le ski autrement

Auteur/autrice : Guy Lamy Page 1 of 3

Séjour en Haute-Maurienne du 22 au 25 mars 2026

Avec Christine C, Véronique G, Valérie P, Étienne B, Philippe G, Jean-Luc M, Patrick M, Philippe R et Guy L.

J1 : Montée au refuge d’Avérole (2 210 m) (par Véronique)
Ça s’annonçait mal. Une pluie diluvienne s’abat sur Meylan quand nous chargeons les voitures dimanche matin; elle nous accompagne un bon bout de chemin, jusqu’en Maurienne.
Puis, arrivés à Bessans, un semblant de beau temps s’installe, prélude au plein soleil dont nous allons bénéficier les jours suivants.
Nous prenons notre pique-nique au chaud dans le foyer de fond du Carreley à Bessans, puis nous allons garer les voitures sur un parking situé après le centre de vacances de la Bessannaise (1 730 m).
Un peu chargés (crampons, piolet, pique-niques, …), nous remontons à ski le torrent d’Avérole en traversant les jolis hameaux des Vincendières et d’Avérole.
Après un dernier rapaillou (Étienne comprendra), nous découvrons le refuge d’Avérole perché sur un promontoire. Un panorama somptueux s’offre alors à nos yeux et nous pouvons déjà rêver aux prouesses à venir.
Très vite, le rituel « bière après l’effort » s’instaure et nous squattons de façon honteuse l’espace cosy situé près du poêle en attendant le repas fort copieux.
Dans le dortoir, règne une température glaciaire. Toilette de chat et dodo.

J2 : La Pointe Marie (3 360 m) (par Guy)
Le très beau temps est au rendez-vous et nous voyons notre objectif depuis le refuge : la Pointe Marie (Dôme enneigé à gauche de l’Ouille d’Arbéron).

Dès les premiers rayons de soleil sur le refuge, nous nous engageons dans le vallon de l’Oney. Nous délaissons l’itinéraire par le couloir du ruisseau d’Arnès, qui semble un peu exposé, pour suivre une jolie trace en direction du col d’Arbéron. Cet itinéraire nous fait traverser un plateau et nous rejoignons nos bienfaitrices, 3 jeunes femmes qui ont la caisse et qui marquent une pause bien méritée après cet effort.
Jean-Luc étant fatigué, il décide de ne pas poursuivre et Véronique, très gentiment, accepte de le raccompagner jusqu’au refuge.
Nous poursuivons alors à 7 et prenons le relais pour faire la trace. Après une alternance de relais, nos championnes qui doivent rejoindre le refuge Gastaldi par le col d’Arnès, décident de faire un petit extra par la Pointe Marie et de nous suivre. Elles reprendrons finalement le relais et nous conduiront jusqu’au sommet. Grand merci à elles !
Photos : Le col d’Arnès et la montée sur le glacier d’Arnès avec nos 3 stars.



Le temps étant agréable, nous pique-niquons au sommet avant de nous engager dans la descente sur le glacier d’Arnès dans trente centimètres de poudreuse légère et magique. Nous suivrons notre itinéraire de montée et rejoindrons le refuge dans une encore très bonne neige.
Une randonnée d’environ 1300 m de dénivelé, bien fatigante, mais superbe. Notre rendez-vous bières-biscuits apéro fut le bienvenu.

J3 : Le col de la Bessanèse (3 250 m) (par Christine)
Le temps est toujours aussi beau au réveil et la température s’annonce un peu plus clémente que la veille. La randonnée à la Pointe Marie ayant déjà puisé dans nos réserves d’énergie, surtout pour les traceurs, nous visons le col de la Bessanèse, randonnée plus modeste (D+ 1100m).
Bien que le déjeuner soit pris tôt, nous prenons notre temps pour les préparatifs … une bande de guenilles dirait un certain ancien !!!
Départ du refuge avec le soleil en direction N-E en suivant une jolie trace régulière. De petites zones gelées nous font craindre le pire pour la suite et certains préfèrent assurer en mettant les couteaux, qui finalement ne seront pas utiles. Tout au long de l’ascension, nous sommes accompagnés par le vrombissement sourd d’un gros hélicoptère qui tourne inlassablement au-dessus de nos têtes. Mystère. Personne ne saura jamais à quelle mission il était affecté.

Arrivés au-dessus du lac (3 020m), Jean-Luc décide de nous attendre au soleil. Au cœur de cet espace magnifique et immaculé, une fois de plus il faut faire la trace jusqu’au col. Direction plein Est vers le glacier des Grandes Pareis, puis un ultime effort pour passer la pente raide sous le col.

La vue au sommet est vertigineuse, grandiose sur les Alpes italiennes.


Pique-nique au soleil et sans vent, mais il ne faut pas trop trainer, Jean-Luc s’impatiente plus bas. La descente sur le glacier se fait dans une très bonne neige, bien que moins bonne que la poudreuse du glacier d’Arnès.

Le groupe se reforme, mais très vite se scinde en deux pour trouver la meilleure neige fraiche ou moquette. Les uns choisiront le vallon sous les crêtes des Grandes Pareis, les autres suivront les traces de montée. Finalement tout le monde aura trouvé neige à sa spatule !!!
Il est encore tôt quand nous arrivons au refuge et profitons de la terrasse ensoleillée et de la visite de la gendarmerie de haute montagne venue amicalement en hélicoptère.

J4 : Sous la Selle de l’Albaron (3 060 m) (par Étienne)
L’objectif de ce dernier jour, c’est de voir l’Albaron de près et de revenir avant le mauvais temps.
Belle motivation pour une matinée annoncée meilleure que prévu, et pour la 1ère fois les vaillants MSR sortent du refuge avant que le soleil ne l’illumine.
Début de montée avec le sourire, Patrick tellement en forme qu’il arrache une fixation de son ski ! Il redescend au refuge rejoindre Jean-Luc resté contempler sommets, renard, loup et … gardienne.
Nous continuons dans de beaux vallons, et une traversée longue et éprouvante pour les jambes droites nous amène en vue de la Selle et du sommet de l’Albaron.
A l’ouest la pointe Charbonnel fume, et un stop à 3060 m semble raisonnable, car le vent prévu à 16h arrive en avance.

Rafales et jour blanc pour démarrer la descente dans une neige telle que vous l’imaginez dans vos cauchemars de skieurs, tellement croutée qu’il faut invoquer les dieux pour faire tourner les skis.
Plus bas la neige s’améliore pour nous ramener gentiment au refuge, pour un casse-croûte en terrasse au soleil et à l’abri du vent.

Jean-Luc et Patrick en bons Mac Gyver ont réparé le ski de Patrick et sont déjà repartis rejoindre la voiture. Retour en suivant pour les 7 autres (ici aux Vincendières), sourires au vent et skatings élégants dans le final.
Cidre à l’arrivée, avec Patrick la classe et Jean-Luc l’esthète.

Après avoir dévalisé la fromagerie de Bessans, retour tranquille à Meylan, pour conclure un séjour réussi dans un cadre magnifique. Merci Guy ce fut top.

Les Vans et + si affinités

Avec Christine C, Véronique G, Philippe G, Bernard Dal, Erwan C, Jean-François M, Guy L et Nathalie (Guest star)

Encore une journée qui a séduit beaucoup d’adhérents MSR. Nous étions donc 16 à partir à la conquête des Vans; un groupe de 9 est parti de Roche Béranger, tandis que l’autre groupe de 7 est parti de Casse Rousse.

Le bas de la piste de Casse Rousse (1400 m) était bien gelé et on ne trouvera de la neige fraiche qu’à partir de 1650 m dans le vallon qui mène au lac des Pourettes, une neige légère qui promet de belles émotions. 

Arrivés à la Brèche Robert Nord, les skis de Erwan frétille à l’idée de monter au Grand Eulier. J’hésite quand arrive notre guest star Nathalie. L’affaire est jouée. Philippe nous accompagne et nous voilà à 4 en route pour le Grand Eulier. Pour Nathalie, avec une neige aussi belle, la descente ne peut se faire que par la face Est. Une première pour Philippe et moi. C’est assez raide, mais la neige est excellente, bien que trafolée. Pendant ce temps notre demi-groupe, que nous avions abandonné à la Brèche Nord, redescend sur les lacs Robert et commence l’ascension vers les Vans. Nous les rejoindrons quelques minutes après leur arrivée au sommet du petit Van, ainsi que l’autre groupe MSR parti de Roche-Béranger. 

Très belle descente sous un ciel voilé, mais offrant une très bonne visibilité, jusqu’au col des Lessines. Les skis d’Erwan n’en ont pas encore assez. Alors le demi-groupe de 4 s’engage vers le lac des Escombailles jusqu’à la cote 2010 m. Remontée au col de la Botte où tous les groupes MSR se retrouvent. Nathalie nous propose encore un extra sous la Botte pour rejoindre une trace qui menait à la Croix. Mais même Erwan a résisté ! 1500 m de dénivelé c’est suffisant pour ce tricotage à Chamrousse … Nous sommes quand même allés poser un cierge au pied de la Croix, où nous avons perdu Philippe !, et nous sommes rentrés par le couloir et la piste de Casse Rousse … c’est de la piste !

Le groupe s’étant reformé sur le parking de Casse Rousse, nous avons terminé cette très agréable journée par un pot sur la terrasse du café de Saint-Martin d’Uriage.

Croix de la Scia (1791 m)

Dimanche 11 janvier 2026, avec Aline B, Christine C, Maud A, Guy L, Ludovic C, Michel St.

Comme l’a dit François, ça a été un peu le bazar samedi soir sur le WhatsApp du dimanche. Le 1er groupe mené par François étant complet, les retardataires ou celles qui préfèrent partir à 8h au lieu de 7h30 se décident pour la Scia ; un CR sur Skitour très encourageant a aidé au choix. On est 6 + un chien dans 2 voitures.

On décide de partir de la station de Saint-Pierre, vu qu’il y a de la neige et de la toute fraîche ! On n’est pas tout seul à avoir eu cette idée. Il y a autant de monde que si la station était encore ouverte ! Faut dire que les conditions sont top : de la neige fraîche à foison et du beau temps sans brouillard, ce qui n’était pas gagné au départ.

Après avoir pris la nouvelle autoroute de Chartreuse, on emprunte la bretelle de droite vers le refuge des Essarts ; ce qui nous mènera du côté du Bec de la Scia, que personne du groupe n’a envie de gravir, préférant la gentille Croix de la Scia. A l’arrivée du télésiège, on file donc à gauche sur le chemin, sauf Maud qui décide de s’arrêter là, car Sopi, son adorable berger américain, a son compte. On dépeaute pour faire un peu de rab de descente et on ne l’a pas regretté, sauf Ludovic qui embarque des paquets de neige collés à ses semelles ; on ne révèlera pas pourquoi … Ce qui est sûr c’est que cela ne lui arrivera pas une 2ème fois. Un peu de fart va heureusement corriger cette erreur de débutant ! Allez on repeaute pour remonter les 200 m descendus et on arrive par le vallon du Creux de la Neige à la Croix à 13h15. La vue est somptueuse, à gauche, sur les falaises plâtrées de Chartreuse et de l’autre côté avec la mer de nuages d’où émergent le Mont Aiguille, Chamechaude, la Pinéa …

Les places sont un peu chères pour s’asseoir pour pique-niquer ; mais il fait si bon au soleil, sans vent.

Et la vraie descente commence. La neige est déjà bien labourée, mais elle reste légère et on cherche les quelques cm² immaculés pour faire sa trace. Chacun.e se fait bien plaisir. Arrivés au téléski du Creux de la Neige, on repeaute une 2ème fois, pour remonter la route et retrouver Christine, qui nous avait abandonné à cause de crampes persistantes. Guy nous affirme que c’est la dernière fois, mais il ne fallait pas le croire.

Après une descente hasardeuse sous un télésiège, il nous faut repeauter une 3ème petite fois le long d’un téléski pour débutants que le perchman, sympathique, nous aurait bien laissé prendre sans forfait mais un responsable ombrageux n’aurait pas été de cet avis. Et on arrive au refuge des Essarts, adresse à retenir.

Nous terminons la descente en regrettant que cela soit déjà fini. Nous retrouvons Maud et Sopi au parking, qui ont profité du bar ouvert sur les pistes.

Conclusion : 1100 m de dénivelé, une sortie tout plaisir dans des conditions météo et de neige idéales. Retour à 15h30 au parking.

Autrice : Aline B.

Crête et lac de Brouffier

Il ne fallait pas laisser se détériorer cette belle neige tombée récemment. Alors mardi 18 mars, nous sommes encore 13 MSRiens a tenter l’aventure … à la crête de Brouffier. D’accord, c’est un grand classique, mais pourquoi aller chercher loin ce que le Taillefer nous offre si près !

La bonne surprise, c’est que nous pouvons partir skis aux pieds à travers la forêt sans avoir à se farcir la route. Montée en désordre dans la combe des Salières, regroupement en haut de la combe et poursuite jusqu’au sommet (2434 m) au-dessus du lac de la Courbe.

Bernard nous a promis une descente en poudreuse sur le lac de Brouffier, mais à condition d’aller chercher le plus loin possible les pentes Nord sous l’arête de Brouffier. Pari gagnant avec une belle neige poudreuse, et à ce jeu c’est Bruno et Guy qui gagnent, même si pour y arriver il a fallu s’engager dans une pente un peu raide sur une neige dure … mais ça passe !

On se retrouve tous sur le lac, et c’est la remontée à la cabane de Brouffier pour un pique-nique bienvenu.Puis remontée sur la crête avant d’engager la descente dans la combe où la neige est bien trafolée et pas encore transformée. Pas Ouf !

Retour aux voitures par la route et arrêt au café de la Morte.

Le Mont Jovet

Bernard, Bruno, Guy, Robert et Thierry

On prend les mêmes et on recommence …
Il n’a pas été facile de se décider pour cette magnifique randonnée recommandée par Claude, mais ce fut un excellent choix !

Départ du village de Notre-Dame-du-Pré à 1280 m sous un ciel couvert, mais le soleil n’est pas loin. La prairie est faiblement enneigée, mais ça passe. On remonte sous le téléski de Plan Lachail, puis on entre dans la forêt. Le chemin d’été est par endroits difficile à passer à skis, mais nos peaux ne craignent ni les cailloux, ni les épines de sapin ! Par contre Robert est inquiet, veut plus monter, veut rentrer maison … mais il s’incline, on réfléchira à la descente quand ce sera le moment …
Nous sortons de la zone délicate et nous arrivons devant la « Grange à Marc ».

Encore un petit passage raide et nous sortons de la forêt pour rejoindre la « Halle de Fruit Commun ». On suit alors une trace directe qui rejoindra la route plus haut. Encore un effort et plusieurs sommets se détachent. Guy est tenté par une trace directe dans un joli vallon, mais Bernard sait que le bon vallon est plus à droite. Il entraine l’équipe à sa suite et Guy poursuit seul sa trace. Il ne rejoindra l’équipe que beaucoup plus loin sous le col du Jovet par une traversée de son cru !
Finalement nous nous retrouvons tous au sommet du Mont Jovet à 2558 m. Pique-nique 3 étoiles pour sa vue imprenable (pas les sandwichs !) sur le Mont-Blanc, la Barre des Écrins, la Meije, … Dommage que la station bruyante de La Plagne fasse cracher ses hauts-parleurs …

Puis c’est la descente. Neige bien trafollée en haut, mais avec de bons passages. A partir du col du Jovet, la pente est plus faible, mais la neige est légère et très facile à skier. Un régal !


A la lisière de la forêt, prudents, Robert et Thierry prennent la route, tandis que nous coupons directement vers la Grange à Marc. Après la traversée d’une belle clairière, nous retrouvons notre chemin d’été, qu’il faudra bien descendre skis sur l’épaule sur 100 m de dénivelée environ. Enfin nous pouvons rechausser et nous rejoignons tranquillement notre voiture garée devant le bar du village.
Mais celui-ci étant fermé cette après-midi, nous boirons un verre à Moutiers avant de rendre visite à la fruitière pour faire nos réserves de Beaufort.
Une excellente journée 😉

Séjour au Laus de Cervières du 12 au 15 février 2025

Christine J., Martine, Bernard, Eric, Jean-Pierre, Philippe D., Pierre, Thierry et Guy.

Jour 1 – Col du Clot Julien (2783 m)
Rendez-vous à 10h00 au Col du Lautaret pour y retrouver Martine et Pierre. Il neigeote. Nous décidons de faire la tête de la Pointe Noire (2842 m) au départ du tunnel du Rif Blanc (1933 m). La neige fraîche devrait y être bonne grâce au froid. Temps très variable entre jour blanc et belles éclaircies. Un groupe Azimut a le bon goût de nous faire la trace.

Montée sans problème, neige agréable dans un panorama de rêve … quand il se montre ! Arrivés au col du Clos Julien, nous attaquons les 60 derniers mètres pour le sommet, mais arrêtons après quelques mètres seulement, la fin étant un mélange de glace et cailloux. Nous dépeautons à l’abri du vent derrière une congère, car le vent est frais.

Une bonne neige s’offre à nous pour la descente. Pendant les passages de jour blanc, Jean-Pierre fait l’éclaireur, et tout s’illumine pour les suivants !Arrêt pique-nique au soleil vers 2200 m. Des bouquetins pique-niquent aussi un peu plus loin. Bonne surprise, la neige sera agréable à descendre jusqu’au tunnel du Rif.

Belle et bonne première journée de ce séjour dans le Briançonnais.
Nous allons au Laus de Cervières nous installer. Certains en profitent pour visiter Briançon au passage.

Jour 2 – Côte Belle, Col Perdu (2479 m) et l’Arpelin (2604 m) par Jean-Pierre
Dans l’auberge de l’Arpelin, on se bouscule pour quérir de quoi petit-déjeuner. Le buffet est vite dégarni, deux groupes de skieurs plus matinaux que nous ont fait une razzia sur le beurre, le jambon et la confiture. La météo ne nous laisse que peu d’espoir d’éclaircie et ainsi prenons-nous la décision d’une sortie à deux étages, l’une plutôt modeste au Col Perdu et l’autre un peu plus ambitieuse au Col de Côte Belle, si le paysage se dégageait.

Après 3 km sur la piste de ski de fond fort bien tracée, nous bifurquons dans le Bois des Chalanches abritant une belle neige froide et prometteuse. A 2200 m d’altitude bifurquent nos deux options d’itinéraire. Six d’entre-nous décident sans trop hésiter de se satisfaire du Col Perdu (2479 m) en suivant une belle trace et quelques skieurs, car le paysage est bâché. Les trois autres : Martine, Philippe et Jean-Pierre s’accordent pour tenter l’ascension de la belle pente aboutissant sur la crête de Côte Belle (2800 m). Nous traçons dans une neige pulvérulente posée sur une pente régulière et soutenue de 30 à 35°. Des tentatives d’éclaircies nous encouragent à poursuivre jusqu’à 2700 m sans que nous ayons pu distinguer l’arête faitière. L’accumulation de neige déposée par le vent du Sud est alors inquiétante. Nos bâtons de ski s’enfoncent jusqu’à la dragonne sans aucune résistance. Compte tenu de la pente et de l’absence de visibilité nous décidons d’arrêter là, sous un promontoire rocheux protecteur.

La descente se déroule sans encombre mais avec prudence, car l’absence de visibilité nous donne le tournis. Revenus à la bifurcation des deux itinéraires, le temps se dégage un petit peu et nous ne sommes pas rassasiés. Alors remettons-nous les peaux pour monter au Col Perdu puis d’une venue, sur le sommet de l’Arpelin (2604 m). Nous profitons alors d’une embellie avec un pâle rayon de soleil, puis d’une descente avec plus de visibilité jusqu’à l’auberge où nous retrouvons nos amis qui sont rentrés en basculant depuis le Col Perdu sur le Refuge Napoléon du Col d’Izoard puis par la route damée et prisée par les lugeurs.

Le dîner sera cette fois copieux, la cuisinière étant revenue de son jour de congé.

Jour 3 – Col de Chaude-Maison (2825 m) par Eric

Il fait super beau, mais il fait frisquet et il y a un vent de Nord Est … donc le ressenti est très frais.
Départ un peu plus tôt … mais pas trop … Guy est là ! … car la journée va être plus conséquente avec 1 100 m de dénivelé.
Remontée des pistes de ski de fond comme la veille, mais au lieu de franchir la passerelle, on attaque la montée à gauche.
 
Montée soutenue dans un vallon, puis un chemin, puis de larges pentes … qui se relèvent peu à peu.
Il y a une petite couche de neige pulvérulente sur les traces et celles-ci sont un peu raides, alors on glisse pas mal vers l’arrière de façon désagréable.
La vue est magnifique, mais certains en bavent un peu.
Jean-Pierre et Martine caracolent en tête comme d’hab, Philippe fait des arrêts photos de tout le monde puis remonte à fond, Thierry tient bien la cadence bien qu’il ait eu une envie subite de redescendre au passage de Fiona, Guy fait une trace plus acceptable pour Christine qui tient bien son rythme et Pierre ne lâche rien.
 
Au col, vue magnifique. On eut bien apprécié qu’il portât bien son nom, mais ce n’était guère une chaude maison … ou alors quelqu’un avait oublié de fermer la fenêtre. Il y avait un bon coulis d’air et même à un moment une bourrasque à se coucher sur les skis pour ne pas qu’ils partent.
Redescente dans une neige tout à fait bonne, pique-nique plus bas, à l’abri et au soleil.
Par contre, la redescente sur les pistes de fond bien en pente fut l’occasion d’un petit rafraichissement dont on se serait bien passé. 
 
Fin de journée classique entre douche, papotage et jeux ou lectures.
 

Jour 4 – Col des Peygus (2612 m) par Bernard

Après un bon petit-déjeuner à l’Auberge de l’Arpelin (1746 m) et une préparation cool, nous voilà partis skis aux pieds pour une dernière rando qui se voulait tranquille …
Ça pique un peu ce matin avec -11° (ressenti -16°) dans le fond de vallée sur la route du Col d’Izoard, mais la montée nous réchauffe et nous attrapons le soleil environ 1h00 après notre départ. Certains suivent gentiment la route (en double espace Ski de fond / Piétons), pendant que d’autres coupent les virages dans des traces de descente bien lustrées.
Arrivés à la cote 2119 m, nous tournons à droite pour rejoindre les Chalets d’Izoard et entrer dans un magnifique cirque. Nous passons le plat et bifurquons sur la droite dans une succession de vallons exposés Sud. Séduite par la douceur et la beauté du paysage, Christine décide d’arrêter là vers 2300 m. Nous poursuivons alors jusqu’à notre objectif du jour, le Col des Peygus.
 
Ayant abandonné la veille l’idée de réaliser une traversée, à cause d’un manque de neige coté Nord dû au vent qui avait soufflé les jours précédents, et après avoir pris notre pique-nique au soleil, nous attaquons la descente.
 
 
Et là l’impensable arriva ! Par un mauvais concours de circonstances, notre organisatrice préférée, Martine, chuta dans une neige un peu cartonnée et sentit alors une douleur à son poignet et son genou droits. Après s’être relevée, en testant son genou un craquement plus que bizarre se fit entendre … Aïe ! Après un bref bilan et une suspicion de rupture des ligaments croisés, il est vite pris la décision de faire appel aux Secours en Montagne pour une évacuation et éviter d’aggraver la situation. Guy appelle le 112 avec son portable et transmet les consignes du PGHM. Jean-Pierre reste à proximité de Martine, tandis que les autres devront s’éloigner du lieu pour laisser le champ libre à l’hélicoptère. Bernard et Eric décident de rejoindre Christine restée seule, pour entamer la descente sans folies vers l’auberge. 20 mn après l’appel, l’hélicoptère Bleu du PGHM de Briançon arrive au-dessus du col.
 
 
Après l’évacuation rapide et efficace de Martine, nous reprenons la descente et l’ensemble du groupe se retrouve devant l’auberge. Martine a été évacuée sur l’Hôpital de Briançon. Bilan : double fracture à la main droite et déchirures des ligaments croisés du genou droit.
Retour sans embouteillages sur Grenoble, mais morose pour le reste du groupe. Nous souhaitons tous un très bon rétablissement à Martine et espérons la revoir très vite parmi nous.

Séjour à Ceillac (Queyras) du 2 au 5 février 2025

Christine C., Véronique D., Nicole, Sylvie P., Philippe D., Thierry, Patrick M. et Eric.

Un très bon séjour avec une très bonne équipe, un temps froid et radieux, une neige excellente, de très beaux paysages et de jolies randos. On a fait bien attention aux risques et les décisions ont été prudentes.
 
Jour 1 (Christine)
RdV au parking des Tuileaux à 8h. Il y avait foule en ce dimanche matin, un autre groupe MSR devait partir pour la journée au Petit-Renaud. Il ne fallait donc pas se tromper de véhicule …
Direction Briançon où nous retrouvons Sylvie avec en prime quelques viennoiseries offertes par Olivier qui devra partir dans une autre direction.
Stationnement sur le parking de la station de ski de Ceillac (1700 m) vers 11h, occupé certes mais bien moins que celui de Prabert. Chacun prend son sac plus ou moins volumineux, même certains en auront deux.
La montée jusqu’au refuge de la Cime du Mézelet (1822 m) est douce et courte. Nous nous allégeons le plus possible pour repartir rapidement vers une place au soleil sous les mélèzes pour le pique-nique. Il est maintenant 13h quand nous démarrons notre randonnée de la journée en suivant une trace sans savoir où elle mène !! Pas très sérieux tout ça. Bref nous montons dans la forêt le long du torrent du col Albert et débouchons au cœur du vallon Albert dans un cirque où de nombreux cols nous font de l’œil. Nous croisons également 2 pauvres italiens mais très chanceux qui viennent de survivre à une avalanche. Ils y ont tout de même cassé un ski et perdu l’autre. Plus tard nous étudierons cette avalanche. Nous poursuivons un peu en direction d’un col que nous pensions être le Queyrellet. Il est tard et nous stoppons notre ascension (2400 m). Ce n’est que partie remise !!!
Retour au refuge pour prendre possession de nos couchages. Patrick nous accueille gentiment et nous fait découvrir notre minuscule dortoir prévu pour 12 personnes. Par chance nous resterons 8 et finirons par prendre un peu nos aises tout en conservant nos politesses à chaque mouvement. La salle commune, cosy et chaleureuse, sera le théâtre de parties de cartes animées et joyeuses.
 
Jour 2 (Philippe)
La sortie du jour a été décidée d’un commun accord après étude des cartes et topos. Ce sera le lac Sainte-Anne vers 2400 m d’altitude, puis le col Girardin, 300 m au-dessus, si les conditions le permettent. 
Après une « bonne nuit » sur deux bat-flancs de 4 qui nous évoquent les refuges « à l’ancienne » et un copieux petit-déjeuner, nous sommes prêts à affronter les -7 °C du petit matin.
Les premiers piétinent d’impatience devant le refuge en attendant les derniers : « 9h15, c’est bien ce qui avait été décidé ! Non : 9h00 » enfin bref … tout le groupe est là. Eric assure le contrôle des DVA et en route !
Pour démarrer, la pente est faible, nous cheminons sur une piste damée durant la nuit.
La bise d’Est nous glace les joues et ceux qui n’ont pas sorti leurs plus chaudes moufles sont victimes de l’onglée. Après une vingtaine de minutes de progression, un pisteur de la station s’arrête près de nous et nous conseille de suivre le sentier d’été. L’itinéraire s’avère agréable au milieu des mélèzes malgré quelques petits raidillons que chacun franchit avec aisance.
Bientôt le soleil pointe son « nez » au-dessus des crêtes : quel plaisir !
Après une petite heure en forêt, nous retrouvons la piste que nous coupons sans risque : elle est vraiment peu fréquentée ce matin ! Nous poursuivons en direction de la chapelle Sainte-Anne qui nous a montré un petit bout de son toit une centaine de mètres plus haut. Sylvie fait la trace au milieu des vernes (ou vergnes) dans une neige profonde.
 
Après un dernier effort, la chapelle est là à proximité d’un joli lac : le spectacle est grandiose. Nous prenons le temps d’admirer. Au Sud-Est on distingue bien le col Girardin, vraiment tentant mais peut-être pas sans danger. Une trace existe, le groupe s’y engage. L’approche est assez peu pentue dans un premier temps puis se redresse progressivement.
 
Rassemblement général une centaine de mètres sous le col accessible par une traversée sous une arrête qui « pourrait » cacher une traitre plaque-à-vent … discussions … la sagesse l’emporte. « Dépeautage » et retour à la chapelle vers 13h pour le pique-nique et un peu d’histoire locale. (1)
Enfin la descente, chacun fait sa trace dans la poudreuse jusqu’au croisement avec la piste; celle-ci nous ramène au chalet en début d’après-midi. Quelques-uns déchaussent les skis pour se précipiter sous la douche pendant que les autres se laissent glisser un peu plus bas dans la vallée pour profiter d’une heure de soleil en plus.
En soirée, avant de faire honneur aux excellents repas qui nous sont servis par la gardienne (ce soir, c’est oreilles d’âne (2), une spécialité locale) le refuge est animé par quelques parties acharnées de scrabble, de tarot ou autres jeux de société.
  1. Histoire de la chapelle Sainte-Anne : https://www.envie-de-queyras.com/guide/chapelle-sainte-anne-ceillac
  1. Recette des « oreilles d’âne » : https://provence-alpes-cotedazur.com/que-faire/vin-et-gastronomie/les-recettes-du-sud/recette-les-oreilles-dane-des-alpes/
Jour 3 (Sylvie)
Départ skis aux pieds à 9h pétantes du refuge après un super petit-déjeuner. Conditions météo : grand bleu, pas un nuage, température frisquette : -5 °C, BERA 3. Programme initial du jour « le tour de la tête de Rissace ».
Nous voilà donc partis dans le vallon Albert (même départ que celui du jour 1) en empruntant les pistes de ski de fond jusqu’au hameau de la Riaille, puis montée le long du torrent (boarder cross).
Vers 2250 m le vallon s’élargit et nous arrivons au replat : paysage splendide. Traversée du long mais magnifique replat. Nous arrivons alors au pied de la coulée de nos deux amis Italiens rencontrés le dimanche ! La plaque est vraiment impressionnante, la neige est partie sur presque toute la face nord ouest de la tête de Rissace jusqu’à la terre. Ils ont eu vraiment beaucoup de chance !
 
Après discussion, un peu refroidis par l’ampleur de la coulée, changement de plans, nous ne ferons pas le tour par le col Albert car raide et très souvent plaqué. Nous décidons de tous monter au Col Allongé en contournant la coulée.
Du col, vue splendide sur la vallée de Saint-Véran, le Pelvoux, les Écrins …
Le festival de la descente peut alors commencer ! 5 à 10 cm de neige poudreuse sur fond dur.
Il n’y a alors plus que d’excellents skieurs et skieuses ! Chacun.e laisse sa trace en poussant des petits cris de joie!
En arrivant au bas de la coulée, Christine et Philippe nous proposent une petite recherche DVA grandeur nature. Christine cache un DVA dans les blocs. On se rend rapidement compte que se déplacer dans la coulée n’est pas si facile et que c’est mieux à pied qu’à skis … Exercice pratique très intéressant.
Reprise de la descente toujours en petite godille.
Arrêt Pique-nique : plein soleil sans vent.
Puis le groupe se sépare en deux, 4 courageux décident de profiter de ces conditions *****. Ils s’offriront un petit bonus de 200 m de dénivelé supplémentaire dans le col sans nom à droite du Queyrellet.
Retour au refuge par le boarder cross. Douche chaude, parties animées (et sonores !!!) de scrabble, Code name et tarot.
Excellent repas comme tous les soirs. Journée parfaite !
 
Jour 4 (Véronique)
Départ de bon matin, skis aux pieds après un copieux et délicieux petit-déjeuner pour rejoindre les véhicules et nous diriger vers le Pont de l’Alpe, la rando préférée de Sylvie, les recherches de balade près de notre refuge la veille n’ayant rien donné (nous avons écumé les possibles sécurit les jours précédents !)
Adieu Queyras, bonjour le Briançonnais qui nous accueille avec soleil et neige étonnamment bonne. Il fait chaud ! Parcours magnifique vers le col Robert. « Petit » dénivelé de 700 m d’où l’on aperçoit la Meije et monts et merveilles, tout de blanc enveloppés.
 
Dernière descente, dernières traces dans les recoins de poudreuse.
Pique-nique au pied de la chapelle … Ah mais non devant le refuge UCPA. Comme dit Eric ça change vite chez MSR  🙂
Sylvie « œil de lynx » nous trouve des bouquetins à admirer juste en face de nous.
Retour aux voitures pour trinquer sur le capot d’un cidre sorti magie-magie du coffre de Patrick.
 
A la nôtre et merci chacun chacune d’avoir rendu ce séjour si plaisant !

Le Grand Rocher

Avec Aude, Christine J., Michel C. et Guy

Une rencontre avec Philippe G. qui me vante la qualité de la neige au Grand Rocher et nous décidons d’aller vérifier. Pourquoi aller loin, si nous pouvons nous régaler avec une bonne neige dans Belledonne sous un temps magnifique ! Petit appel sur WhatsApp auquel répondent Aude et Michel et c’est parti !

Montée tranquille et superbe dans la forêt de sapins sous un soleil rasant qui n’entame pas la qualité de la neige sur ce versant Nord. Arrivés à la croix du Grand Rocher (1926 m), nous nous élançons sur une neige légère jusqu’à la lisière de la forêt. Un régal ! Remontée à la croix, pique-nique avec panorama superbe, puis nous allons chercher un petit vallon orienté Est et bien poudreux sous l’antécime du Grand Rocher (1914 m).

 

Il faudra ensuite pousser un peu jusqu’aux pistes de fond, avant de s’élancer à nouveau dans la forêt jusqu’au chalet de Pierre Roubet dans une neige toujours super agréable. Sur le chemin il faut faire attention aux requins, puis on finit par la piste de fond, car la pente raide prise à la montée est très chargée … en cailloux !

Une bien belle sortie en très bonne compagnie.

Col de la Flachère – Le 14-01-25

Participants : Bernard, Jean-François, Jean-Luc et Guy

Nous quittons les vallées froides et grises pour percer le plafond de nuages vers 1200 m. Les températures sont encore fraiches au départ de Saint-François-Longchamp, même si les mushers se plaignent d’un temps trop doux !

Montée facile à l’ombre avant de rejoindre le soleil quelques centaines de mètres avant le col de la Madeleine. Après le col, une traversée en dévers nous oblige à mettre les couteaux (enfin pour ceux qui ne les ont pas oubliés …). Heureusement le portage sera court pour l’étourdi qui préfère déchausser plutôt que de risquer une glissade dangereuse. Puis on redescend pour rejoindre le vallon de la Rave que l’on remonte jusqu’au col que l’on voit de loin, mais que l’on n’a pas encore bien identifié. Il est à gauche de la Tour de la Flachère qui, elle, est bien identifiable. On dépose une couche, puis deux, puis trois; Il fait chaud, très chaud même !

Pique-nique au sommet avant d’engager la descente qui est très bonne jusqu’à 2100 m environ. Ensuite on skie sur une couche très dure, voire glacée. Côté St-François, on prend d’abord les pistes, puis Jean-François et moi tentons le hors-piste qui est très variable, bien que le bas soit étonnamment bon.

Une très belle randonnée que Jean-François nous a fait découvrir. A conseiller sans modération.

Pravouta, le 16-12-24

Participants : Carine, Martine, Bernard, Eric, Marc, Jean-Michel et Guy

Une belle journée ensoleillée à ne pas manquer ! Mais il est permis de manquer l’heure du rendez-vous, mais pas trop. Petit rappel : l’heure fixée est l’heure de départ du RdV, pas l’heure d’arrivée au RdV …

Arrivée au parking sous le col du Coq à 10h. Il fait déjà chaud ! Qui a dit que c’était trop tôt ? Le même que celui qui était en retard au RdV ? Hum !

Oui il fait chaud, alors très vite, ceux qui avaient gardé 3 ou 4 couches commencent à se liquéfier en arrivant au col des Ayes. Montée par la pointe Sud-Est de Pravouta qui a déjà bien pris le soleil. Au sommet, Jean-Michel dévore déjà son sandwich, mais nous descendons vers la petite cabane de Pravouta sur le versant ouest qui n’a pas encore vu le soleil. C’est très très bon. Mais Carine n’a pas trouvé son rythme. Alors après le pique-nique à la cabane, nous repeautons et retour au sommet. Nouvelle descente excellente et nous nous rapprochons au mieux du chemin vers le col du Coq.

Petite info : L’Estive du Haut est ouverte 😉

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