le ski autrement

Auteur/autrice : Marc Bertier Page 1 of 8

Col de l’Evèque (2250m) depuis le Pleynet – 800mD+

Aude, Philippe et Marc – BERA 2

Les prévisions météo faisaient miroiter une belle journée sans vent, en tout cas jusqu’en début d’après-midi, et ce fut le cas. Mais mes (Marc) propositions un peu prétentieuses de tenter de s’attaquer au Col de Vouteret, voire au Pic des Cabottes ont refroidi bien des ardeurs ! Nous sommes donc partis à trois, seulement. Un peu de portage sur la moitié du trajet jusqu’au chalet du Pra.

Les difficultés ne sont pas arrivées où nous les attendions. La montée dans les vernes au pied du Rocher de l’Evèque était bien gelée et de surcroit détruites par les traces de descente. Et je n’ai pas vu qu’Aude était en galère. Heureusement le chevalier Philippe est descendu lui donner un coup de main… et lui remonter le moral.

Le cadre magnifique du vallon de l’Evèque aussi ! Mais le temps et l’énergie consommée nous ont fait revoir l’objectif fortement à la baisse : passer le Col de l’Evèque suffirait à Aude et moi. Philippe monte 200m plus haut dans le vallon, mais sans trouver la bonne neige qu’il espérait. Il nous rejoint au col pour le casse-croute.

La descente pour rejoindre le Vallon du Pra, n’est « pas si pire », mais quand même croutée par moments et le virage sauté est bien utile. Retour à la voiture sans problème autre que les cuisses qui chauffent.

Bon, on a pris un but, c’est vrai, mais en bonne compagnie ! Et puis il faut bien essayer de sortir (un peu) de sa zone de confort, non ? Problème, pour cette saison, je crains que le secteur soit un peu à oublier ! Sauf changement de conditions !

 

Séjour au refuge de Terre Rouge (Valmeinier) – 4-7 mars 2025

——————– Première version ————–

Véronique, Philippe G, Philippe D, Philippe R, Nicole, Armelle, Arnaud, Guy, Eric, Bernard, Roberto, Jean-Luc, Jean-Michel, Yves, Thierry, Marc

Départ vers 09H30 du parking de Grange Bernard 1690m au bas de la station de Valmeinier 1800 pour une montée « assez tranquille, mais désordonnée », à 16, en rive droite de la vallée de la Neuvache pour arriver juste pour le pique-nique au chaud à 12H00 au refuge de Terre Rouge 2182m, où nous accueillent Gaspard le gérant et ses deux assistantes, Chloé et ???

J1 – Groupe « Doux », par Marc

Après la montée « désordonnée » du matin, pas question de renouveler ça cet après-midi ! Nous partons à 9 (seulement !) faire un petit tour dans les bosses à l’Est-Sud-Est du refuge (dont la « Bosse à Marc », 2355). Nous poussons légèrement plus loin jusqu’à dominer « les Grands Lacs », vers 2500. Courte, mais jolie descente vers le refuge face au soleil.

J1 – Groupe « Pas Doux », par Bernard

Vers 13H00 un groupe de 7 participants ( Les 3 Philippes, Guy, Thierry, Roberto et Bernard ) se constitue sous l’impulsion de Bernard pour tenter le Passage de la Pissine 2699m (ça doit être le nom qui l’a inspiré…), après un long faux plat descendant puis montant qu’il faudra refaire au retour ! on commence une succession de vallons assez tranquille pour arriver au Passage et ensuite au très beau point de vue sans vent juste au dessus à droite coté 2724m où l’on s’attardera pour contempler les Aiguilles d’Arves, l’Aiguille de l’Épaisseur, la vallée de la Neuvache jusqu’à la Maurienne qui nous semble toute proche. Une descente, qui ne sera pas d’anthologie, dans une neige très changeante pour un retour vers 16H00 au refuge pour déguster une excellente Bière de la brasserie du Galibier à Valloire, et demain sera un autre jour…

J2 – Groupe « Doux » (par Eric)

Le sur-groupe de 16 s’étant scindé en 2 pour être gérable, le groupe MSR « doux » a laissé le Mont Thabor aux « durs » et se dirige vers Roche Noire (3067m). Roberto, qui a passé une mauvaise nuit, reste au repos ce qui permet à Marc de bénéficier d’un bon coupe-vent !

Une belle montée tranquille… jusqu’à la pente sous le sommet qui devient bien raide (bien assez pour moi !). Comme la neige est bien dure et qu’un groupe avant nous semble avoir un peu galéré, on met les couteaux et c’était la bonne décision. 

Il n’y a pas des tonnes d’espace sur l’arête mais on trouve tous une petite place. On laisse les skis et on va facilement jusqu’au sommet à pied.

La vue est vraiment magnifique à 360° et tous les grands sommets en vue, avec entre autres les aiguilles d’Arve très belles sous cet angle. Mais le vent reste soutenu toute la journée.

Pour la redescente de la pente sommitale, Marc sera le seul à faire de beaux virages serrés, les autres préfèrent un prudent dérapage. Descente dans une neige globalement bonne mais pouvant être soudain très changeante, donc prudence. 

Pique-nique à mi-pente, puis retour au refuge et après-midi tranquille.

J2 – Groupe « Pas Doux » – Le Mont Thabor, 3180 m (par Philippe D)

Armelle – Arnaud – Guy – Jean Michel – Philippe D. – Philippe G. – Thierry – Véronique.

9 heures : c’est tête baissée face à un vent glacial que nous remontons le vallon de Neuvache sur près de 3 km. Les premières pentes qui s’offrent à nous, à proximité de Plan Borel, nous amènent à faire un choix de parcours : c’est la « trace de Marc » qui est choisie. Elle va nous conduire au col de la Chapelle en passant sous le col de Valmeinier par de beaux vallonnements et des pentes raisonnables. Arrivés au col à 2940 m, les pentes se redressent : pour plus de sécurité, il est sage de « chausser » les couteaux. Après la traversée d’une combe bien ensoleillée et abritée du vent, l’épaulement nous amène en vue de la chapelle érigée près du sommet. Tout le groupe y parvient avant 13 h.

La vue est dégagée à 360°. Chacun s’essaie à reconnaître les sommets qui se détachent à l’horizon : les Écrins, la Meije, le Pelvoux, les aiguilles d’Arves sont facilement identifiables, quant aux autres, l’application dont dispose Arnaud nous permet d’en reconnaître quelques-uns.

Le vent est glacé et bien que nous aimerions nous attarder un peu plus devant ce panorama, nous décidons de redescendre afin de trouver un endroit abrité pour prendre notre pique-nique.

Pour « dépeauter » nous nous réfugions à l’abri de Notre Dame des Sept Douleurs (elle porte bien son nom !) qui est, pour l’heure, barricadée et emballée comme un paquet cadeau dans l’attente de son déplacement. (Explication : le réchauffement climatique entraîne la fonte du permafrost et notre chapelle risque de redescendre dans la vallée (!), ce qui ferait perdre beaucoup d’intérêt au pèlerinage dont elle fait l’objet chaque année au 15 août).

Le retour nous offre quelques belles pentes que nous avions repérées à la montée. Avec même un peu de poudreuse inespérée mais appréciée. La suite alterne entre neige dure, croutée, moquettée, cartonnée, traffolée, etc. C’est selon l’exposition, la pente, le vent et sûrement bien d’autres raisons encore. Il y en a pour toutes les spatules.

Après le passage dit de « la pierre du déjeuner », de longues traversées nous ramènent au refuge sans trop pousser sur les bâtons, pour le goûter, la douche (froide), les échecs, le scrabble, le tarot, la belote, la lecture, etc.

Une belle journée.

J3 – Groupe « Doux » (par Marc)

Nicole, Eric, Yves, Bernard, Roberto, Philippe R et Marc (J-Luc est resté garder le refuge !)

Ce matin nous tentons de suivre l’exemple de nos camarades « Pas doux », montés hier au Mont Thabor (3178m), mais le vent (sud ou sud-est, je pense) s’est renforcé et du coup, la « montée à plat » sur env 1,5km, puis la montée jusqu’au dessous du col de Névache sont vraiment fraiches. Je m’écarte souvent de la route/trace que j’avais préparée et qui avait bien convenu aux « Pas doux », mais sous le contrôle de Bernard, on reste sur un cheminement sûr et efficace. Nicole a du mal à se réchauffer. Vers 2850-2900, on fait une pause bien utile. J’ai commencé à dire que je n’irai plus très loin, mais avec le combiné 1/ encouragements de Bernard, 2/ ses menaces de ne plus me parler et 3/ un gel énergétique, je repars comme en 40 ! Curieusement l’approche du col de la Chapelle, on a un passage un peu moins venté (et ça vient de derrière) et au delà, ça sera « moins pire » que nous craignions !

Arrivée au col, Nicole doit faire demi-tour à cause du froid et Eric se propose très gentiment pour l’accompagner. Mille mercis à lui.

Nous reprenons à 5, avec les couteaux par précaution et rencontrons plusieurs groupes aux alentours de la Chapelle. Pas de sieste au sommet ! On dépeaute à l’abri et prenons fissa le chemin du retour. Assez naturellement nous descendons un peu plus directement par le chemin d’été et « la Pierre du Déjeuner » et éviterons ainsi de devoir pousser pour rejoindre le refuge. La neige est très changeante, mais souvent très correcte, voire mieux.

Nous retrouvons Nicole et Eric au refuge.

Intermède

Au soir du deuxième jour, Jean-Luc nous propose son « éloge de la file indienne ». La suite prouvera qu’il reste du boulot !

J3 – Groupe « Pas Doux » – Roche Noire par le vallon des Grandes Culées

Avec Armelle, Véronique, Arnaud, Philippe D., Philippe G., Jean-Michel, Thierry et Guy

Comme les jours précédents, c’est un départ tranquille à 9h00 pour le groupe des « Dours ».

Ce matin, le vent s’est renforcé. Heureusement, nous ne prenons pas le long vallon de la Neuvache, mais nous montons directement à l’Est vers les Angeliers et nous dirigeons dans le vallon des Grandes Culées. Le vent n’est pas trop froid et nous sommes un peu protégés. Bref, c’est pas si pire ! La pente est régulière et il n’est pas utile de mettre les couteaux avant d’arriver au pied du col de Mont Froid.

Thierry fait un détour jusqu’au col, puis nous rejoint au sommet. Nous déposons les skis au pied d’un rocher vers 3050 m et poursuivons à pied sur la crête enneigée jusqu’au sommet de Roche Noire. Très belle vue, mais le vent nous incite à nous réfugier au pied de ce rocher. Nous y prenons un en-cas, enlevons les peaux et nous lançons en traversée prudente dans la pente, car la neige est bien dure et trafolée.

Vers 2800m, Philippe D et Arnaud nous quittent pour réaliser une seconde ascension vers la pointe 3014, et s’arrêteront sur la crête à près de 3000 m.

Le reste du groupe se contente de descendre vers un point bien abrité pour terminer son pique-nique et profiter du décor.

En observant bien les pentes, nous trouverons de bons secteurs de neige pour réussir cette descente plutôt agréable, et rejoindre le refuge vers 14:30, où nos amis se reposent.

J4 – Groupe « Doux » par Marc

L’an dernier nous avions fait une première visite rapide à la vache de la Combe qui domine le refuge. C’est une voie alternative pour monter à Roche Noire par le Sud-Ouest. Nous croyions naïvement que l’orientation nous mettrait   à l’abri du vent, mais ce ne fut que partiellement vrai.

Partis 15 min plus tard que nos copains, mais plus disciplinés, nous allions les rattraper lorsqu’un p’ti malin (moi) a proposé de monter vers le versant Nord (orienté au sud) de la Combe pour aller chercher la « transfo », je suppose ! En fait on a trouvé… du béton… et des rafales redoublées ! Mauvaise pioche.

Qu’à cela ne tienne, Bernard suggère l’autre versant (Sud, orienté au Nord !)… pour aller profiter d’une poudre de rêve ! Re-mauvaise pioche, c’est tout crouté !

Peu importe, au fond, on s’en tire pas si mal, mais le jour où nous monterons et descendrons cette combe de la Vache dans de bonnes conditions (poudre ou moquette, peu importe !), je crois que ce sera vraiment top ! à suivre l’an prochain !

J4 – Groupe « Pas Doux » (par Véronique) – Col de Mont-Froid

Guy, Philippe D., Philippe G., Philippe R., Armelle, Arnaud, Jean-Michel, Thierry, Véronique

En cette quatrième journée de notre séjour, la météo s’avère suffisamment bonne pour envisager une petite rando avant que de s’en retourner prendre une douche plus que nécessaire à la maison.

Deux groupes se forment au départ, le groupe des doux et le groupe des pas doux.

L’idée est de suivre le même parcours dans la combe de la vache mais de monter un peu moins haut (ad libitum) pour les doux.

Les pas doux partent un peu en avance pour faciliter le suivi des troupes.

Nous cheminons tout d’abord vers les Angeliers. Guy suit tranquillement le fond de ce vallon pour monter progressivement tandis que le reste de la troupe prend la pente de gauche, plus raide. Entre la pose de couteaux pour les moins aguerris et quelques conversions douloureuses, devinez qui a gagné !

Les doux, qui ont pris le même itinéraire que Guy, finiront d’ailleurs par nous rattraper…

Mais, toujours déterminés, les pas doux remontent la Combe de la Vache, en rive gauche du ruisseau des Perches et, après un passage très ventilé (basculant sur le Vallon des Grandes Culées) arrivent au col de Mont-froid (3020m) sous Roche noire. La vue sur les Écrins est toujours aussi fabuleuse et le vent relativement clément, c’est le bonheur.

La descente, au-dessus de la rive droite du ruisseau, est globalement bonne dans une neige plus ou moins dure et quelque peu changeante.

Au refuge, nous retrouvons les doux, dont certains sont déjà plongés dans une sieste profonde, et nous jetons sur le pique-nique.

Complément par Philippe D

Petit manuel à l’usage de ceux – et j’en suis – qui se sentent fort démunis face à ces neiges changeantes voire pourries : https://www.montagnes-magazine.com/pedago-les-differents-types-neige
Mais après la théorie, il faut passer à la pratique… et ça c’est pas gagné !

 

Retour aux voitures par Marc.

Après regroupement au refuge, il nous faut le quitter et descendre aux voitures. Oui, mais par où ? That’s the question! Jean-Michel nous convainc que le long du ruisseau de la Neuvache, c’est bon. Nous nous y lançons à 16, mais avec cette fois-ci beaucoup plus d’ordre. Avec le soleil dans le dos, cette descente est vraiment splendide. Et le « boarder-cross » promis par Gaspard et craint par moi, n’est pas du tout inquiétant. Ça passe très bien ! Merci Jean-Michel.

Petit encart d’un amoureux de la montagne habitant malheureusement loin d’elle, par Yves C

Grace aux bons soins de Marc, j’ai pu m’insérer depuis 2 ans au sein de la communauté MSR qui m’a gentiment accueilli et intégré dans un esprit convivial et sportif.

Ce dernier séjour au refuge de Terre Rouge avec 15 compagnons (et gnonnes ?) de l’asso m’a de nouveau ravi et démontré que sans préjugés sur les niveaux sportifs respectifs de chacun il est possible d’organiser démocratiquement des randonnées en montagne dans le respect de la sécurité et du plaisir de chacun.

Bravo à vous tous pour ce subtil équilibre et principalement aux membres du bureau qui ont su mettre en place les règles de fonctionnement adhoc. Longue vie à MSR !

Lac (?) des Escombailles – 19/2/2025

Björn, Jean-Luc et Marc

Quelques MSR sont à contre-temps du groupe sorti hier. Il est vrai que les prévisions météo étaient médiocres. 

Nous trouvons une place juste après le pont de Bachat-Boulou, ce qui me permet de mettre à jour la situation « officielle » de la piste de rando de Chamrousse. Désormais, le départ balisé se fait (ou devrait se faire) entre le périmètre réservé aux scooters des neiges et la piste sous le pont par un étroit accès à l’extrémité Est du pont ! Le départ plus loin, à la sortie de la boucle de la route de B-B est le départ du balisage pour les raquetteurs.

Le ciel est plus clair que prévu et la montée est agréable, jusqu’à la crête où le vent de sud mais bien frais nous surprend. A la Croix nous déposons skis et sacs à l’abri du poste de secours et allons boire une boisson chaude. Nous nous accordons sur l’idée de passer par les cols des 3 Fontaines et de la Botte pour descendre le vallon des Escombailles (merci à Bernard D qui m’a fait découvrir récemment cet incontournable !). Excellent choix : le vallon est à la limite du soleil et à l’abri du vent. La neige y est très correcte (voire mieux selon moi !). Seul bémol, la descente pourrait faire 100mD de plus, ce serait parfait. La montée pour revenir au col de la Botte est très agréable. Nous retrouvons progressivement plus de vent à la Croix, mais moins qu’à l’aller.

Descente et retour à la voiture pour clore une petite balade bien plus chouette que nous n’espérions.

Pti tour à Chamrousse, 14/2/2025

Robert Bresson, J-François Michon, Marc Bertier.

Roberto cherchait des compagnons de sortie pour ce vendredi. J-François propose d’aller jeter un coup d’oeil en Maurienne et moi d’aller moins loin et d’essayer de monter vers le Grand Sorbier. C’est cette idée que l’on choisit.

A 8h, nous quittons la place des Tuileaux et prenons Roberto au vol à Uriage. Nous arrivons à Bachat-Boulou sans passer au dessus des nuages, mais le soleil n’est pas loin. Bonne surprise en cours de nuit la pluie a été suivie par la neige : 5 cm au parking. La montée sur la piste de rando est très agréable, car nous sommes bientôt au soleil et la nouvelle neige est plus épaisse. En approchant de la crête, on découvre la foule sur la face sud de Chamrousse, mais aussi et surtout le vent du Nord, attendu, commence à se faire bien sentir. Arrivés à la Croix, nous dépeautons pour nous précipiter vers les Lacs Robert. Si on est vite abrité du vent, on retombe dans un nuage très dense et glacial. Au pied du télésiège, notre fougue pour au moins essayer de nous lancer vers le Grand Sorbier a été réduite à 0. On se précipite hors du frigo en direction du col des Lessines. Bien sûr, on retrouve en même temps le soleil et le vent. J-François aurait bien attaqué les Vans, mais pour ma part, la dynamique est cassée. On repart donc vers la Croix sans même descendre vers le lac des Escombailles. De retour sur les pistes, c’est plus du tout la liesse de tout à l’heure. La visibilité est par moment très réduite, même si la neige est excellente.

Nous avons bien trouvé le retour direct sur la trace de montée, mais ce n’est pas un bon plan de rentrer par là car le croisement avec les randonneurs à la montée présente de sérieux risques d’accident.

C’était la première sortie à ski de rando pour Roberto !

Séjour au Habert d’Aiguebelle (6-8/02/2025) – Saison 7, ép. 2/2

Véronique G-C, Philippe G, Bernard D, Matis T, Björn G, Marc B

 

De g. à d. Marc, Matis, Bernard, Véronique, Philippe. Björn est derrière l’app. photo

Jour 1 : Le plan caché de Marc (moi)

Au départ du 2° séjour MSR-2025 au Habert d’Aiguebelle, nous sommes de nouveau 6. Arrivée au parking de l’Olagnerie vers 9h15, en même temps que Lise et Amaury, les gardiens du Habert. Nous sommes passés au dessus du couvercle nuageux, mais encore à l’ombre et démarrons skis sur l’épaule sur la route noire pendant 1km. Montée du boarder cross sans grande difficulté mais l’enneigement parait un peu déficitaire. Nous trouvons le soleil à proximité immédiate du refuge. Nous allégeons nos sacs avant de poursuivre, mais vers quel objectif ? Je propose de façon trop confiante, de profiter des conditions de neige très stables pour tenter de monter au Pas du Pin. Il est impressionnant vu de face depuis le refuge, mais je l’ai exploré à pied fin octobre et il m’a semblé négociable. Surtout, j’annonce la cotation de montée F sur Skitour (cotation confirmée depuis : Difficulté de montée : F Difficulté ski : 3.3 E1 Pente : 38°/100m). Et puis, c’est court, en A/R et à vue. Björn ne donne pas suite et monte tranquilou au col de l’Aigleton. Nous ne commettons pas l’erreur de retarder la mise des couteaux, mais Véronique, peu inspirée par la neige trafollée et gelée, commence avec nous puis s’arrête lorsqu’elle sent que descendre ce qui nous domine risque de ne pas être une partie de plaisir. Un peu plus haut Philippe prend la même décision. Bernard, Matis et moi continuons en suivant une trace bien ravagée par les descentes. La pente commence à se redresser et il sera bientôt peu pratique de dépeauter avant  une petite plateforme 50mD plus haut. Matis n’est pas suffisamment à l’aise dans ces conditions pour poursuivre et je l’assure pour le passage en mode descente. Il faudra qu’il passe récupérer un couteau qui a pris la tangente et dont Philippe a bien repéré la position. Bernard et moi poursuivons jusqu’à la petite plateforme et choisissons de faire les 100 à 150 mD+ restant en crampons et sans les skis qui nous attendrons sagement ici. Nous nous lançons dans cette partie finale et, sans difficultés majeures, nous atteignons la sortie où nous retrouvons le soleil. Nous sommes contents d’avoir atteint cet objectif, mais personnellement, je ne suis pas très à l’aise d’avoir engagé nos camarades dans cette tentative. Et je ne regrette pas d’avoir laissé les skis plus bas, car ça ne décaille pas du tout et la dameuse n’est pas passée pour lisser le passage ! Retour aux skis, chaussage et plus bas, nous retrouvons l’équipe (sauf Björn) pour un retour au habert dans une neige… qui ne restera pas dans les annales ! Björn nous rejoindra qqs minutes plus tard.

La morale/la leçon de l’histoire : la stabilité de la neige (pas de risque de départ de coulée) n’est (évidemment) pas le seul critère à avoir en tête et mon envie n’aurait pas dû me conduire à faire cette proposition. Pour ma « défense », j’ai l’impression que les décisions de chacun de ne pas continuer ont été prises avec suffisamment d’anticipation pour ne pas tourner à des galères.

Jour 2 – Cime de la Jasse 2478m

Hier, nous avons bien discuté du programme du jour. Sans aucune originalité, ce sera la Cime de la Jasse (750mD+ depuis le habert). Jusqu’aux lacs de Vénetier, nous croisons et recroisons moult fois les raquetteurs qui étaient avec nous au refuge. Le soleil est de la partie, mais un renforcement du vent est annoncé. Effectivement, les 100 derniers mD+ sont -disons- frisquets. On passe vite fait au sommet avant de plier les gaules pour rejoindre plus bas une zone un peu plus abritée. De nouveau la neige reste dure et vu qu’elle est trafollée dans tous les sens, le « toucher » de neige est rien moins que cahotique !

Le pique-nique se fera… sur  une table de la terrasse du habert, au soleil. Après ça, ce sera causette, sieste, tarot, lecture selon les goûts de chacun.

Jour 3 – Pas de la Coche – et 2160m vers Pointe du Sifflet

Ce matin, le ciel est couvert mais le vent semble faiblir. En tous cas, comme on se dirige vers le pas de la Coche, on est abrité du sud-est. On monte tranquillement sur le passage le plus classique.

Arrivés au col, le ciel nous fait la surprise de se dégager par moments. Le vent est effectivement inférieur à ce que l’on craignait. Nous poursuivons vers le Sud en direction du point coté 2134m, que nous laissons sur notre gauche en visant un point non coté qui doit être à 2170.

Bernard et Philippe dans la lumière hivernale

Björn et Matis s’y propulsent pendant que Bernard… (mais chut, j’dis rien !). Je les rejoins puis nous nous regroupons un peu plus bas et entamons la descente qui s’avèrera la meilleure du séjour. Au dessous du Pas de la Coche, la neige est assez bonne vers la gauche, mais sans dépasser les panneaux de zone de tranquillité des tétras-lyres. Retour au habert. Pique-nique en plein soleil, café et on reprend la direction des voitures. Le boardercross n’est pas très bon, mais on a vu bien pire. Arrivée aux Tuileaux vers 13h ou 13h30.

Un séjour au habert d’Aiguebelle, c’est quand même une valeur sûre. En bonne compagnie et même en conditions très moyennes on passe un bon moment dans un cadre magnifique et sans faire trop de kilomètres.

Brèche Sud des Lacs Robert – 1° février

Alain Moreau, Marc Bertier – 850mD+

C’est de nouveau la brouillasse en vallée et beau temps en altitude ! Avec Alain on en profite pour monter à Casserousse pas trop tard pour avoir une place pour nous garer. Nous passons au dessus du brouillard vers 1500m, mais à cette époque le soleil reste caché jusqu’aux Brèches. Il est tombé 2 ou 3 cm de neige cette fin de nuit et dans ces conditions, la montée par le Lac des Pourettes est toujours splendide. La trace vers la Brèche sud est belle comme nous l’a dit Claude P. mais la pente est assez raide et certaines conversions sont délicates. La sortie au soleil à la brèche est magique… tant qu’on n’est pas en vue directe de la queue du télésiège. Nous contournons les lacs par le SW, en les surplombant d’une cinquantaine de m. puis nous montons dans la combe ensoleillée qui sépare le télésiège (à l’ombre) de la via ferrata. Puis nous laissons le départ de la piste de Casserousse et montons à la Croix. Descente par l’Olympique dames jusqu’au col de la Balme. Nous retrouvons le brouillard où nous l’avions laissé.

Encore une belle balade !

Séjour au Habert d’Aiguebelle (24-26/01/2025) – Saison 7, ép. 1/2

Martine B-W, Pierre W, Yves C, Ludovic C, J-François M, Marc B.

Les conditions météo n’étaient pas très favorables, mais nous nous sommes régalés…

Jour 1, ven. 24 : La Dent du Pra 1 – MSR 0

Départ des Tuileaux à 8h30. Il a plu assez haut ces derniers jours et les prévisions ne sont pas très riantes. Du parking de l’Olagnerie (fin officielle de l’accès en cette saison) jusqu’au dernier parking d’été, la route est noire et il y a donc une petite demi-heure de portage. On chausse à la prise d’eau du Muret et atteignons le habert d’Aiguebelle sous un ciel finalement dégagé ! Après avoir posé qqs affaires, nous poursuivons dans des conditions inespérées. Comme les journées suivantes ne s’annoncent pas sous le meilleur jour, nous envisageons une tentative vers la Dent du Pra par les Lacs de Vénetier. A l’approche de ceux-ci, Yves, Pierre et moi laissons Martine, J-François et Ludovic se lancer dans l’ascencion du couloir. Ils « tricottent de belles conversions » dans la pente soutenue, mais la partie exigente est plus longue qu’il n’y paraît et peu après qu’ils n’aient quitté notre champ de vision, ils remettent au lendemain la première de Ludovic et J-François à la Dent du Pra.

Nous nous retrouvons dans la descente pour le retour au Habert. Neige bien meilleure que nous ne pensions.

Sieste, Tarot, Uno, repas et dodo.

Jour 2, sam. 25 : La Dent du Pra 1,5 – MSR 0,5

Hier soir, les indications sur la météo du jour n’étaient pas très détaillées et pas terribles… et notre discussion est restée très informelle, trop ! Si bien que l’on démarre vers 9h (je crois) sans objectif très clair (Ouh, que c’est mal !) : Col de l’Aigleton pour commencer et après ? -ben, faut voir !- peut-être descendre 300m sur le versant Est à remonter ensuite ; ou bien nouvelle tentative vers la Dent du Pra depuis le col de l’Aigleton, grande classique qu’aucun de nous n’a déjà faite (sauf probablement Martine, il y a bien longtemps mais il y a prescription !) avec des passages réputés raides.

Montée vers le col de l’Aigleton

Après une petite hésitation levée grâce aux traces oranges « rando hivernale » récemment diffusées par Fondation Petzl sur Iphigénie, nous trouvons une belle trace qui part plein Nord au ras d’un premier rocher à contourner. Les deux premières conversions sont… « exigeantes » et il y en aura un bon nombre à enchaîner dans deux assez longs passages bien raides. En revanche, nous sommes maintenant au soleil et le vent est moindre, ça aide un peu (ou du moins ça ne complique pas !).

Les 2 passages raides entre Col de l’Aigleton et Dent du Pra

Nous arrivons finalement au point de bascule où l’on rejoint la montée depuis le vallon de Vénetier. Le sommet n’est plus qu’à 100mD+, mais nous ne nous y engageons pas. Disons « Partie nulle » pour aujourd’hui !

Les tenants de « la pause pique-nique à tout prix » ne l’emportent pas en raison du vent pas glacial, mais prononcé, et nous redescendons jusqu’au Habert en profitant de nouveau d’une neige pas très abondante mais très agréable.

Bis repetita : Sieste, Tarot, Uno, repas et dodo.

Jour 3, dim 26 : une journée d’exception

Hier soir, la sortie du jour a été mieux préparée. Prévisions météo dont la précision nous laisse perplexes : le vent doit se calmer dans la nuit et une chute de 15cm de neige est attendue, suivie d’une matinée de grand beau avec retour du vent (et iso 0° à plus de 2000m paraît-il !!!). Tout cela se révèlera strictement vrai, sauf l’iso 0°. Nous prévoyons de passer au petit déj avant les 25 personnes du groupe Schneider. Bien nous en a pris ! Car le « Sas d’entrée » avec une trentaine de personnes préparant leur départ, c’est chaud ! Mais ça s’est bien passé. Ma mauvaise idée de ne « pas démarrer avant 9h » a heureusement été abandonnée et nous sommes partis vers 8h30, presque les premiers dans le vallon. Nous avons un peu tracé dans une neige magnifique, avant de trouver les traces de 2 ou 3 personnes plus matinales qui ont bifurqué vers le Pas du Pin pour les uns, vers la Dent du Pra pour les autres. Nous avons à nouveau un peu tracé puis retrouvé une magnifique trace de montée au Col de la Jasse, en plein soleil.

Peu après celui-ci, en direction de la Cime de la Jasse, nous avons retrouvé beaucoup de vent et des rafales limite tempétueuses. Comme nos deux devanciers, nous avons décidé de ne pas poursuivre et, magnifique surprise, ils sont retournés vers la Bédina, nous laissant le soin d’ouvrir toute la descente. Seul un nouvel arrivant qui venait de nous rejoindre, nous a précédé mais sur un couloir plus raide. Sans mentir, il a descendu les 250m en moins de 30 secondes et pas plus de 4 ou 5 virages peu prononcés !!!

Et là, ça a été le festival ! à 6 dans la pente, nous avons tout tracé sur 50m de largeur, pendant que « tout Grenoble » montait en ribambelle presque continue.

Et v’la l’travail ! Toutes les traces de descente sont de MSR, à l’exception notable de celle du couloir central (voir texte)

Même chose dans la suite de la descente. Au passage, nous avons croisé Arnaud et Armelle. Arrivée au Habert vers 11h (je crois !). Pique-nique au chaud… et retour aux voitures à ski jusqu’au bout !

Col d’Emy – 19/01/2025

Maud A, Christine C, J-François M, Bernard D, Philippe, X, Y, Marc B.

Pour mémoire : Départ des Karellis, vent fort au col et un chauffeur (moi) nous fait friser la panne sèche !

Objectif : les Vans ou l’embarras des choix – 4/01/2025

Sortie avec Jean-Michel, Bernard, Patrick et Aline.

A la permanence de vendredi, les discussions vont bon train au sujet de la météo pas terrible et aléatoire pour le week-end. Vaut-il mieux sortir samedi ou dimanche ? A la Scia, aux Vans ou aux Rochers du Parquet ? L’embarras des choix, surtout pour moi. Au final, une sortie samedi avec comme objectif les Vans, si la météo, comme souvent, est pessimiste, une dimanche, dans le Vercors, aux Rochers du Parquet.

Après moult réflexions en soirée, je me décide pour les Vans avec Jean-Michel, Bernard et Patrick. Départ 7h30, un peu plus tôt que d’habitude pour tenter les Vans avant l’arrivée du mauvais temps. Heureusement que je suis à l’heure, car les gars allaient partir sans m’attendre, croyant que j’avais choisi les Rochers du Parquet.  Mais c’est ma faute, je n’avais pas envoyé le petit sms qui va bien, mea culpa.  C’est pour me faire pardonner que je fais le CR. 😉  Surtout, que bons princes, comme je suis là et que j’ai déjà fait 2 fois la Scia, on ira à Chamrousse. Merci les gars !

Autre choix encore à faire : d’où on part ? De Casserousse ou de Roche Bé ou de Bachat-Bouloud ? Allez, on a encore le temps de se décider, se mettre d’accord dans la voiture, dit Jean-Michel. On opte à l’unanimité pour Casserousse.

On chausse avant 8h30 avec quelques autres jeunes randonneurs. Il fait grand bleu mais pas chaud comme toujours à Casserousse. La piste est un vrai billard, fraîchement damée. La montée par les Pourrettes se passe sans encombre, sur une neige froide donc douce, si ce n’est qu’on se fait largement doubler par  des collants-pipettes, pratiquant sûrement le ski-alpinisme, qui causent du muesli potion magique qu’ils ont avalé avant de partir.

On débouche à la Brèche Nord avec le soleil, c’est bon pour le moral ! Même si on ne se leurre pas, le mauvais temps arrive derrière nous. La traversée sur les lacs Robert avec les peaux (mais comme d’hab.)  n’est pas tout confort car un peu gelée. Et hop, on enchaîne avec la montée au col des Lessines qui paraît bonne. Un petit doute pour moi quand je vois des skieurs qui ont déchaussé, mais il s’avère qu’ils descendent, penauds, ne sachant pas que cela ne se fait pas par ici.

Au col des Lessines, un petit vent s’est levé mais surtout cela s’est bien « bâché », comme disent les pros. Du coup, certains.es ont des doutes sur l’intérêt de monter aux Vans, si c’est pour descendre sans visibilité. Conciliants, les plus motivés, se rangent à la prudence avec un lot de consolation : redescendre du Col de la Botte sur le vallon des Enchaugailles ( ??? Je savais que j’allais oublier le nom), enfin la combe qui descend du côté du Lac Achard. La neige a l’air bonne, on y va tous les 4 et on ne regrette pas.  Certes, il faut repeauter. Ce que fera une 2ème fois le plus « affamé », Patrick, pour essayer de l’autre côté ; car une fois de plus on avait hésité entre les 2.

On se retrouve en haut du télésiège des Lacs Robert pour un très bref pique-nique pour ceux qui ne l’ont pas oublié. On attaque la descente de l’Olympique Dame (après avoir hésité avec l’Olympique Hommes, Ouf, ce sera le dernier choix !) sous un petit grésil, qui ne dure pas. Comme dit Bernard, on skie sur une piste « à l’ancienne », avec bosses un peu gelées,  pour finir par la piste de Casserousse qui n’est plus un billard en neige froide comme ce matin, ayant chauffé un peu. Arrivée au parking à 13h30. Chouette une 2ème journée s’annonce !

Aline.

 

Inscription aux séjours MSR2025

1/ Belledonne – Habert d’Aiguebelle
Du ven. 24 au dim. 26 jan. – 2 nuits / 3 jours – max. 8 pers.

https://framadate.org/CtO4rUw9P8IUFbcm

2/ Queyras – Ceillac – Refuge de la Cime du Mézelet – Du dim. 2 fév. au merc. 5 – 3 nuits / 4 jours – max 8 pers.

https://framadate.org/n56dKcJ8MtFBXiqB

3/ Belledonne – Habert d’Aiguebelle
Du jeu. 6 au sam. 8 fev. – 2 nuits / 3 jours – max. 8 pers.

https://framadate.org/dFECBiik7QEawbkj

4/ Briançonnais – Le Laus (Cervières) – Auberge de l’Arpelin (1745m) – Du merc. 12 au sam. 15 fév. – 3 nuits/4 jours – 8 personnes.

https://framadate.org/GX83kFSCq4DklbRG

5/ Maurienne – Valmeinier – Refuge de Terre Rouge
Du mar. 4 au ven. 7 mars – 3 nuits / 4 jours – max. 8 pers.

https://framadate.org/pYze9Oc6M1EAr9on

6/ Belledonne – Auberge à St Colomban-des-Villards
Du dim. 9 au mardi 11 mars – 2 nuits / 3 jours – max. 8 pers.

https://framadate.org/mGnhBgECPeARkIY1

7/ Galibier-Grandes Rousses – Refuge du Pic du Mas de la Grave – Du jeu. 13 mars au sam. 15 – 2 nuits / 3 jours – Max 8 pers.

https://framadate.org/6VoZ66iT2ssQiXhA

8/ Valais suisse – Col et Hospice du Grand St-Bernard
Du dim. 6 avril au merc. 9 – 3 nuits / 4 jours – Max. 8 pers.

https://framadate.org/ekFO5yKfHuFEvCWg

9/ Val d’Aoste (Italie) – 3 nuits /4 jours – à préciser aux alentours de jeu 24 avril au dim. 27

10/ Séjour avec guide pour le Tour de l’Albaron (sommet éventuel) – Du vendredi 4 au lundi 7 avril 2025 (ou du samedi 5 au mardi 8 avril) – 3 nuits / 4 jours – Max. 5 personnes

 
 
 

 

Page 1 of 8

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén