le ski autrement

Auteur/autrice : Carine Laloux Page 1 of 2

Saint Colomban-des-Villards

(4 – 6 mars 2026)

Aude L., François G., Gilles M., Jean-Paul V., Lise C., Philippe R., Roberto

 

J1 (Col du Merlet) / 1200mD+

Nous sommes 6 au départ de la place des Tuileaux, plus un 7ème qui nous attend à Montmélian, partants pour 3 jours de beau temps et belle neige à St Colomban des Villards.

Une première rando avec un départ presque skis aux pieds, du pont de la centrale électrique de Saint Alban des Villards (altitude 1100 m). Après 5 minutes de portage la neige devient suffisante pour chausser les skis, et la montée se fait sans couteaux.

Nous progressons tranquillement dans le fond du vallons, en observant plusieurs coulées importantes sur le versant Sud, mais qui ne nous inquiètent pas car le vallon est très large.

Le col du Merlet est finalement atteint après une dernière partie plus relevée. Nous ne nous y attardons pas car la température est déjà bien élevée, et profitons d’une descente dans de très bonnes conditions : large pente et fine moquette très peu tracée.

Avant d’atteindre la forêt, nous choisissons un large rocher dans le bas du vallon pour une pause pique-nique très confortable. Puis finissons la descente sans difficulté sur la partie basse bien enneigée presque jusqu’en bas.

Après cette belle première journée, nous faisons une pause en terrasse pour boire un pot, puis nous nous installons confortablement à l’auberge du Glandon. Après cette belle rando, nous dévorons le dîner et faisons honneur au généreux buffet de desserts. Une équipe de gourmand.es !

J2 (Vallon du Tepey et Selle du Puy Gris)

Vers 8 heures nous partons du parking de Valmaure 1210 m pour monter dans le vallon du Tepey. Nous avons eu 6 passages d’avalanches, dont plusieurs sont descendues jusqu’à la rivière. Bien sûr il y a eu de grosses chutes de neige cette année, mais notre hôte à l’auberge du Glandon nous dira le soir qu’il ne se souvient pas d’avoir vu autant de coulées. Or il fait du ski de rando depuis 70 ans (!), et il fut un temps où il neigeait plus que maintenant.

A la sortie du défilé, le vallon s’élargit pour former grand cirque gardé par la Pierre Barme, un gros rocher dressé comme un menhir. Le paysage est magnifique et nous montons vers la Selle du Puy Gris, afin d’avoir comme la veille une descente agréable dans une neige transformée. Vers 2000 m nous voyons que tout le monde ne pourra pas atteindre le but (2758m), donc Lise, Francois et Jean-Paul forment un sous-groupe pour y monter. Nous partons un peu trop vite (500 m/h jusqu’à la 1ère pause), mais Lise avait tellement le souhait d’arriver au sommet qu’elle ne s’est pas dégonflée. Cette cadence n’était ni raisonnable ni tenable, et nous ferons la deuxième moitié de façon plus sage.

Le deuxième groupe est monté jusqu’à un ressaut à 2300 m, a bien profité du paysage et du picnic avant de redescendre. Comme la veille, le soleil voilé par le Scirocco a permis à la neige de décailler un peu mais pas trop, donc toute la descente s’est faite dans des conditions parfaites (sauf bien sûr quand il a fallu repasser les avalanches en bas du vallon).

Nous étions de retour vers 16H30 à la voiture, mais ça n’était pas suffisant pour tous : Lise et Roberto ont voulu tester les pistes gratuites de St Colomban, et ont donc clôturé avec deux descentes de niveau 3 étoiles cette seconde journée très sportive.

J3 (Vallon des Roches vers le col du Gleyzin)

BERA : 2         Météo : T > 0 / soleil voilé / vent faible

Nous visions le col des Fontaines, et compte tenu de la douceur externe nous avons demandé à nos hôteliers d’avancer le petit déjeuner à 7h, ce qui nous a permis de commencer la rando à 8h à partir du hameau des Roches.

Après avoir un peu porté les skis, nous avons vite trouvé la neige pour suivre un chemin étroit en rive droite du torrent des Roches. Tout au long du parcours, nous pouvions apercevoir les multiples avalanches qui étaient tombées essentiellement rive gauche, exposée au soleil. Mais il y a aussi des avalanches de neige fraîche de notre côté, heureusement faciles à passer. A noter que ce chemin est chargé d’histoire, puisqu’une ancienne exploitation de talc est notifiée.

A l’aplomb de la passerelle du Plâtre, nous poursuivons rive droite en observant des traces de descente rive gauche, que nous choisirons au retour. Un peu plus loin le fond du vallon est occupé par plusieurs avalanches de neige humide qui ont convergé pour former une masse impressionnante et chaotique (photo).

Heureusement on peut passer sur le flanc gauche du vallon, sur les avalanches de neige fraîche qui sont facilement skiables. Tout ça montre que les chutes de neige étaient vraiment exceptionnelles cette année, et que le BERA 5 n’était pas exagéré.

Puis nous débouchons sur l’immense et magnifique cirque qui dessert plusieurs vallons et cols, lesquels sont tous tentants pour le ski de rando. Phénomène assez rare, nous passons à proximité d’une carcasse de bouquetin entièrement dévorée par les loups !!!

Finalement, à l’aplomb du col des Fontaines, et compte tenu de la magnifique pente que nous voyons monter vers le col du Gleyzin, nous décidons d’aller plutôt dans cette direction. Comme les jours précédents, le groupe s’étale à la montée mais des pauses régulières nous permettent de tous nous regrouper.

Après quelques ressauts successifs sans difficulté majeure, nous décidons de nous arrêter à 2350 m (ancien glacier de Clarant) pour un pique-nique bien mérité.

Compte-tenu des conditions printanières, l’heure du retour est arrivée et nous attaquons la descente vers 12h00 dans une neige très facile à skier. Plus bas, nous poursuivons rive gauche dans une neige plus lourde, jusqu’à la passerelle du Plâtre. Nous finissons notre descente par le chemin de montée, qui à la descente apparaît comme un « toboggan » bien étroit. Mais la neige est bonne et cela nous permet d’éviter arbres et racines …

A l’unanimité, tout le groupe a voulu remercier nos hôtes en prenant un dernier pot à l’auberge du Glandon. Comme chaque année ils nous ont gâtés, et nous leur donnons rendez-vous pour l’année prochaine.

Rédacteurs :  Aude (J1), Lise (J2), Philippe (J3), François (co-rédacteur).

 

Séjour Dévoluy du 9 au 12 février 2026

 

Jour 1, tour de la tête d’Oriol (Eric)

 

Départ de Meylan à 7h15 comme prévu, on est un groupe organisé par François ou pas ! Route sans problème par Corps et on trouve la neige juste au départ de la rando. Neige dure et gelée au départ, et rapidement très peu de neige… On passe en mode sanglier pour essayer de trouver de quoi monter au milieu des arbres. Finalement ça passe avec un seul petit déchaussage.

On attaque la montée du Vallon des Narrites avec une belle vue sur le Dévoluy, et une neige qui porte bien. Carine repère une magnifique harde de chamois qui de la crête au-dessus descend dans notre combe puis traverse et repart, tout en gardant bien sûr une bonne distance avec nous. On remonte une grosse coulée partie de presque rien (impressionnant), quelques bosses à descendre en cours de montée … tout cela contribue à un rythme globalement assez lent. Les chorums assez nombreux dans cette combe ne nous gênent pas vu que l’on suit des traces.

La météo change vers un ciel très couvert (comme prévu) qui ira jusqu’à quelques flocons de neige et un jour blanc, nous hésitons un peu mais finissons par finir le tour de la tête d’Oriol et arriver au col sous la Demoiselle. On pique-nique avant de redescendre dans l’autre vallon. Enfin, certains pique-niquent. Matis, lui se fait chauffer des pâtes ! Et je ne parlerai pas de sa démonstration d’Opinel 3 en 1.

Bonne surprise, le ciel se découvre et la lumière revient. C’est nettement plus agréable pour descendre. Et heureusement parce que la neige est LOURDE et profonde ! Ça fatigue ! Plus bas, cela s’améliore lentement mais à notre grande surprise, le vallon est strié de nombreuses coulées que l’on traverse rapidement. Au débouché on trouve la neige moquette mais très vite aussi, la forêt dense. La descente cool se transforme en border cross puis carrément en mode sanglier très compliqué jusqu’à obliger certain.e.s à déchausser. On finit par retrouver un peu de lumière et d’espace de neige moquette pour rejoindre les voitures. Grosse balade de 1000 m de dénivelé pour un 1er jour, mais comme cela pourrait être le seul avec une météo correcte, on est bien contents de l’avoir faite.

Arrivée au gîte qui n’a pas changé depuis notre dernier passage, juste avant le 1er huis-clos de la Covid. Les 2 couples ont chacun une chambre, les 4 mecs dorment dans un petit dortoir, installation tout à fait correcte. Dîner du soir : soupe au chou rouge/clous de girofle (surprenante et bonne) et dinde en sauce et boulgour, puis tarte myrtille et fromage blanc.

Matis nous fait jouer au « 6 qui prend » où Jean-François se distingue par une maîtrise totale.

 

Jour 2, Tête de vallon Pierra (Jean-François)

Météo maussade comme prévu, précipitation faible mais jour blanc. Va pour skier à l’aise sous les mélèzes. Un petit déjeuner très correct à 8 h pour lancer et dynamiser la journée. On prépare les skis … ainsi que les maillots et les serviettes (malins les lapins !). On prend les voitures pour aller à la Joue du Loup. Habitués à se garer au départ des randos, Francois essaie de nous trouver l’emplacement idéal. Mais nous sommes en station et on se contente du parking de Monsieur Tout le Monde. On chemine au départ de l’itinéraire de ski de rando de la station, au départ du télésiège des Fontenelles. Entre 5 et 600 m dans les mélèzes à l’écart des pistes pour une montée débonnaire mais somme toute agréable. Le petit bémol est le botage pour certaines …, puis certains d’entre nous.

Le groupe se sépare : pour 5 d’entre nous direction la station, pour 3 un petit plus pour la tête de vallon Pierra quelques 200 m plus haut. Sans être la descente de la saison, on chemine entre hors-piste et pistes dans des neiges très variables. On finit sous la pluie ! Merci à François pour cette adaptation de la rando à la triste météo… même si demain s’annonce pire.

La pluie est peu propice au pique-nique en forêt et on choisit la salle hors-sac de la station qui est un peu «lugubre » (sans fenêtre) mais chauffée, donc la bienvenue. Puis un petit café dans un bar avec des patrons fort peu sympathiques avant de passer au but principal de la journée, soit 2 heures de balnéo à Odycéa, très appréciées par tout le monde.

De retour au gîte on prend le temps de l’apéro entre « Dévoluars » que nous sommes, non sans écouter le Vertacomicorien Éric nous raconter ses vielles histoires militaires (et oui Eric, est passé par le Vercors) et notre hôtesse nous partage quelques informations locales.

Après une super soupe aux épinards + fromage de chèvre, laquelle permet de tester les capacités de certains à reconnaître les bons ingrédients, on se refait une partie de « 6 qui prends » dans laquelle je reste à « bon » niveau devant cette science de la carte de mes partenaires

 

Jour 3 (Carine)

La matinée est annoncée pluvieuse et quand on se lève, la pluie a fait fondre une partie de la neige. On prend le temps de petit-déjeuner et puis chacun s’installe à ses occupations. Éric passe ses commandes de pellets pour le Grésivaudan en profitant allègrement ((et même en abusant) du forfait du portable de Jean-François, François communique avec ses nouveaux amis de Skitourenguru, Mathis avance bien dans son livre en anglais, Philippe avance plus lentement dans son Sudoku, Karin et Rémy dévorent toutes les informations touristiques du Dévoluy et Jean-François suit minute par minute les 5 applications météo pour nous donner le top départ pour sortir.

La météo annonçant une belle éclaircie à partir de 13 h, on pique-nique bien au chaud au gîte dans lequel on se sent tellement bien car il n’y a que nous.

François, Jean-François, Mathis et Philippe partent très vite (trop vite, en fait) pour monter au col du Rabou et profiter des très belles éclaircies. Arrivés au parking, Philippe ayant oublié ses chaussures, ils reviennent au gîte, repartent pour se rendre compte au même parking que Philippe a oublié ses chaussons ! Il en sera quitte pour suivre ses 3 compagnons à pied. Le début de la descente ne laissera pas des souvenirs impérissables mais la suite sera plutôt agréable, surtout avec les magnifiques éclairages du soir.

Carine et Karin, Éric et Rémy optent pour une petite randonnée vers le col de Festre où un bar tenu par une tenancière très sympa les accueille. Les garçons plus lourds que les filles s’enfoncent un peu (ou beaucoup) dans la neige et nous balisent bien le chemin. La lumière est magnifique et le jeu des nuages et des éclaircies nous offre un beau spectacle.

Retour au bercail pour savourer une des meilleures tartiflettes (dixit moi) et une pomme au four fourrée d’amandes et garnie de baies roses grillées !

Pour le dernier « 6 qui prend » du séjour, Jean-François prend sa revanche et nous écrase tous.

 

Jour 4 (Carine)

Ce matin, il neige à gros flocons et la visibilité est mauvaise. Les options sont de retourner à la balnéo, de se promener sous la neige (option préférée de Carine et François), d’aller voir sous la pluie la résurgence des Gillardes que Jeanne (la gérante du gîte) nous conseille depuis 2 jours ou de rentrer à la maison. Après avoir oublié ses chaussures de ski de rando puis ses chaussons hier, Philippe part dans une recherche effrénée de son « débardeur » (qui est plutôt un gilet sans manche) disparu. Ce qui permet de soupçonner d’abord les femmes puis les hommes fétichistes du débardeur du prof de gym …jusqu’à le retrouver juste sous un autre vêtement ! Finalement, on rentre vers Grenoble et on mangera notre pique-nique au chaud chacun chez soi.

Merci encore à François pour l’organisation de ce séjour sous une météo pas facile, merci à tous pour cette bonne ambiance d’entraide et de rigolade.

La petite dernière de 2024 : la Croix de la Scia – 31/12/24

Philippe, Antoine, François, Carine et Aline

 

Avec Aline et Philippe, Antoine, Carine et François

On innove pour le départ puisque nous (Carine et François)  irons chercher Antoine directement chez lui ainsi qu’Aline et Philippe : service 5 étoiles pour la dernière sortie de l’année.

Montée tranquille jusqu’à la Croix via la Combe de l’Ours et le Creux de la Neige dont la piste était damée !! Est-ce que les dameurs s’ennuyaient et sont venus faire joujou au creux de la Neige ? On n’a pas la réponse. Par contre, cela nous a permis de faire une belle descente après le pique-nique pris à la Croix. Antoine avait oublié que pour une sortie avec Aline, on prend toujours ses tartines. Il a eu le plaisir de goûter un petit morceau de fromage belge.

On a repeauté pour retrouver la piste de la Combe et la descente côte gauche (sur les conseils de Bernard) était toujours en neige froide et bien agréable à skier.

Top à 13 h 30 au parking pour qu’Aline et Philippe puissent préparer leur maison pour le réveillon.

Belle et douce année à vous tous et au plaisir de vous retrouver aux permanences et dans la neige.

Séjour à Saint-Colomban-des-Villards du 9 au 11 mars 2024

Avec les guenilles Aline, Carine, Nicole, Eric, François, Jean-Michel, Philippe et le chef des guenilles, Paul.

Jour 1 (par Eric)

Départ matinal, route sans histoire, on passe devant l’auberge et on file faire notre balade.

Aïe, aïe, … portage nécessaire et à priori pour un bout car pas un « pet » de neige. Pourtant il y a du monde ! 

On ne chaussera que 250 m de dénivelé plus haut, au niveau du hameau du Tepey … et encore pour déchausser 3 fois pour traverser les ruisseaux !

On s’enfile la longue combe du Tepey qui bien que peu pentue s’avèrera bien pour la descente … à part la neige gelée.

On attaque la vraie montée et sous la Pierre Barme. On pose Paul en très petite forme et très chargé en douleurs et médocs. On guenille un peu mais on finit par monter vers le col du Tepey en s’arrêtant avant la dernière montée. 1 200 m de dénivelé quand même ! Heureusement qu’il y avait une bonne trace car beaucoup de neige dans un bonne pente !

Jour blanc pour la descente raide, pas super top ! Neige parfois bonne mais pouvant être surprenante. François et Aline se payent une descente de neige plutôt bonne mais finissent par devoir traverser un torrent de façon … compliquée. On a failli ne pas les attendre … 

On redescend et on piquenique juste avant la reprise du portage. Arrivée et installation à l’auberge, toujours dans son jus, les proprios toujours aussi sympas et les repas toujours aussi bons et copieux. Très bonne ambiance dans le groupe. On est prêts pour demain MAIS la météo est vraiment pas terrible.

Jour 2 – Vers le col du Glandon

Aujourd’hui, toutes les météos étaient enfin d’accord, la pluie s’arrêterait de 13h à 15 h et le plafond nuageux remonterait un peu. Comme le vent a bien soufflé la nuit, on préfère assurer la journée sans prendre de risque.

On en profite pour faire la grasse mat, pour traîner au petit déj et vider le plat de fromage blanc deux fois. Jean-Michel nous amène pour la visite du village et son tilleul 4 fois centenaire, on va rafler toutes les confitures de l’épicerie associative où certains en profitent pour boire un petit café et papoter. Puis chacun retourne dans sa chambre pour buller, lire, faire du yoga ou se reposer. A 12 h, Eric vient tous nous réveiller, on pique-nique par appartement et on décide de partir sur la route du col du Glandon pour quelques heures. Paul reste à l’hôtel pour se reposer, nous dit-il. En fait, il fera à pied beaucoup plus de kms que nous autres avec nos skis.

Il y a 10 kms entre le village et le col, on en fera 5 kms en voiture en passant entre les chicanes et en évitant un gros tas de neige qui barrait la route il y a quelques jours. C’est très joli car la route traverse les alpages, la montée est très tranquille jusqu’à à arriver à l’aplomb d’une corniche que Carine surveillait de l’œil. On passe au vote et on décide de continuer en évitant au maximum de rester sous la corniche. Finalement, on passera beaucoup de temps sous la corniche en montant dans la combe ! Pas toujours facile de faire les bons choix lors de la trace. Jean-Michel avance prudemment sur la route qui est de plus en plus couverte de neige et décide de faire demi-tour en voyant une plaque. On repasse sous la corniche un à un, et après, on profite d’une descente tranquille sur la route. On retrouvera Paul à l’entrée du village après sa randonnée à pied.

Ce soir, au menu, le repas sera un peu plus diététique et végétarien que la veille : il y aura de la salade et du chou-fleur.

On profite du voisinage d’un jeune couple de Belges très sympas pour leur chiper l’idée de sortie du lendemain. En plus, c’est une course que personne ne connaît, même Paul.

Jour 3 – Lac des Balmettes (2195 m) (par Aline)

C’est un jeune couple belge logeant aussi à l’auberge, qui avait suivi le week-end une formation avec l’Anena, qui nous donne l’idée de la rando du jour. La brèche de Vallaurin qui serait une 1ère pour l’ensemble du groupe. Une toute petite route forestière qui est déneigée au début devrait permettre de s’élever un peu afin de ne pas trop porter, car on sera en versant sud.

La météo annonçant beau le matin et mauvais l’après-midi, on décide d’avancer l’heure du petit déjeuner à 7h30. La toute petite route de Fremezan part juste derrière l’église de St Colomban. On est contents qu’il n’y ait pas de voiture qui descende car c’est vraiment pas large. On s’arrête à la neige, une épingle à 1480 m ; on y retrouve les belges.

On met les skis sur le sac car il y a encore des parties déneigées. On porte 20 mn, jusqu’à une épingle, d’où part un sentier qui coupe les lacets de la route mais on fait le choix de chausser et de prendre la route qu’on suivra jusqu’à ce qu’on puisse monter à travers champs, ce qui nous amène au pied du vallon.

Un très joli vallon pas raide avec une vue sur les Aiguilles d’Arve. Nous sommes au soleil , et il fait tellement chaud que Nicole et Carine nous font un strip-tease ! Mais cette chaleur ne dure pas, les nuages annoncés arrivent à la vitesse grand V. Arrivés au lac des Balmettes, on décide à l’unanimité de redescendre pour éviter le jour blanc et retrouver Paul (victime des effets secondaires d’un traitement) et Jean-Michel qui s’étaient arrêtés plus bas.

La descente se fait sur une neige globalement un peu lourde et parfois croûtée mais qui reste très skiable. On arrive à 13h aux voitures. On repasse à l’auberge où l’on boit un coup avant de prendre la route du retour.

Bilan du séjour : le dicton bien connu « qui regarde trop la météo, reste au bistrot » s’est encore une fois révélé vrai. En s’adaptant aux créneaux de beau temps sur les 3 jours, on a pu skier dans de bonnes conditions et une bonne ambiance ! Merci à l’organisateur et à tout le groupe !

Crêtes des Plagnes

Carine, Loïc et Paul

Quel bonheur de voir arriver Loïc à la permanence hier soir car nous désespérions, Paul et moi d’accueillir quelqu’un.

Comme ni Paul, ni Loïc ne connaissaient les Plagnes et comme le chassé-croisé s’annonçait terrible par Bison futé, on a validé cette proposition de proximité.

Tout était au rendez-vous pour cette belle sortie :

  • une dream-team dont la moyenne d’âge a bien diminué grâce à Loïc
  • un parking pas trop rempli à 9 h
  • pas de portage car il avait reneigé
  • de la très bonne neige dans les combes avec un petit passage crouté quand même
  • des gens très sympathiques tout le long
  • le plaisir de faire découvrir à Loïc et à Paul ces très jolies combes.

M. Météo s’était juste un peu trompé sur le timing de l’arrivée du soleil et sur le vent glacial qui soufflait sur les crêtes.

Col du Sabot

Carine, François, Jean-Luc et Philippe B.

Tempête de ciel bleu sur l’Oisans, on y va … ou presque. Eh oui, la carte Visa Super Gold de Jean-Luc lui permet de traverser l’Atlantique mais pas de remplir son réservoir de diesel à la pompe pour nous amener jusque Vaujany. On a failli faire du ski de randonnée sur la rocade ! Heureusement, la carte Visa Bleue de François nous a sauvés.

On arrive un peu plus tard que prévu pour que Jean-Luc et Philippe tentent les rochers Motas. Super, on ira tous ensemble au col du Sabot. Il fait 2 degrés sur le parking, la neige est gelée et on sort vite les couteaux sauf Philippe qui randonne super léger et les a laissés chez lui. Il prend l’option de suivre la route au pas de course version ski de rando et arrivera toujours avant nous qui prenons les raccourcis. Jean-Luc prend tellement les raccourcis qu’il piquera une tête dans un ruisselet. Plus de peur que de mal, ouf. Carine a 2 chevaliers servants qui lui mettent et lui enlèvent ses couteaux selon son humeur. Merci encore à eux. On a le choix entre toutes les traces de montée et on se fait un petit mix de toutes avec pleins de souvenirs associés à chaque versant parcouru. Carine s’essaie à quelques conversions afin d’être prête pour le séjour dans le Queyras où elle sera entourée de pros. Ses 3 acolytes ont à peu près le même discours sur la technique des conversions (à part le planté du bâton).

Pique-nique sur une des bosses du col du Sabot puis 13 h sonne le début de la descente sur une moquette de rêve. Vous y avez cru ? Nous aussi. 

On a chacun notre version sur la qualité de la neige. Comme c’est moi qui écrit le CR et que je ne suis tombée qu’une fois (!), je dirais que c’était vraiment bien avec du bon, du moins bon mais surtout pas du glacé ou du qui fait du bruit.

Comme d’habitude, on a terminé cette belle journée en terrasse.

C’est parti pour la Pointe d’Emy !

Avec Aline, Christine, Carine, Bruno, François, Philippe, Paul, Jean-François et Richard.

Brett avait oublié de venir… il avait perdu son portable pour nous avertir…

Les 2 voitures sont bien pleines avec nos fidèles chauffeurs, François et Jean-François. L’un est radieux comme jeune retraité et l’autre est radieux comme jeune grand-père.

Le secteur d’Emy avec son col et sa pointe sont à la Maurienne ce que la Cime de la Jasse est à Belledonne. Il y a foule au départ et on peut avancer à 3 de front dans le vallon. Mais tout le monde a un grand sourire, on se croise et recroise, et le paysage est splendide et très ouvert. La montée se passe très bien et on apprendra autour d’une bonne bière belge qu’on est monté à 360 m/h avec les 10 pauses comprises (j’enlève une couche, j’en remets deux ; Carine fait un défilé avec ses 2 bonnets et 3 capuchons ; Jean-François démarre couteaux aux skis pour les enlever 1 km après car il en a marre des remarques de ses copains).

On arrive tous au petit replat 30 m sous le sommet et là, MSR déploie toute son imagination pour tester toutes les combinaisons possibles pour arriver au sommet avec ou sans skis :

– il y a celui qui démarre à ski et qui arrive au sommet à ski (1 sur 9)

– il y a celui qui démarre à ski et qui arrive avec les skis sur le dos

– il y a celui qui démarre à ski, qui se retrouve à 4 pattes et qui laisse ses skis plantés en plein milieu

– il y a celui qui hésite car il est déjà monté 3 fois au sommet, il enlève une peau et pas l’autre, hésite toujours puis partira à pied finalement

– il y a celui qui part droit dans le pentu à pied en creusant des marches sous les encouragements de ceux restés en bas

– et puis, il y a celles qui analysent la situation, qui pèsent les plus et les moins de chaque combinaison et qui se décident à partir à pied en suivant les traces d’un autre groupe.

Pour la descente, ceux qui étaient en ski étaient gagnants. Pour ceux et celles qui étaient à pied, c’était moins facile qu’à l’aller. Là aussi, on a testé différents combinaisons :

– il y a celle qui descend dos à la pente, un peu sur les fesses et qui bouche tous les trous pour mettre les pieds pour les suivantes

– il y a celle qui descend à reculons et que Bruno viendra sauver

– il y a celle qui a son jeune retraité qui lui mâche le travail en creusant les trous pour mettre ses pieds.

Avec tout ça, l’heure tourne, il est 13 h 30, on n’a pas encore mangé et on cherche un coin sans vent en descendant, en descendant, en descendant… La neige est une bonne, voire très bonne  La suite est un régal en restant au fond du vallon et puis on retrouvera le chemin bien large qui nous amènera directement au bar « La Gamelle » à Albanne où Papy Jean-François nous offrira la tournée.

des photos ici

quelques photos:

Séjour Saint-Colomban-Des-Villards du 6 au 8 mars 2020

Avec Carine, Catherine, Christine, Sylvie, François, Gilles, Guéric et Paul (on a la parité !)

1er jour – Croix de Triandou (écrit par Carine)

On se retrouve tous à l’heure annoncée au péage de Crolles pour prendre la direction de la vallée des Villards. Pour certains d’entre nous, c’est une première et on est heureux de découvrir certains de ces vallons aux noms enchanteurs (Merlet, Tepey, Mont Rond…)
La veille, François et Carine ont travaillé Paul au corps pour changer la destination. Ainsi, au lieu de randonner au fond d’un vallon étroit soumis aux aléas des avalanches et purges annoncées par Météo France, nous monterons vers la Croix de Triandou (ou presque). Montée magique dans la forêt toute blanche en suivant la trace (parfois un peu raide) de gars du coin qui connaissent chaque tronc, souche, replat pour nous emmener. On croise beaucoup de traces d’animaux et on aura la chance de voir un chamois qui a beaucoup de mal à se déplacer dans toute cette neige. Au sommet (pour nous), Guéric ne voudra pas se défaire d’un de ses skis et va se démener pour s’asseoir, se relever (plus dur). Nos traceurs du jour ont continué vers d’autres sommets et ne nous ont pas laissé le mode d’emploi pour descendre. On envoie des éclaireurs à droite, à gauche, on se retrouve toujours (ouf). Une vraie trace de sanglier ! Les 2 derniers kms se feront sagement sur la route forestière.
On arrive à l’auberge et là, on découvre, non pas nos chambres mais nos appartements grand luxe avec cuisine. Nos hôtes sont charmants.

Photos Catherine

2e jour – Replat sans nom (écrit par Christine)

Ce matin, le temps n’est pas très engageant, les nuages masquent les sommets et quelques petits flocons virevoltent. Notre aubergiste nous précise qu’il n’y a rien de méchant, ça va se lever.
Nos chauffeurs nous conduisent au hameau de Valmaure (1205m) d’où nous chaussons à partir du parking. Direction la Combe du Tepey. La petite neige tombée pendant la nuit et les nuages masquant les sommets assurent une ambiance hivernale bien que la température ne soit pas extrême
Rapidement après, le village du Tepey à notre gauche, quelques chalets en hibernation inoccupés même pendant les vacances !! Faut dire qu’ils ne sont pas très faciles d’accès !!! Nous passons donc notre chemin et rapidement après le village le ciel se dégage laissant apparaître les sommets du fond de la vallée illuminés sous un soleil radieux que nous conserverons tout au long de la randonnée.
On avance, on avance dans le fond de cette combe mais le dénivelé progresse lentement, et ce jusqu’au lieu – dit La Pierre Barme (1766m). Nous quittons la Combe du Tepey pour suivre la Combe de Malvas et continuons notre progression en direction du Passage Brabant. Nous restons plutôt dans le fond du vallon pour éviter les éventuelles coulées de neiges. A présent, le neige est vierge de toutes traces et François nous fait une belle trace toute en douceur en suivant plus ou moins les indications de Paul. Rassemblement au niveau d’un replat (2250m), la question se pose : on continue ou on s’arrête là. La majorité l’emportant, nous resterons là pour le pique-nique durant lequel nous décrétons « qu’avec Paul Jullien tout est bien « mais « Avec Quéric, il y a toujours un hic « !! (voir randonnée de la veille)
Nous entamons la descente dans une neige poudreuse où chacun avec style peut laisser sa trace
Quel bonheur cette neige, ce qui conduit François à poser la question : des amateurs pour remonter ? Il est encore tôt !! Pas de volontaires …
Le retour dans la Combe du Tepey marque le changement de neige plus lourde qui s’est réchauffée au soleil durant la journée. Celui-ci a aussi découvert quelques ruisseaux initialement enfouis entraînant des franchissements un peu scabreux. Des plaques de neiges sont également parties, laissant apparaître des zones d’herbes pour le plus grand bonheur des chamois, Catherine en dénombrera 26.
Cette rando se clôture par le fidèle pot sur une terrasse au pied des pistes de Saint-Colomban !!!
L’unique épicerie de produits locaux du coin sera le prétexte pour la dernière sortie de fin d’après-midi où par petits groupes on s’y croisera. Ainsi s’achève cette belle journée !!!

Photos François

Photos Catherine

3e jour – Col sans nom (écrit par Gilles)

La petite troupe, toujours au complet et plus vaillante que jamais fait preuve d’une motivation exceptionnelle, attestée dès le petit déjeuner par le nombre de tartines englouties. L’évocation d’ampoules douloureuses et des moyens de les éviter a un peu meublé la conversation mais chacun était déjà concentré sur l’objectif du jour, «le point 2345». Quand on sait que Belledonne regorge de sommets et de cols avec des noms qui sonnent bien et même, parfois, qui en jettent, cet objectif-là pouvait paraître un peu fade, voire décourageant. Si les anciens n’avaient pas jugé bon de le nommer, c’est qu’il ne devait guère présenter d’intérêt et seul l’IGN l’avait sauvé d’un complet anonymat.
Mais notre confiance absolue dans notre Grand Leader nous laissait penser malgré tout que, s’Il l’avait choisi, ça devait quand même valoir le coup. C’est en tout cas ce que chacun ruminait en son for intérieur dans la rude montée de la forêt conduisant à la combe de Mont Rond. Trois ou quatre prédécesseurs nous avaient fait une jolie trace nous permettant de ne pas nous perdre et de conserver le meilleur itinéraire. L’objectif s’est dévoilé à la sortie de la forêt en même temps que la cime du Sambuis, proche voisin de notre sommet du jour mais trop haut, trop loin au vu de la chaleur ambiante et de la neige déjà bien ramollie. François, qui s’ennuyait jusque-là, a eu le plaisir de se mettre à la trace – un grand merci à lui. L’objectif du jour était atteint vers 12h30 et finalement baptisé « col sans nom » par le collectif inspiré, entre la poire et le fromage lors du pique-nique sommital.
La descente en neige transfo bien skiante, parfois poudreuse sur les côtés, fut un régal jusqu’aux chalets de Mont Rond. Pour la suite, notre GL sut se transformer en sanglier pour nous trouver les meilleurs passages dans une forêt dont la pente ne s’était pas adoucie depuis notre montée matinale. Retour à la voiture sans bosse, genou tordu, ni autre désagrément accompagnant parfois les fins de rando.

Photos François

Photos Catherine

La Feclaz

Avec Carine, Catherine, Gilles et Sylvie

Prenez un lièvre (Gilles), une dopée à l’œuf dur (Catherine), une autre dopée aux 4000 m de l’Altiplano bolivien (Sylvie) et une serre-file (pour une fois, Carine), et vous avez le nouveau quatuor de choc pour le lancement de l’activité ski de fond de MSR.

On a réussi à éviter les plaques à vent, les coulées de neige en face sud, les départs spontanés ou accidentels. On a pris le risque de monter 5 m sur une pente qui frôlait les 30 ° pour les redescendre très vite de l’autre côté.

On est parti léger, léger sans sac à dos à Airbag, sans DVA, sans 3 kg de fruits secs pour tenir le coup, que du bonheur.

La neige fraîche était au rendez-vous, les pistes damées comme seule  » la fée Claz  » et  » Saint-François  » réussissent à les damer, que du bonheur.

Signé « les fon(de bonh)eurs

Séjour Granier du 16 au 19 janvier 2020

Séjour Granier – 16 au 19 janvier 2020

Participants : Marieke, Liz, Carine, Denis, Philippe, Jean-Luc

Jeudi 16 janvier en route vers le Beaufortain (Jean-Luc)

Inquiète quant à l’état de l’enneigement sur les versants est et sud, Marieke change la sortie initialement prévue, et propose une autre orientation (N-NO). Bonne pioche ! Ce sera la Crête de Crève-Tête (la mal-nommée) sur le secteur de Valmorel.
Départ 10h du parking de ski de fond au-dessus de « la Charmette », alt. 1299 m, neige au parking.
Montée tranquille en forêt en suivant une bonne trace (raide) qui coupe à plusieurs reprises la piste de fond (pour skateurs « chevreaux-nés « ) pour sortir sur la Crête vers 2070.
Super vue dégagée, à l’Ouest sur la jolie chaîne de la Lauzière, et à l’Est le Mont-Blanc, la Grande Casse…
Puis cheminement par une succession de mamelons jusqu’à une antécime vers 2200 m. Neige froide restée poudreuse sur fond dur (5-10cm).
Pause casse-croute au soleil.
Il est temps de penser à la descente.
Retour par une série de petits bosses au début, et de clairières. Ensuite, c’est le contraire de la baignade : au début elle est bonne, après…
On termine la descente par un peu de pistes de fond dans la forêt (ouf !! on évite le chemin Kamikaze dans les arbres).
Etat des troupes : trois supers skieurs (euses) qui se baladent, trois autres un peu à la peine (l’équilibre est respecté), et au final pas d’éclopés, et six Msriens souriants devant, qui un chocolat chaud, qui une bonne bière.
Le soleil disparait, il est temps de rejoindre notre gîte douillet.
Jean-Luc

Photos

Vendredi 17 janvier – « La Bosse à nous » (Philippe)

La météo annonce l’arrivée de la Neige en début d’après-midi, le choix de rando se porte sur « la bosse à nous » (alt. 2300 m, sommet au Nord-Ouest de Granier, sous la « Roche à Thomas »), départ au pied du Téléski de la Chavanne (alt. 1450m, 1,3 km au-dessus de Granier), retour avant l’arrivée de la perturbation météo.
Jean Luc renonce à cette sortie, nous sommes 5 à démarrer à 9h20. Au début, peu de neige, on passe entre les plaques enneigées, puis le long du haut du téléski l’enneigement est plus important, neige pas gelée, mais croûtée. Beau temps, pas de nuages, le soleil brille ce matin. On passe près des chalets à Thiabord. Plus haut, la neige est plus douce, la montée est tracée confortablement, la pente est régulière, on arrive au but (le panneau indiquant l’appropriation de lieu par « nous » est sans doute recouvert de neige, on ne le voit pas); Marieke et Liz prolongent la montée vers une crête au-dessus. Le ciel se couvre et on devine un front marqué par la perturbation, il est temps de redescendre, on va pique-niquer plus tard. La descente nous procure quelques bonnes zones de neige peu tracées et confortables, au moins jusqu’à la forêt; la fin est moins confortable (mais pas de neige croûtée, le soleil a sans doute ramolli). La neige commence à tomber (vers 15h, on est déjà rentré au gîte), et ça continue une partie de la nuit … mais seulement 5cm à Granier.

Photos

Samedi 18 janvier – Mont Rosset (2449 m) (Liz)

Après un nuit de neige fraîche, tout le monde était ravi de skier sur la poudre, même si c’était 15-20 cm sur sous-couche dure (ou pas de sous-couche). La route est courte entre la gîte Pollen et les Pars, et on commençait à skier à9:15 à 1400 m. Plusieurs autres groupes se dirigeaient dans la même direction, la plupart vers le refuge La Balme. Le temps était très beau, la neige fraîche étincelante au soleil. Le chemin forestier était bien couvert et la montée vers la petite Chapelle St. Bernabe était agréable. La crête douce jusqu’au sommet, avec une couverture de neige non-tracée était magnifique. Les nuages dans la vallée faisaient une scène fantastique. Un peu en-dessous du sommet, Denis a couru devant nous et a été le premier au sommet ! (Et merci à Jean-Luc pour la petite leçon de conversions à ce moment).
Il faisait très agréable au sommet, sans vent, et nous avons mangé nos sandwiches pendant que les autres groupes descendaient. Donc nous avions une descente seuls, parfaite pour profiter de la poudre. La poudre n’était pas épaisse, mais suffisante pour ne pas toucher la sous-couche dure sauf dans les espaces ventés. La neige était très bonne et la pente pas raide, ainsi tout le monde faisait de bons virages. C’était tellement amusant que j’ai pu convaincre Philippe de repeauter pour plus des virages. Nous sommes montés 20 minutes pour profiter de la poudre encore (de 2050-1950m), quand Marieke, Denis, Jean-Luc, et Carine nous attendaient au chalet. Après ça, nous sommes passés du côté ouest pour descendre la vallée. Là, la neige était très bonne, en contraste avec le côté est, qui était trafolé, et avec une croûte. Nous avons sauté, tourné et joué dans la poudre jusqu’à 1750 m et puis nous avons survécu à la croûte et à la neige mince jusqu’au parking. Les apéros et un bon dîner nous attendaient au gîte !

Photos

Dimanche 19 janvier – Dôme de Vaugelas (2225 m) (Carine)

Dernier jour pour mettre en pratique tous les super conseils de Marieke et Denis et recevoir notre 2ème étoile !
Le départ du gîte et la recherche de toutes nos affaires se fait dans le calme et la bonne humeur. Il y a du monde ce week-end au gîte et on essaie de ne pas prendre les skis des autres (n’est-ce pas Denis ?) ou de ne pas oublier qui sa frontale, qui son chargeur.
Beaucoup de monde au parking des Pars et heureusement, les skieurs prennent tous nos traces de la veille pour le Mont Rosset. Nous voilà, presque seuls, vers Vaugelas.
Jean-Luc nous conte les aventures du renard et du lièvre variable qui ont laissé leurs traces dans la neige. Le renard a profité des traces d’un skieur du samedi pour monter tranquillement vers le sommet tout en reniflant à gauche et à droite pour débusquer un lagopède. Il nous a laissé, bien en évidence, 2 petites crottes et un petit pipi discret. Le lièvre variable est passé aussi par là et heureusement pour lui, le renard était déjà parti. C’était passionnant et donc les 800 m de montée sont passés comme une lettre à la poste. Par contre, le froid et le vent sont bien là et donc vite une barre énergétique, un repeautage et nous descendons dans une neige de cinéma. Ce n’était pas gagné d’avance mais la neige fraîche tombée la veille a ramolli la sous-couche dure et ce n’est que du bonheur pour tous. Marieke enchaîne les petits virages serrés, Liz se lâche et c’est un bonheur de la voir dans ces grands espaces, Jean-Luc et Carine reçoivent les félicitations de leurs professeurs, Denis a retrouvé une deuxième jeunesse et Philippe se fait bien plaisir aussi.
Retour en s’arrêtant au distributeur de fromage Beaufort devant la coopérative : on a le choix entre 1 kg de Beaufort d’été ou 1 kg de Beaufort d’hiver, basta.
On se retrouve tous chez Marieke et Denis pour boire les bulles promises pour fêter la superbe santé de Denis.
Un super séjour encore made by Marieke avec des personnes très sympathiques. Merci encore à tous pour leur bonne humeur, le partage et à l’année prochaine.

Photos

Page 1 of 2

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén