À Saint Colomban-des-Villards, avec Jean-Michel, Jean-Pierre (rédacteur), Mathis et Thierry.
Les prévisions météo sur 10 jours n’étaient pas très encourageantes. Elles mirent le doute chez de nombreux inscrits au séjour. Quarante-huit heures avant le départ, les prévisions étaient meilleures et Jean-Michel qui organise cette session parvient à convaincre 3 autres membres. C’est donc 4 preux (sic JM) qui embarquent dans la Kia collector de Jean-Michel, avec Matis, Jean-Pierre et Thierry.
Le dimanche 9, nous optimisons la journée et l’accès à Saint Colomban en allant faire une rando au départ de la station de Saint François-Longchamp. Il fait beau, tout juste frais, la neige a regelé durant la nuit et nous pouvons chausser les skis dès le parking des Pérelles. Jean-Michel nous propose de faire un circuit : monter au col de Montjoie puis basculer sur le versant Ouest pour remonter dans le Vallon aboutissant au Col de Sarvatan et finir par la descente sur Saint François. Un itinéraire récemment décrit sur Skitour. Nous parvenons au col de Montjoie sans difficulté mais trouvons le versant Ouest bien trop raide pour notre capacité moyenne (la cotation 4.2 en rebutât plus d’un). Nous redescendons donc par l’itinéraire de notre montée en versant Est jusqu’à pouvoir remonter le vallon aboutissant au col de Sarvatan. Nous sommes accueillis par un vent froid bien qu’il vienne du Sud. La descente n’est pas extra, la neige étant ramollie profondément avec une croûte de regel piégeuse. Une embellie nous redonne le sourire dans la partie inférieure sur moquette. Nous reprenons la route pour rejoindre l’auberge du Glandon à Saint Colomban-des-Villards et sommes accueillis par le couple Bozon, toujours aussi enthousiastes et plein d’allant malgré leurs 80 ans bien tassés. Le dîner est à la hauteur de leur réputation et de la reconnaissance qu’ils éprouvent vis-à-vis des clients de MSR, habitués de cette auberge.
La journée se termine avec une pierrade copieuse et une farandole de desserts.
Le lundi 10 se lève avec un ciel bleu profond et les montagnes sont immaculées grâce à un léger saupoudrage nocturne.
Nous optons de nouveau pour un circuit : monter le Vallon du Tepey jusqu’au Col de La Valloire puis descendre par le vallon des Roches. La marche d’approche est agréable sur l’excellent sentier jusqu’au hameau du Tepey duquel nous pouvons chausser les skis. Le vallon s’allonge dans sa sauvagerie pour se redresser sous une ribambelle de sommets allant du Sambuis au Puy Gris. Au niveau d’une jonction de combes au lieu-dit Les Têtes nous choisissons la combe à main gauche alors qu’il eut fallu emprunter celle à droite. Si bien qu’au débouché de cette combe nous constatons ne plus pouvoir rejoindre le col de La Valloire sans être obligés de redescendre de plus de 100 m de dénivelée. Deux d’entre-nous décident de s’arrêter là, à 2500 m d’altitude sur un beau replat laissant deviner un petit lac. Les deux autres poursuivent l’ascension pour aboutir sur l’arête du Lac Noir à 2738 m. Tous se regroupent au petit lac pour la descente dans le Vallon du Tepey garni d’une neige de printemps très agréable à skier.
Le mardi 11 se lève également avec un joli ciel bleu agrémenté de quelques cirrus épars trahissant un vent d’altitude venu du Sud. Nous partons sur la route du col du Glandon avec l’intention de monter au col du Sambuis. Le versant Sud-Est est complètement dégarni de neige et les bouquetins ne rencontrent plus aucune difficulté à se nourrir. Matis et Thierry décident de poursuivre à skis sur la route enneigée jusqu’au col du Glandon puis un peu au-dessus. Jean-Michel et moi maintenons notre objectif. Le versant débute raide et un court passage sans neige nous oblige à crapahuter skis sur l’épaule. Puis le vallon devient plus accueillant avec un beau manteau de neige entre les Aiguilles de l’Argentière et le sommet du Sambuis. Jean-Michel se campe sur un replat, le Lac de La Croix tandis que Jean-Pierre monte jusqu’au Col du même nom à 2529 m. Il domine alors le Vallon de Combe Madame, du côté de la vallée du Haut-Bréda. Les rouleaux de nuages noirs s’avancent rapidement, il est temps de partir. La descente à ski se déroule dans 10 cm de poudreuse dans la partie supérieure et sur de la moquette dans la partie inférieure. Mais ce serait oublier la partie finale, moins agréable sur le bitume de la route du Glandon.
Un court mais très bon séjour avec une météo très compréhensive, une équipe sympa et des hôtes admirables à l’auberge.
Marc Bertier
Bravo pour ce séjour réussi malgré des conditions… pas simples !
Jean Michel Veuillen
Merci Jean-Pierre pour ce commentaire précis et beau. Je rajoute une mention spéciale pour la ferme Cartier, ses excellents fromages et sa serveuse très compétente et serviable !