le ski autrement

Catégorie : CR de séjour Page 1 of 4

Refuge de Terre Rouge

(9 – 12 mars 2026)

Martine B.W ., Lise C., Francois G., Jean-Michel V., Philippe M., Yves C.

 

J1 (Montée au refuge)

Lundi 9 mars, nous nous retrouvons un peu avant 8 h au parking des Tuileaux. Imprévus de dernière minute, Pierre W. a déclaré forfait la veille (blessure à une cuisse), et Marc B. est venu nous annoncer qu’une forte douleur à l’épaule le contraint aussi à renoncer. Regrets pour eux deux, plus encore pour Marc qui a organisé ce séjour. Il reste donc six rescapés.  

Beau temps très légèrement voilé à l’arrivée à Valmeinier. Sur les conseils de Jean-Michel, le groupe choisit de monter par la voie du bas. L’itinéraire est agréable, d’abord proche du domaine skiable et ensuite le long de la rivière Neuvache. Marc nous annonçait 1h 30 pour monter au refuge (2160m), il nous a fallu plus de 2h15 malgré un rythme soutenu et guère plus de 400m de dénivelé, car la distance est longue et nos sacs bien chargés.

Bonnes surprises à l’arrivée au refuge, les fauteuils de cinéma dans le sas d’entrée, la grande et belle salle commune et l’accueil souriant des gardiens. Après pique-nique et installation, repos au refuge pour la moitié du groupe tandis que Lise, Francois et Philippe montent jusqu’aux Grands lacs (2530m). A la descente il est 16 h mais la neige n’a pas totalement réchauffé, il faut viser les versants sud pour trouver la moquette. Chaude ambiance autour du repas végétarien que l’on nous a préparé, plus frisquette dans le dortoir dont la température surprend en début de nuit.

 

J2 (Passage de la Pissine)

Mardi 10 mars. De bon matin le temps est gris, il neigeotte et le vent souffle. Dès le petit-déjeuner il faut savoir s’adapter : pas de café mais du kofee, un ersatz à base de céréales grillées, pas de chocolat au lait mais de la caroube. Chacun fera ses essais.

Vu la météo, nous décidons de garder le Thabor pour le lendemain et d’aller au « Passage de la Pissine » à 2699m. La visibilité est correcte et la navigation peu compliquée. Nous avançons sur un long faux plat, « Le plan du fond », Sud- Sud Est, jusqu’ à 2200 m. Malgré le temps nous découvrons ce long et large vallon entouré de nombreux sommets que nous pourrons admirer dès le lendemain. Nous débutons alors la montée en suivant l’itinéraire Petzl. La neige promet une descente agréable. La montée est parfois pénible à cause des gifles du vent mais le terrain est très correct. Lors d’un arrêt juste avant le « passage de la pissine », soudain tout se bouche devant nous et nous nous dépêchons d’entamer la descente. Au début le relief est difficile à lire (jour blanc) mais la neige est agréable à skier. Heureusement la crasse ne dure pas, nous aurons même des belles éclaircies vers la fin de la descente et le retour au refuge est assez rapide. Jolie sortie malgré une mauvaise météo ! Mercredi devrait être meilleur.

 

J3 (Col de la Chapelle et Mont Thabor)

La météo du J3 s’annonce bonne, donc il faut saisir l’occasion pour monter au Thabor. Nous partons à 8h15 car il y a de la distance. La montée se fait tranquillement en voyant les différentes vallons, traces ou groupes partir un coup à droite, un coup à gauche. On peut facilement se tromper dans cet espace si vaste, surtout que la trace vers le Thabor a été effacée par le vent et la neige de la veille. Heureusement il y a le gps pour nous aider, et cela nous donne l’occasion de faire notre propre trace dans un décor somptueux:

La montée reste débonnaire jusqu’à l’aplomb du col de Valmeinier, puis se raidit un peu pour monter au col de la Chapelle. De là le sommet semble proche, par contre il y a une 1ère pente raide à traverser sur 100 m, puis une 2ème à remonter. Le groupe se scinde en deux, Lise et François décident de continuer pendant que les autres redescendent. On passe sans problème les 100m difficiles car la neige est bonne, et on continue à faire notre trace dans la 2ème pente. Lorsqu’on débouche sur la pente sommitale on retrouve plusieurs groupes qui viennent de toutes les directions, dont 14 catalans sympas et joyeux que nous prenons en photo et qui nous rendent la pareille. Dans un autre groupe c’est une jeune femme qui pousse des cris de joie et enlace ses copines, car elle vient d’apprendre sur son téléphone qu’elle a décroché un poste à la Réunion. Bref une bonne ambiance, et bien sûr une vue à 360° magnifique.

La descente est excellente de haut en bas grâce à la neige tombée la veille, et il y a suffisamment de place pour que les 6 MSR fassent chacun sa godille. L’après-midi se termine au calme dans le refuge, sauf pour Philippe et Yves qui partent faire des essais avec leurs crampons.

 

J4 (Vers le col de Montfroid)

Ce matin du 4eme et dernier jour il y a  un brouillard d’abord très épais, puis rapidement lumineux qui promet du beau temps à venir (annoncé par la météo). Donc on prend notre temps pour rassembler nos affaires en deux sacs : un pour la course du jour et un pour redescendre le matériel de couchage et la nourriture du séjour.

À 9 h on sent bien que le soleil va rapidement s’imposer et on se met en route. Température douce et pas de vent, en route donc vers Roche Noire par la Combe de la Vache. Un petit regret de ne pas pouvoir partager ce dernier jour qui s’annonce splendide avec Marc B., l’organisateur de ce séjour qui a dû jeter l’éponge pour cause de blessure. Cette combe à la pente régulière est un régal car elle est recouverte de 5 – 10 cm de neige fraîche tombée dans la nuit, d’autant plus que nous sommes les premiers à l’emprunter ce matin !

Le temps limpide nous incite à profiter de la vue sur tous ces sommets dont je laisse prudemment à mes amis le soin de les nommer. À 2800 m fin de la course pour le bellifontain que je suis (pour cause de tête qui tourne dû à l’altitude), ainsi que pour une partie du groupe. Lise et François continuent un peu pour atteindre la crête et le vallon d’à côté sous le col de Montfroid.

La descente est comme promise un délice, nous sommes le seul groupe dans la Combe de la Vache et il y a de la neige fraîche pour tout le monde.

Après une halte au refuge pour le chargement des sacs et un petit kofé pour certains, le retour aux voitures se fait très plaisamment par la trace Petzl qui rejoint rapidement le ruisseau au fond de vallon.

Un grand merci à tous ces nouveaux amis que la passion de la montagne réunit au sein de MSR. À bientôt donc Lise, Martine, François, Jean-Michel et Philippe.

Rédacteurs :  Philippe (J1), Martine (J2), François (J3 et co-rédaction), Yves (J4)

 

 

Saint Colomban-des-Villards

(4 – 6 mars 2026)

Aude L., François G., Gilles M., Jean-Paul V., Lise C., Philippe R., Roberto

 

J1 (Col du Merlet) / 1200mD+

Nous sommes 6 au départ de la place des Tuileaux, plus un 7ème qui nous attend à Montmélian, partants pour 3 jours de beau temps et belle neige à St Colomban des Villards.

Une première rando avec un départ presque skis aux pieds, du pont de la centrale électrique de Saint Alban des Villards (altitude 1100 m). Après 5 minutes de portage la neige devient suffisante pour chausser les skis, et la montée se fait sans couteaux.

Nous progressons tranquillement dans le fond du vallons, en observant plusieurs coulées importantes sur le versant Sud, mais qui ne nous inquiètent pas car le vallon est très large.

Le col du Merlet est finalement atteint après une dernière partie plus relevée. Nous ne nous y attardons pas car la température est déjà bien élevée, et profitons d’une descente dans de très bonnes conditions : large pente et fine moquette très peu tracée.

Avant d’atteindre la forêt, nous choisissons un large rocher dans le bas du vallon pour une pause pique-nique très confortable. Puis finissons la descente sans difficulté sur la partie basse bien enneigée presque jusqu’en bas.

Après cette belle première journée, nous faisons une pause en terrasse pour boire un pot, puis nous nous installons confortablement à l’auberge du Glandon. Après cette belle rando, nous dévorons le dîner et faisons honneur au généreux buffet de desserts. Une équipe de gourmand.es !

J2 (Vallon du Tepey et Selle du Puy Gris)

Vers 8 heures nous partons du parking de Valmaure 1210 m pour monter dans le vallon du Tepey. Nous avons eu 6 passages d’avalanches, dont plusieurs sont descendues jusqu’à la rivière. Bien sûr il y a eu de grosses chutes de neige cette année, mais notre hôte à l’auberge du Glandon nous dira le soir qu’il ne se souvient pas d’avoir vu autant de coulées. Or il fait du ski de rando depuis 70 ans (!), et il fut un temps où il neigeait plus que maintenant.

A la sortie du défilé, le vallon s’élargit pour former grand cirque gardé par la Pierre Barme, un gros rocher dressé comme un menhir. Le paysage est magnifique et nous montons vers la Selle du Puy Gris, afin d’avoir comme la veille une descente agréable dans une neige transformée. Vers 2000 m nous voyons que tout le monde ne pourra pas atteindre le but (2758m), donc Lise, Francois et Jean-Paul forment un sous-groupe pour y monter. Nous partons un peu trop vite (500 m/h jusqu’à la 1ère pause), mais Lise avait tellement le souhait d’arriver au sommet qu’elle ne s’est pas dégonflée. Cette cadence n’était ni raisonnable ni tenable, et nous ferons la deuxième moitié de façon plus sage.

Le deuxième groupe est monté jusqu’à un ressaut à 2300 m, a bien profité du paysage et du picnic avant de redescendre. Comme la veille, le soleil voilé par le Scirocco a permis à la neige de décailler un peu mais pas trop, donc toute la descente s’est faite dans des conditions parfaites (sauf bien sûr quand il a fallu repasser les avalanches en bas du vallon).

Nous étions de retour vers 16H30 à la voiture, mais ça n’était pas suffisant pour tous : Lise et Roberto ont voulu tester les pistes gratuites de St Colomban, et ont donc clôturé avec deux descentes de niveau 3 étoiles cette seconde journée très sportive.

J3 (Vallon des Roches vers le col du Gleyzin)

BERA : 2         Météo : T > 0 / soleil voilé / vent faible

Nous visions le col des Fontaines, et compte tenu de la douceur externe nous avons demandé à nos hôteliers d’avancer le petit déjeuner à 7h, ce qui nous a permis de commencer la rando à 8h à partir du hameau des Roches.

Après avoir un peu porté les skis, nous avons vite trouvé la neige pour suivre un chemin étroit en rive droite du torrent des Roches. Tout au long du parcours, nous pouvions apercevoir les multiples avalanches qui étaient tombées essentiellement rive gauche, exposée au soleil. Mais il y a aussi des avalanches de neige fraîche de notre côté, heureusement faciles à passer. A noter que ce chemin est chargé d’histoire, puisqu’une ancienne exploitation de talc est notifiée.

A l’aplomb de la passerelle du Plâtre, nous poursuivons rive droite en observant des traces de descente rive gauche, que nous choisirons au retour. Un peu plus loin le fond du vallon est occupé par plusieurs avalanches de neige humide qui ont convergé pour former une masse impressionnante et chaotique (photo).

Heureusement on peut passer sur le flanc gauche du vallon, sur les avalanches de neige fraîche qui sont facilement skiables. Tout ça montre que les chutes de neige étaient vraiment exceptionnelles cette année, et que le BERA 5 n’était pas exagéré.

Puis nous débouchons sur l’immense et magnifique cirque qui dessert plusieurs vallons et cols, lesquels sont tous tentants pour le ski de rando. Phénomène assez rare, nous passons à proximité d’une carcasse de bouquetin entièrement dévorée par les loups !!!

Finalement, à l’aplomb du col des Fontaines, et compte tenu de la magnifique pente que nous voyons monter vers le col du Gleyzin, nous décidons d’aller plutôt dans cette direction. Comme les jours précédents, le groupe s’étale à la montée mais des pauses régulières nous permettent de tous nous regrouper.

Après quelques ressauts successifs sans difficulté majeure, nous décidons de nous arrêter à 2350 m (ancien glacier de Clarant) pour un pique-nique bien mérité.

Compte-tenu des conditions printanières, l’heure du retour est arrivée et nous attaquons la descente vers 12h00 dans une neige très facile à skier. Plus bas, nous poursuivons rive gauche dans une neige plus lourde, jusqu’à la passerelle du Plâtre. Nous finissons notre descente par le chemin de montée, qui à la descente apparaît comme un « toboggan » bien étroit. Mais la neige est bonne et cela nous permet d’éviter arbres et racines …

A l’unanimité, tout le groupe a voulu remercier nos hôtes en prenant un dernier pot à l’auberge du Glandon. Comme chaque année ils nous ont gâtés, et nous leur donnons rendez-vous pour l’année prochaine.

Rédacteurs :  Aude (J1), Lise (J2), Philippe (J3), François (co-rédacteur).

 

Séjour Champsaur du 16 au 19 février 2026

Participant(e)s : Guy L, Valérie P, Véronique et Philippe G, Jean-Michel V, Philippe M, Jean-Pierre N (organisateur et rédacteur du CR). Martine W n’a pas pu venir en raison d’un genou endolori à la suite d’un entrainement intensif.

Le 16 : Épaule du Pic de Gleize. 1969 m.

Nous partîmes sous la pluie et à sept pour une première rando au départ du col Bayard. En prenant de l’altitude, la neige remplace la flotte et, bien que la visibilité soit médiocre, c’est plus agréable. Il nous faut tracer dans 20 cm de fraiche dans une forêt clairsemée de mélèzes et de pins à crochets. Arrivés à la bifurcation des deux itinéraires menant au pic, point 1969 m, des bourrasques nous dissuadent de poursuivre, d’autant plus que la pente se redresse et que le risque d’avalanche est réel. C’est sous des pins presque parasols que nous cassons la croûte. La descente se déroule dans une belle neige poudreuse mais un peu au radar.  Nous reprenons les voitures pour poursuivre jusqu’à l’auberge des Écrins située dans la vallée de Champoléon.

Le 17 : Le Palastre 2278 m.

Il a encore neigé dans la nuit et les risques d’avalanches sont à leur maximum, 5 sur l’échelle de 5 échelons. Nous faisons donc le choix d’un itinéraire qui ne présente pas de risques. Nous aurions pu poursuivre jusqu’à Soleil Bœuf mais ça devenait hasardeux, le ciel ne se dégageait que par intermittence. Mais il fallut d’abord monter en voiture jusqu’aux Richards par une route étroite et par endroit verglacée. C’est en chainant que nous y parvenons. Skis aux pieds, nous parcourons un site enchanteur, digne des posters de Samivel. Un surfeur nous précède de quelques centaines de mètres et fait une trace bien appréciable. Les blocs de rocher sont sous un épais manteau et prennent l’allure de pénitents blancs. La descente est particulièrement aisée dans une couche épaisse de poudre estompant le relief.

Le 18 : La Recula ou petite Autane d’Orsières 2400 m.

Enfin, le beau temps bien lumineux ! Le choix de l’itinéraire doit toujours tenir compte des risques d’avalanches qui n’ont pas diminué. De plus, la route de Prapic, départ de nombreux itinéraires intéressants, est coupée par une avalanche. Nous nous rabattons donc sur une classique, souvent fréquentée en temps de risques. L’itinéraire se déploie dans un mélézin clairsemé, puis sur une croupe bien dégagée offrant des points de vue intéressants sur l’ensemble du Haut Champsaur. Les Grenoblois sont enchantés ! Après un bon casse-croûte au soleil et sans vent, nous dévalons les pentes avec une gourmandises non feinte, notamment pour Guy qui trouve cette poudreuse à son goût lors de deux roulé-boulés.

Le 19 : La cabane de l’Aupette 2000 m.

Il a encore neigé cette nuit. Elle est mouillée au sortir de l’auberge mais en altitude, elle est tombée légère et les prévisions nous disent qu’elle va encore tomber dans la journée. Que faire sinon de proposer un itinéraire à dominante forestière sans risques ? Mes connaissances du Champsaur que j’ai habité il y a 50 ans m’aident à faire ce choix. Nous voilà partis du hameau de Clot Davin, en sous-bois et sous une neige tombant drue. Mais l’ambiance est sereine. Le silence dans cette forêt ne semblant habitée que par quelques chevreuils au vu de leurs empreintes, nous enchante et nous incite à progresser sans converser, chacun dans sa méditation. A la lisière supérieure de la forêt, il me faut consulter la carte pour ne pas rater la cabane car la visibilité est ténue. Des rafales de vent nous incitent à s’adosser contre les murs de cette cabane pour manger un bout. Au-dessus, il y aurait à faire encore un beau parcours à ski mais la météo nous en dissuade. La descente dans le bois est très agréable tant l’épaisseur de neige estompe les souches et les branches.

C’est sur cette dernière rando que nous plions les gaules pour rentrer chez nous sous une pluie qui ne faiblit pas.

Voilà notre séjour, bien réussi, malgré la météo peu favorable aux grandes envolées. Il faut noter la bonne prestation de l’auberge des Écrins pour le confort des chambres et la qualité des repas. Le séjour pourrait être reconduit l’année prochaine dans la même configuration avec peut-être, la chance de tomber sur une bonne météo et moins de risques d’avalanches.

Les photos sont consultables par le lien suivant de l’album Google-photos :

https://photos.google.com/share/AF1QipNCO_8tx8GfY9PZauTywlmX2IqtdrSb0RBIoA7jgGoyAsuqGZOqU8WPOpD31P78Tg?key=VFpFejhwMUhvRzVOUWNiSXJuMHdtOElKYm9oclNB

 

 

 

Séjour Dévoluy du 9 au 12 février 2026

 

Jour 1, tour de la tête d’Oriol (Eric)

 

Départ de Meylan à 7h15 comme prévu, on est un groupe organisé par François ou pas ! Route sans problème par Corps et on trouve la neige juste au départ de la rando. Neige dure et gelée au départ, et rapidement très peu de neige… On passe en mode sanglier pour essayer de trouver de quoi monter au milieu des arbres. Finalement ça passe avec un seul petit déchaussage.

On attaque la montée du Vallon des Narrites avec une belle vue sur le Dévoluy, et une neige qui porte bien. Carine repère une magnifique harde de chamois qui de la crête au-dessus descend dans notre combe puis traverse et repart, tout en gardant bien sûr une bonne distance avec nous. On remonte une grosse coulée partie de presque rien (impressionnant), quelques bosses à descendre en cours de montée … tout cela contribue à un rythme globalement assez lent. Les chorums assez nombreux dans cette combe ne nous gênent pas vu que l’on suit des traces.

La météo change vers un ciel très couvert (comme prévu) qui ira jusqu’à quelques flocons de neige et un jour blanc, nous hésitons un peu mais finissons par finir le tour de la tête d’Oriol et arriver au col sous la Demoiselle. On pique-nique avant de redescendre dans l’autre vallon. Enfin, certains pique-niquent. Matis, lui se fait chauffer des pâtes ! Et je ne parlerai pas de sa démonstration d’Opinel 3 en 1.

Bonne surprise, le ciel se découvre et la lumière revient. C’est nettement plus agréable pour descendre. Et heureusement parce que la neige est LOURDE et profonde ! Ça fatigue ! Plus bas, cela s’améliore lentement mais à notre grande surprise, le vallon est strié de nombreuses coulées que l’on traverse rapidement. Au débouché on trouve la neige moquette mais très vite aussi, la forêt dense. La descente cool se transforme en border cross puis carrément en mode sanglier très compliqué jusqu’à obliger certain.e.s à déchausser. On finit par retrouver un peu de lumière et d’espace de neige moquette pour rejoindre les voitures. Grosse balade de 1000 m de dénivelé pour un 1er jour, mais comme cela pourrait être le seul avec une météo correcte, on est bien contents de l’avoir faite.

Arrivée au gîte qui n’a pas changé depuis notre dernier passage, juste avant le 1er huis-clos de la Covid. Les 2 couples ont chacun une chambre, les 4 mecs dorment dans un petit dortoir, installation tout à fait correcte. Dîner du soir : soupe au chou rouge/clous de girofle (surprenante et bonne) et dinde en sauce et boulgour, puis tarte myrtille et fromage blanc.

Matis nous fait jouer au « 6 qui prend » où Jean-François se distingue par une maîtrise totale.

 

Jour 2, Tête de vallon Pierra (Jean-François)

Météo maussade comme prévu, précipitation faible mais jour blanc. Va pour skier à l’aise sous les mélèzes. Un petit déjeuner très correct à 8 h pour lancer et dynamiser la journée. On prépare les skis … ainsi que les maillots et les serviettes (malins les lapins !). On prend les voitures pour aller à la Joue du Loup. Habitués à se garer au départ des randos, Francois essaie de nous trouver l’emplacement idéal. Mais nous sommes en station et on se contente du parking de Monsieur Tout le Monde. On chemine au départ de l’itinéraire de ski de rando de la station, au départ du télésiège des Fontenelles. Entre 5 et 600 m dans les mélèzes à l’écart des pistes pour une montée débonnaire mais somme toute agréable. Le petit bémol est le botage pour certaines …, puis certains d’entre nous.

Le groupe se sépare : pour 5 d’entre nous direction la station, pour 3 un petit plus pour la tête de vallon Pierra quelques 200 m plus haut. Sans être la descente de la saison, on chemine entre hors-piste et pistes dans des neiges très variables. On finit sous la pluie ! Merci à François pour cette adaptation de la rando à la triste météo… même si demain s’annonce pire.

La pluie est peu propice au pique-nique en forêt et on choisit la salle hors-sac de la station qui est un peu «lugubre » (sans fenêtre) mais chauffée, donc la bienvenue. Puis un petit café dans un bar avec des patrons fort peu sympathiques avant de passer au but principal de la journée, soit 2 heures de balnéo à Odycéa, très appréciées par tout le monde.

De retour au gîte on prend le temps de l’apéro entre « Dévoluars » que nous sommes, non sans écouter le Vertacomicorien Éric nous raconter ses vielles histoires militaires (et oui Eric, est passé par le Vercors) et notre hôtesse nous partage quelques informations locales.

Après une super soupe aux épinards + fromage de chèvre, laquelle permet de tester les capacités de certains à reconnaître les bons ingrédients, on se refait une partie de « 6 qui prends » dans laquelle je reste à « bon » niveau devant cette science de la carte de mes partenaires

 

Jour 3 (Carine)

La matinée est annoncée pluvieuse et quand on se lève, la pluie a fait fondre une partie de la neige. On prend le temps de petit-déjeuner et puis chacun s’installe à ses occupations. Éric passe ses commandes de pellets pour le Grésivaudan en profitant allègrement ((et même en abusant) du forfait du portable de Jean-François, François communique avec ses nouveaux amis de Skitourenguru, Mathis avance bien dans son livre en anglais, Philippe avance plus lentement dans son Sudoku, Karin et Rémy dévorent toutes les informations touristiques du Dévoluy et Jean-François suit minute par minute les 5 applications météo pour nous donner le top départ pour sortir.

La météo annonçant une belle éclaircie à partir de 13 h, on pique-nique bien au chaud au gîte dans lequel on se sent tellement bien car il n’y a que nous.

François, Jean-François, Mathis et Philippe partent très vite (trop vite, en fait) pour monter au col du Rabou et profiter des très belles éclaircies. Arrivés au parking, Philippe ayant oublié ses chaussures, ils reviennent au gîte, repartent pour se rendre compte au même parking que Philippe a oublié ses chaussons ! Il en sera quitte pour suivre ses 3 compagnons à pied. Le début de la descente ne laissera pas des souvenirs impérissables mais la suite sera plutôt agréable, surtout avec les magnifiques éclairages du soir.

Carine et Karin, Éric et Rémy optent pour une petite randonnée vers le col de Festre où un bar tenu par une tenancière très sympa les accueille. Les garçons plus lourds que les filles s’enfoncent un peu (ou beaucoup) dans la neige et nous balisent bien le chemin. La lumière est magnifique et le jeu des nuages et des éclaircies nous offre un beau spectacle.

Retour au bercail pour savourer une des meilleures tartiflettes (dixit moi) et une pomme au four fourrée d’amandes et garnie de baies roses grillées !

Pour le dernier « 6 qui prend » du séjour, Jean-François prend sa revanche et nous écrase tous.

 

Jour 4 (Carine)

Ce matin, il neige à gros flocons et la visibilité est mauvaise. Les options sont de retourner à la balnéo, de se promener sous la neige (option préférée de Carine et François), d’aller voir sous la pluie la résurgence des Gillardes que Jeanne (la gérante du gîte) nous conseille depuis 2 jours ou de rentrer à la maison. Après avoir oublié ses chaussures de ski de rando puis ses chaussons hier, Philippe part dans une recherche effrénée de son « débardeur » (qui est plutôt un gilet sans manche) disparu. Ce qui permet de soupçonner d’abord les femmes puis les hommes fétichistes du débardeur du prof de gym …jusqu’à le retrouver juste sous un autre vêtement ! Finalement, on rentre vers Grenoble et on mangera notre pique-nique au chaud chacun chez soi.

Merci encore à François pour l’organisation de ce séjour sous une météo pas facile, merci à tous pour cette bonne ambiance d’entraide et de rigolade.

Habert d’Aiguebelle, saison 8 – 16-18/01/2026

Jean-Pierre Nicollet, Jean-Michel Veuillen, Eric Trouvé, Marc Bertier

Un premier séjour à domicile pour lancer la saison, la proposition n’a pas soulevé un enthousiasme foufou. Trop tôt ? Trop près ? Trop connu ? Réservation initialement faite pour 4jours/3nuits  et pour 8 personnes, nous nous étions finalement 4 pour 3j/2n ! Ajoutez à ça des prévisions météo tout juste médiocres, il fallait un bon moral vendredi 16 au matin pour partir des Tuileaux, la fleur au fusil. Philippe Deville avait prévu de passer la 1° journée avec nous.

Jour 1

La route avait tout de la patinoire à l’approche du parking d’hiver. Et nous avons dû donner un coup de main pour dégager un van mal embarqué. Philippe nous a rejoint et nous avons démarré à pied puis à ski, sous un ciel encore clair.

Difficile à imaginer, mais pourtant si je l’ai fait : j’ai réussi à couler une bielle à mi-chemin de la montée de moins de 200mD+ !!! Quand j’ai rejoint mes compagnons au habert, Philippe avait bien naturellement continué direction la Jasse. Pb de peau finalement réglé par une peau de secours. Après rencontre avec Arthur, le nouveau gardien et un pique-nique au chaud, nous avons repris la montée vers le col de l’Aigleton… que je n’ai même pas tout à fait atteint  !!! Après les rafales au col, les conditions de descente ont été plutôt correctes, sous le ciel en train de se couvrir.

Le soir, Arthur nous a gratifié d’un superbe boeuf bourguignon qui avait mijoté tout l’après-midi. Un régal !

Quelques flocons de neige était attendus dans la nuit…

Jour 2

Au lever, on a eu confirmation : c’était vraiment « quelques » flocons… mais qui ont quand même fait un peu de bien en amollissant la neige. Par crainte de trop de vent, nous avons mis au programme une montée au Pas de la Coche et plus si ok. La courte montée au Pas passe comme une lettre à la poste (ça me rassure un peu !). De l’autre côté, avec le jour blanc, je me fourvoie un peu et embarque mes compagnons dans de petites traversées qui ne sont pas tout à fait du goût d’Eric. Vu le ciel qui se profile au vent, nous nous dépeautons comme souvent légèrement après avoir contourné par sa droite le point coté 2134 sur IGN. A part une courte traversée « pas pour Eric », la descente est très agréable : visibilité correcte et neige excellente… par endroits !

Pique-nique au Habert, et on repart côté Jas des Lièvres. Eric et moi nous contentons de la première moitié facile. Quand J-P et J-M continuent dans le couloir Est qu’ils finiront aux couteaux, puis à pied. Bravo à eux.

Au Habert, c’est la foule (30 demi-pensions ce soir !). Autant dire que dans le « sas d’entrée », l’ambiance est rien moins que folklo !

Jour 3/3

Aujourd’hui, la météo annoncée est correcte mais on s’attend à trouver des rafales en haut. Nous partons pour la Cime de la Jasse, en laissant les lacs de Vénetier à droite. On rejoint la crête au Col de la Jasse et récupérons les rafales prévues pour les derniers 400m linéaires. Là-haut, nous ne trouvons pas vraiment les conditions idéales pour faire la sieste au sommet. Ça attendra le retour à Meylan. Nous redescendons par la montée « classique », et commençons à croiser la foule des randoskieurs. Neige correcte, mais si nous avions suivi les idées d’Eric (« à gauche toutes ! »), ça aurait probablement été meilleur !

Pique-nique au Habert où nous reprenons nos compléments de bagages et quittons Arthur à qui nous souhaitons une bonne saison. Dans la descente vers le parking, nous découvrons que depuis notre passage à la montée il y a deux jours, la pluie a bien entamé le lessivage du bordercross. Finalement, un peu plus haut, nous avons eu de meilleures conditions.

Conclusion

Comme bien souvent, il s’avère que ça a valu le coup de ne pas baisser les bras trop tôt. D’après les comptes-rendus lus sur les sorties du week-end autour de Grenoble, nous nous en sommes bien tirés. Et l’équipe a bien fonctionné. Et ça y est, la saison des séjours MSR2026 est lancée et bien lancée !

Marc.

Hospice du col du Grand Saint Bernard, 6-9 avril 2025

Bernard D, Guy L, Aline B, Gilles M, Philippe G, Philippe R, Robert B, Véronique GC, Pierre W, Valérie P, J-Pierre N, J-Michel V, Marc B.

J1 – Dimanche 6 avril – par Marc B.

7h30, 3 voitures au départ des Tuileaux, pour 11. Nous prendrons Philippe R à Montmélian. Valérie nous rejoindra à l’hospice à la fin de son w-e de parapente. Arrêt vers l’ENSA à Chamonix, pour qqs photos du Mont Blanc et de l’Aiguille du midi au soleil levant.

On reprend la route pour passer en Suisse via les cols du Montet et de la Forclaz. Descente jusqu’à Martigny où nous prenons la route du col du Grd St Bernard.

Au parking de l’entrée du tunnel, c’est la fin de la route déneigée… et c’est la grande foule d’un dimanche de grand beau temps ! Heureusement à l’heure à laquelle nous arrivons, qqs places se libèrent. Pique-nique aux voitures, à proximité des bâtiments délabrés de l’ex-station de ski (Bourg St Bernard ?) avant de nous lancer sur l’«autoroute» (la route d’été).

Plusieurs options pour épicer le court programme de la douce montée au Col et à l’hospice (env. 500mD+) : 1/ Découverte anticipée (voir J4) du vallon de Barasson, pour certains. 2/ Prolongation derrière l’hospice, pour d’autres. 3/ Et retour à la voiture pour réparer un petit oubli, pour les derniers !

Très bon accueil. Dortoirs confortables. Repas à 19h15. Puis Valérie nous rejoint avant la tombée de la nuit. On est rassurés.

En début de soirée, nous est proposé le visionnage d’une vidéo de 2011 (?) sur l’hospice.

 

J2 – Lundi 7 avril – par Guy L.

Par cette belle journée, il a été décidé de monter au Mont Fourchon, présenté comme « facile et peu engagé », puis au Pain de Sucre pour les plus courageux. Pour une meilleure cohésion, notre groupe sera scindé en deux. Mais ça, c’est la théorie ! Car en fait, tous sont très motivés. Après le contrôle de rigueur des DVA effectué par Bernard, nous nous regroupons au pied de la statue monumentale de Bernard de Menthon. Enfin presque tous, car Philippe G. a laissé partir sur le lac son ski, que Véronique lui portera jusqu’à l’autre bout. A peine est-il arrivé que la petite troupe s’est déjà engagée dans la traversée gelée le long du tunnel de la route qui mène en Italie, et s’est arrêtée dans le premier vallon pour mettre les peaux. Quand tout le monde est prêt, ou presque, la troupe s’engage dans le vallon, sauf que ce n’est pas le bon… Qu’à cela ne tienne, on rejoindra l’autre vallon un peu plus haut. On se retrouve alors sur une petite arête entre la Fenêtre d’en Haut, à l’est, et la Fenêtre de Ferret, à l’ouest. Je propose alors de changer de destination et de réaliser la course prévue pour le lendemain, càd le Clocher de la Chaux. Proposition adoptée, la troupe part alors dans une nouvelle traversée avec les couteaux dans une pente encore gelée sous la surveillance de Jean-Pierre. Personnellement, j’opte pour un dépeautage et une petite descente de 30 m, qu’Aline regrettera de ne pas avoir choisi… Arrivés à la Fenêtre de Ferret, nous décidons de ne rien décider et de descendre vers les lacs de Fenêtre.

La descente étant excellente, faut-il remonter et refaire cette descente, monter au Clocher de la Chaux ou rentrer directement par la Fenêtre d’en Haut ? Sur proposition de Jean-Pierre, la troisième solution est adoptée et nous irons profiter de la neige bien transformée côté sud. Un vent de liberté souffle alors sur ce magnifique vallon. Qui part à droite, qui part à gauche et le reste s’éparpille au milieu, chacun étant convaincu que les bons Saint-Bernard de Menthon et Saint-Nicolas de Myre sauront les conduire sur le chemin… de la Fenêtre d’en Haut. Chose faite, nous descendons sur une belle moquette jusqu’au Baou (2360 m), où une petite équipe pique-niquera avant de reprendre la montée vers l’hospice, tandis que Jean-Pierre nous invite à profiter de la bonne neige jusqu’à la « Casa Cantoniera » (2203 m). Après notre pique-nique, nous remontons jusqu’à l’hospice où un thé chaud et à volonté nous est proposé. Ensuite, c’est douche chaude, salon confortable et calme (avec wifi) pour s’adonner à la lecture, aux jeux, à la sieste, ou à la méditation sur la bonne organisation…

Ce soir un autre documentaire à propos de l’hospice nous est proposé. Celui-ci date des années 1930, je crois !

J3 – Mardi 8 avril – par Marc

Cette fois-ci, on ne peut pas manquer l’objectif du Mont Fourchon (2901m). On a bien compris qu’il faut prendre une combe plus loin en descendant jusqu’au Baou, et donc sans les peaux !

La montée est rien moins que débonnaire et courte (<600mD+). Seuls les derniers 50m de dénivelé sont un peu plus exigeants, surtout dans le vent que nous avons récupéré sur la fin. Et il y a un peu de monde sur la dernière plateforme où on laisse les skis. Pour atteindre le sommet, certains mettent les crampons, histoire de leur faire prendre l’air, d’autres non. La vue est époustouflante sur le massif du Mont Blanc côté italo-suisse et sur un panorama qui ne nous est pas familier.

De retour à la plateforme, on voit approcher un groupe de 15 à 20 personnes. Ce sont les étudiants en séjour à l’hospice. Alors que nous nous préparons pour la descente, nous sommes désagréablement sommés de laisser la place par leur sympathique encadrante !!!

L’idée de tenter le Pain de sucre (même altitude que le Mt Fourchon) n’est pas poursuivie. L’accès au sommet apparaît rocheux sur un bon dénivelé et plus bas la pente est sérieuse. On privilégie plutôt d’exploiter les pentes en dessous de nous.

Nous tentons de skier les passages plus abrités du soleil ; puis, au contraire, ceux où la neige s’est ramollie. Sans être aussi bonne qu’hier dans le vallon du lac de la Fenêtre, la descente est très agréable mais demande de veiller aux changements de neige. Certains s’arrêtent à la douane italienne fermée (« Casa Cantoniera », 2203 m). D’autres espèrent continuer un bon brin, mais 100m plus bas, il faut « plier les gaules » et remonter pique-niquer à la « casa ».

Retour à l’hospice sans problème.

J4 – Mercredi 9 avril

par Gilles M.

Temps radieux, comme les jours précédents. 

On entame la descente en direction du parking mais, ô merveille de l’organisation suisse, un petit refuge de secours ( »pour être moins mal quand on n’est pas bien ») nous permet d’alléger nos sacs avant de repartir dans le sens de la montée pour le col ouest de Barasson,  facilement atteint par la troupe au mieux de sa forme. L’idée initiale de profiter des pentes bien revenues censées nous attendre sur l’autre versant est vite abandonnée au vu du désastre (pentes raides, coulées d’avalanches !). Il est bien trop tôt pour rentrer.  Une partie de la troupe part donc en montée à l’assaut du Mont Mort, un vilain nom pour un sommet très esthétique, et le reste en descente pour rejoindre les pentes donnant accès au col Est de Barasson.
 
Col Est : après repeautage, c’est parti pour une jolie pente assez raide mais en poudre tassée meuble et bien tracée, juste bien pour perfectionner les conversions si besoin. La vue du sommet est magnifique mais on s’est surtout focalisé sur six petites tâches noires en mouvement ascendant sur les pentes du sus-nommé Mont Mort :-))
 
 
Mont Mort : cf. infra
 
Descente en bonne transfo pour tout le monde  jusqu’au petit refuge où on se retrouve pour le pique-nique  avant de rejoindre le parking puis les boutiques de Martigny pour le plein de Fendant et enfin le bistrot du Buet pour un pot final.
 
par J-Pierre N.

Nous prenons notre dernier petit déjeuner en réclamant comme d’habitude du rab de beurre et de pain ; non pas que la restauration de l’hospice soit pingre mais nos appétits sont à la hauteur des lieux, à 2473 m d’altitude. Pour ce dernier jour, il nous faut remplir nos sacs à dos de toutes nos affaires. Et pour éviter de porter trop lourd toute la journée, nous optons pour un itinéraire partant en contre-bas de l’hospice et en direction du parking de Super Bernard. Ce sera donc la combe de Barasson. Tout le monde est prêt, le soleil illumine déjà nos visages et une photo du groupe devant les imposants bâtiments de l’hospice grave en nous les bons moments passés en ces lieux de partage, d’accueil et d’hospitalité.

Nous descendons sur une neige gelée jusqu’au petit refuge – celui où « l’on est moins mal quand on n’est pas bien » aux dires d’un guide suisse. Nous y laissons nos affaires du séjour pour remonter avec un sac allégé la Combe de Barasson. Nous optons précisément pour le Col Ouest de Barasson. L’itinéraire est débonnaire et nous parvenons au col des 10h30, accueillis par un petit vent frisquet et de nouveau un panorama à couper le souffle sur les sommets de l’envers du Mont Blanc avec notamment Les Grandes Jorasses, imposantes. Tous s’accordent pour constater que nous n’en n’avons pas notre soul avec seulement 400 m de D+, une heure encore bien matinale et un ciel toujours bleu.

L’équipée vaillante se scinde en deux groupes. L’un décide sous l’égide de Bernard, de monter au col Est de Barasson et l’autre entrainé par Jean-Pierre se dirige vers le sommet du Mont Mort offrant une pente Est relativement raide mais prometteuse d’une neige dégelée par le soleil précoce. Pour ce groupe de 6, c’est l’occasion de s’entrainer à l’exercice des conversions en pente raide (environ 45 °), de prendre de l’assurance, de privilégier les petits pas. Parvenus à une épaule, 100 m sous le sommet, il est décidé d’arrêter l’ascension devenant encore un peu plus raide. La descente est à la hauteur de nos prévisions avec la moquette qui s’offre aux skieuses et skieurs, le sourire jusqu’aux oreilles, sur 300 mètres de pente régulière.

Le groupe du Col Est atteint rapidement son objectif par une jolie pente assez raide mais en poudre tassée meuble et bien tracée, juste bien pour perfectionner les conversions si besoin. La vue du sommet est magnifique mais on s’est surtout focalisé sur six petites taches noires en mouvement ascendant sur les pentes du susnommé Mont Mort.

Les deux groupes se rejoignent au petit refuge pour un casse-croute. Nous y reprenons notre charge pour terminer la descente en suivant la route enneigée jusqu’au parking. Les quatre jours se terminent avec l’expression d’une satisfaction unanimement partagée et nous avons une pensée émue pour Martine qui fut l’instigatrice de ce séjour et qui ne put y participer en raison de sa mésaventure lors du séjour à Cervières.

Nous terminons le partage de ces journées réussies en buvant un pot ensemble sur la route du retour, à l’hôtel du Buet, au-dessus de Vallorcine. C’est encore un moment d’échange sur des projets futurs au sein de l’association MSR.

 

Auberge du Glandon, séjour du 9 au 11 mars 2025

À Saint Colomban-des-Villards, avec Jean-Michel, Jean-Pierre (rédacteur), Mathis et Thierry.

Les prévisions météo sur 10 jours n’étaient pas très encourageantes. Elles mirent le doute chez de nombreux inscrits au séjour. Quarante-huit heures avant le départ, les prévisions étaient meilleures et Jean-Michel qui organise cette session parvient à convaincre 3 autres membres. C’est donc 4 preux (sic JM) qui embarquent dans la Kia collector de Jean-Michel, avec Matis, Jean-Pierre et Thierry.

Le dimanche 9, nous optimisons la journée et l’accès à Saint Colomban en allant faire une rando au départ de la station de Saint François-Longchamp. Il fait beau, tout juste frais, la neige a regelé durant la nuit et nous pouvons chausser les skis dès le parking des Pérelles. Jean-Michel nous propose de faire un circuit : monter au col de Montjoie puis basculer sur le versant Ouest pour remonter dans le Vallon aboutissant au Col de Sarvatan et finir par la descente sur Saint François. Un itinéraire récemment décrit sur Skitour. Nous parvenons au col de Montjoie sans difficulté mais trouvons le versant Ouest bien trop raide pour notre capacité moyenne (la cotation 4.2 en rebutât plus d’un). Nous redescendons donc par l’itinéraire de notre montée en versant Est jusqu’à pouvoir remonter le vallon aboutissant au col de Sarvatan. Nous sommes accueillis par un vent froid bien qu’il vienne du Sud. La descente n’est pas extra, la neige étant ramollie profondément avec une croûte de regel piégeuse. Une embellie nous redonne le sourire dans la partie inférieure sur moquette. Nous reprenons la route pour rejoindre l’auberge du Glandon à Saint Colomban-des-Villards et sommes accueillis par le couple Bozon, toujours aussi enthousiastes et plein d’allant malgré leurs 80 ans bien tassés. Le dîner est à la hauteur de leur réputation et de la reconnaissance qu’ils éprouvent vis-à-vis des clients de MSR, habitués de cette auberge.

La journée se termine avec une pierrade copieuse et une farandole de desserts.

Le lundi 10 se lève avec un ciel bleu profond et les montagnes sont immaculées grâce à un léger saupoudrage nocturne.
Nous optons de nouveau pour un circuit : monter le Vallon du Tepey jusqu’au Col de La Valloire puis descendre par le vallon des Roches. La marche d’approche est agréable sur l’excellent sentier jusqu’au hameau du Tepey duquel nous pouvons chausser les skis. Le vallon s’allonge dans sa sauvagerie pour se redresser sous une ribambelle de sommets allant du Sambuis au Puy Gris. Au niveau d’une jonction de combes au lieu-dit Les Têtes nous choisissons la combe à main gauche alors qu’il eut fallu emprunter celle à droite. Si bien qu’au débouché de cette combe nous constatons ne plus pouvoir rejoindre le col de La Valloire sans être obligés de redescendre de plus de 100 m de dénivelée. Deux d’entre-nous décident de s’arrêter là, à 2500 m d’altitude sur un beau replat laissant deviner un petit lac. Les deux autres poursuivent l’ascension pour aboutir sur l’arête du Lac Noir à 2738 m. Tous se regroupent au petit lac pour la descente dans le Vallon du Tepey garni d’une neige de printemps très agréable à skier.

Le mardi 11 se lève également avec un joli ciel bleu agrémenté de quelques cirrus épars trahissant un vent d’altitude venu du Sud. Nous partons sur la route du col du Glandon avec l’intention de monter au col du Sambuis. Le versant Sud-Est est complètement dégarni de neige et les bouquetins ne rencontrent plus aucune difficulté à se nourrir. Matis et Thierry décident de poursuivre à skis sur la route enneigée jusqu’au col du Glandon puis un peu au-dessus. Jean-Michel et moi maintenons notre objectif. Le versant débute raide et un court passage sans neige nous oblige à crapahuter skis sur l’épaule. Puis le vallon devient plus accueillant avec un beau manteau de neige entre les Aiguilles de l’Argentière et le sommet du Sambuis. Jean-Michel se campe sur un replat, le Lac de La Croix tandis que Jean-Pierre monte jusqu’au Col du même nom à 2529 m. Il domine alors le Vallon de Combe Madame, du côté de la vallée du Haut-Bréda. Les rouleaux de nuages noirs s’avancent rapidement, il est temps de partir. La descente à ski se déroule dans 10 cm de poudreuse dans la partie supérieure et sur de la moquette dans la partie inférieure. Mais ce serait oublier la partie finale, moins agréable sur le bitume de la route du Glandon.


Un court mais très bon séjour avec une météo très compréhensive, une équipe sympa et des hôtes admirables à l’auberge.

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Séjour au refuge de Terre Rouge (Valmeinier) – 4-7 mars 2025

——————– Première version ————–

Véronique, Philippe G, Philippe D, Philippe R, Nicole, Armelle, Arnaud, Guy, Eric, Bernard, Roberto, Jean-Luc, Jean-Michel, Yves, Thierry, Marc

Départ vers 09H30 du parking de Grange Bernard 1690m au bas de la station de Valmeinier 1800 pour une montée « assez tranquille, mais désordonnée », à 16, en rive droite de la vallée de la Neuvache pour arriver juste pour le pique-nique au chaud à 12H00 au refuge de Terre Rouge 2182m, où nous accueillent Gaspard le gérant et ses deux assistantes, Chloé et ???

J1 – Groupe « Doux », par Marc

Après la montée « désordonnée » du matin, pas question de renouveler ça cet après-midi ! Nous partons à 9 (seulement !) faire un petit tour dans les bosses à l’Est-Sud-Est du refuge (dont la « Bosse à Marc », 2355). Nous poussons légèrement plus loin jusqu’à dominer « les Grands Lacs », vers 2500. Courte, mais jolie descente vers le refuge face au soleil.

J1 – Groupe « Pas Doux », par Bernard

Vers 13H00 un groupe de 7 participants ( Les 3 Philippes, Guy, Thierry, Roberto et Bernard ) se constitue sous l’impulsion de Bernard pour tenter le Passage de la Pissine 2699m (ça doit être le nom qui l’a inspiré…), après un long faux plat descendant puis montant qu’il faudra refaire au retour ! on commence une succession de vallons assez tranquille pour arriver au Passage et ensuite au très beau point de vue sans vent juste au dessus à droite coté 2724m où l’on s’attardera pour contempler les Aiguilles d’Arves, l’Aiguille de l’Épaisseur, la vallée de la Neuvache jusqu’à la Maurienne qui nous semble toute proche. Une descente, qui ne sera pas d’anthologie, dans une neige très changeante pour un retour vers 16H00 au refuge pour déguster une excellente Bière de la brasserie du Galibier à Valloire, et demain sera un autre jour…

J2 – Groupe « Doux » (par Eric)

Le sur-groupe de 16 s’étant scindé en 2 pour être gérable, le groupe MSR « doux » a laissé le Mont Thabor aux « durs » et se dirige vers Roche Noire (3067m). Roberto, qui a passé une mauvaise nuit, reste au repos ce qui permet à Marc de bénéficier d’un bon coupe-vent !

Une belle montée tranquille… jusqu’à la pente sous le sommet qui devient bien raide (bien assez pour moi !). Comme la neige est bien dure et qu’un groupe avant nous semble avoir un peu galéré, on met les couteaux et c’était la bonne décision. 

Il n’y a pas des tonnes d’espace sur l’arête mais on trouve tous une petite place. On laisse les skis et on va facilement jusqu’au sommet à pied.

La vue est vraiment magnifique à 360° et tous les grands sommets en vue, avec entre autres les aiguilles d’Arve très belles sous cet angle. Mais le vent reste soutenu toute la journée.

Pour la redescente de la pente sommitale, Marc sera le seul à faire de beaux virages serrés, les autres préfèrent un prudent dérapage. Descente dans une neige globalement bonne mais pouvant être soudain très changeante, donc prudence. 

Pique-nique à mi-pente, puis retour au refuge et après-midi tranquille.

J2 – Groupe « Pas Doux » – Le Mont Thabor, 3180 m (par Philippe D)

Armelle – Arnaud – Guy – Jean Michel – Philippe D. – Philippe G. – Thierry – Véronique.

9 heures : c’est tête baissée face à un vent glacial que nous remontons le vallon de Neuvache sur près de 3 km. Les premières pentes qui s’offrent à nous, à proximité de Plan Borel, nous amènent à faire un choix de parcours : c’est la « trace de Marc » qui est choisie. Elle va nous conduire au col de la Chapelle en passant sous le col de Valmeinier par de beaux vallonnements et des pentes raisonnables. Arrivés au col à 2940 m, les pentes se redressent : pour plus de sécurité, il est sage de « chausser » les couteaux. Après la traversée d’une combe bien ensoleillée et abritée du vent, l’épaulement nous amène en vue de la chapelle érigée près du sommet. Tout le groupe y parvient avant 13 h.

La vue est dégagée à 360°. Chacun s’essaie à reconnaître les sommets qui se détachent à l’horizon : les Écrins, la Meije, le Pelvoux, les aiguilles d’Arves sont facilement identifiables, quant aux autres, l’application dont dispose Arnaud nous permet d’en reconnaître quelques-uns.

Le vent est glacé et bien que nous aimerions nous attarder un peu plus devant ce panorama, nous décidons de redescendre afin de trouver un endroit abrité pour prendre notre pique-nique.

Pour « dépeauter » nous nous réfugions à l’abri de Notre Dame des Sept Douleurs (elle porte bien son nom !) qui est, pour l’heure, barricadée et emballée comme un paquet cadeau dans l’attente de son déplacement. (Explication : le réchauffement climatique entraîne la fonte du permafrost et notre chapelle risque de redescendre dans la vallée (!), ce qui ferait perdre beaucoup d’intérêt au pèlerinage dont elle fait l’objet chaque année au 15 août).

Le retour nous offre quelques belles pentes que nous avions repérées à la montée. Avec même un peu de poudreuse inespérée mais appréciée. La suite alterne entre neige dure, croutée, moquettée, cartonnée, traffolée, etc. C’est selon l’exposition, la pente, le vent et sûrement bien d’autres raisons encore. Il y en a pour toutes les spatules.

Après le passage dit de « la pierre du déjeuner », de longues traversées nous ramènent au refuge sans trop pousser sur les bâtons, pour le goûter, la douche (froide), les échecs, le scrabble, le tarot, la belote, la lecture, etc.

Une belle journée.

J3 – Groupe « Doux » (par Marc)

Nicole, Eric, Yves, Bernard, Roberto, Philippe R et Marc (J-Luc est resté garder le refuge !)

Ce matin nous tentons de suivre l’exemple de nos camarades « Pas doux », montés hier au Mont Thabor (3178m), mais le vent (sud ou sud-est, je pense) s’est renforcé et du coup, la « montée à plat » sur env 1,5km, puis la montée jusqu’au dessous du col de Névache sont vraiment fraiches. Je m’écarte souvent de la route/trace que j’avais préparée et qui avait bien convenu aux « Pas doux », mais sous le contrôle de Bernard, on reste sur un cheminement sûr et efficace. Nicole a du mal à se réchauffer. Vers 2850-2900, on fait une pause bien utile. J’ai commencé à dire que je n’irai plus très loin, mais avec le combiné 1/ encouragements de Bernard, 2/ ses menaces de ne plus me parler et 3/ un gel énergétique, je repars comme en 40 ! Curieusement l’approche du col de la Chapelle, on a un passage un peu moins venté (et ça vient de derrière) et au delà, ça sera « moins pire » que nous craignions !

Arrivée au col, Nicole doit faire demi-tour à cause du froid et Eric se propose très gentiment pour l’accompagner. Mille mercis à lui.

Nous reprenons à 5, avec les couteaux par précaution et rencontrons plusieurs groupes aux alentours de la Chapelle. Pas de sieste au sommet ! On dépeaute à l’abri et prenons fissa le chemin du retour. Assez naturellement nous descendons un peu plus directement par le chemin d’été et « la Pierre du Déjeuner » et éviterons ainsi de devoir pousser pour rejoindre le refuge. La neige est très changeante, mais souvent très correcte, voire mieux.

Nous retrouvons Nicole et Eric au refuge.

Intermède

Au soir du deuxième jour, Jean-Luc nous propose son « éloge de la file indienne ». La suite prouvera qu’il reste du boulot !

J3 – Groupe « Pas Doux » – Roche Noire par le vallon des Grandes Culées

Avec Armelle, Véronique, Arnaud, Philippe D., Philippe G., Jean-Michel, Thierry et Guy

Comme les jours précédents, c’est un départ tranquille à 9h00 pour le groupe des « Dours ».

Ce matin, le vent s’est renforcé. Heureusement, nous ne prenons pas le long vallon de la Neuvache, mais nous montons directement à l’Est vers les Angeliers et nous dirigeons dans le vallon des Grandes Culées. Le vent n’est pas trop froid et nous sommes un peu protégés. Bref, c’est pas si pire ! La pente est régulière et il n’est pas utile de mettre les couteaux avant d’arriver au pied du col de Mont Froid.

Thierry fait un détour jusqu’au col, puis nous rejoint au sommet. Nous déposons les skis au pied d’un rocher vers 3050 m et poursuivons à pied sur la crête enneigée jusqu’au sommet de Roche Noire. Très belle vue, mais le vent nous incite à nous réfugier au pied de ce rocher. Nous y prenons un en-cas, enlevons les peaux et nous lançons en traversée prudente dans la pente, car la neige est bien dure et trafolée.

Vers 2800m, Philippe D et Arnaud nous quittent pour réaliser une seconde ascension vers la pointe 3014, et s’arrêteront sur la crête à près de 3000 m.

Le reste du groupe se contente de descendre vers un point bien abrité pour terminer son pique-nique et profiter du décor.

En observant bien les pentes, nous trouverons de bons secteurs de neige pour réussir cette descente plutôt agréable, et rejoindre le refuge vers 14:30, où nos amis se reposent.

J4 – Groupe « Doux » par Marc

L’an dernier nous avions fait une première visite rapide à la vache de la Combe qui domine le refuge. C’est une voie alternative pour monter à Roche Noire par le Sud-Ouest. Nous croyions naïvement que l’orientation nous mettrait   à l’abri du vent, mais ce ne fut que partiellement vrai.

Partis 15 min plus tard que nos copains, mais plus disciplinés, nous allions les rattraper lorsqu’un p’ti malin (moi) a proposé de monter vers le versant Nord (orienté au sud) de la Combe pour aller chercher la « transfo », je suppose ! En fait on a trouvé… du béton… et des rafales redoublées ! Mauvaise pioche.

Qu’à cela ne tienne, Bernard suggère l’autre versant (Sud, orienté au Nord !)… pour aller profiter d’une poudre de rêve ! Re-mauvaise pioche, c’est tout crouté !

Peu importe, au fond, on s’en tire pas si mal, mais le jour où nous monterons et descendrons cette combe de la Vache dans de bonnes conditions (poudre ou moquette, peu importe !), je crois que ce sera vraiment top ! à suivre l’an prochain !

J4 – Groupe « Pas Doux » (par Véronique) – Col de Mont-Froid

Guy, Philippe D., Philippe G., Philippe R., Armelle, Arnaud, Jean-Michel, Thierry, Véronique

En cette quatrième journée de notre séjour, la météo s’avère suffisamment bonne pour envisager une petite rando avant que de s’en retourner prendre une douche plus que nécessaire à la maison.

Deux groupes se forment au départ, le groupe des doux et le groupe des pas doux.

L’idée est de suivre le même parcours dans la combe de la vache mais de monter un peu moins haut (ad libitum) pour les doux.

Les pas doux partent un peu en avance pour faciliter le suivi des troupes.

Nous cheminons tout d’abord vers les Angeliers. Guy suit tranquillement le fond de ce vallon pour monter progressivement tandis que le reste de la troupe prend la pente de gauche, plus raide. Entre la pose de couteaux pour les moins aguerris et quelques conversions douloureuses, devinez qui a gagné !

Les doux, qui ont pris le même itinéraire que Guy, finiront d’ailleurs par nous rattraper…

Mais, toujours déterminés, les pas doux remontent la Combe de la Vache, en rive gauche du ruisseau des Perches et, après un passage très ventilé (basculant sur le Vallon des Grandes Culées) arrivent au col de Mont-froid (3020m) sous Roche noire. La vue sur les Écrins est toujours aussi fabuleuse et le vent relativement clément, c’est le bonheur.

La descente, au-dessus de la rive droite du ruisseau, est globalement bonne dans une neige plus ou moins dure et quelque peu changeante.

Au refuge, nous retrouvons les doux, dont certains sont déjà plongés dans une sieste profonde, et nous jetons sur le pique-nique.

Complément par Philippe D

Petit manuel à l’usage de ceux – et j’en suis – qui se sentent fort démunis face à ces neiges changeantes voire pourries : https://www.montagnes-magazine.com/pedago-les-differents-types-neige
Mais après la théorie, il faut passer à la pratique… et ça c’est pas gagné !

 

Retour aux voitures par Marc.

Après regroupement au refuge, il nous faut le quitter et descendre aux voitures. Oui, mais par où ? That’s the question! Jean-Michel nous convainc que le long du ruisseau de la Neuvache, c’est bon. Nous nous y lançons à 16, mais avec cette fois-ci beaucoup plus d’ordre. Avec le soleil dans le dos, cette descente est vraiment splendide. Et le « boarder-cross » promis par Gaspard et craint par moi, n’est pas du tout inquiétant. Ça passe très bien ! Merci Jean-Michel.

Petit encart d’un amoureux de la montagne habitant malheureusement loin d’elle, par Yves C

Grace aux bons soins de Marc, j’ai pu m’insérer depuis 2 ans au sein de la communauté MSR qui m’a gentiment accueilli et intégré dans un esprit convivial et sportif.

Ce dernier séjour au refuge de Terre Rouge avec 15 compagnons (et gnonnes ?) de l’asso m’a de nouveau ravi et démontré que sans préjugés sur les niveaux sportifs respectifs de chacun il est possible d’organiser démocratiquement des randonnées en montagne dans le respect de la sécurité et du plaisir de chacun.

Bravo à vous tous pour ce subtil équilibre et principalement aux membres du bureau qui ont su mettre en place les règles de fonctionnement adhoc. Longue vie à MSR !

Séjour au Laus de Cervières du 12 au 15 février 2025

Christine J., Martine, Bernard, Eric, Jean-Pierre, Philippe D., Pierre, Thierry et Guy.

Jour 1 – Col du Clot Julien (2783 m)
Rendez-vous à 10h00 au Col du Lautaret pour y retrouver Martine et Pierre. Il neigeote. Nous décidons de faire la tête de la Pointe Noire (2842 m) au départ du tunnel du Rif Blanc (1933 m). La neige fraîche devrait y être bonne grâce au froid. Temps très variable entre jour blanc et belles éclaircies. Un groupe Azimut a le bon goût de nous faire la trace.

Montée sans problème, neige agréable dans un panorama de rêve … quand il se montre ! Arrivés au col du Clos Julien, nous attaquons les 60 derniers mètres pour le sommet, mais arrêtons après quelques mètres seulement, la fin étant un mélange de glace et cailloux. Nous dépeautons à l’abri du vent derrière une congère, car le vent est frais.

Une bonne neige s’offre à nous pour la descente. Pendant les passages de jour blanc, Jean-Pierre fait l’éclaireur, et tout s’illumine pour les suivants !Arrêt pique-nique au soleil vers 2200 m. Des bouquetins pique-niquent aussi un peu plus loin. Bonne surprise, la neige sera agréable à descendre jusqu’au tunnel du Rif.

Belle et bonne première journée de ce séjour dans le Briançonnais.
Nous allons au Laus de Cervières nous installer. Certains en profitent pour visiter Briançon au passage.

Jour 2 – Côte Belle, Col Perdu (2479 m) et l’Arpelin (2604 m) par Jean-Pierre
Dans l’auberge de l’Arpelin, on se bouscule pour quérir de quoi petit-déjeuner. Le buffet est vite dégarni, deux groupes de skieurs plus matinaux que nous ont fait une razzia sur le beurre, le jambon et la confiture. La météo ne nous laisse que peu d’espoir d’éclaircie et ainsi prenons-nous la décision d’une sortie à deux étages, l’une plutôt modeste au Col Perdu et l’autre un peu plus ambitieuse au Col de Côte Belle, si le paysage se dégageait.

Après 3 km sur la piste de ski de fond fort bien tracée, nous bifurquons dans le Bois des Chalanches abritant une belle neige froide et prometteuse. A 2200 m d’altitude bifurquent nos deux options d’itinéraire. Six d’entre-nous décident sans trop hésiter de se satisfaire du Col Perdu (2479 m) en suivant une belle trace et quelques skieurs, car le paysage est bâché. Les trois autres : Martine, Philippe et Jean-Pierre s’accordent pour tenter l’ascension de la belle pente aboutissant sur la crête de Côte Belle (2800 m). Nous traçons dans une neige pulvérulente posée sur une pente régulière et soutenue de 30 à 35°. Des tentatives d’éclaircies nous encouragent à poursuivre jusqu’à 2700 m sans que nous ayons pu distinguer l’arête faitière. L’accumulation de neige déposée par le vent du Sud est alors inquiétante. Nos bâtons de ski s’enfoncent jusqu’à la dragonne sans aucune résistance. Compte tenu de la pente et de l’absence de visibilité nous décidons d’arrêter là, sous un promontoire rocheux protecteur.

La descente se déroule sans encombre mais avec prudence, car l’absence de visibilité nous donne le tournis. Revenus à la bifurcation des deux itinéraires, le temps se dégage un petit peu et nous ne sommes pas rassasiés. Alors remettons-nous les peaux pour monter au Col Perdu puis d’une venue, sur le sommet de l’Arpelin (2604 m). Nous profitons alors d’une embellie avec un pâle rayon de soleil, puis d’une descente avec plus de visibilité jusqu’à l’auberge où nous retrouvons nos amis qui sont rentrés en basculant depuis le Col Perdu sur le Refuge Napoléon du Col d’Izoard puis par la route damée et prisée par les lugeurs.

Le dîner sera cette fois copieux, la cuisinière étant revenue de son jour de congé.

Jour 3 – Col de Chaude-Maison (2825 m) par Eric

Il fait super beau, mais il fait frisquet et il y a un vent de Nord Est … donc le ressenti est très frais.
Départ un peu plus tôt … mais pas trop … Guy est là ! … car la journée va être plus conséquente avec 1 100 m de dénivelé.
Remontée des pistes de ski de fond comme la veille, mais au lieu de franchir la passerelle, on attaque la montée à gauche.
 
Montée soutenue dans un vallon, puis un chemin, puis de larges pentes … qui se relèvent peu à peu.
Il y a une petite couche de neige pulvérulente sur les traces et celles-ci sont un peu raides, alors on glisse pas mal vers l’arrière de façon désagréable.
La vue est magnifique, mais certains en bavent un peu.
Jean-Pierre et Martine caracolent en tête comme d’hab, Philippe fait des arrêts photos de tout le monde puis remonte à fond, Thierry tient bien la cadence bien qu’il ait eu une envie subite de redescendre au passage de Fiona, Guy fait une trace plus acceptable pour Christine qui tient bien son rythme et Pierre ne lâche rien.
 
Au col, vue magnifique. On eut bien apprécié qu’il portât bien son nom, mais ce n’était guère une chaude maison … ou alors quelqu’un avait oublié de fermer la fenêtre. Il y avait un bon coulis d’air et même à un moment une bourrasque à se coucher sur les skis pour ne pas qu’ils partent.
Redescente dans une neige tout à fait bonne, pique-nique plus bas, à l’abri et au soleil.
Par contre, la redescente sur les pistes de fond bien en pente fut l’occasion d’un petit rafraichissement dont on se serait bien passé. 
 
Fin de journée classique entre douche, papotage et jeux ou lectures.
 

Jour 4 – Col des Peygus (2612 m) par Bernard

Après un bon petit-déjeuner à l’Auberge de l’Arpelin (1746 m) et une préparation cool, nous voilà partis skis aux pieds pour une dernière rando qui se voulait tranquille …
Ça pique un peu ce matin avec -11° (ressenti -16°) dans le fond de vallée sur la route du Col d’Izoard, mais la montée nous réchauffe et nous attrapons le soleil environ 1h00 après notre départ. Certains suivent gentiment la route (en double espace Ski de fond / Piétons), pendant que d’autres coupent les virages dans des traces de descente bien lustrées.
Arrivés à la cote 2119 m, nous tournons à droite pour rejoindre les Chalets d’Izoard et entrer dans un magnifique cirque. Nous passons le plat et bifurquons sur la droite dans une succession de vallons exposés Sud. Séduite par la douceur et la beauté du paysage, Christine décide d’arrêter là vers 2300 m. Nous poursuivons alors jusqu’à notre objectif du jour, le Col des Peygus.
 
Ayant abandonné la veille l’idée de réaliser une traversée, à cause d’un manque de neige coté Nord dû au vent qui avait soufflé les jours précédents, et après avoir pris notre pique-nique au soleil, nous attaquons la descente.
 
 
Et là l’impensable arriva ! Par un mauvais concours de circonstances, notre organisatrice préférée, Martine, chuta dans une neige un peu cartonnée et sentit alors une douleur à son poignet et son genou droits. Après s’être relevée, en testant son genou un craquement plus que bizarre se fit entendre … Aïe ! Après un bref bilan et une suspicion de rupture des ligaments croisés, il est vite pris la décision de faire appel aux Secours en Montagne pour une évacuation et éviter d’aggraver la situation. Guy appelle le 112 avec son portable et transmet les consignes du PGHM. Jean-Pierre reste à proximité de Martine, tandis que les autres devront s’éloigner du lieu pour laisser le champ libre à l’hélicoptère. Bernard et Eric décident de rejoindre Christine restée seule, pour entamer la descente sans folies vers l’auberge. 20 mn après l’appel, l’hélicoptère Bleu du PGHM de Briançon arrive au-dessus du col.
 
 
Après l’évacuation rapide et efficace de Martine, nous reprenons la descente et l’ensemble du groupe se retrouve devant l’auberge. Martine a été évacuée sur l’Hôpital de Briançon. Bilan : double fracture à la main droite et déchirures des ligaments croisés du genou droit.
Retour sans embouteillages sur Grenoble, mais morose pour le reste du groupe. Nous souhaitons tous un très bon rétablissement à Martine et espérons la revoir très vite parmi nous.

Séjour au Habert d’Aiguebelle (6-8/02/2025) – Saison 7, ép. 2/2

Véronique G-C, Philippe G, Bernard D, Matis T, Björn G, Marc B

 

De g. à d. Marc, Matis, Bernard, Véronique, Philippe. Björn est derrière l’app. photo

Jour 1 : Le plan caché de Marc (moi)

Au départ du 2° séjour MSR-2025 au Habert d’Aiguebelle, nous sommes de nouveau 6. Arrivée au parking de l’Olagnerie vers 9h15, en même temps que Lise et Amaury, les gardiens du Habert. Nous sommes passés au dessus du couvercle nuageux, mais encore à l’ombre et démarrons skis sur l’épaule sur la route noire pendant 1km. Montée du boarder cross sans grande difficulté mais l’enneigement parait un peu déficitaire. Nous trouvons le soleil à proximité immédiate du refuge. Nous allégeons nos sacs avant de poursuivre, mais vers quel objectif ? Je propose de façon trop confiante, de profiter des conditions de neige très stables pour tenter de monter au Pas du Pin. Il est impressionnant vu de face depuis le refuge, mais je l’ai exploré à pied fin octobre et il m’a semblé négociable. Surtout, j’annonce la cotation de montée F sur Skitour (cotation confirmée depuis : Difficulté de montée : F Difficulté ski : 3.3 E1 Pente : 38°/100m). Et puis, c’est court, en A/R et à vue. Björn ne donne pas suite et monte tranquilou au col de l’Aigleton. Nous ne commettons pas l’erreur de retarder la mise des couteaux, mais Véronique, peu inspirée par la neige trafollée et gelée, commence avec nous puis s’arrête lorsqu’elle sent que descendre ce qui nous domine risque de ne pas être une partie de plaisir. Un peu plus haut Philippe prend la même décision. Bernard, Matis et moi continuons en suivant une trace bien ravagée par les descentes. La pente commence à se redresser et il sera bientôt peu pratique de dépeauter avant  une petite plateforme 50mD plus haut. Matis n’est pas suffisamment à l’aise dans ces conditions pour poursuivre et je l’assure pour le passage en mode descente. Il faudra qu’il passe récupérer un couteau qui a pris la tangente et dont Philippe a bien repéré la position. Bernard et moi poursuivons jusqu’à la petite plateforme et choisissons de faire les 100 à 150 mD+ restant en crampons et sans les skis qui nous attendrons sagement ici. Nous nous lançons dans cette partie finale et, sans difficultés majeures, nous atteignons la sortie où nous retrouvons le soleil. Nous sommes contents d’avoir atteint cet objectif, mais personnellement, je ne suis pas très à l’aise d’avoir engagé nos camarades dans cette tentative. Et je ne regrette pas d’avoir laissé les skis plus bas, car ça ne décaille pas du tout et la dameuse n’est pas passée pour lisser le passage ! Retour aux skis, chaussage et plus bas, nous retrouvons l’équipe (sauf Björn) pour un retour au habert dans une neige… qui ne restera pas dans les annales ! Björn nous rejoindra qqs minutes plus tard.

La morale/la leçon de l’histoire : la stabilité de la neige (pas de risque de départ de coulée) n’est (évidemment) pas le seul critère à avoir en tête et mon envie n’aurait pas dû me conduire à faire cette proposition. Pour ma « défense », j’ai l’impression que les décisions de chacun de ne pas continuer ont été prises avec suffisamment d’anticipation pour ne pas tourner à des galères.

Jour 2 – Cime de la Jasse 2478m

Hier, nous avons bien discuté du programme du jour. Sans aucune originalité, ce sera la Cime de la Jasse (750mD+ depuis le habert). Jusqu’aux lacs de Vénetier, nous croisons et recroisons moult fois les raquetteurs qui étaient avec nous au refuge. Le soleil est de la partie, mais un renforcement du vent est annoncé. Effectivement, les 100 derniers mD+ sont -disons- frisquets. On passe vite fait au sommet avant de plier les gaules pour rejoindre plus bas une zone un peu plus abritée. De nouveau la neige reste dure et vu qu’elle est trafollée dans tous les sens, le « toucher » de neige est rien moins que cahotique !

Le pique-nique se fera… sur  une table de la terrasse du habert, au soleil. Après ça, ce sera causette, sieste, tarot, lecture selon les goûts de chacun.

Jour 3 – Pas de la Coche – et 2160m vers Pointe du Sifflet

Ce matin, le ciel est couvert mais le vent semble faiblir. En tous cas, comme on se dirige vers le pas de la Coche, on est abrité du sud-est. On monte tranquillement sur le passage le plus classique.

Arrivés au col, le ciel nous fait la surprise de se dégager par moments. Le vent est effectivement inférieur à ce que l’on craignait. Nous poursuivons vers le Sud en direction du point coté 2134m, que nous laissons sur notre gauche en visant un point non coté qui doit être à 2170.

Bernard et Philippe dans la lumière hivernale

Björn et Matis s’y propulsent pendant que Bernard… (mais chut, j’dis rien !). Je les rejoins puis nous nous regroupons un peu plus bas et entamons la descente qui s’avèrera la meilleure du séjour. Au dessous du Pas de la Coche, la neige est assez bonne vers la gauche, mais sans dépasser les panneaux de zone de tranquillité des tétras-lyres. Retour au habert. Pique-nique en plein soleil, café et on reprend la direction des voitures. Le boardercross n’est pas très bon, mais on a vu bien pire. Arrivée aux Tuileaux vers 13h ou 13h30.

Un séjour au habert d’Aiguebelle, c’est quand même une valeur sûre. En bonne compagnie et même en conditions très moyennes on passe un bon moment dans un cadre magnifique et sans faire trop de kilomètres.

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