le ski autrement

Auteur/autrice : Marc Bertier Page 3 of 10

Finalement… la Dent de la Bédina, ven 12 déc

Bernard D et moi (Marc B)

On quitte les Tuileaux avant 8h30. En arrivant au parking d’hiver de Prabert, on croise Patrick R qui part pour la Jasse. Pour nous, départ vers 9h15, je crois, skis sur le sac jusqu’à la prise d’eau du Muret. Montée tranquille jusqu’à proximité du Habert d’Aiguebelle. On trouve le soleil un peu plus haut. A la séparation des trajets Jas des Lièvres vs Bédina, nous choisissons finalement cette dernière. Au niveau des lacs de Vénetier, nous partons sur la gauche en jouant à « celui qui calera en dernier », pour arriver presqu’ensemble à l’antécime (2422m).

Descente agréable en neige très traffollée, mais bien ramollie par le soleil (ou bien ça n’a peut-être pas gelé cette nuit par inversion des températures). Mais dans le border cross (bien gelé quant à lui), ma fatigue me bien fait trainer.

Déchaussage peu en dessous de la prise d’eau. On retrouve le soleil… à la voiture. 1200mD pour un début de saison, c’est pas si mal, à nos ages !

 

Col de Porte – Mont Fromage, La plus courte des randos – jeu 4 déc

Bernard D, Eric T, Guy L, Marc B

Par Eric
 
Randonneur plutôt pépère et pas très bon skieur, j’ai eu la plaisir et l’avantage de démarrer ma saison avec la crème de la crème: 
le président, le responsable de la commission séjour et le grand maitre de la communication What’sApp et passionné de montagne. 
Les 3 étant de très bons randonneurs expérimentés et de très bons skieurs.
 
J’étais donc en très bonne main pour une petite balade de reprise, surtout après une entorse de cheville.
Les crêtes du Mont Fromage à partir du Col de Porte, c’était l’idéal. En plus, je connais et je savais donc à quoi m’attendre.
Départ tranquille à 9h (et à l’heure ! 🙂 ), très jolie balade, montée tranquille, temps très beau, vue magnifique, neige très bonne à la descente avec couche de fraiche sur base bien ferme. Retour pour le déjeuner.
Une très bonne reprise de plaisir;
 
Ma grande surprise fut de constater que mon encadrement expert était … surprenant (je reste très soft) en terme de communication en cours de rando.
* en cours de montée, 2 décrochent de la piste sans informer celui de tête (qui ne connaissait pas la balade) pour explorer une autre voie possible de descente… bon au final, ils sont revenus sur la trace. 
* but de la montée différent et donc projet de descente différent… et donc celui à l’arrière s’arrête avant, les autres continuent et ne pensent pas        repasser le prendre… cela peut arriver mais une clarification en cours de route aurait pu servir… bon, au final celui qui avait dit qu’il s’arrêtait a
fini par rejoindre… 
Pour moi qui suis un peu (sans doute trop) obsédé du: « on part ensemble, on reste ensemble », c’était… intéressant ! Et encore, j’étais sur une balade que j’ai faite plusieurs fois, que je pouvais terminer sans problème et il faisait super beau et bon 🙂
 
Au final, ils sont quand même super et sauf si ils ne veulent plus se balader avec moi à cause de ce CR, je repartirai avec plaisir avec eux.
Eric
 

Deux sorties à… la Croix de Chamrousse

3 participants : Alain M, Gilles M et moi (Marc B)

et

2 participants : Paul J et Yves F

Philippe avait initié une sortie pour ce lundi, mais s’est finalement retiré de l’affaire. Alain, Gilles et moi nous sommes retrouvés aux Tuileaux à 9h… ou plutôt 9h10 car j’avais oublié… mes skis, mes chaussures et mes bâtons, rien que ça ! Record d’étourderie à battre !

Au parking, Gilles propose d’aller à Chamrousse plutôt qu’au col de Porte. Il a consulté les webcams et on pourrait y trouver le soleil et la poudre ! Proposition adoptée à l’unanimité !

A Bachat-boulou, on est encore dans le brouillard, mais par pour longtemps. Il a un peu neigé dans la nuit et les dameuses travaillent dans la station fermée. On monte sur un doux boulevard ! Lorsqu’on approche des crêtes un peu de vent de S-E nous rappelle qu’on n’est pas fin mars. A la Croix, il est difficile de s’abriter et personne ne plaide pour aller visiter les Lacs Robert.

Descente de rêve dans la poudre vierge en bord de piste !

Dans la soirée, Paul J indiquera qu’avec Yves F, ils ont fait la même opération de leur côté.

Le Grand-Serre

8 participants

Ven 28/11 – Les Plagnes (Collet d’Allevard)

10 participants : Alain M, Bernard D, Carine G-L, J-Luc M, Martine ?, Philippe M, Sébastien G, Sylvie P, Véronique G et moi (Marc B)

Départ du parking de Prérond au soleil, mais pas pour longtemps vue l’orientation. Station du Collet fermée mais damage en cours pour ouverture partielle le lendemain. Les employés au travail nous ont aimablement demandé de ne pas passer au sommet de Prérond et de prendre à droite la piste presque plate vers le col de l’Occiput, où nous retrouvons le soleil.

Vers les Plagnes

Dès que l’on quitte la grande piste qui descend des Plagnes, c’est toujours aussi magnifique : Mont Blanc à gauche, neige et soleil en face jusqu’au sommet du télésiège.
On poursuit jusqu’à la 1° bosse, pour plonger au NE dans les pentes en neige fraiche mais déjà bien trafollée, sur env. 200mD.

Repeautage ok, sauf pour moi (Marc, la honte !) qui vais bcp batailler pour rejoindre Bernard qui m’attend au moins 1/2h et retrouver enfin le groupe en plein pique-nique.

Retour aux voitures par les pistes et hors-pistes du secteur N.

1° sortie 2025-2026 – La Scia (St Pierre de Chartreuse) – Sam. 22/11/2025

10 adhérents qui ont bravé le froid et le plafond bas afin de trouver de la bonne neige… Aline, Aude, Alain, Bruno, Bernard, Carine, François, Matis, Michel, Roberto

9 courageux… + Aude à la prise de vue

La Croix de la Scia par la Combe de l’Ours (Où la remontée mécanique a été démontée) et le Creux de la Neige. Bonne neige pour la montée mais un manque de sous-couche pour la descente où il fallait se faire léger, léger…

Heureusement nous avons retrouvé le soleil en arrivant juste avant le parking pour le pique-nique du midi. La saison 2026 est lancée et nous tâcherons de faire mieux la prochaine fois.

Hospice du col du Grand Saint Bernard, 6-9 avril 2025

Bernard D, Guy L, Aline B, Gilles M, Philippe G, Philippe R, Robert B, Véronique GC, Pierre W, Valérie P, J-Pierre N, J-Michel V, Marc B.

J1 – Dimanche 6 avril – par Marc B.

7h30, 3 voitures au départ des Tuileaux, pour 11. Nous prendrons Philippe R à Montmélian. Valérie nous rejoindra à l’hospice à la fin de son w-e de parapente. Arrêt vers l’ENSA à Chamonix, pour qqs photos du Mont Blanc et de l’Aiguille du midi au soleil levant.

On reprend la route pour passer en Suisse via les cols du Montet et de la Forclaz. Descente jusqu’à Martigny où nous prenons la route du col du Grd St Bernard.

Au parking de l’entrée du tunnel, c’est la fin de la route déneigée… et c’est la grande foule d’un dimanche de grand beau temps ! Heureusement à l’heure à laquelle nous arrivons, qqs places se libèrent. Pique-nique aux voitures, à proximité des bâtiments délabrés de l’ex-station de ski (Bourg St Bernard ?) avant de nous lancer sur l’«autoroute» (la route d’été).

Plusieurs options pour épicer le court programme de la douce montée au Col et à l’hospice (env. 500mD+) : 1/ Découverte anticipée (voir J4) du vallon de Barasson, pour certains. 2/ Prolongation derrière l’hospice, pour d’autres. 3/ Et retour à la voiture pour réparer un petit oubli, pour les derniers !

Très bon accueil. Dortoirs confortables. Repas à 19h15. Puis Valérie nous rejoint avant la tombée de la nuit. On est rassurés.

En début de soirée, nous est proposé le visionnage d’une vidéo de 2011 (?) sur l’hospice.

 

J2 – Lundi 7 avril – par Guy L.

Par cette belle journée, il a été décidé de monter au Mont Fourchon, présenté comme « facile et peu engagé », puis au Pain de Sucre pour les plus courageux. Pour une meilleure cohésion, notre groupe sera scindé en deux. Mais ça, c’est la théorie ! Car en fait, tous sont très motivés. Après le contrôle de rigueur des DVA effectué par Bernard, nous nous regroupons au pied de la statue monumentale de Bernard de Menthon. Enfin presque tous, car Philippe G. a laissé partir sur le lac son ski, que Véronique lui portera jusqu’à l’autre bout. A peine est-il arrivé que la petite troupe s’est déjà engagée dans la traversée gelée le long du tunnel de la route qui mène en Italie, et s’est arrêtée dans le premier vallon pour mettre les peaux. Quand tout le monde est prêt, ou presque, la troupe s’engage dans le vallon, sauf que ce n’est pas le bon… Qu’à cela ne tienne, on rejoindra l’autre vallon un peu plus haut. On se retrouve alors sur une petite arête entre la Fenêtre d’en Haut, à l’est, et la Fenêtre de Ferret, à l’ouest. Je propose alors de changer de destination et de réaliser la course prévue pour le lendemain, càd le Clocher de la Chaux. Proposition adoptée, la troupe part alors dans une nouvelle traversée avec les couteaux dans une pente encore gelée sous la surveillance de Jean-Pierre. Personnellement, j’opte pour un dépeautage et une petite descente de 30 m, qu’Aline regrettera de ne pas avoir choisi… Arrivés à la Fenêtre de Ferret, nous décidons de ne rien décider et de descendre vers les lacs de Fenêtre.

La descente étant excellente, faut-il remonter et refaire cette descente, monter au Clocher de la Chaux ou rentrer directement par la Fenêtre d’en Haut ? Sur proposition de Jean-Pierre, la troisième solution est adoptée et nous irons profiter de la neige bien transformée côté sud. Un vent de liberté souffle alors sur ce magnifique vallon. Qui part à droite, qui part à gauche et le reste s’éparpille au milieu, chacun étant convaincu que les bons Saint-Bernard de Menthon et Saint-Nicolas de Myre sauront les conduire sur le chemin… de la Fenêtre d’en Haut. Chose faite, nous descendons sur une belle moquette jusqu’au Baou (2360 m), où une petite équipe pique-niquera avant de reprendre la montée vers l’hospice, tandis que Jean-Pierre nous invite à profiter de la bonne neige jusqu’à la « Casa Cantoniera » (2203 m). Après notre pique-nique, nous remontons jusqu’à l’hospice où un thé chaud et à volonté nous est proposé. Ensuite, c’est douche chaude, salon confortable et calme (avec wifi) pour s’adonner à la lecture, aux jeux, à la sieste, ou à la méditation sur la bonne organisation…

Ce soir un autre documentaire à propos de l’hospice nous est proposé. Celui-ci date des années 1930, je crois !

J3 – Mardi 8 avril – par Marc

Cette fois-ci, on ne peut pas manquer l’objectif du Mont Fourchon (2901m). On a bien compris qu’il faut prendre une combe plus loin en descendant jusqu’au Baou, et donc sans les peaux !

La montée est rien moins que débonnaire et courte (<600mD+). Seuls les derniers 50m de dénivelé sont un peu plus exigeants, surtout dans le vent que nous avons récupéré sur la fin. Et il y a un peu de monde sur la dernière plateforme où on laisse les skis. Pour atteindre le sommet, certains mettent les crampons, histoire de leur faire prendre l’air, d’autres non. La vue est époustouflante sur le massif du Mont Blanc côté italo-suisse et sur un panorama qui ne nous est pas familier.

De retour à la plateforme, on voit approcher un groupe de 15 à 20 personnes. Ce sont les étudiants en séjour à l’hospice. Alors que nous nous préparons pour la descente, nous sommes désagréablement sommés de laisser la place par leur sympathique encadrante !!!

L’idée de tenter le Pain de sucre (même altitude que le Mt Fourchon) n’est pas poursuivie. L’accès au sommet apparaît rocheux sur un bon dénivelé et plus bas la pente est sérieuse. On privilégie plutôt d’exploiter les pentes en dessous de nous.

Nous tentons de skier les passages plus abrités du soleil ; puis, au contraire, ceux où la neige s’est ramollie. Sans être aussi bonne qu’hier dans le vallon du lac de la Fenêtre, la descente est très agréable mais demande de veiller aux changements de neige. Certains s’arrêtent à la douane italienne fermée (« Casa Cantoniera », 2203 m). D’autres espèrent continuer un bon brin, mais 100m plus bas, il faut « plier les gaules » et remonter pique-niquer à la « casa ».

Retour à l’hospice sans problème.

J4 – Mercredi 9 avril

par Gilles M.

Temps radieux, comme les jours précédents. 

On entame la descente en direction du parking mais, ô merveille de l’organisation suisse, un petit refuge de secours ( »pour être moins mal quand on n’est pas bien ») nous permet d’alléger nos sacs avant de repartir dans le sens de la montée pour le col ouest de Barasson,  facilement atteint par la troupe au mieux de sa forme. L’idée initiale de profiter des pentes bien revenues censées nous attendre sur l’autre versant est vite abandonnée au vu du désastre (pentes raides, coulées d’avalanches !). Il est bien trop tôt pour rentrer.  Une partie de la troupe part donc en montée à l’assaut du Mont Mort, un vilain nom pour un sommet très esthétique, et le reste en descente pour rejoindre les pentes donnant accès au col Est de Barasson.
 
Col Est : après repeautage, c’est parti pour une jolie pente assez raide mais en poudre tassée meuble et bien tracée, juste bien pour perfectionner les conversions si besoin. La vue du sommet est magnifique mais on s’est surtout focalisé sur six petites tâches noires en mouvement ascendant sur les pentes du sus-nommé Mont Mort :-))
 
 
Mont Mort : cf. infra
 
Descente en bonne transfo pour tout le monde  jusqu’au petit refuge où on se retrouve pour le pique-nique  avant de rejoindre le parking puis les boutiques de Martigny pour le plein de Fendant et enfin le bistrot du Buet pour un pot final.
 
par J-Pierre N.

Nous prenons notre dernier petit déjeuner en réclamant comme d’habitude du rab de beurre et de pain ; non pas que la restauration de l’hospice soit pingre mais nos appétits sont à la hauteur des lieux, à 2473 m d’altitude. Pour ce dernier jour, il nous faut remplir nos sacs à dos de toutes nos affaires. Et pour éviter de porter trop lourd toute la journée, nous optons pour un itinéraire partant en contre-bas de l’hospice et en direction du parking de Super Bernard. Ce sera donc la combe de Barasson. Tout le monde est prêt, le soleil illumine déjà nos visages et une photo du groupe devant les imposants bâtiments de l’hospice grave en nous les bons moments passés en ces lieux de partage, d’accueil et d’hospitalité.

Nous descendons sur une neige gelée jusqu’au petit refuge – celui où « l’on est moins mal quand on n’est pas bien » aux dires d’un guide suisse. Nous y laissons nos affaires du séjour pour remonter avec un sac allégé la Combe de Barasson. Nous optons précisément pour le Col Ouest de Barasson. L’itinéraire est débonnaire et nous parvenons au col des 10h30, accueillis par un petit vent frisquet et de nouveau un panorama à couper le souffle sur les sommets de l’envers du Mont Blanc avec notamment Les Grandes Jorasses, imposantes. Tous s’accordent pour constater que nous n’en n’avons pas notre soul avec seulement 400 m de D+, une heure encore bien matinale et un ciel toujours bleu.

L’équipée vaillante se scinde en deux groupes. L’un décide sous l’égide de Bernard, de monter au col Est de Barasson et l’autre entrainé par Jean-Pierre se dirige vers le sommet du Mont Mort offrant une pente Est relativement raide mais prometteuse d’une neige dégelée par le soleil précoce. Pour ce groupe de 6, c’est l’occasion de s’entrainer à l’exercice des conversions en pente raide (environ 45 °), de prendre de l’assurance, de privilégier les petits pas. Parvenus à une épaule, 100 m sous le sommet, il est décidé d’arrêter l’ascension devenant encore un peu plus raide. La descente est à la hauteur de nos prévisions avec la moquette qui s’offre aux skieuses et skieurs, le sourire jusqu’aux oreilles, sur 300 mètres de pente régulière.

Le groupe du Col Est atteint rapidement son objectif par une jolie pente assez raide mais en poudre tassée meuble et bien tracée, juste bien pour perfectionner les conversions si besoin. La vue du sommet est magnifique mais on s’est surtout focalisé sur six petites taches noires en mouvement ascendant sur les pentes du susnommé Mont Mort.

Les deux groupes se rejoignent au petit refuge pour un casse-croute. Nous y reprenons notre charge pour terminer la descente en suivant la route enneigée jusqu’au parking. Les quatre jours se terminent avec l’expression d’une satisfaction unanimement partagée et nous avons une pensée émue pour Martine qui fut l’instigatrice de ce séjour et qui ne put y participer en raison de sa mésaventure lors du séjour à Cervières.

Nous terminons le partage de ces journées réussies en buvant un pot ensemble sur la route du retour, à l’hôtel du Buet, au-dessus de Vallorcine. C’est encore un moment d’échange sur des projets futurs au sein de l’association MSR.

 

Col de l’Evèque (2250m) depuis le Pleynet – 800mD+

Aude, Philippe et Marc – BERA 2

Les prévisions météo faisaient miroiter une belle journée sans vent, en tout cas jusqu’en début d’après-midi, et ce fut le cas. Mais mes (Marc) propositions un peu prétentieuses de tenter de s’attaquer au Col de Vouteret, voire au Pic des Cabottes ont refroidi bien des ardeurs ! Nous sommes donc partis à trois, seulement. Un peu de portage sur la moitié du trajet jusqu’au chalet du Pra.

Les difficultés ne sont pas arrivées où nous les attendions. La montée dans les vernes au pied du Rocher de l’Evèque était bien gelée et de surcroit détruites par les traces de descente. Et je n’ai pas vu qu’Aude était en galère. Heureusement le chevalier Philippe est descendu lui donner un coup de main… et lui remonter le moral.

Le cadre magnifique du vallon de l’Evèque aussi ! Mais le temps et l’énergie consommée nous ont fait revoir l’objectif fortement à la baisse : passer le Col de l’Evèque suffirait à Aude et moi. Philippe monte 200m plus haut dans le vallon, mais sans trouver la bonne neige qu’il espérait. Il nous rejoint au col pour le casse-croute.

La descente pour rejoindre le Vallon du Pra, n’est « pas si pire », mais quand même croutée par moments et le virage sauté est bien utile. Retour à la voiture sans problème autre que les cuisses qui chauffent.

Bon, on a pris un but, c’est vrai, mais en bonne compagnie ! Et puis il faut bien essayer de sortir (un peu) de sa zone de confort, non ? Problème, pour cette saison, je crains que le secteur soit un peu à oublier ! Sauf changement de conditions !

 

Séjour au refuge de Terre Rouge (Valmeinier) – 4-7 mars 2025

——————– Première version ————–

Véronique, Philippe G, Philippe D, Philippe R, Nicole, Armelle, Arnaud, Guy, Eric, Bernard, Roberto, Jean-Luc, Jean-Michel, Yves, Thierry, Marc

Départ vers 09H30 du parking de Grange Bernard 1690m au bas de la station de Valmeinier 1800 pour une montée « assez tranquille, mais désordonnée », à 16, en rive droite de la vallée de la Neuvache pour arriver juste pour le pique-nique au chaud à 12H00 au refuge de Terre Rouge 2182m, où nous accueillent Gaspard le gérant et ses deux assistantes, Chloé et ???

J1 – Groupe « Doux », par Marc

Après la montée « désordonnée » du matin, pas question de renouveler ça cet après-midi ! Nous partons à 9 (seulement !) faire un petit tour dans les bosses à l’Est-Sud-Est du refuge (dont la « Bosse à Marc », 2355). Nous poussons légèrement plus loin jusqu’à dominer « les Grands Lacs », vers 2500. Courte, mais jolie descente vers le refuge face au soleil.

J1 – Groupe « Pas Doux », par Bernard

Vers 13H00 un groupe de 7 participants ( Les 3 Philippes, Guy, Thierry, Roberto et Bernard ) se constitue sous l’impulsion de Bernard pour tenter le Passage de la Pissine 2699m (ça doit être le nom qui l’a inspiré…), après un long faux plat descendant puis montant qu’il faudra refaire au retour ! on commence une succession de vallons assez tranquille pour arriver au Passage et ensuite au très beau point de vue sans vent juste au dessus à droite coté 2724m où l’on s’attardera pour contempler les Aiguilles d’Arves, l’Aiguille de l’Épaisseur, la vallée de la Neuvache jusqu’à la Maurienne qui nous semble toute proche. Une descente, qui ne sera pas d’anthologie, dans une neige très changeante pour un retour vers 16H00 au refuge pour déguster une excellente Bière de la brasserie du Galibier à Valloire, et demain sera un autre jour…

J2 – Groupe « Doux » (par Eric)

Le sur-groupe de 16 s’étant scindé en 2 pour être gérable, le groupe MSR « doux » a laissé le Mont Thabor aux « durs » et se dirige vers Roche Noire (3067m). Roberto, qui a passé une mauvaise nuit, reste au repos ce qui permet à Marc de bénéficier d’un bon coupe-vent !

Une belle montée tranquille… jusqu’à la pente sous le sommet qui devient bien raide (bien assez pour moi !). Comme la neige est bien dure et qu’un groupe avant nous semble avoir un peu galéré, on met les couteaux et c’était la bonne décision. 

Il n’y a pas des tonnes d’espace sur l’arête mais on trouve tous une petite place. On laisse les skis et on va facilement jusqu’au sommet à pied.

La vue est vraiment magnifique à 360° et tous les grands sommets en vue, avec entre autres les aiguilles d’Arve très belles sous cet angle. Mais le vent reste soutenu toute la journée.

Pour la redescente de la pente sommitale, Marc sera le seul à faire de beaux virages serrés, les autres préfèrent un prudent dérapage. Descente dans une neige globalement bonne mais pouvant être soudain très changeante, donc prudence. 

Pique-nique à mi-pente, puis retour au refuge et après-midi tranquille.

J2 – Groupe « Pas Doux » – Le Mont Thabor, 3180 m (par Philippe D)

Armelle – Arnaud – Guy – Jean Michel – Philippe D. – Philippe G. – Thierry – Véronique.

9 heures : c’est tête baissée face à un vent glacial que nous remontons le vallon de Neuvache sur près de 3 km. Les premières pentes qui s’offrent à nous, à proximité de Plan Borel, nous amènent à faire un choix de parcours : c’est la « trace de Marc » qui est choisie. Elle va nous conduire au col de la Chapelle en passant sous le col de Valmeinier par de beaux vallonnements et des pentes raisonnables. Arrivés au col à 2940 m, les pentes se redressent : pour plus de sécurité, il est sage de « chausser » les couteaux. Après la traversée d’une combe bien ensoleillée et abritée du vent, l’épaulement nous amène en vue de la chapelle érigée près du sommet. Tout le groupe y parvient avant 13 h.

La vue est dégagée à 360°. Chacun s’essaie à reconnaître les sommets qui se détachent à l’horizon : les Écrins, la Meije, le Pelvoux, les aiguilles d’Arves sont facilement identifiables, quant aux autres, l’application dont dispose Arnaud nous permet d’en reconnaître quelques-uns.

Le vent est glacé et bien que nous aimerions nous attarder un peu plus devant ce panorama, nous décidons de redescendre afin de trouver un endroit abrité pour prendre notre pique-nique.

Pour « dépeauter » nous nous réfugions à l’abri de Notre Dame des Sept Douleurs (elle porte bien son nom !) qui est, pour l’heure, barricadée et emballée comme un paquet cadeau dans l’attente de son déplacement. (Explication : le réchauffement climatique entraîne la fonte du permafrost et notre chapelle risque de redescendre dans la vallée (!), ce qui ferait perdre beaucoup d’intérêt au pèlerinage dont elle fait l’objet chaque année au 15 août).

Le retour nous offre quelques belles pentes que nous avions repérées à la montée. Avec même un peu de poudreuse inespérée mais appréciée. La suite alterne entre neige dure, croutée, moquettée, cartonnée, traffolée, etc. C’est selon l’exposition, la pente, le vent et sûrement bien d’autres raisons encore. Il y en a pour toutes les spatules.

Après le passage dit de « la pierre du déjeuner », de longues traversées nous ramènent au refuge sans trop pousser sur les bâtons, pour le goûter, la douche (froide), les échecs, le scrabble, le tarot, la belote, la lecture, etc.

Une belle journée.

J3 – Groupe « Doux » (par Marc)

Nicole, Eric, Yves, Bernard, Roberto, Philippe R et Marc (J-Luc est resté garder le refuge !)

Ce matin nous tentons de suivre l’exemple de nos camarades « Pas doux », montés hier au Mont Thabor (3178m), mais le vent (sud ou sud-est, je pense) s’est renforcé et du coup, la « montée à plat » sur env 1,5km, puis la montée jusqu’au dessous du col de Névache sont vraiment fraiches. Je m’écarte souvent de la route/trace que j’avais préparée et qui avait bien convenu aux « Pas doux », mais sous le contrôle de Bernard, on reste sur un cheminement sûr et efficace. Nicole a du mal à se réchauffer. Vers 2850-2900, on fait une pause bien utile. J’ai commencé à dire que je n’irai plus très loin, mais avec le combiné 1/ encouragements de Bernard, 2/ ses menaces de ne plus me parler et 3/ un gel énergétique, je repars comme en 40 ! Curieusement l’approche du col de la Chapelle, on a un passage un peu moins venté (et ça vient de derrière) et au delà, ça sera « moins pire » que nous craignions !

Arrivée au col, Nicole doit faire demi-tour à cause du froid et Eric se propose très gentiment pour l’accompagner. Mille mercis à lui.

Nous reprenons à 5, avec les couteaux par précaution et rencontrons plusieurs groupes aux alentours de la Chapelle. Pas de sieste au sommet ! On dépeaute à l’abri et prenons fissa le chemin du retour. Assez naturellement nous descendons un peu plus directement par le chemin d’été et « la Pierre du Déjeuner » et éviterons ainsi de devoir pousser pour rejoindre le refuge. La neige est très changeante, mais souvent très correcte, voire mieux.

Nous retrouvons Nicole et Eric au refuge.

Intermède

Au soir du deuxième jour, Jean-Luc nous propose son « éloge de la file indienne ». La suite prouvera qu’il reste du boulot !

J3 – Groupe « Pas Doux » – Roche Noire par le vallon des Grandes Culées

Avec Armelle, Véronique, Arnaud, Philippe D., Philippe G., Jean-Michel, Thierry et Guy

Comme les jours précédents, c’est un départ tranquille à 9h00 pour le groupe des « Dours ».

Ce matin, le vent s’est renforcé. Heureusement, nous ne prenons pas le long vallon de la Neuvache, mais nous montons directement à l’Est vers les Angeliers et nous dirigeons dans le vallon des Grandes Culées. Le vent n’est pas trop froid et nous sommes un peu protégés. Bref, c’est pas si pire ! La pente est régulière et il n’est pas utile de mettre les couteaux avant d’arriver au pied du col de Mont Froid.

Thierry fait un détour jusqu’au col, puis nous rejoint au sommet. Nous déposons les skis au pied d’un rocher vers 3050 m et poursuivons à pied sur la crête enneigée jusqu’au sommet de Roche Noire. Très belle vue, mais le vent nous incite à nous réfugier au pied de ce rocher. Nous y prenons un en-cas, enlevons les peaux et nous lançons en traversée prudente dans la pente, car la neige est bien dure et trafolée.

Vers 2800m, Philippe D et Arnaud nous quittent pour réaliser une seconde ascension vers la pointe 3014, et s’arrêteront sur la crête à près de 3000 m.

Le reste du groupe se contente de descendre vers un point bien abrité pour terminer son pique-nique et profiter du décor.

En observant bien les pentes, nous trouverons de bons secteurs de neige pour réussir cette descente plutôt agréable, et rejoindre le refuge vers 14:30, où nos amis se reposent.

J4 – Groupe « Doux » par Marc

L’an dernier nous avions fait une première visite rapide à la vache de la Combe qui domine le refuge. C’est une voie alternative pour monter à Roche Noire par le Sud-Ouest. Nous croyions naïvement que l’orientation nous mettrait   à l’abri du vent, mais ce ne fut que partiellement vrai.

Partis 15 min plus tard que nos copains, mais plus disciplinés, nous allions les rattraper lorsqu’un p’ti malin (moi) a proposé de monter vers le versant Nord (orienté au sud) de la Combe pour aller chercher la « transfo », je suppose ! En fait on a trouvé… du béton… et des rafales redoublées ! Mauvaise pioche.

Qu’à cela ne tienne, Bernard suggère l’autre versant (Sud, orienté au Nord !)… pour aller profiter d’une poudre de rêve ! Re-mauvaise pioche, c’est tout crouté !

Peu importe, au fond, on s’en tire pas si mal, mais le jour où nous monterons et descendrons cette combe de la Vache dans de bonnes conditions (poudre ou moquette, peu importe !), je crois que ce sera vraiment top ! à suivre l’an prochain !

J4 – Groupe « Pas Doux » (par Véronique) – Col de Mont-Froid

Guy, Philippe D., Philippe G., Philippe R., Armelle, Arnaud, Jean-Michel, Thierry, Véronique

En cette quatrième journée de notre séjour, la météo s’avère suffisamment bonne pour envisager une petite rando avant que de s’en retourner prendre une douche plus que nécessaire à la maison.

Deux groupes se forment au départ, le groupe des doux et le groupe des pas doux.

L’idée est de suivre le même parcours dans la combe de la vache mais de monter un peu moins haut (ad libitum) pour les doux.

Les pas doux partent un peu en avance pour faciliter le suivi des troupes.

Nous cheminons tout d’abord vers les Angeliers. Guy suit tranquillement le fond de ce vallon pour monter progressivement tandis que le reste de la troupe prend la pente de gauche, plus raide. Entre la pose de couteaux pour les moins aguerris et quelques conversions douloureuses, devinez qui a gagné !

Les doux, qui ont pris le même itinéraire que Guy, finiront d’ailleurs par nous rattraper…

Mais, toujours déterminés, les pas doux remontent la Combe de la Vache, en rive gauche du ruisseau des Perches et, après un passage très ventilé (basculant sur le Vallon des Grandes Culées) arrivent au col de Mont-froid (3020m) sous Roche noire. La vue sur les Écrins est toujours aussi fabuleuse et le vent relativement clément, c’est le bonheur.

La descente, au-dessus de la rive droite du ruisseau, est globalement bonne dans une neige plus ou moins dure et quelque peu changeante.

Au refuge, nous retrouvons les doux, dont certains sont déjà plongés dans une sieste profonde, et nous jetons sur le pique-nique.

Complément par Philippe D

Petit manuel à l’usage de ceux – et j’en suis – qui se sentent fort démunis face à ces neiges changeantes voire pourries : https://www.montagnes-magazine.com/pedago-les-differents-types-neige
Mais après la théorie, il faut passer à la pratique… et ça c’est pas gagné !

 

Retour aux voitures par Marc.

Après regroupement au refuge, il nous faut le quitter et descendre aux voitures. Oui, mais par où ? That’s the question! Jean-Michel nous convainc que le long du ruisseau de la Neuvache, c’est bon. Nous nous y lançons à 16, mais avec cette fois-ci beaucoup plus d’ordre. Avec le soleil dans le dos, cette descente est vraiment splendide. Et le « boarder-cross » promis par Gaspard et craint par moi, n’est pas du tout inquiétant. Ça passe très bien ! Merci Jean-Michel.

Petit encart d’un amoureux de la montagne habitant malheureusement loin d’elle, par Yves C

Grace aux bons soins de Marc, j’ai pu m’insérer depuis 2 ans au sein de la communauté MSR qui m’a gentiment accueilli et intégré dans un esprit convivial et sportif.

Ce dernier séjour au refuge de Terre Rouge avec 15 compagnons (et gnonnes ?) de l’asso m’a de nouveau ravi et démontré que sans préjugés sur les niveaux sportifs respectifs de chacun il est possible d’organiser démocratiquement des randonnées en montagne dans le respect de la sécurité et du plaisir de chacun.

Bravo à vous tous pour ce subtil équilibre et principalement aux membres du bureau qui ont su mettre en place les règles de fonctionnement adhoc. Longue vie à MSR !

Lac (?) des Escombailles – 19/2/2025

Björn, Jean-Luc et Marc

Quelques MSR sont à contre-temps du groupe sorti hier. Il est vrai que les prévisions météo étaient médiocres. 

Nous trouvons une place juste après le pont de Bachat-Boulou, ce qui me permet de mettre à jour la situation « officielle » de la piste de rando de Chamrousse. Désormais, le départ balisé se fait (ou devrait se faire) entre le périmètre réservé aux scooters des neiges et la piste sous le pont par un étroit accès à l’extrémité Est du pont ! Le départ plus loin, à la sortie de la boucle de la route de B-B est le départ du balisage pour les raquetteurs.

Le ciel est plus clair que prévu et la montée est agréable, jusqu’à la crête où le vent de sud mais bien frais nous surprend. A la Croix nous déposons skis et sacs à l’abri du poste de secours et allons boire une boisson chaude. Nous nous accordons sur l’idée de passer par les cols des 3 Fontaines et de la Botte pour descendre le vallon des Escombailles (merci à Bernard D qui m’a fait découvrir récemment cet incontournable !). Excellent choix : le vallon est à la limite du soleil et à l’abri du vent. La neige y est très correcte (voire mieux selon moi !). Seul bémol, la descente pourrait faire 100mD de plus, ce serait parfait. La montée pour revenir au col de la Botte est très agréable. Nous retrouvons progressivement plus de vent à la Croix, mais moins qu’à l’aller.

Descente et retour à la voiture pour clore une petite balade bien plus chouette que nous n’espérions.

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