèrement voilé à l’arrivée à Valmeinier. Sur les conseils de Jean-Michel, le groupe choisit de monter par la voie du bas. L’itinéraire est agréable, d’abord proche du domaine skiable et ensuite le long de la rivière Neuvache. Marc nous annonçait 1h 30 pour monter au refuge (2160m), il nous a fallu plus de 2h15 malgré un rythme soutenu et guère plus de 400m de dénivelé, car la distance est longue et nos sacs bien chargés.

Bonnes surprises à l’arrivée au refuge, les fauteuils de cinéma dans le sas d’entrée, la grande et belle salle commune et l’accueil souriant des gardiens. Après pique-nique et installation, repos au refuge pour la moitié du groupe tandis que Lise, Francois et Philippe montent jusqu’aux Grands lacs (2530m). A la descente il est 16 h mais la neige n’a pas totalement réchauffé, il faut viser les versants sud pour trouver la moquette. Chaude ambiance autour du repas végétarien que l’on nous a préparé, plus frisquette dans le dortoir dont la température surprend en début de nuit.

 

J2 (Passage de la Pissine)

Mardi 10 mars. De bon matin le temps est gris, il neigeotte et le vent souffle. Dès le petit-déjeuner il faut savoir s’adapter : pas de café mais du kofee, un ersatz à base de céréales grillées, pas de chocolat au lait mais de la caroube. Chacun fera ses essais.

Vu la météo, nous décidons de garder le Thabor pour le lendemain et d’aller au « Passage de la Pissine » à 2699m. La visibilité est correcte et la navigation peu compliquée. Nous avançons sur un long faux plat, « Le plan du fond », Sud- Sud Est, jusqu’ à 2200 m. Malgré le temps nous découvrons ce long et large vallon entouré de nombreux sommets que nous pourrons admirer dès le lendemain. Nous débutons alors la montée en suivant l’itinéraire Petzl. La neige promet une descente agréable. La montée est parfois pénible à cause des gifles du vent mais le terrain est très correct. Lors d’un arrêt juste avant le « passage de la pissine », soudain tout se bouche devant nous et nous nous dépêchons d’entamer la descente. Au début le relief est difficile à lire (jour blanc) mais la neige est agréable à skier. Heureusement la crasse ne dure pas, nous aurons même des belles éclaircies vers la fin de la descente et le retour au refuge est assez rapide. Jolie sortie malgré une mauvaise météo ! Mercredi devrait être meilleur.

 

J3 (Col de la Chapelle et Mont Thabor)

La météo du J3 s’annonce bonne, donc il faut saisir l’occasion pour monter au Thabor. Nous partons à 8h15 car il y a de la distance. La montée se fait tranquillement en voyant les différentes vallons, traces ou groupes partir un coup à droite, un coup à gauche. On peut facilement se tromper dans cet espace si vaste, surtout que la trace vers le Thabor a été effacée par le vent et la neige de la veille. Heureusement il y a le gps pour nous aider, et cela nous donne l’occasion de faire notre propre trace dans un décor somptueux:

La montée reste débonnaire jusqu’à l’aplomb du col de Valmeinier, puis se raidit un peu pour monter au col de la Chapelle. De là le sommet semble proche, par contre il y a une 1ère pente raide à traverser sur 100 m, puis une 2ème à remonter. Le groupe se scinde en deux, Lise et François décident de continuer pendant que les autres redescendent. On passe sans problème les 100m difficiles car la neige est bonne, et on continue à faire notre trace dans la 2ème pente. Lorsqu’on débouche sur la pente sommitale on retrouve plusieurs groupes qui viennent de toutes les directions, dont 14 catalans sympas et joyeux que nous prenons en photo et qui nous rendent la pareille. Dans un autre groupe c’est une jeune femme qui pousse des cris de joie et enlace ses copines, car elle vient d’apprendre sur son téléphone qu’elle a décroché un poste à la Réunion. Bref une bonne ambiance, et bien sûr une vue à 360° magnifique.

La descente est excellente de haut en bas grâce à la neige tombée la veille, et il y a suffisamment de place pour que les 6 MSR fassent chacun sa godille. L’après-midi se termine au calme dans le refuge, sauf pour Philippe et Yves qui partent faire des essais avec leurs crampons.

 

J4 (Vers le col de Montfroid)

Ce matin du 4eme et dernier jour il y a  un brouillard d’abord très épais, puis rapidement lumineux qui promet du beau temps à venir (annoncé par la météo). Donc on prend notre temps pour rassembler nos affaires en deux sacs : un pour la course du jour et un pour redescendre le matériel de couchage et la nourriture du séjour.

À 9 h on sent bien que le soleil va rapidement s’imposer et on se met en route. Température douce et pas de vent, en route donc vers Roche Noire par la Combe de la Vache. Un petit regret de ne pas pouvoir partager ce dernier jour qui s’annonce splendide avec Marc B., l’organisateur de ce séjour qui a dû jeter l’éponge pour cause de blessure. Cette combe à la pente régulière est un régal car elle est recouverte de 5 – 10 cm de neige fraîche tombée dans la nuit, d’autant plus que nous sommes les premiers à l’emprunter ce matin !

Le temps limpide nous incite à profiter de la vue sur tous ces sommets dont je laisse prudemment à mes amis le soin de les nommer. À 2800 m fin de la course pour le bellifontain que je suis (pour cause de tête qui tourne dû à l’altitude), ainsi que pour une partie du groupe. Lise et François continuent un peu pour atteindre la crête et le vallon d’à côté sous le col de Montfroid.

La descente est comme promise un délice, nous sommes le seul groupe dans la Combe de la Vache et il y a de la neige fraîche pour tout le monde.

Après une halte au refuge pour le chargement des sacs et un petit kofé pour certains, le retour aux voitures se fait très plaisamment par la trace Petzl qui rejoint rapidement le ruisseau au fond de vallon.

Un grand merci à tous ces nouveaux amis que la passion de la montagne réunit au sein de MSR. À bientôt donc Lise, Martine, François, Jean-Michel et Philippe.

Rédacteurs :  Philippe (J1), Martine (J2), François (J3 et co-rédaction), Yves (J4)