Avec Christine C, Véronique G, Valérie P, Étienne B, Philippe G, Jean-Luc M, Patrick M, Philippe R et Guy L.
J1 : Montée au refuge d’Avérole (2 210 m) (par Véronique)
Ça s’annonçait mal. Une pluie diluvienne s’abat sur Meylan quand nous chargeons les voitures dimanche matin; elle nous accompagne un bon bout de chemin, jusqu’en Maurienne.
Puis, arrivés à Bessans, un semblant de beau temps s’installe, prélude au plein soleil dont nous allons bénéficier les jours suivants.
Nous prenons notre pique-nique au chaud dans le foyer de fond du Carreley à Bessans, puis nous allons garer les voitures sur un parking situé après le centre de vacances de la Bessannaise (1 730 m).
Un peu chargés (crampons, piolet, pique-niques, …), nous remontons à ski le torrent d’Avérole en traversant les jolis hameaux des Vincendières et d’Avérole.
Après un dernier rapaillou (Étienne comprendra), nous découvrons le refuge d’Avérole perché sur un promontoire. Un panorama somptueux s’offre alors à nos yeux et nous pouvons déjà rêver aux prouesses à venir.
Très vite, le rituel « bière après l’effort » s’instaure et nous squattons de façon honteuse l’espace cosy situé près du poêle en attendant le repas fort copieux.
Dans le dortoir, règne une température glaciaire. Toilette de chat et dodo.
J2 : La Pointe Marie (3 360 m) (par Guy)
Le très beau temps est au rendez-vous et nous voyons notre objectif depuis le refuge : la Pointe Marie (Dôme enneigé à gauche de l’Ouille d’Arbéron).
Dès les premiers rayons de soleil sur le refuge, nous nous engageons dans le vallon de l’Oney. Nous délaissons l’itinéraire par le couloir du ruisseau d’Arnès, qui semble un peu exposé, pour suivre une jolie trace en direction du col d’Arbéron. Cet itinéraire nous fait traverser un plateau et nous rejoignons nos bienfaitrices, 3 jeunes femmes qui ont la caisse et qui marquent une pause bien méritée après cet effort.
Jean-Luc étant fatigué, il décide de ne pas poursuivre et Véronique, très gentiment, accepte de le raccompagner jusqu’au refuge.
Nous poursuivons alors à 7 et prenons le relais pour faire la trace. Après une alternance de relais, nos championnes qui doivent rejoindre le refuge Gastaldi par le col d’Arnès, décident de faire un petit extra par la Pointe Marie et de nous suivre. Elles reprendrons finalement le relais et nous conduiront jusqu’au sommet. Grand merci à elles !
Photos : Le col d’Arnès et la montée sur le glacier d’Arnès avec nos 3 stars.


Le temps étant agréable, nous pique-niquons au sommet avant de nous engager dans la descente sur le glacier d’Arnès dans trente centimètres de poudreuse légère et magique. Nous suivrons notre itinéraire de montée et rejoindrons le refuge dans une encore très bonne neige.
Une randonnée d’environ 1300 m de dénivelé, bien fatigante, mais superbe. Notre rendez-vous bières-biscuits apéro fut le bienvenu.


J3 : Le col de la Bessanèse (3 250 m) (par Christine)
Le temps est toujours aussi beau au réveil et la température s’annonce un peu plus clémente que la veille. La randonnée à la Pointe Marie ayant déjà puisé dans nos réserves d’énergie, surtout pour les traceurs, nous visons le col de la Bessanèse, randonnée plus modeste (D+ 1100m).
Bien que le déjeuner soit pris tôt, nous prenons notre temps pour les préparatifs … une bande de guenilles dirait un certain ancien !!!
Départ du refuge avec le soleil en direction N-E en suivant une jolie trace régulière. De petites zones gelées nous font craindre le pire pour la suite et certains préfèrent assurer en mettant les couteaux, qui finalement ne seront pas utiles. Tout au long de l’ascension, nous sommes accompagnés par le vrombissement sourd d’un gros hélicoptère qui tourne inlassablement au-dessus de nos têtes. Mystère. Personne ne saura jamais à quelle mission il était affecté.
Arrivés au-dessus du lac (3 020m), Jean-Luc décide de nous attendre au soleil. Au cœur de cet espace magnifique et immaculé, une fois de plus il faut faire la trace jusqu’au col. Direction plein Est vers le glacier des Grandes Pareis, puis un ultime effort pour passer la pente raide sous le col. 
La vue au sommet est vertigineuse, grandiose sur les Alpes italiennes.


Pique-nique au soleil et sans vent, mais il ne faut pas trop trainer, Jean-Luc s’impatiente plus bas. La descente sur le glacier se fait dans une très bonne neige, bien que moins bonne que la poudreuse du glacier d’Arnès. 
Le groupe se reforme, mais très vite se scinde en deux pour trouver la meilleure neige fraiche ou moquette. Les uns choisiront le vallon sous les crêtes des Grandes Pareis, les autres suivront les traces de montée. Finalement tout le monde aura trouvé neige à sa spatule !!!
Il est encore tôt quand nous arrivons au refuge et profitons de la terrasse ensoleillée et de la visite de la gendarmerie de haute montagne venue amicalement en hélicoptère.
J4 : Sous la Selle de l’Albaron (3 060 m) (par Étienne)
L’objectif de ce dernier jour, c’est de voir l’Albaron de près et de revenir avant le mauvais temps.
Belle motivation pour une matinée annoncée meilleure que prévu, et pour la 1ère fois les vaillants MSR sortent du refuge avant que le soleil ne l’illumine.
Début de montée avec le sourire, Patrick tellement en forme qu’il arrache une fixation de son ski ! Il redescend au refuge rejoindre Jean-Luc resté contempler sommets, renard, loup et … gardienne.
Nous continuons dans de beaux vallons, et une traversée longue et éprouvante pour les jambes droites nous amène en vue de la Selle et du sommet de l’Albaron.
A l’ouest la pointe Charbonnel fume, et un stop à 3060 m semble raisonnable, car le vent prévu à 16h arrive en avance.
Rafales et jour blanc pour démarrer la descente dans une neige telle que vous l’imaginez dans vos cauchemars de skieurs, tellement croutée qu’il faut invoquer les dieux pour faire tourner les skis.
Plus bas la neige s’améliore pour nous ramener gentiment au refuge, pour un casse-croûte en terrasse au soleil et à l’abri du vent.
Jean-Luc et Patrick en bons Mac Gyver ont réparé le ski de Patrick et sont déjà repartis rejoindre la voiture. Retour en suivant pour les 7 autres (ici aux Vincendières), sourires au vent et skatings élégants dans le final.
Cidre à l’arrivée, avec Patrick la classe et Jean-Luc l’esthète.

Après avoir dévalisé la fromagerie de Bessans, retour tranquille à Meylan, pour conclure un séjour réussi dans un cadre magnifique. Merci Guy ce fut top.

Bernard nous a promis une descente en poudreuse sur le lac de Brouffier, mais à condition d’aller chercher le plus loin possible les pentes Nord sous l’arête de Brouffier. Pari gagnant avec une belle neige poudreuse, et à ce jeu c’est Bruno et Guy qui gagnent, même si pour y arriver il a fallu s’engager dans une pente un peu raide sur une neige dure … mais ça passe !

On se retrouve tous sur le lac, et c’est la remontée à la cabane de Brouffier pour un pique-nique bienvenu.
Puis remontée sur la crête avant d’engager la descente dans la combe où la neige est bien trafolée et pas encore transformée. Pas Ouf !
Encore un petit passage raide et nous sortons de la forêt pour rejoindre la « Halle de Fruit Commun ». On suit alors une trace directe qui rejoindra la route plus haut. Encore un effort et plusieurs sommets se détachent. Guy est tenté par une trace directe dans un joli vallon, mais Bernard sait que le bon vallon est plus à droite. Il entraine l’équipe à sa suite et Guy poursuit seul sa trace. Il ne rejoindra l’équipe que beaucoup plus loin sous le col du Jovet par une traversée de son cru !
Puis c’est la descente. Neige bien trafollée en haut, mais avec de bons passages. A partir du col du Jovet, la pente est plus faible, mais la neige est légère et très facile à skier. Un régal !
A la lisière de la forêt, prudents, Robert et Thierry prennent la route, tandis que nous coupons directement vers la Grange à Marc. Après la traversée d’une belle clairière, nous retrouvons notre chemin d’été, qu’il faudra bien descendre skis sur l’épaule sur 100 m de dénivelée environ. Enfin nous pouvons rechausser et nous rejoignons tranquillement notre voiture garée devant le bar du village.

Belle et bonne première journée de ce séjour dans le Briançonnais.
Après 3 km sur la piste de ski de fond fort bien tracée, nous bifurquons dans le Bois des Chalanches abritant une belle neige froide et prometteuse. A 2200 m d’altitude bifurquent nos deux options d’itinéraire. Six d’entre-nous décident sans trop hésiter de se satisfaire du Col Perdu (2479 m) en suivant une belle trace et quelques skieurs, car le paysage est bâché. Les trois autres : Martine, Philippe et Jean-Pierre s’accordent pour tenter l’ascension de la belle pente aboutissant sur la crête de Côte Belle (2800 m). Nous traçons dans une neige pulvérulente posée sur une pente régulière et soutenue de 30 à 35°. Des tentatives d’éclaircies nous encouragent à poursuivre jusqu’à 2700 m sans que nous ayons pu distinguer l’arête faitière. L’accumulation de neige déposée par le vent du Sud est alors inquiétante. Nos bâtons de ski s’enfoncent jusqu’à la dragonne sans aucune résistance. Compte tenu de la pente et de l’absence de visibilité nous décidons d’arrêter là, sous un promontoire rocheux protecteur.
Au col, vue magnifique. On eut bien apprécié qu’il portât bien son nom, mais ce n’était guère une chaude maison … ou alors quelqu’un avait oublié de fermer la fenêtre. Il y avait un bon coulis d’air et même à un moment une bourrasque à se coucher sur les skis pour ne pas qu’ils partent.
Fin de journée classique entre douche, papotage et jeux ou lectures.











