le ski autrement

Auteur/autrice : Marc Bertier Page 8 of 10

Séjour dans le Queyra(s) – du 15 au 19 mars… à la Maison de Gaudissart

Guy, Christine J., J-Luc, J-Michel, Christine C., Véronique, Nicole, Bernard, Roberto, Philippe R. (et Christie) et moi (Marc).

GaudissarT ou GaudissarD, allez savoir

Jour 1 : Col de Laurichard +

8 des participants partent en 2 voitures de Meylan vers 8:10 vers le Col du Lautaret. Le temps est clair mais les crêtes fument. Le vent semble vouloir gâcher un peu l’affaire ! Mais bonne surprise, au démarrage du col, il y a juste suffisamment d’air pour les adeptes de remontées assistées d’une voile de kite (cerf-volant en français), et pas suffisamment pour nous gêner dans notre tranquille montée finalement bien abritée… jusqu’au bout. On n’ose pas croire que la neige va rester poudreuse à la descente ! Nous dépassons quelques « bidasses » en perdition. A l’approche du col, nous infléchissons notre montée vers la bas de la Pyramide de Laurichard pour atteindre la crête 30 à 50 mD+ au dessus du col, mais bien en dessous du sommet plus difficile d’accès. Cette dernière pente un peu raide a pris le soleil tôt et est en transfo bien lourde. N’est-ce-pas Roberto ?

Après regroupement au bas de cette pente, on descend dans une neige très bonne (la meilleure de la saison pour moi). Il suffit de suivre Bernard qui a le don de trouver les meilleurs passages.

Retour à la voiture. Il y a un peu d’air au col du L. et nous décidons de descendre au Lauzet pour pique-niquer à l’abri… Mauvaise pioche ! Il faut se serrer contre la chapelle pour ne pas trop se geler !

Fin de trajet jusqu’au Queyra(s), Molines, Gaudissart. Accueil très sympa. On retrouve sur place Philippe R. (et Christie), Véronique et Nicole.

Jour 2 : Pic de Cascavelier et approche de la Pointe des Marcelettes

L’objectif du jour suit les renseignements pris au téléphone auprès des camarades MSR dont nous avons pris la suite dans le gite. La météo impeccable se maintiendra toute la journée (toujours sans vent).

Départ du hameau du Cros, 500m avant St Véran. Jolie montée dans les bois. Au bout d’1/2h on se rend compte qu’on aurait dû s’écarter à gauche en rive droite du ruisseau. Une moitié du groupe fait sagement un court retour en arrière, alors que les autres persistent dans l’erreur, mais c’est très pittoresque. Un skieur d’un autre groupe nous bloque ! Drôle de période pour essayer de prendre un bain dans le ruisseau, mais chacun ses goûts ! Nous retrouvons nos acolytes plus haut un peu avant la sortie des mélèzes. La montée au Pic de Cascavelier est très facile et agréable mais je tire quand même un peu la langue vers la fin (il faut vraiment que je démarre (encore) plus lentement !). Certain(e)s (je n’en dirais pas plus !) commencent à s’inquiéter pour la suite : 100 à 150mD+ sur une crête « impressionnante » (bof !  😉  ).

En photo, ça fait encore plus « bof ! », non ?

En fait avec les couteaux et vue la bonne neige, ça passe très bien. C’est juste une affaire d’âme sensible ! De l’autre côté du vallon à notre gauche, des skieurs montent une belle pente Nord, bien appétissante, mais elle n’a pas d’accès direct simple, et le surlendemain, J-Michel nous partagera un compte-rendu d’avalanche dans ce secteur (2 skieurs pris… et sains et saufs) !

Au delà, la montée vers la Pointe de Marcelettes se redresse sérieusement et le passage de la corniche sommitale ne doit pas être simple ! Peu importe, nous avons à nos pieds une très belle descente (env. 30° sur 300mD-) en bonne condition. Ça s’avère effectivement excellent et ça continue gentiment jusqu’aux arbres (sans retrouver la moufle de Véronique… qui l’attend dans son sac !). Après quoi le peu qui reste jusqu’au bas est encore très bon !

Retour voiture et visite de Saint Véran, puis retour au gite.

Jour 3 : Col du Longet et Pic Traversier

Aujourd’hui encore, on va copier nos prédécesseurs !

Du pont de Lariane, sur la route du col Agnel, nous démarrons sur la piste de ski de fond, puis montons sud-sud-est dans les arbres. J-Luc (je crois) a posé une option sur une table de pique-nique installée là ! A la sortie des arbres un beau couloir se présente plein sud (est-ce celui tenté par Martine et Philippe P. 3 jours plus tôt ?) et notre objectif se dessine, assez débonnaire,  dans l’axe du vallon. Pour certains se sera en passant par le col du Longet, pour d’autres sans. Toujours de très bonnes conditions météo, juste un léger voile par moments, et puis dans les derniers 50mD+, on choppe un vent soutenu.

Ça décoiffe un chouïa sous l’œil de la corniche en forme de sphinx

Évidemment on ne reste pas au sommet et le regroupement finit par se faire à l’abri. De nouveau une belle descente se présente à nous en neige un peu dure parfois, en transfo à d’autres endroits, et même quelques passages en poudre ! Arrêt à la table de pique-nique ! Et voilà encore une belle journée.

Dans l’aprem, j-Michel tente d’approcher la Demoiselle Coiffée de Molines, mais il regrettera de ne pas avoir pris ses skis pour braver les accumulations de neige qui protège ladite demoiselle.

Jour 4 : La Gardiole de l’Alp, 2786m

Cet objectif avait carrément emballé François quelques jours plus tôt. Nous nous devons d’y retourner sous la houlette de Philippe R. qui était déjà de la partie.

Départ à pied du gite de Gaudissart. Certains chaussent dès que possible, d’autres poussent à pied jusqu’à la bergerie à 2200m. Après , c’est tout droit dir. ENE. De nouveau les conditions sont très bonnes jusqu’à trouver un vent soutenu sur les derniers 50mD+. On se regroupe donc un peu plus bas à l’abri.

Le tout début de la descente n’a pas décaillé à cause du vent. La suite est un régal sur toute une gamme de moquettes à poils variés…

Moquette poil mi-long

… jusqu’au retour à la Bergerie où nous retrouvons Christie et Christine J. Sieste pour certain, pique-nique pour tous les autres. L’opération de recherche de l’étrier de peau que Nicole a perdu à la montée échoue malgré les bonnes volontés.

Pour le retour au gite, la neige est plus lourde. Et certains (dont moi) qui se croient plus malins, ratent le gite et se retrouvent un peu plus bas. Bien fait !

Jour 5 : Chalets de Clapeyto depuis Brunissard

Enfin du changement : 1/ Le ciel est couvert. 2/ On ne copie pas !

Nous quittons (« définitivement ») le gite et rejoignons Arvieux, puis Brunissard (1800m), station de ski de fond au pied versant sud du col Isoard. Le ciel est bien bouché, mais assez haut et la pluie que nous craignions ne tombera pas !

Départ à travers le camping, puis ça continue dans les mélèzes en empruntant ou en croisant la route puis la piste jusqu’à Pra-premier (site superbe). Nous laissons à droite la piste un peu plus directe vers les Chalets de Clapeyto, et prenons la trace à gauche vers le Collet par Salle(Selle)-Vieille.

Ciel bouché, je vous disais !

Certains redescendent directement aux Ch. de Cl. tandis que d’autres poussent un peu vers le point coté 2413 sur IGN25. Retour  par le magnifique hameau de chalets et nous repeautons pour remonter les 50mD+ vers le Collet et redescendre comme nous sommes montés. C’est encore assez bon. Enfin nous laissons filer sur la piste/route jusqu’à la station de Brunissard qui est bien plus animée que tout à l’heure.

Conclusion

Encore un séjour bien réussi grâce à l’équipe du gite (un très bon point à la cuisinière), à J-Luc notre organisateur, à la météo et à une équipe au top.

Séjour au refuge des Drayères – 16-19 février 2023

Bernard D., Carine L., Christine C., François G., Jean-François M., Marc B., Paul J., Robert(o), Thierry G.

Sylvie P. a dû renoncer au dernier moment.

Une fine équipe (+ François à la prise de vue et Jean-François… resté au refuge !)

Jour 1 – Montée depuis Névache au refuge des Drayères (par Carine)

Pour ceux qui n’iront pas jusqu’au bout de la lecture de ce premier jour, voici un résumé : la montée fut magnifiquement longue et longuement magnifique ! Voici quand même les détails pour tous les autres, friands des compte-rendus des séjours.

C’est un séjour où nous accueillons Thierry, tout nouvel adhérent avec sa tenue jaune moutarde flambant neuve qui nous donnera l’occasion d’assister à quelques déshabillages et rhabillages dont un à 3200 m au Thabor (voir Jour 2) ! On accueille aussi Robert, alias Roberto, un ami très volubile de Bernard qui animera souvent la tablée à côté de la nôtre avec ses récits de la Transju et de ses AVC.

Thierry apprend d’emblée que 7 h 30, c’est l’heure de départ et non celle de son arrivée sur le parking ! Mais on lui pardonne car il est kiné et cela peut toujours servir ! Trajet de 3 h sans encombre jusqu’à Névache avec un arrêt de 5 minutes au col du Lautaret  pour un changement de conducteur pour le team Carine-François et une pause technique pour les 7 gars.

A Névache, malgré la tempête de ciel bleu, on se dit que nos sacs sont vraiment lourds mais Marc nous console en nous vendant un trajet de seulement 12 km jusqu’au refuge. Quelques heures plus tard et après que toutes les plantes de pied soient à la limite de la surchauffe, on refait les calculs et les 12 km se sont transformés en 16 km pour 600 m de dénivelé. On est quand même heureux car après 5 km, on a enfin quitté les Champs-Elysées de la Névachie et on profite de ce magnifique paysage.

Pique-nique en Névachie (Carine à la prise de vue)

Le refuge est plein avec des groupes et aussi des familles de skieurs de rando avec de jeunes enfants (8 ans pour le plus jeune) ; la relève est assurée, c’est chouette à voir. Ce soir, le gardien de refuge, Boris, fête ses 50 ans et nous serons 50 personnes à lui chanter « Joyeux anniversaire ».

On décide de commencer tout de suite très fort avec le Mont Thabor comme première sortie. Marc nous sort de jolies feuilles de calcul avec les différentes options (dénivelé, distance, durée…) et c’est très confiant que nous allons nous coucher. La journée du lendemain nous montrera que les formules de calcul de Marc sont à revoir sérieusement mais ça, c’est une autre histoire.

Jour 2 – Le Mont Thabor, 3178m, depuis le Refuge des Drayères 2180m (par Christine)

Début de séjour, le moral et les ambitions sont débordants. La météo annonce un soleil généreux, pas de nuages en vue et un BRA entre 1 et 2, autant dire aucun risque !!! Donc le Mont Thabor sera notre objectif ; 1400m de D+.

A 8h15 notre groupe de 9 se met en route pour cette belle randonnée. Du refuge nous prenons le vallon à l’est puis tournons légèrement vers le nord pour rejoindre le col de Névache (2794m). Le passage du col est très venté et il est préférable de dépeauter juste avant le col. C’est à ce moment que nous allons perdre 3 de nos acolytes qui vont préférer rester à l’abri du vent et envisager un objectif plus modeste.

La descente du col un peu raide au départ se fait facilement grâce à une bonne neige. Nous ne descendons pas jusqu’aux lacs des glaciers et restons sur le contre fort pour rejoindre le col de la Chapelle (2943m). La fatigue commençant à se faire sentir et l’appréhension de traverser en devers une pente un peu soutenue arriveront à bout des ambitions de 2 de nos compagnons. (on ne laisse jamais quelqu’un tout seul…). Pourtant la trace est belle et la neige bien portante. Nous voilà donc plus que 4 à l’assaut du Mont Thabor. Dans ce vallon sud, la neige est plutôt souple et un peu marron !!! Commencerait-elle à manquer ???

La dernière partie ne présente pas de difficultés, seul le mental doit combattre cette grosse envie d’arrêter !! Grâce à un élan solidaire nous passerons devant la chapelle pour atteindre le sommet un peu dégarni.

Les plus valeureux au sommet du Mt Thabor (+ Roberto à la prise de vue)

La vue à 360° au sommet est une belle récompense. Retour vers la chapelle qui n’est plus ouverte mais auprès de laquelle nous trouverons un coin à abri du vent pour casser la croute et prendre notre temps avant d’entamer la descente. La neige est bonne à skier.

Nous retrouvons nos 2 compagnons dans la remontée du col de Névache et finirons ensemble jusqu’au refuge où nous serons chaudement accueillis et félicités par Marc.

Belle virée mais un peu longue …. ( ?? km)

Jour 3 – Boucle Roche Château, Col de l’Aiguille Noire (par Marc)

Au nord du refuge, un large vallon offre une rando facile au sommet de Roche Château (2898m), soit 750m D+, en face Sud. La veille, des randonneurs croisés au refuge ont fait la descente après avoir atteint le sommet par son versant WNW, vallon d’abord atteint par la remontée en direction du Seuil des Rochilles puis en passant le col de l’Aiguille Noire. Bernard propose de procéder en sens inverse.

Nous démarrons donc –sans Jean-François, très gêné par un souci aux côtes– avant 9h et retrouvons assez vite le soleil et atteignons tranquillement, d’abord la Cabane de l’Ours , puis le ravin du Lau.

La Cabane de l’ours

Nous attaquons enfin la montée un peu plus raide au Col de la Madeleine (non, pas celui de St François-Longchamp !). Juste en dessous du sommet de Roche Château, nous laissons Carine et Paul qui vont faire demi-tour… mais vont se régaler très modérément (c’est un euphémisme !) dans la descente de retour au refuge, descente qui n’aura pas décaillé. Les 6 autres atteignons sans trop de mal le sommet vite rejoints par de plus experts (et jeunes) que nous, qui arrivent du refuge des Terres Rouges par un couloir Nord bien raide ! Nous leur laissons volontiers la place pour nous lancer dans le large vallon WNW. La neige y est variable, mais « pas si pire », voire mieux par endroits ! L’ambiance est assez sauvage, mais pas inquiétante et le pique-nique (matinal, 11h45, je crois !) nous permet de reprendre les forces et l’énergie nécessaires pour attaquer bientôt la montée sérieuse du col de l’Aiguille Noire.

Nous mettons les couteaux dès la remise des peaux. Pour certains, la pose des couteaux est un peu pénible. Au début, François cherche un peu la meilleure trace à suivre, puis nous entraine allègrement dans son sillage. Les conversions s’enchaînent souvent à l’ombre, parfois au soleil. La dernière partie est plus étroite et relevée, mais nous nous en sortons très bien. Et retrouvons le soleil et l’orientation sud… où le soleil a fait son job. Nous faisons une belle descente face au massif des Cerces pour rejoindre la Clarée au-dessous du Seuil des Rochilles. Sur la fin, ça devient un peu mou, mais nous arrivons sur la terrasse du refuge avant que le soleil ne la quitte.

Jour 4 – Col de la Tempête et retour à Névache (Par Marc)

Trois d’entre nous préfèrent le retour direct à Névache, le long de la Clarée. Pour les 6 autres, le programme finalement choisi, c’est la montée à l’Est des Drayères, au col des Tempêtes (2865m). Aujourd’hui c’est Bernard qui est à la baguette pour donner le rythme de montée qui convient à toute l’équipe. Vu l’orientation et l’arête à notre droite (S), nous profitons de plusieurs lever de soleil avant d’arriver au pied du cirque dominé par le Rocher de la Grande tempête (3002m) auquel nous ne nous attaquerons pas, et par notre objectif. La montée au col n’est pas très raide mais celui-ci s’atteint par une traversée presque horizontale dans une pente sérieuse (30°). Grace à la trace très bien marquée et à la conduite de Bernard, nous débouchons au col sans difficultés.

Comme son nom nous le promettait, le vent nous attendait au col. 10 m plus bas, nous dépeautons un peu à l’abri. A nous la descente plein sud… mais pas décaillée pour un sou ! Nous imaginons tous comme cette descente par belle neige doit être magnifique ! Aujourd’hui, ce ne sera pas le cas et la qualité de la descente sera plus ou moins appréciée de chacun. Nous descendons un tout petit trop bas et devons repeauter pour 25m D+ afin de rejoindre le refuge de Ricou. Nous y pique-niquons. Bernard et François se laissent tenter par l’omelette garnie du gardien.

La descente sur la piste passée à la chenillette du refuge est en bonne neige (moquette), mais sa largeur (ou plutôt son étroitesse) impose de bien serrer les virages ce qui fait sérieusement chauffer les cuisses. Nous retrouvons la foule en retrouvant la route (encore enneigée, mais pour combien de temps ?) vers Névache au niveau de Fontcouverte. La (légère) descente en skating a vite raison de mes jambes, mais pas de celles de mes petits camarades au premier rang desquels Roberto et Thierry !

Arrivés à Névache, le groupe de 9 se reforme. Le temps de partager une boisson au premier bistrot et c’est le retour vers Meylan… sans trop de problème de bouchon !

En conclusion

Beau/bon séjour dans un refuge confortable où nous avons été bien accueillis. De la neige en quantité suffisante, mais pas la meilleure qui soit ! Regrets pour Jean-François qui n’a pas profité au mieux du séjour mais qui connait bien maintenant la route Névache-Drayères !

A refaire ? L’avenir le dira !

Séjour au Habert d’Aiguebelle (saison 5 !!!) – 27-29/01/2023

Compte rendu par Eric Trouvé.

Nous partîmes 8 et par un prompt renfort nous retrouvâmes 12, en respectant la parité et même la diversité car il y avait 2 raquetteuses.
On retrouve là comme dans bien d’autres domaines, la délicatesse et l’efficacité de notre organisateur hors-pair.
La neige tenant mieux sur la route que sur les cailloux, la voiture ne put aller au bout mais cela n’allait pas nous arrêter.
Une montée sans problème, des retrouvailles avec le refuge et Marian, son souriant gardien, un casse-croûte, une brève installation et hop, on repart pour une petite balade.

Ciel ! Ou plutôt « Culukus » devrais-je dire, j’ai oublié de préciser qu’il neigeotait par moments et qu’un bon couvercle cachait les sommets alentours.
Fidèles à une certaine tradition, nous décidons d’aller vers le pas de la Coche malgré l’absence de visibilité (on n’est pas des « quand même » !) … et nous n’avons en effet rien vu du Pas de la Coche, à part le poteau.
A la montée, les traces étaient faciles à suivre mais ce fut un peu plus délicat à la descente. Heureusement, notre président nous ouvrit la voie et nous ramena au bercail.

Le samedi, nous repartons dans la brouillasse pas trop épaisse et 200 m plus haut, nous sortons en plein ciel bleu.
Destination, la cime de la Jasse, les valeureuses raquetteuses s’arrêtant aux lacs du Vénétier. En plus du paysage toujours aussi beau, nous avons le spectacle d’une file ininterrompue de coureurs montant à la Dent du Pra en venant de la Cime de la Jasse. Eh oui, c’est la 21 édition de « La Belle Etoile » course de ski alpinisme des 7 Laux !
Comme ils sont passés avant nous, il n’y a eu de gêne pour personne. En haut très peu de monde, et une très belle vue… au-dessus de la mer de nuage.
A la redescente, 4 d’entre nous repiquent pour une petite Bédina. La neige est changeante mais globalement bonne qu’elle soit dure ou fraîche en fonction des expositions et des pentes. Le retour nécessite de retraverser une couche nuageuse pas trop épaisse et cela se fait facilement.

Le dimanche, temps radieux. Les 4 plus intrépides et costaud.e.s décident d’aller à la Dent du Pra en profitant des traces faites pour et par les coureurs de la veille.

Les 4 (en comptant Guy, le photographe) en haut de la Dent du Pra.

Les autres choisissent d’aller au Col de l’Aigleton, avec une petite descente de l’autre côté. Tout s’est… presque… très bien passé : paysage sauvage et beau, belles traces de montée (encore mieux avec les couteaux), neige très bonne à la descente.
Certes, certes, mais… la mécanique posa quelques problèmes, en lien avec des températures assez basses: une fixation récalcitrante à la montée, une autre gelée à la re-montée, mais surtout, surtout, le pôvre Jean-Luc s’est retrouvé en haut de la Dent du Pra avec une fixation cassée (perte d’un des picots de la fixation avant, impossibilité de faire tenir ensemble la chaussure et le ski). Il a dû tout redescendre à pied… jusqu’aux voitures ! Une vraie épreuve d’endurance malgré l’accompagnement de ses camarades de rando. L’autre groupe attendait au chaud au refuge tout en se demandant si nos champion.ne.s avaient décidé de refaire la course de la Belle Etoile à leur manière.

Pour les skieurs, la redescente du refuge aux voitures fut un peu un slalom de précision pour éviter de trop accrocher les cailloux dans le classique « toboggan » mais cela s’est plutôt bien passé. Une fois sur la route, nous avons apprécié la tranquille redescente jusqu’aux voitures.
Les nuits et les repas furent bon.ne.s, le tarot et le Yam intenses.
Un très bon séjour, merci Marc et à tous les aimables participants.

Projets de séjours MSR 2023

Pour s’inscrire, passer de préférence aux permanences des mardis et vendredis (pas de perm. ven. 23/12. Reprise le mardi 3/1/2023) ; sinon voir directement avec l' »organisateur du séjour souhaité ».

  • Habert d’Aiguebelle, Belledonne, organisé par Marc Bertier (06 95 620 345), 2n/3j en étoile, 27-29 janvier, 8 à 10 pers, env. 50€ par demi-pension.
  • Refuge des Drayères, massif des Cerces, organisé par Marc Bertier (06 95 620 345), 4n/5j en étoile, 16-19 février, 8 pers, env. 60€ par demi-pension.
  • A CONFIRMER : St Colomban, Belledonne Est, organisé par Paul Jullien, 2n/3j en étoile, 10-12 mars.
  • Maison de Gaudissart à Molines, Queyras, organisé par Eric Trouvé (06 72 99 32 99), 4n/5j en étoile, 11-15 mars, 10 pers, 50€ par demi-pension.
  • Maison de Gaudissart à Molines, Queyras, organisé par Jean-Luc Mokhtari, 4n/5j en étoile, 15-19 mars, 10 pers, 50€ par demi-pension.
  • Refuge des Barmettes, Pralognan, Vanoise, organisé par Bernard Deshière (06 87 07 27 94), 2n/3j en étoile, 21-23 mars.
  • Raid avec guide autour de la Meije, refuges A. Planchard, Chatelleret, Aigle, organisé par Patrick R., 3 pers, semaine du 2 avril.
  • Raid avec guide aux Dômes de Miage, refuges Tré-la-tête, les Conscrits, organisé par Guy Lamy (06 82 56 91 32), 2n/3j OU 3n/4j, 3 ou 4 pers, semaine du 10 avril.
  • Raid Tour des Souffles, (sans guide, contrairement à la mauvaise indication sur la liste du local !), refuges NON GARDES Font Turbat et Souffles, organisé par Jean-Michel Veuillen (06 70 93 07 47), semaine du 10 avril.
  • Depuis Val d’Isère, Est du Massif de la Vanoise, organisé par Marc Bertier (06 95 620 345), 4n/5j sur 2 refuges (2nuits Fond des Fours, 2nuits Femma), lun. 24-ven. 28 avril OU BIEN jeu. 27 avril-lun. 1° mai, 8 pers, env. 60€ par demi-pension.

Petit raid en Vanoise à partir de Val d’Isère – 26-29 avril 2022

Les protagonistes : Martine BW, Pierre W, Jean-Luc, Gilles, Bernard, Gus(tave) et Marc

6 des 7 protagonistes

De G à D, Bernard, Marc, Gilles, Jean-Luc, Pierre et Martine (Gus à la prise de vue !)

Les prévisions météo une semaine avant la date dite n’étaient pas fameuses, puis elles se sont améliorées jusqu’à atteindre la quasi perfection. Quelle chance nous avons eue !

Jour 1/4 – Col des Fours (2976/3019)

Rdv aux Tuileaux mardi 26/4 à 6h15, pour départ à 6h30, à 7 en deux voitures. La météo est assez bouchée. Vers Albertville, c’est la pluie qui douche un peu notre détermination ! Après Bourg-Saint-Maurice c’est un poil mieux et arrivés à Val d’Isère, c’est correct surtout en faisant confiance à la prévision « éclaircies ». Le parking (d’hiver) du Manchet est en fait situé au Chatelard (1880m), 2 km presque plats avant les ruines du Manchet.

Passage aux ruines du Manchet

Passage aux ruines du Manchet

Nous avons laissé la moitié des piolets dans la voiture. Gus prend la corde de secours, J-Luc la radio. Nous sommes raisonnablement chargés, mais à nos ages, c’est déjà beaucoup! Nous sommes contents de quitter les abords de la station bien moches à cette époque !

Nous arrivons vers 12h au refuge du Fond des Fours (2530m) qui ne se dévoile qu’au dernier moment seulement trahi plus tôt par son antenne.

Vers 14h, nous repartons un peu allégés, sauf Pierre qui opte pour la sieste. Nous atteignons finalement le col des Fours, version col piétons (2976m) pour J-Luc, Gilles et moi, ou version passage à ski (3019m) pour Martine, Bernard et Gus ! Bien qu’on ne soit pas en situation de « jour blanc », car on voit bien à distance, on n’a qu’une très mauvaise visibilité du relief sous les skis. C’est bien dommage car la neige aurait été très agréable à skier. Peu importe, nous retrouvons Pierre au refuge un peu plus tard.

Accueil agréable malgré l’occupation élevée du refuge.

Equipe de choc : MSR au rge du Fond des Fours

Equipe de choc : MSR au rge du Fond des Fours

Jour 2/4 – Pointe de Méan Martin 3330m (au pied de l’arête, 3250m, pour certains)

Comme prévu on récupère le grand beau ce matin. En revanche, il fait vraiment froid. Un premier court passage plat suivi d’un « coup de cul » sérieux mais pas long, puis une longue zone assez plate nous amène au point (vers 2740m) où il nous faut choisir entre le passage plus direct par le glacier des Fours (conseil de la gardienne du refuge) ou le passage à l’ouest  un peu au dessus du col de Pisset (conseil pris au tél. auprès d’un guide). On choisit la première et grand bien nous en a pris ! Non seulement l’engagement du passage direct était très raisonnable, mais le passage réputé plus sûr, ne l’est apparemment pas tant que ça… si toutefois il est même praticable !

Gilles passe la corniche près de la fin de la montée

Gilles passe la corniche près de la fin de la montée à la Pointe de Méan Martin

Nos 3 « collants-pipettes » (Martine, Gus et Bernard) prennent de l’avance si bien que lorsque nous les rejoignons au pied de l’arête finale à 3250(?), ils ont grimpé à pied au sommet et ils en sont déjà redescendus ! Ils nous auront représentés la-haut !

Arête finale de la Pointe de Méan Martin

Après une pause casse-croute bien utile, nous attaquons une descente de 900m, dans une neige souvent très agréable, en cherchant un peu notre passage parmi diverses traces.

Dans la descente de la Pointe de Méan Martin vers le refuge de la Femma

A l’approche du refuge (2350m) l’enneigement est bien déficitaire.

Très bon accueil dans un refuge très confortable. Mais sur la terrasse plein sud, on a à la fois très chaud et un peu frisquet à chaque souffle d’air. Sieste, jeux, bières… Tout bien !

Jour 3/4 – La pointe de la Sana (3436m) en A/R depuis le refuge de la Femma (2350m)

Après réflexion nous avons préféré cette formule plutôt que passer la pointe de la Sana en traversée, le lendemain, avec notre chargement complet. On ne saura jamais si c’était le meilleur choix, mais en tous cas, cela s’est avéré un très bon choix !

Peu après le départ du refuge, on monte dans des premières pentes orientées plein sud et bien déneigées.

Il y a du monde devant nous que l’on suit en toute confiance. L’ambiance devient vite assez grandiose et le cheminement varié et très agréable. On progresse sans se presser et le sommet se dévoile assez vite. Il reste du dénivelé à grimper, mais on a tout le temps !

L'objectif : la Pointe de la Sana - 3430m (vue du col de Rocheure le lendemain)

L’objectif : la Pointe de la Sana – 3436m (vue du col de Rocheure, le lendemain)

Au sommet il y a foule, puis le groupe de 14 qui était arrivé avant nous, redescend. On profite mieux du site. La vue à 360° est époustouflante.

Deux options pour la descente, on se sépare tout en restant à vue. Bernard, Gilles et J-Luc font le bon choix en allant chercher des contrepentes à droite en descendant. Martine, Pierre, Gus et moi descendons directement sous le sommet sans trouver la neige que l’on espérait. C’est comme ça, certains gagnent, certains perdent !

Les traces de ceux qui ont fait le bon choix !

La descente se poursuit en enchainant de bons passages et des zones « pas terribles ».

Jour 4/4 – Col de la Rocheure (2911m) – Sous la pointe de Pisset (env. 3000m)

Bye, bye, le refuge de la Femma

Bye, bye, le refuge de la Femma

La nuit n’a pas été froide malgré le ciel dégagé. Le regel est limite vers le refuge. La montée en traversée Est vers le col de la Rocheure est très régulière et surtout magnifique. Plusieurs passages sont peut-être possibles pour passer l’arête qui vient de la Sana, avant le col de la Rocheure, mais nous ne nous y lançons pas, n’étant pas sûrs de ce qui nous attendrait sur l’autre versant. Le col atteint est très ouvert et large. Pierre reste au col pendant que les autres poursuivent quelques minutes vers la pointe du Pisset. Nous dépeautons vers 3000m pour attaquer les 1200m de descente qui nous attendent (en récupérant très vite Pierre au passage, bien sûr !). La presque totalité de la descente est en bonneS neigeS. Passages en bonne moquette, passages style soupe.

Le cheminement est assez facile (merci à Bernard qui mène le troupeau avec beaucoup de tact et de précision), mais par temps de brouillard, ce serait un autre affaire ! Le passage final près du ruisseau du Pisset (sous le chalet du Riondet) est de toute beauté.

Entrée dans le canyon final

Entrée dans le canyon final

Avant midi nous retrouvons notre cheminement de mardi et nous arrivons aux voitures.

Bistrot fermé sur place. Nous buvons un coup à Bourg-Saint-Maurice… et faisons un passage à la coopérative pour approvisionner qqs morceaux de Beaufort. Hum !

En résumé, tutto bene grâce à une météo excellente et une équipe de même. Dommage qu’Yves Cluet n’ait pas pu en profiter, mais aussi, quelle idée de faire du VTT… et de choir ! Courage Yves pour la convalescence et la récup !

Marc.

Belotte et rebelotte (Col de Pouta), les 14 et 16 avril

Même programme à 2 jours d’intervalle : rdv 7h aux Tuileaux, départ de Prapoutel (station fermée) en direction de Cime de la Jasse ou col de Pouta suivant les conditions et les envies. Dans les 2 cas, même résultat, le Col de Pouta !

Jeudi 14 : Bruno, Jean-Luc, Philippe, Sylvie et moi

Samedi 16 : Erwan, Géric, Paul et moi

 

Les deux sorties se ressemblent.

Grand beau, mais regel ok jeudi, superficiel samedi

Pour être sûr de la neige et pour gagner un peu de temps, montée sur la piste verte jusqu’au départ du télésiège du Lac. Montée sur la piste rouge de droite (Piste du Jas du Lièvre). Arrivée au Lac de la Jasse.

Jeudi : on passe le raidillon au dessus du Lac, puis on se range à l’avis de Jean-Luc à qui on avait vendu le col de Pouta, pas la Cime de la Jasse !

Samedi : dès le Lac, on choisit de rester sur la piste pour le col de Pouta à la demande de Paul.

Jeudi : en l’absence de vent, nous avons passé plus d’une heure sur la gare d’arrivée du télésiège, à écouter Jean-Luc parler d’oiseaux et à refaire le monde (Il paraît que depuis ça ne se voit pas !). Et nous sommes descendus sur une moquette idéale… du haut jusqu’en bas.

Samedi : en haut, un petit vent rendait le séjour moins agréable et on a attaqué la descente 1/2h trop tôt. Et par dessus le marché, une horrible trace de chenilles était apparue entre temps et avait bien gelé, elle !!! Au Lac, le jeune Erwan a remis les peux pour monter au sommet du téléski. A son retour, la neige était impeccable pour terminer la descente.

Jeudi, bistrot ouvert ; samedi, bistrot fermé ! Allez comprendre !

Et maintenant, le SCOOP : en fait, je faisais le malin en visant la Cime de la Jasse, tout ça, tout ça, et me contentant par dévouement pur, du col de Pouta… mais c’est bien moi qui ai traîné pour arriver au bout !!! Mais chut !

Le Cheval Noir (2832m), cette fois c’est validé – 26 mars 2022

L’an dernier, partis nombreux, nous n’étions plus que trois au col de Cheval Noir… et j’avais stoppé les ardeurs de Christine et de Jean-François. Hier soir à la permanence j’ai proposé que nous réparions ça, mais ils n’étaient pas dispo aujourd’hui. En revanche, nous nous sommes trouvés 5 intéressés par l’idée (Brett, François G, Erwan, Patrick M et moi). Les Grand et Petit Renaud, un temps envisagés, attendrons ! Départ des Tuileaux fixé à 7h30 en une seule voiture.

Départ à ski à St François Longchamps vers 9h15. Après la remontée des pistes, vers le Roc Blanc (bien nommé, très reconnaissable), 3 solutions pour approcher du col :

  • à droite du R Blanc, la « directissime » pas engageante par neige encore dure et pourtant un groupe de 8 CAFistes d’Annecy l’a choisi !
  • tout de suite à gauche du R Blanc, la voie telle qu’elle figure sur la carte IGN
  • un peu plus loin à gauche par le bas de la Grande Combe

Comme dans les 3 cas on atteint le « crux » de la balade, c-à-d  une  montée bien raide sur, disons, 250m D+, nous avons sagement tous préféré la 3° solution pour ne pas nous fatiguer avant les choses plus sérieuses. Bien nous en a pris car ainsi nous avons doublé les CAFistes pourtant plus jeunes, mais ils avaient dû mettre les crampons ! Le passage délicat passait relativement bien car tracé avec une pente modérée.

Au col, un peu de vent du sud, mais assez froid quand même ! Il nous reste 300m D+ à faire et la pente finale (les 200 derniers m D+) parait soutenue mais sans plus, on y va donc résolument. Bret et moi, nous faisons doubler par les CAFistes, mais pas nos plus vaillants camarades !

Au sommet la vue est exceptionnelle mais comme il y a un peu de vent on ne fait qu’une courte pause, renvoyant le pique-nique après une partie de la descente. Sous prétexte de chercher un endroit abrité et de profiter encore un peu de la face qui a pris le soleil tôt, mes petits camarades s’entendent pour descendre 100m plus bas que le col. Nous devrons repeauter !

Après avoir pique-niqué et être remonté au col, nous passons prudemment mais sans encombres le passage clé, puis nous régalons dans la suite de la descente jusqu’à rejoindre les pistes… et un bar d’altitude (au prix d’une nouvelle dernière et courte remontée !).

Après une longue pause, nous descendons en direction de la voiture et sommes à Meylan vers 17h, je crois.

Une très belle journée.

Habert d’Aiguebelle – saison 4 – 18 au 20/03/2022

Participants

Martine B, Pierre W, Yves F, Gilles M, Yves Cluet, Eric T et Marc B

Compte-rendu par Eric

Un seul mot d’ordre : préparation, sourire et … flexibilité. Bon d’accord , ça fait 3 mais justement !
Week-end bien préparé, météo assez mauvaise, neige pas assurée … on y est allé.

Vendredi

Nuages bas, humidité pour pas dire pluie, 4 participants se décalent sur l’après-midi … les 3 autres montent en refuge puis vont se perdre dans un vallon en face sous prétexte d’aller au dessus du pas de la Coche par un itinéraire « alternatif ». Quelques ouvertures dans la broulllasse nous permettent d’avoir des aperçus mais pour le retour dans la brume, Marc suit la piste de montée avec maestria, et son sourire bien sûr.

Samedi

Grand beau, neige bien gelée, couteaux d’emblée. Martine et Gilles vont chatouiller la dent du Pra dans une pente très forte et bien dure mais on sait bien que ce n’est pas ça qui peut arrêter Martine. Au vu des difficultés de montée, ceux qui avaient renoncé et donc partaient à la cime de la Jasse étaient biens contents … de ne pas y être. En plus, à la redescente, ça n’avait pas décaillé … pas top ! Une grosse chute pour Gilles.
Les « Cime de la Jasse » eux, sont redescendus dans une très bonne neige, ont pique-niqué avec Yves-Henry qui lézardait au-dessus des lacs du Vénétier, puis se sont faits un petit Col de la Jasse en digestif. Neige bien épaisse à la redescente du col mais bien bonne sur le reste du retour au refuge.

Dimanche

On part dans le beau temps pour un doublé Bedina – Col de l’Aigleton mais les nuages rappliquent et il neigeotte même. La neige béton ne risque pas de s’assouplir. Alors, une fois encore, les plans changent … et même plusieurs fois. On décide de redescendre mais comme Yves de Fontainebleau (difficile de s’y retrouver sans ces précisions) était venu espécialement et qu’on n’est pas des « quand mêmes » , Martine, Marc et Yves finalement continuent. Gilles, Pierre et Eric redescendent en direction du refuge et prennent Yves (l’autre) un peu plus bas au passage. Mais celui-ci ne veut pas être frustré de son arrivée prévue au niveau des lacs du Vénétier. Du coup, les 3 repeautent et remontent avec lui. Sauf qu’une fois là, Gilles déclare qu’on n’a pas repeauté pour si peu, donc que l’on continue un peu en direction de la Bédina. Au bout d’un petit moment, Yves le grand, alias Yves-Henri déclare qu’il s’arrête, les 3 poussent encore un peu … et surprise, font la connexion avec les autres 3 qui étaient allés en haut et étaient en train de redescendre. Du coup, Gilles et Eric décident de continuer à monter jusqu’en haut et tous les autres se regroupent pour descendre. Devant tant de méli-mélo, le ciel a décidé de donner un coup de main et s’est ouvert pour une belle éclaircie. La neige était finalement bien bonne à la descente et on a tous mangé au refuge, puis redescendu aux voitures dans un ski cross en grandes conditions à notre grande surprise, pour une descente bien fun..

Si vous n’avez pas tout suivi, ce n’est pas grave, la prochaine fois venez au séjour :-), le sourire de Marc et sa gentillesse sont des valeurs très sures.
L’accueil au refuge était très très bien et le sourire du gardien presque aussi super que celui de Marc.
Par contre, méfiez-vous si certains d’un air innocent vous propose de jouer au « walou ». Les règles ont l’air « flexibles » (je n’ai rien trouvé sur Internet !) et ce jeu très addictif.

Petit / Grand Arc (10/2/2022)

Antoine, Claude, François G, Jean-Michel V, Marc B, Patrick, Paul J

J’insèrerai les photos des uns et des autres plus tard ou bientôt !

La veille à la permanence, pas moins de 3 sorties ont été prévues. Nous étions 4 décidés à monter au Petit Arc. Finalement à 7:30 aux Tuileaux nous étions 7 ! Parking à Lieulever (ou Tioulevet !), à 1263m. Pour le Petit (2365m)… ou le Grand (2484m) Arc, le choix pouvant se faire au dernier moment, au Lac Piéru (2210m) !

Montée en sous bois à l’ombre en neige dure, puis sortie en plein soleil, en bonne neige. Au Lac Piéru, Paul, Jean-Michel et moi (Marc) restons sur l’idée initiale du Petit Arc. Les 4 autres sont plus courageux et se dirigent vers le Grand Arc.

De notre côté, je traîne un peu pour rejoindre mes co-équipiers au sommet, où le vent est assez prononcé. C’est doublement étonnant : on ne sentait pas le vent de Sud alors qu’on était en face sud ; et ce vent de sud était assez froid ! On dépeaute rapidement pour profiter d’une neige passant suivant l’expo de transfo à poudreuse, mais toujours un régal si on ne se laisse pas surprendre. On s’arrête un peu en dessous du Lac Piéru, pour attendre « ni peu ni trop » nos petits camarades.

Leur groupe s’est disséminé à l’approche du sommet : François redescend rapidement pour pique-niquer avec nous. Antoine et Patrick affrontent la face Est, bien glacée et bien raide, pour boucler par le joli couloir au bout de la face Sud où nous les voyons se régaler et nous rejoindre. Quant à Claude, ça fait 40minutes qu’on le voit sur l’arête où il attend le retour des 2 précédents… qui ne reviendrons pas par là ! Finalement il se résout à prendre le chemin du retour et finalement nous rejoindre.

La suite de la descente est très bonne avec des choix de neige différents pour les uns ou les autres. Il faut finalement terminer par un retour en sous bois moins agréable mais assez court.

Petite déconvenue au parking, le bistrot est fermé !!!

Séjour au Lac du Lou (prox. des Ménuires) – 1 au 4 février 2022

Björn G, Carine L-G, Eric T-B, François G, Jean-Michel V, Martine B-W, Marc B, Pierre W

Pierre W et les autres…
 
 
Jour 1/4 (par Marc)
Malgré une météo peu engageante, le séjour projeté de 3 nuits au refuge du Lac du Lou a été maintenu. Bien nous en a pris car après une longue période sans précipitations, il a neigé (10-15cm ?) la nuit avant notre départ, et nous avons même eu un peu de soleil pour monter le long de la piste de raquettes des Ménuires – pkg du Plan de l’Eau au refuge (env. 275m D+) très bien balisée et très agréable à tracer dans la neige légère.
Vite arrivés au refuge, très bonne surprise sur le standing de l’hébergement. Benjamin nous accueille avant le coup de feu du service de midi, car en fait il s’agit bien plus d’un restaurant d’altitude – plutôt classe – que d’un refuge. Il est situé au point de rencontre de 3 ou 4 hors-pistes assez fréquentés de la station, dans un vallon épargné par les remontées mécaniques. Nous repartons vers le « Col Sud de la Pointe de Boismint » 2725m. Mais le ciel se voile et Björn est un peu à la peine. Lui et moi nous arrêtons vers 2500m, tandis que les 6 autres vont affronter le vent du col. La descente pour eux comme pour nous est un peu gâchée par le manque de visibilité du relief.
Après le retour et la sieste, nous fêtons le 1° jour de retraite de François !
Jour 2/4 (par Marc)
Cette nuit il est encore tombée un peu (très peu) de neige, mais malheureusement le ciel est bouché. Nous retardons le départ jusqu’à une petite levée du brouillard, pour nous lancer vers le col de la Vallée étroite (pas celui que bcp connaissent vers Névache !). Il n’y a pas bcp de dénivelé à monter mais un peu de distance pour contourner le lac et monter dans des pentes peu prononcées et sur un cheminement pas très direct. Mais tout va bien jusqu’à ce que nous entrions dans le plafond nuageux. La visibilité très limitée nous impose le demi-tour.
 
 
En revanche, contrairement à hier, dès que l’on est en dessous, la luminosité ne cache pas le relief et c’est assez bon à descendre. On en profite même pour repeauter pour reprendre 50m.
 
 
Ce soir on fête… l’anniv. de Pierre… Que va-t-on inventer pour demain ?
Jour 3/4 – Col de la vallée étroite par un autre itinéraire (par Eric)
Ce fut une belle journée: un beau soleil qui aura la gentillesse d’attendre que nous soyons de retour pour se masquer, un bel itinéraire vallonné passant à travers petites combes et rampes ou verrous, une arrivée au col avec une superbe vue sur tous les grands sommets de « nos » Alpes sous un angle peu habituel (du Pelvoux au Gd pic de Belledonne d’un côté avec les Aiguilles d’Arve en central et le Beaufortain et le Mont-Blanc de l’autre) , une très bonne et surprenante neige à la descente malgré son air un peu croûteuse, et un petit serpentin pour nous amener sur le lac que nous avons traversé dans sa longueur sur 60 cm de glace sans compter la couche de neige. 
 
 
Je n’oublie pas, bien sûr, les différentes discussions sur les choix d’itinéraire qui ont animé la journée avant, pendant et après, dans un climat amical mais franc; sur la toute 1ère partie, une traversée à mi pente assez… pentue :-). Tout cela s’est bien sûr terminé par un pot avec des histoires européennes sur la base de la composition multi-multi-nationales de cette fine équipe. Petite indiscrétion : l’un de nous a quand même 3 nationalités !!
4ème jour – Col de Montfiot (par Carine)
Nous sommes tous en super forme après la matouille d’hier soir qui a été suivie d’un crumble pomme-poire-myrtille, miam, miam.

La montée vers le col donnera lieu à de nombreux échanges sur le choix de l’itinéraire : il y a ceux qui suivent de près l’itinéraire bleu de la carte IGN, il y a ceux qui passeraient bien derrière la petite colline et il y a ceux qui ne savent pas. Et puis il y a ce que l’on découvre une fois sur place : de la bonne neige qui permet de passer la pente pas si raide, le petit mur sympa à descendre dans 2 heures…

Le col de Montfiot surplombe la vallée de la Maurienne et de l’autre côté, le Mont Blanc nous saute presque à la figure tellement il est beau et nous semble tout près. La descente est magnifique et longue avec une succession de beaux murs dans lesquels notre vaillante équipe se lâche.

On récupère nos affaires au refuge pour les derniers 300 m de descente jusqu’au parking. Certains feront une partie sur la piste de ski de fond, en espérant échapper aux contrôleurs. Un grand merci à Marc pour l’organisation de ce séjour, pour sa patience et sa gentillesse.
L’équipe de choc du Col de Montfiot moins Pierre, le photographe !

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