le ski autrement

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Auberge du Glandon, séjour du 9 au 11 mars 2025

À Saint Colomban-des-Villards, avec Jean-Michel, Jean-Pierre (rédacteur), Mathis et Thierry.

Les prévisions météo sur 10 jours n’étaient pas très encourageantes. Elles mirent le doute chez de nombreux inscrits au séjour. Quarante-huit heures avant le départ, les prévisions étaient meilleures et Jean-Michel qui organise cette session parvient à convaincre 3 autres membres. C’est donc 4 preux (sic JM) qui embarquent dans la Kia collector de Jean-Michel, avec Matis, Jean-Pierre et Thierry.

Le dimanche 9, nous optimisons la journée et l’accès à Saint Colomban en allant faire une rando au départ de la station de Saint François-Longchamp. Il fait beau, tout juste frais, la neige a regelé durant la nuit et nous pouvons chausser les skis dès le parking des Pérelles. Jean-Michel nous propose de faire un circuit : monter au col de Montjoie puis basculer sur le versant Ouest pour remonter dans le Vallon aboutissant au Col de Sarvatan et finir par la descente sur Saint François. Un itinéraire récemment décrit sur Skitour. Nous parvenons au col de Montjoie sans difficulté mais trouvons le versant Ouest bien trop raide pour notre capacité moyenne (la cotation 4.2 en rebutât plus d’un). Nous redescendons donc par l’itinéraire de notre montée en versant Est jusqu’à pouvoir remonter le vallon aboutissant au col de Sarvatan. Nous sommes accueillis par un vent froid bien qu’il vienne du Sud. La descente n’est pas extra, la neige étant ramollie profondément avec une croûte de regel piégeuse. Une embellie nous redonne le sourire dans la partie inférieure sur moquette. Nous reprenons la route pour rejoindre l’auberge du Glandon à Saint Colomban-des-Villards et sommes accueillis par le couple Bozon, toujours aussi enthousiastes et plein d’allant malgré leurs 80 ans bien tassés. Le dîner est à la hauteur de leur réputation et de la reconnaissance qu’ils éprouvent vis-à-vis des clients de MSR, habitués de cette auberge.

La journée se termine avec une pierrade copieuse et une farandole de desserts.

Le lundi 10 se lève avec un ciel bleu profond et les montagnes sont immaculées grâce à un léger saupoudrage nocturne.
Nous optons de nouveau pour un circuit : monter le Vallon du Tepey jusqu’au Col de La Valloire puis descendre par le vallon des Roches. La marche d’approche est agréable sur l’excellent sentier jusqu’au hameau du Tepey duquel nous pouvons chausser les skis. Le vallon s’allonge dans sa sauvagerie pour se redresser sous une ribambelle de sommets allant du Sambuis au Puy Gris. Au niveau d’une jonction de combes au lieu-dit Les Têtes nous choisissons la combe à main gauche alors qu’il eut fallu emprunter celle à droite. Si bien qu’au débouché de cette combe nous constatons ne plus pouvoir rejoindre le col de La Valloire sans être obligés de redescendre de plus de 100 m de dénivelée. Deux d’entre-nous décident de s’arrêter là, à 2500 m d’altitude sur un beau replat laissant deviner un petit lac. Les deux autres poursuivent l’ascension pour aboutir sur l’arête du Lac Noir à 2738 m. Tous se regroupent au petit lac pour la descente dans le Vallon du Tepey garni d’une neige de printemps très agréable à skier.

Le mardi 11 se lève également avec un joli ciel bleu agrémenté de quelques cirrus épars trahissant un vent d’altitude venu du Sud. Nous partons sur la route du col du Glandon avec l’intention de monter au col du Sambuis. Le versant Sud-Est est complètement dégarni de neige et les bouquetins ne rencontrent plus aucune difficulté à se nourrir. Matis et Thierry décident de poursuivre à skis sur la route enneigée jusqu’au col du Glandon puis un peu au-dessus. Jean-Michel et moi maintenons notre objectif. Le versant débute raide et un court passage sans neige nous oblige à crapahuter skis sur l’épaule. Puis le vallon devient plus accueillant avec un beau manteau de neige entre les Aiguilles de l’Argentière et le sommet du Sambuis. Jean-Michel se campe sur un replat, le Lac de La Croix tandis que Jean-Pierre monte jusqu’au Col du même nom à 2529 m. Il domine alors le Vallon de Combe Madame, du côté de la vallée du Haut-Bréda. Les rouleaux de nuages noirs s’avancent rapidement, il est temps de partir. La descente à ski se déroule dans 10 cm de poudreuse dans la partie supérieure et sur de la moquette dans la partie inférieure. Mais ce serait oublier la partie finale, moins agréable sur le bitume de la route du Glandon.


Un court mais très bon séjour avec une météo très compréhensive, une équipe sympa et des hôtes admirables à l’auberge.

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Séjour au refuge de Terre Rouge (Valmeinier) – 4-7 mars 2025

——————– Première version ————–

Véronique, Philippe G, Philippe D, Philippe R, Nicole, Armelle, Arnaud, Guy, Eric, Bernard, Roberto, Jean-Luc, Jean-Michel, Yves, Thierry, Marc

Départ vers 09H30 du parking de Grange Bernard 1690m au bas de la station de Valmeinier 1800 pour une montée « assez tranquille, mais désordonnée », à 16, en rive droite de la vallée de la Neuvache pour arriver juste pour le pique-nique au chaud à 12H00 au refuge de Terre Rouge 2182m, où nous accueillent Gaspard le gérant et ses deux assistantes, Chloé et ???

J1 – Groupe « Doux », par Marc

Après la montée « désordonnée » du matin, pas question de renouveler ça cet après-midi ! Nous partons à 9 (seulement !) faire un petit tour dans les bosses à l’Est-Sud-Est du refuge (dont la « Bosse à Marc », 2355). Nous poussons légèrement plus loin jusqu’à dominer « les Grands Lacs », vers 2500. Courte, mais jolie descente vers le refuge face au soleil.

J1 – Groupe « Pas Doux », par Bernard

Vers 13H00 un groupe de 7 participants ( Les 3 Philippes, Guy, Thierry, Roberto et Bernard ) se constitue sous l’impulsion de Bernard pour tenter le Passage de la Pissine 2699m (ça doit être le nom qui l’a inspiré…), après un long faux plat descendant puis montant qu’il faudra refaire au retour ! on commence une succession de vallons assez tranquille pour arriver au Passage et ensuite au très beau point de vue sans vent juste au dessus à droite coté 2724m où l’on s’attardera pour contempler les Aiguilles d’Arves, l’Aiguille de l’Épaisseur, la vallée de la Neuvache jusqu’à la Maurienne qui nous semble toute proche. Une descente, qui ne sera pas d’anthologie, dans une neige très changeante pour un retour vers 16H00 au refuge pour déguster une excellente Bière de la brasserie du Galibier à Valloire, et demain sera un autre jour…

J2 – Groupe « Doux » (par Eric)

Le sur-groupe de 16 s’étant scindé en 2 pour être gérable, le groupe MSR « doux » a laissé le Mont Thabor aux « durs » et se dirige vers Roche Noire (3067m). Roberto, qui a passé une mauvaise nuit, reste au repos ce qui permet à Marc de bénéficier d’un bon coupe-vent !

Une belle montée tranquille… jusqu’à la pente sous le sommet qui devient bien raide (bien assez pour moi !). Comme la neige est bien dure et qu’un groupe avant nous semble avoir un peu galéré, on met les couteaux et c’était la bonne décision. 

Il n’y a pas des tonnes d’espace sur l’arête mais on trouve tous une petite place. On laisse les skis et on va facilement jusqu’au sommet à pied.

La vue est vraiment magnifique à 360° et tous les grands sommets en vue, avec entre autres les aiguilles d’Arve très belles sous cet angle. Mais le vent reste soutenu toute la journée.

Pour la redescente de la pente sommitale, Marc sera le seul à faire de beaux virages serrés, les autres préfèrent un prudent dérapage. Descente dans une neige globalement bonne mais pouvant être soudain très changeante, donc prudence. 

Pique-nique à mi-pente, puis retour au refuge et après-midi tranquille.

J2 – Groupe « Pas Doux » – Le Mont Thabor, 3180 m (par Philippe D)

Armelle – Arnaud – Guy – Jean Michel – Philippe D. – Philippe G. – Thierry – Véronique.

9 heures : c’est tête baissée face à un vent glacial que nous remontons le vallon de Neuvache sur près de 3 km. Les premières pentes qui s’offrent à nous, à proximité de Plan Borel, nous amènent à faire un choix de parcours : c’est la « trace de Marc » qui est choisie. Elle va nous conduire au col de la Chapelle en passant sous le col de Valmeinier par de beaux vallonnements et des pentes raisonnables. Arrivés au col à 2940 m, les pentes se redressent : pour plus de sécurité, il est sage de « chausser » les couteaux. Après la traversée d’une combe bien ensoleillée et abritée du vent, l’épaulement nous amène en vue de la chapelle érigée près du sommet. Tout le groupe y parvient avant 13 h.

La vue est dégagée à 360°. Chacun s’essaie à reconnaître les sommets qui se détachent à l’horizon : les Écrins, la Meije, le Pelvoux, les aiguilles d’Arves sont facilement identifiables, quant aux autres, l’application dont dispose Arnaud nous permet d’en reconnaître quelques-uns.

Le vent est glacé et bien que nous aimerions nous attarder un peu plus devant ce panorama, nous décidons de redescendre afin de trouver un endroit abrité pour prendre notre pique-nique.

Pour « dépeauter » nous nous réfugions à l’abri de Notre Dame des Sept Douleurs (elle porte bien son nom !) qui est, pour l’heure, barricadée et emballée comme un paquet cadeau dans l’attente de son déplacement. (Explication : le réchauffement climatique entraîne la fonte du permafrost et notre chapelle risque de redescendre dans la vallée (!), ce qui ferait perdre beaucoup d’intérêt au pèlerinage dont elle fait l’objet chaque année au 15 août).

Le retour nous offre quelques belles pentes que nous avions repérées à la montée. Avec même un peu de poudreuse inespérée mais appréciée. La suite alterne entre neige dure, croutée, moquettée, cartonnée, traffolée, etc. C’est selon l’exposition, la pente, le vent et sûrement bien d’autres raisons encore. Il y en a pour toutes les spatules.

Après le passage dit de « la pierre du déjeuner », de longues traversées nous ramènent au refuge sans trop pousser sur les bâtons, pour le goûter, la douche (froide), les échecs, le scrabble, le tarot, la belote, la lecture, etc.

Une belle journée.

J3 – Groupe « Doux » (par Marc)

Nicole, Eric, Yves, Bernard, Roberto, Philippe R et Marc (J-Luc est resté garder le refuge !)

Ce matin nous tentons de suivre l’exemple de nos camarades « Pas doux », montés hier au Mont Thabor (3178m), mais le vent (sud ou sud-est, je pense) s’est renforcé et du coup, la « montée à plat » sur env 1,5km, puis la montée jusqu’au dessous du col de Névache sont vraiment fraiches. Je m’écarte souvent de la route/trace que j’avais préparée et qui avait bien convenu aux « Pas doux », mais sous le contrôle de Bernard, on reste sur un cheminement sûr et efficace. Nicole a du mal à se réchauffer. Vers 2850-2900, on fait une pause bien utile. J’ai commencé à dire que je n’irai plus très loin, mais avec le combiné 1/ encouragements de Bernard, 2/ ses menaces de ne plus me parler et 3/ un gel énergétique, je repars comme en 40 ! Curieusement l’approche du col de la Chapelle, on a un passage un peu moins venté (et ça vient de derrière) et au delà, ça sera « moins pire » que nous craignions !

Arrivée au col, Nicole doit faire demi-tour à cause du froid et Eric se propose très gentiment pour l’accompagner. Mille mercis à lui.

Nous reprenons à 5, avec les couteaux par précaution et rencontrons plusieurs groupes aux alentours de la Chapelle. Pas de sieste au sommet ! On dépeaute à l’abri et prenons fissa le chemin du retour. Assez naturellement nous descendons un peu plus directement par le chemin d’été et « la Pierre du Déjeuner » et éviterons ainsi de devoir pousser pour rejoindre le refuge. La neige est très changeante, mais souvent très correcte, voire mieux.

Nous retrouvons Nicole et Eric au refuge.

Intermède

Au soir du deuxième jour, Jean-Luc nous propose son « éloge de la file indienne ». La suite prouvera qu’il reste du boulot !

J3 – Groupe « Pas Doux » – Roche Noire par le vallon des Grandes Culées

Avec Armelle, Véronique, Arnaud, Philippe D., Philippe G., Jean-Michel, Thierry et Guy

Comme les jours précédents, c’est un départ tranquille à 9h00 pour le groupe des « Dours ».

Ce matin, le vent s’est renforcé. Heureusement, nous ne prenons pas le long vallon de la Neuvache, mais nous montons directement à l’Est vers les Angeliers et nous dirigeons dans le vallon des Grandes Culées. Le vent n’est pas trop froid et nous sommes un peu protégés. Bref, c’est pas si pire ! La pente est régulière et il n’est pas utile de mettre les couteaux avant d’arriver au pied du col de Mont Froid.

Thierry fait un détour jusqu’au col, puis nous rejoint au sommet. Nous déposons les skis au pied d’un rocher vers 3050 m et poursuivons à pied sur la crête enneigée jusqu’au sommet de Roche Noire. Très belle vue, mais le vent nous incite à nous réfugier au pied de ce rocher. Nous y prenons un en-cas, enlevons les peaux et nous lançons en traversée prudente dans la pente, car la neige est bien dure et trafolée.

Vers 2800m, Philippe D et Arnaud nous quittent pour réaliser une seconde ascension vers la pointe 3014, et s’arrêteront sur la crête à près de 3000 m.

Le reste du groupe se contente de descendre vers un point bien abrité pour terminer son pique-nique et profiter du décor.

En observant bien les pentes, nous trouverons de bons secteurs de neige pour réussir cette descente plutôt agréable, et rejoindre le refuge vers 14:30, où nos amis se reposent.

J4 – Groupe « Doux » par Marc

L’an dernier nous avions fait une première visite rapide à la vache de la Combe qui domine le refuge. C’est une voie alternative pour monter à Roche Noire par le Sud-Ouest. Nous croyions naïvement que l’orientation nous mettrait   à l’abri du vent, mais ce ne fut que partiellement vrai.

Partis 15 min plus tard que nos copains, mais plus disciplinés, nous allions les rattraper lorsqu’un p’ti malin (moi) a proposé de monter vers le versant Nord (orienté au sud) de la Combe pour aller chercher la « transfo », je suppose ! En fait on a trouvé… du béton… et des rafales redoublées ! Mauvaise pioche.

Qu’à cela ne tienne, Bernard suggère l’autre versant (Sud, orienté au Nord !)… pour aller profiter d’une poudre de rêve ! Re-mauvaise pioche, c’est tout crouté !

Peu importe, au fond, on s’en tire pas si mal, mais le jour où nous monterons et descendrons cette combe de la Vache dans de bonnes conditions (poudre ou moquette, peu importe !), je crois que ce sera vraiment top ! à suivre l’an prochain !

J4 – Groupe « Pas Doux » (par Véronique) – Col de Mont-Froid

Guy, Philippe D., Philippe G., Philippe R., Armelle, Arnaud, Jean-Michel, Thierry, Véronique

En cette quatrième journée de notre séjour, la météo s’avère suffisamment bonne pour envisager une petite rando avant que de s’en retourner prendre une douche plus que nécessaire à la maison.

Deux groupes se forment au départ, le groupe des doux et le groupe des pas doux.

L’idée est de suivre le même parcours dans la combe de la vache mais de monter un peu moins haut (ad libitum) pour les doux.

Les pas doux partent un peu en avance pour faciliter le suivi des troupes.

Nous cheminons tout d’abord vers les Angeliers. Guy suit tranquillement le fond de ce vallon pour monter progressivement tandis que le reste de la troupe prend la pente de gauche, plus raide. Entre la pose de couteaux pour les moins aguerris et quelques conversions douloureuses, devinez qui a gagné !

Les doux, qui ont pris le même itinéraire que Guy, finiront d’ailleurs par nous rattraper…

Mais, toujours déterminés, les pas doux remontent la Combe de la Vache, en rive gauche du ruisseau des Perches et, après un passage très ventilé (basculant sur le Vallon des Grandes Culées) arrivent au col de Mont-froid (3020m) sous Roche noire. La vue sur les Écrins est toujours aussi fabuleuse et le vent relativement clément, c’est le bonheur.

La descente, au-dessus de la rive droite du ruisseau, est globalement bonne dans une neige plus ou moins dure et quelque peu changeante.

Au refuge, nous retrouvons les doux, dont certains sont déjà plongés dans une sieste profonde, et nous jetons sur le pique-nique.

Complément par Philippe D

Petit manuel à l’usage de ceux – et j’en suis – qui se sentent fort démunis face à ces neiges changeantes voire pourries : https://www.montagnes-magazine.com/pedago-les-differents-types-neige
Mais après la théorie, il faut passer à la pratique… et ça c’est pas gagné !

 

Retour aux voitures par Marc.

Après regroupement au refuge, il nous faut le quitter et descendre aux voitures. Oui, mais par où ? That’s the question! Jean-Michel nous convainc que le long du ruisseau de la Neuvache, c’est bon. Nous nous y lançons à 16, mais avec cette fois-ci beaucoup plus d’ordre. Avec le soleil dans le dos, cette descente est vraiment splendide. Et le « boarder-cross » promis par Gaspard et craint par moi, n’est pas du tout inquiétant. Ça passe très bien ! Merci Jean-Michel.

Petit encart d’un amoureux de la montagne habitant malheureusement loin d’elle, par Yves C

Grace aux bons soins de Marc, j’ai pu m’insérer depuis 2 ans au sein de la communauté MSR qui m’a gentiment accueilli et intégré dans un esprit convivial et sportif.

Ce dernier séjour au refuge de Terre Rouge avec 15 compagnons (et gnonnes ?) de l’asso m’a de nouveau ravi et démontré que sans préjugés sur les niveaux sportifs respectifs de chacun il est possible d’organiser démocratiquement des randonnées en montagne dans le respect de la sécurité et du plaisir de chacun.

Bravo à vous tous pour ce subtil équilibre et principalement aux membres du bureau qui ont su mettre en place les règles de fonctionnement adhoc. Longue vie à MSR !

Séjour au Laus de Cervières du 12 au 15 février 2025

Christine J., Martine, Bernard, Eric, Jean-Pierre, Philippe D., Pierre, Thierry et Guy.

Jour 1 – Col du Clot Julien (2783 m)
Rendez-vous à 10h00 au Col du Lautaret pour y retrouver Martine et Pierre. Il neigeote. Nous décidons de faire la tête de la Pointe Noire (2842 m) au départ du tunnel du Rif Blanc (1933 m). La neige fraîche devrait y être bonne grâce au froid. Temps très variable entre jour blanc et belles éclaircies. Un groupe Azimut a le bon goût de nous faire la trace.

Montée sans problème, neige agréable dans un panorama de rêve … quand il se montre ! Arrivés au col du Clos Julien, nous attaquons les 60 derniers mètres pour le sommet, mais arrêtons après quelques mètres seulement, la fin étant un mélange de glace et cailloux. Nous dépeautons à l’abri du vent derrière une congère, car le vent est frais.

Une bonne neige s’offre à nous pour la descente. Pendant les passages de jour blanc, Jean-Pierre fait l’éclaireur, et tout s’illumine pour les suivants !Arrêt pique-nique au soleil vers 2200 m. Des bouquetins pique-niquent aussi un peu plus loin. Bonne surprise, la neige sera agréable à descendre jusqu’au tunnel du Rif.

Belle et bonne première journée de ce séjour dans le Briançonnais.
Nous allons au Laus de Cervières nous installer. Certains en profitent pour visiter Briançon au passage.

Jour 2 – Côte Belle, Col Perdu (2479 m) et l’Arpelin (2604 m) par Jean-Pierre
Dans l’auberge de l’Arpelin, on se bouscule pour quérir de quoi petit-déjeuner. Le buffet est vite dégarni, deux groupes de skieurs plus matinaux que nous ont fait une razzia sur le beurre, le jambon et la confiture. La météo ne nous laisse que peu d’espoir d’éclaircie et ainsi prenons-nous la décision d’une sortie à deux étages, l’une plutôt modeste au Col Perdu et l’autre un peu plus ambitieuse au Col de Côte Belle, si le paysage se dégageait.

Après 3 km sur la piste de ski de fond fort bien tracée, nous bifurquons dans le Bois des Chalanches abritant une belle neige froide et prometteuse. A 2200 m d’altitude bifurquent nos deux options d’itinéraire. Six d’entre-nous décident sans trop hésiter de se satisfaire du Col Perdu (2479 m) en suivant une belle trace et quelques skieurs, car le paysage est bâché. Les trois autres : Martine, Philippe et Jean-Pierre s’accordent pour tenter l’ascension de la belle pente aboutissant sur la crête de Côte Belle (2800 m). Nous traçons dans une neige pulvérulente posée sur une pente régulière et soutenue de 30 à 35°. Des tentatives d’éclaircies nous encouragent à poursuivre jusqu’à 2700 m sans que nous ayons pu distinguer l’arête faitière. L’accumulation de neige déposée par le vent du Sud est alors inquiétante. Nos bâtons de ski s’enfoncent jusqu’à la dragonne sans aucune résistance. Compte tenu de la pente et de l’absence de visibilité nous décidons d’arrêter là, sous un promontoire rocheux protecteur.

La descente se déroule sans encombre mais avec prudence, car l’absence de visibilité nous donne le tournis. Revenus à la bifurcation des deux itinéraires, le temps se dégage un petit peu et nous ne sommes pas rassasiés. Alors remettons-nous les peaux pour monter au Col Perdu puis d’une venue, sur le sommet de l’Arpelin (2604 m). Nous profitons alors d’une embellie avec un pâle rayon de soleil, puis d’une descente avec plus de visibilité jusqu’à l’auberge où nous retrouvons nos amis qui sont rentrés en basculant depuis le Col Perdu sur le Refuge Napoléon du Col d’Izoard puis par la route damée et prisée par les lugeurs.

Le dîner sera cette fois copieux, la cuisinière étant revenue de son jour de congé.

Jour 3 – Col de Chaude-Maison (2825 m) par Eric

Il fait super beau, mais il fait frisquet et il y a un vent de Nord Est … donc le ressenti est très frais.
Départ un peu plus tôt … mais pas trop … Guy est là ! … car la journée va être plus conséquente avec 1 100 m de dénivelé.
Remontée des pistes de ski de fond comme la veille, mais au lieu de franchir la passerelle, on attaque la montée à gauche.
 
Montée soutenue dans un vallon, puis un chemin, puis de larges pentes … qui se relèvent peu à peu.
Il y a une petite couche de neige pulvérulente sur les traces et celles-ci sont un peu raides, alors on glisse pas mal vers l’arrière de façon désagréable.
La vue est magnifique, mais certains en bavent un peu.
Jean-Pierre et Martine caracolent en tête comme d’hab, Philippe fait des arrêts photos de tout le monde puis remonte à fond, Thierry tient bien la cadence bien qu’il ait eu une envie subite de redescendre au passage de Fiona, Guy fait une trace plus acceptable pour Christine qui tient bien son rythme et Pierre ne lâche rien.
 
Au col, vue magnifique. On eut bien apprécié qu’il portât bien son nom, mais ce n’était guère une chaude maison … ou alors quelqu’un avait oublié de fermer la fenêtre. Il y avait un bon coulis d’air et même à un moment une bourrasque à se coucher sur les skis pour ne pas qu’ils partent.
Redescente dans une neige tout à fait bonne, pique-nique plus bas, à l’abri et au soleil.
Par contre, la redescente sur les pistes de fond bien en pente fut l’occasion d’un petit rafraichissement dont on se serait bien passé. 
 
Fin de journée classique entre douche, papotage et jeux ou lectures.
 

Jour 4 – Col des Peygus (2612 m) par Bernard

Après un bon petit-déjeuner à l’Auberge de l’Arpelin (1746 m) et une préparation cool, nous voilà partis skis aux pieds pour une dernière rando qui se voulait tranquille …
Ça pique un peu ce matin avec -11° (ressenti -16°) dans le fond de vallée sur la route du Col d’Izoard, mais la montée nous réchauffe et nous attrapons le soleil environ 1h00 après notre départ. Certains suivent gentiment la route (en double espace Ski de fond / Piétons), pendant que d’autres coupent les virages dans des traces de descente bien lustrées.
Arrivés à la cote 2119 m, nous tournons à droite pour rejoindre les Chalets d’Izoard et entrer dans un magnifique cirque. Nous passons le plat et bifurquons sur la droite dans une succession de vallons exposés Sud. Séduite par la douceur et la beauté du paysage, Christine décide d’arrêter là vers 2300 m. Nous poursuivons alors jusqu’à notre objectif du jour, le Col des Peygus.
 
Ayant abandonné la veille l’idée de réaliser une traversée, à cause d’un manque de neige coté Nord dû au vent qui avait soufflé les jours précédents, et après avoir pris notre pique-nique au soleil, nous attaquons la descente.
 
 
Et là l’impensable arriva ! Par un mauvais concours de circonstances, notre organisatrice préférée, Martine, chuta dans une neige un peu cartonnée et sentit alors une douleur à son poignet et son genou droits. Après s’être relevée, en testant son genou un craquement plus que bizarre se fit entendre … Aïe ! Après un bref bilan et une suspicion de rupture des ligaments croisés, il est vite pris la décision de faire appel aux Secours en Montagne pour une évacuation et éviter d’aggraver la situation. Guy appelle le 112 avec son portable et transmet les consignes du PGHM. Jean-Pierre reste à proximité de Martine, tandis que les autres devront s’éloigner du lieu pour laisser le champ libre à l’hélicoptère. Bernard et Eric décident de rejoindre Christine restée seule, pour entamer la descente sans folies vers l’auberge. 20 mn après l’appel, l’hélicoptère Bleu du PGHM de Briançon arrive au-dessus du col.
 
 
Après l’évacuation rapide et efficace de Martine, nous reprenons la descente et l’ensemble du groupe se retrouve devant l’auberge. Martine a été évacuée sur l’Hôpital de Briançon. Bilan : double fracture à la main droite et déchirures des ligaments croisés du genou droit.
Retour sans embouteillages sur Grenoble, mais morose pour le reste du groupe. Nous souhaitons tous un très bon rétablissement à Martine et espérons la revoir très vite parmi nous.

Séjour au Habert d’Aiguebelle (6-8/02/2025) – Saison 7, ép. 2/2

Véronique G-C, Philippe G, Bernard D, Matis T, Björn G, Marc B

 

De g. à d. Marc, Matis, Bernard, Véronique, Philippe. Björn est derrière l’app. photo

Jour 1 : Le plan caché de Marc (moi)

Au départ du 2° séjour MSR-2025 au Habert d’Aiguebelle, nous sommes de nouveau 6. Arrivée au parking de l’Olagnerie vers 9h15, en même temps que Lise et Amaury, les gardiens du Habert. Nous sommes passés au dessus du couvercle nuageux, mais encore à l’ombre et démarrons skis sur l’épaule sur la route noire pendant 1km. Montée du boarder cross sans grande difficulté mais l’enneigement parait un peu déficitaire. Nous trouvons le soleil à proximité immédiate du refuge. Nous allégeons nos sacs avant de poursuivre, mais vers quel objectif ? Je propose de façon trop confiante, de profiter des conditions de neige très stables pour tenter de monter au Pas du Pin. Il est impressionnant vu de face depuis le refuge, mais je l’ai exploré à pied fin octobre et il m’a semblé négociable. Surtout, j’annonce la cotation de montée F sur Skitour (cotation confirmée depuis : Difficulté de montée : F Difficulté ski : 3.3 E1 Pente : 38°/100m). Et puis, c’est court, en A/R et à vue. Björn ne donne pas suite et monte tranquilou au col de l’Aigleton. Nous ne commettons pas l’erreur de retarder la mise des couteaux, mais Véronique, peu inspirée par la neige trafollée et gelée, commence avec nous puis s’arrête lorsqu’elle sent que descendre ce qui nous domine risque de ne pas être une partie de plaisir. Un peu plus haut Philippe prend la même décision. Bernard, Matis et moi continuons en suivant une trace bien ravagée par les descentes. La pente commence à se redresser et il sera bientôt peu pratique de dépeauter avant  une petite plateforme 50mD plus haut. Matis n’est pas suffisamment à l’aise dans ces conditions pour poursuivre et je l’assure pour le passage en mode descente. Il faudra qu’il passe récupérer un couteau qui a pris la tangente et dont Philippe a bien repéré la position. Bernard et moi poursuivons jusqu’à la petite plateforme et choisissons de faire les 100 à 150 mD+ restant en crampons et sans les skis qui nous attendrons sagement ici. Nous nous lançons dans cette partie finale et, sans difficultés majeures, nous atteignons la sortie où nous retrouvons le soleil. Nous sommes contents d’avoir atteint cet objectif, mais personnellement, je ne suis pas très à l’aise d’avoir engagé nos camarades dans cette tentative. Et je ne regrette pas d’avoir laissé les skis plus bas, car ça ne décaille pas du tout et la dameuse n’est pas passée pour lisser le passage ! Retour aux skis, chaussage et plus bas, nous retrouvons l’équipe (sauf Björn) pour un retour au habert dans une neige… qui ne restera pas dans les annales ! Björn nous rejoindra qqs minutes plus tard.

La morale/la leçon de l’histoire : la stabilité de la neige (pas de risque de départ de coulée) n’est (évidemment) pas le seul critère à avoir en tête et mon envie n’aurait pas dû me conduire à faire cette proposition. Pour ma « défense », j’ai l’impression que les décisions de chacun de ne pas continuer ont été prises avec suffisamment d’anticipation pour ne pas tourner à des galères.

Jour 2 – Cime de la Jasse 2478m

Hier, nous avons bien discuté du programme du jour. Sans aucune originalité, ce sera la Cime de la Jasse (750mD+ depuis le habert). Jusqu’aux lacs de Vénetier, nous croisons et recroisons moult fois les raquetteurs qui étaient avec nous au refuge. Le soleil est de la partie, mais un renforcement du vent est annoncé. Effectivement, les 100 derniers mD+ sont -disons- frisquets. On passe vite fait au sommet avant de plier les gaules pour rejoindre plus bas une zone un peu plus abritée. De nouveau la neige reste dure et vu qu’elle est trafollée dans tous les sens, le « toucher » de neige est rien moins que cahotique !

Le pique-nique se fera… sur  une table de la terrasse du habert, au soleil. Après ça, ce sera causette, sieste, tarot, lecture selon les goûts de chacun.

Jour 3 – Pas de la Coche – et 2160m vers Pointe du Sifflet

Ce matin, le ciel est couvert mais le vent semble faiblir. En tous cas, comme on se dirige vers le pas de la Coche, on est abrité du sud-est. On monte tranquillement sur le passage le plus classique.

Arrivés au col, le ciel nous fait la surprise de se dégager par moments. Le vent est effectivement inférieur à ce que l’on craignait. Nous poursuivons vers le Sud en direction du point coté 2134m, que nous laissons sur notre gauche en visant un point non coté qui doit être à 2170.

Bernard et Philippe dans la lumière hivernale

Björn et Matis s’y propulsent pendant que Bernard… (mais chut, j’dis rien !). Je les rejoins puis nous nous regroupons un peu plus bas et entamons la descente qui s’avèrera la meilleure du séjour. Au dessous du Pas de la Coche, la neige est assez bonne vers la gauche, mais sans dépasser les panneaux de zone de tranquillité des tétras-lyres. Retour au habert. Pique-nique en plein soleil, café et on reprend la direction des voitures. Le boardercross n’est pas très bon, mais on a vu bien pire. Arrivée aux Tuileaux vers 13h ou 13h30.

Un séjour au habert d’Aiguebelle, c’est quand même une valeur sûre. En bonne compagnie et même en conditions très moyennes on passe un bon moment dans un cadre magnifique et sans faire trop de kilomètres.

Séjour à Ceillac (Queyras) du 2 au 5 février 2025

Christine C., Véronique D., Nicole, Sylvie P., Philippe D., Thierry, Patrick M. et Eric.

Un très bon séjour avec une très bonne équipe, un temps froid et radieux, une neige excellente, de très beaux paysages et de jolies randos. On a fait bien attention aux risques et les décisions ont été prudentes.
 
Jour 1 (Christine)
RdV au parking des Tuileaux à 8h. Il y avait foule en ce dimanche matin, un autre groupe MSR devait partir pour la journée au Petit-Renaud. Il ne fallait donc pas se tromper de véhicule …
Direction Briançon où nous retrouvons Sylvie avec en prime quelques viennoiseries offertes par Olivier qui devra partir dans une autre direction.
Stationnement sur le parking de la station de ski de Ceillac (1700 m) vers 11h, occupé certes mais bien moins que celui de Prabert. Chacun prend son sac plus ou moins volumineux, même certains en auront deux.
La montée jusqu’au refuge de la Cime du Mézelet (1822 m) est douce et courte. Nous nous allégeons le plus possible pour repartir rapidement vers une place au soleil sous les mélèzes pour le pique-nique. Il est maintenant 13h quand nous démarrons notre randonnée de la journée en suivant une trace sans savoir où elle mène !! Pas très sérieux tout ça. Bref nous montons dans la forêt le long du torrent du col Albert et débouchons au cœur du vallon Albert dans un cirque où de nombreux cols nous font de l’œil. Nous croisons également 2 pauvres italiens mais très chanceux qui viennent de survivre à une avalanche. Ils y ont tout de même cassé un ski et perdu l’autre. Plus tard nous étudierons cette avalanche. Nous poursuivons un peu en direction d’un col que nous pensions être le Queyrellet. Il est tard et nous stoppons notre ascension (2400 m). Ce n’est que partie remise !!!
Retour au refuge pour prendre possession de nos couchages. Patrick nous accueille gentiment et nous fait découvrir notre minuscule dortoir prévu pour 12 personnes. Par chance nous resterons 8 et finirons par prendre un peu nos aises tout en conservant nos politesses à chaque mouvement. La salle commune, cosy et chaleureuse, sera le théâtre de parties de cartes animées et joyeuses.
 
Jour 2 (Philippe)
La sortie du jour a été décidée d’un commun accord après étude des cartes et topos. Ce sera le lac Sainte-Anne vers 2400 m d’altitude, puis le col Girardin, 300 m au-dessus, si les conditions le permettent. 
Après une « bonne nuit » sur deux bat-flancs de 4 qui nous évoquent les refuges « à l’ancienne » et un copieux petit-déjeuner, nous sommes prêts à affronter les -7 °C du petit matin.
Les premiers piétinent d’impatience devant le refuge en attendant les derniers : « 9h15, c’est bien ce qui avait été décidé ! Non : 9h00 » enfin bref … tout le groupe est là. Eric assure le contrôle des DVA et en route !
Pour démarrer, la pente est faible, nous cheminons sur une piste damée durant la nuit.
La bise d’Est nous glace les joues et ceux qui n’ont pas sorti leurs plus chaudes moufles sont victimes de l’onglée. Après une vingtaine de minutes de progression, un pisteur de la station s’arrête près de nous et nous conseille de suivre le sentier d’été. L’itinéraire s’avère agréable au milieu des mélèzes malgré quelques petits raidillons que chacun franchit avec aisance.
Bientôt le soleil pointe son « nez » au-dessus des crêtes : quel plaisir !
Après une petite heure en forêt, nous retrouvons la piste que nous coupons sans risque : elle est vraiment peu fréquentée ce matin ! Nous poursuivons en direction de la chapelle Sainte-Anne qui nous a montré un petit bout de son toit une centaine de mètres plus haut. Sylvie fait la trace au milieu des vernes (ou vergnes) dans une neige profonde.
 
Après un dernier effort, la chapelle est là à proximité d’un joli lac : le spectacle est grandiose. Nous prenons le temps d’admirer. Au Sud-Est on distingue bien le col Girardin, vraiment tentant mais peut-être pas sans danger. Une trace existe, le groupe s’y engage. L’approche est assez peu pentue dans un premier temps puis se redresse progressivement.
 
Rassemblement général une centaine de mètres sous le col accessible par une traversée sous une arrête qui « pourrait » cacher une traitre plaque-à-vent … discussions … la sagesse l’emporte. « Dépeautage » et retour à la chapelle vers 13h pour le pique-nique et un peu d’histoire locale. (1)
Enfin la descente, chacun fait sa trace dans la poudreuse jusqu’au croisement avec la piste; celle-ci nous ramène au chalet en début d’après-midi. Quelques-uns déchaussent les skis pour se précipiter sous la douche pendant que les autres se laissent glisser un peu plus bas dans la vallée pour profiter d’une heure de soleil en plus.
En soirée, avant de faire honneur aux excellents repas qui nous sont servis par la gardienne (ce soir, c’est oreilles d’âne (2), une spécialité locale) le refuge est animé par quelques parties acharnées de scrabble, de tarot ou autres jeux de société.
  1. Histoire de la chapelle Sainte-Anne : https://www.envie-de-queyras.com/guide/chapelle-sainte-anne-ceillac
  1. Recette des « oreilles d’âne » : https://provence-alpes-cotedazur.com/que-faire/vin-et-gastronomie/les-recettes-du-sud/recette-les-oreilles-dane-des-alpes/
Jour 3 (Sylvie)
Départ skis aux pieds à 9h pétantes du refuge après un super petit-déjeuner. Conditions météo : grand bleu, pas un nuage, température frisquette : -5 °C, BERA 3. Programme initial du jour « le tour de la tête de Rissace ».
Nous voilà donc partis dans le vallon Albert (même départ que celui du jour 1) en empruntant les pistes de ski de fond jusqu’au hameau de la Riaille, puis montée le long du torrent (boarder cross).
Vers 2250 m le vallon s’élargit et nous arrivons au replat : paysage splendide. Traversée du long mais magnifique replat. Nous arrivons alors au pied de la coulée de nos deux amis Italiens rencontrés le dimanche ! La plaque est vraiment impressionnante, la neige est partie sur presque toute la face nord ouest de la tête de Rissace jusqu’à la terre. Ils ont eu vraiment beaucoup de chance !
 
Après discussion, un peu refroidis par l’ampleur de la coulée, changement de plans, nous ne ferons pas le tour par le col Albert car raide et très souvent plaqué. Nous décidons de tous monter au Col Allongé en contournant la coulée.
Du col, vue splendide sur la vallée de Saint-Véran, le Pelvoux, les Écrins …
Le festival de la descente peut alors commencer ! 5 à 10 cm de neige poudreuse sur fond dur.
Il n’y a alors plus que d’excellents skieurs et skieuses ! Chacun.e laisse sa trace en poussant des petits cris de joie!
En arrivant au bas de la coulée, Christine et Philippe nous proposent une petite recherche DVA grandeur nature. Christine cache un DVA dans les blocs. On se rend rapidement compte que se déplacer dans la coulée n’est pas si facile et que c’est mieux à pied qu’à skis … Exercice pratique très intéressant.
Reprise de la descente toujours en petite godille.
Arrêt Pique-nique : plein soleil sans vent.
Puis le groupe se sépare en deux, 4 courageux décident de profiter de ces conditions *****. Ils s’offriront un petit bonus de 200 m de dénivelé supplémentaire dans le col sans nom à droite du Queyrellet.
Retour au refuge par le boarder cross. Douche chaude, parties animées (et sonores !!!) de scrabble, Code name et tarot.
Excellent repas comme tous les soirs. Journée parfaite !
 
Jour 4 (Véronique)
Départ de bon matin, skis aux pieds après un copieux et délicieux petit-déjeuner pour rejoindre les véhicules et nous diriger vers le Pont de l’Alpe, la rando préférée de Sylvie, les recherches de balade près de notre refuge la veille n’ayant rien donné (nous avons écumé les possibles sécurit les jours précédents !)
Adieu Queyras, bonjour le Briançonnais qui nous accueille avec soleil et neige étonnamment bonne. Il fait chaud ! Parcours magnifique vers le col Robert. « Petit » dénivelé de 700 m d’où l’on aperçoit la Meije et monts et merveilles, tout de blanc enveloppés.
 
Dernière descente, dernières traces dans les recoins de poudreuse.
Pique-nique au pied de la chapelle … Ah mais non devant le refuge UCPA. Comme dit Eric ça change vite chez MSR  🙂
Sylvie « œil de lynx » nous trouve des bouquetins à admirer juste en face de nous.
Retour aux voitures pour trinquer sur le capot d’un cidre sorti magie-magie du coffre de Patrick.
 
A la nôtre et merci chacun chacune d’avoir rendu ce séjour si plaisant !

Séjour au Habert d’Aiguebelle (24-26/01/2025) – Saison 7, photos

JOUR 1

JOUR 2

 

JOUR 3

Séjour au Habert d’Aiguebelle (24-26/01/2025) – Saison 7, ép. 1/2

Martine B-W, Pierre W, Yves C, Ludovic C, J-François M, Marc B.

Les conditions météo n’étaient pas très favorables, mais nous nous sommes régalés…

Jour 1, ven. 24 : La Dent du Pra 1 – MSR 0

Départ des Tuileaux à 8h30. Il a plu assez haut ces derniers jours et les prévisions ne sont pas très riantes. Du parking de l’Olagnerie (fin officielle de l’accès en cette saison) jusqu’au dernier parking d’été, la route est noire et il y a donc une petite demi-heure de portage. On chausse à la prise d’eau du Muret et atteignons le habert d’Aiguebelle sous un ciel finalement dégagé ! Après avoir posé qqs affaires, nous poursuivons dans des conditions inespérées. Comme les journées suivantes ne s’annoncent pas sous le meilleur jour, nous envisageons une tentative vers la Dent du Pra par les Lacs de Vénetier. A l’approche de ceux-ci, Yves, Pierre et moi laissons Martine, J-François et Ludovic se lancer dans l’ascencion du couloir. Ils « tricottent de belles conversions » dans la pente soutenue, mais la partie exigente est plus longue qu’il n’y paraît et peu après qu’ils n’aient quitté notre champ de vision, ils remettent au lendemain la première de Ludovic et J-François à la Dent du Pra.

Nous nous retrouvons dans la descente pour le retour au Habert. Neige bien meilleure que nous ne pensions.

Sieste, Tarot, Uno, repas et dodo.

Jour 2, sam. 25 : La Dent du Pra 1,5 – MSR 0,5

Hier soir, les indications sur la météo du jour n’étaient pas très détaillées et pas terribles… et notre discussion est restée très informelle, trop ! Si bien que l’on démarre vers 9h (je crois) sans objectif très clair (Ouh, que c’est mal !) : Col de l’Aigleton pour commencer et après ? -ben, faut voir !- peut-être descendre 300m sur le versant Est à remonter ensuite ; ou bien nouvelle tentative vers la Dent du Pra depuis le col de l’Aigleton, grande classique qu’aucun de nous n’a déjà faite (sauf probablement Martine, il y a bien longtemps mais il y a prescription !) avec des passages réputés raides.

Montée vers le col de l’Aigleton

Après une petite hésitation levée grâce aux traces oranges « rando hivernale » récemment diffusées par Fondation Petzl sur Iphigénie, nous trouvons une belle trace qui part plein Nord au ras d’un premier rocher à contourner. Les deux premières conversions sont… « exigeantes » et il y en aura un bon nombre à enchaîner dans deux assez longs passages bien raides. En revanche, nous sommes maintenant au soleil et le vent est moindre, ça aide un peu (ou du moins ça ne complique pas !).

Les 2 passages raides entre Col de l’Aigleton et Dent du Pra

Nous arrivons finalement au point de bascule où l’on rejoint la montée depuis le vallon de Vénetier. Le sommet n’est plus qu’à 100mD+, mais nous ne nous y engageons pas. Disons « Partie nulle » pour aujourd’hui !

Les tenants de « la pause pique-nique à tout prix » ne l’emportent pas en raison du vent pas glacial, mais prononcé, et nous redescendons jusqu’au Habert en profitant de nouveau d’une neige pas très abondante mais très agréable.

Bis repetita : Sieste, Tarot, Uno, repas et dodo.

Jour 3, dim 26 : une journée d’exception

Hier soir, la sortie du jour a été mieux préparée. Prévisions météo dont la précision nous laisse perplexes : le vent doit se calmer dans la nuit et une chute de 15cm de neige est attendue, suivie d’une matinée de grand beau avec retour du vent (et iso 0° à plus de 2000m paraît-il !!!). Tout cela se révèlera strictement vrai, sauf l’iso 0°. Nous prévoyons de passer au petit déj avant les 25 personnes du groupe Schneider. Bien nous en a pris ! Car le « Sas d’entrée » avec une trentaine de personnes préparant leur départ, c’est chaud ! Mais ça s’est bien passé. Ma mauvaise idée de ne « pas démarrer avant 9h » a heureusement été abandonnée et nous sommes partis vers 8h30, presque les premiers dans le vallon. Nous avons un peu tracé dans une neige magnifique, avant de trouver les traces de 2 ou 3 personnes plus matinales qui ont bifurqué vers le Pas du Pin pour les uns, vers la Dent du Pra pour les autres. Nous avons à nouveau un peu tracé puis retrouvé une magnifique trace de montée au Col de la Jasse, en plein soleil.

Peu après celui-ci, en direction de la Cime de la Jasse, nous avons retrouvé beaucoup de vent et des rafales limite tempétueuses. Comme nos deux devanciers, nous avons décidé de ne pas poursuivre et, magnifique surprise, ils sont retournés vers la Bédina, nous laissant le soin d’ouvrir toute la descente. Seul un nouvel arrivant qui venait de nous rejoindre, nous a précédé mais sur un couloir plus raide. Sans mentir, il a descendu les 250m en moins de 30 secondes et pas plus de 4 ou 5 virages peu prononcés !!!

Et là, ça a été le festival ! à 6 dans la pente, nous avons tout tracé sur 50m de largeur, pendant que « tout Grenoble » montait en ribambelle presque continue.

Et v’la l’travail ! Toutes les traces de descente sont de MSR, à l’exception notable de celle du couloir central (voir texte)

Même chose dans la suite de la descente. Au passage, nous avons croisé Arnaud et Armelle. Arrivée au Habert vers 11h (je crois !). Pique-nique au chaud… et retour aux voitures à ski jusqu’au bout !

Séjour au refuge du Prariond (Vanoise – Val d’Isère) 18-20/04 2024

Compte rendu par Martine Bertier

Les 8 au refuge, de dr. à g. Philippe, Armelle, Martine, Pierre, Christian, Arnaud, J-François, Marc.

Week-end au pays de la Meije, les 15/16/17 mars

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est La-Meije-vue-du-Refuge-1024x461.jpeg.

Participants : Christine J, Nicole M, Philippe G, Philippe R, Gilles M, Éric T, Arnaud D, Robert B alias Roberto, Jean-Luc M, et Marie Christine R et Catherine M en « Guest stars ».

Jour 1 – Vendredi 15 mars

Le but de ce projet étant de visiter un secteur proche de Grenoble peu couru (étant donnés les linéaires assez importants) et récemment équipé d’un petit refuge, le REFUGE DU PIC DU MAS DE LA GRAVE
J1 raconté par Jean-Luc : RDV au village du Chazelet par une belle matinée ensoleillée (histoire de faire mentir les météos quelque peu pessimistes dans leurs prévisions …) avec nos neuf braves « MSRiens » accompagnés par deux intrépides raquetteuses.
Au regard du faible enneigement il fut décidé, une fois n’est pas coutume, d’emprunter le téléski du plateau d’Emparis afin de gagner le refuge par le dessus en passant par le Gros Têt (2613 m, 500 m de dénivelé plus loin), ce qui fut fait tranquillement (avec un gros sac). Ce qui nous a permis, en toute quiétude, d’apprécier le paysage.
Puis ce fut la descente en direction de Cabanotte versant Nord sur une neige d’abord plutôt dure et bien fournie en petites vaguelettes bien piégeuses et qui deviendra vite bien bien ramollie en versant Est. Tout le monde en bon ordre de marche (ce sera la seule fois durant le séjour où nous skierons ensemble) chacun dans un style assez approximatif (toujours les gros sacs, on n’est pas des quand même !!!) excepté Arnaud impressionnant d’élégance et d’efficacité (l’honneur du club est sauf).
Quelques hésitations pour localiser le refuge et la passerelle permettant la traversée d’un torrent les pieds au sec (ce qui ne sera pas le cas par la suite …).
Cet itinéraire fût une première pour nous tous.
Arrivée des skieurs au refuge vers 13h, nos deux raquetteuses étant déjà reparties se promener !
Elles feront preuve par la suite d’un bien meilleur sens de l’itinéraire que nous autres, mais cela est une autre histoire …
Pique-nique sur la terrasse face à la Meije fraichement plâtrée, double plaisir !!
Refuge très agréable et très cosy, excepté la découverte des deux places dans le dortoir (numéro 8) nichées juste sous le toit et accessibles par une échelle, non les randonneurs ne sont pas des Martinets*.
(*oiseau grand migrateur et cavernicole qui depuis l’apparition des constructions humaines niche sous nos toits).

Jour 2 – Samedi 16 mars

Pour les guenilles 

Eric a décidé « d’égayer » les nuits dans le refuge d’une bonne grosse toux, en plus de quelques ronflements, sans être le seul dans cette rubrique. On hésite encore à savoir si c’était une vraie maladie ou s’il voulait juste se venger d’avoir été mis dans une étroite « mezzanine » accessible par une échelle (bien fixée l’échelle Mr le Président !)  mais le reste du groupe a été stoïque. 

Les « guenilles » chères à Paul montrent leur nez et auraient même dû être plus vocales, car Jean-Luc a découvert notre sécession sur le tard. Rien de grave rassurez-vous. 

Christine, Philippe G et Eric se retrouvent sans problème devant le refuge comme convenu 🙂 puis suivent de loin le groupe des « hardis gais-lurons montagnards » qui finiront eux mêmes pas se séparer en 2 groupes … voir plus loin. Nul problème, juste la bonne flexibilité pour s’adapter aux souhaits des uns ou des autres. Nous ne souhaitions pas aborder le Pic du Mas de La Grave, et encore moins vu notre itinéraire. 

Le passage par la crête nous confirme que l’itinéraire pratiqué n’était pas le meilleur, mais bon, ce n’est guère grave : on est dehors, il fait beau et le paysage est magnifique. On redescend 150 m et du coup, on renonce à la Tête du vallon pour une modeste butte 100 m plus bas mais nous offrant aussi une belle vue sur les grandes Rousses. Christine a préféré s’arrêter 50 m plus bas et deviser tranquillement avec nos 2 raquetteuses, Catherine et Christie, que nous avons retrouvées (elles ont pris le bon itinéraire, elles !).

Retour par le bon itinéraire (on est bêtes mais pas débiles, si, si !) avec une petite remontée sans peaux.

La neige a gardé parfois le côté surprenant de la veille (n’est-ce pas Arnaud ? On a beau skier à nous faire pâlir de jalousie, des fois on se fait surprendre et certains ont esquissé un petit sourire mesquin !) mais est nettement plus facile et même agréable à skier en choisissant bien les expositions.

Le passage à gué, qui était la cause de beaucoup de discussions et notre choix d’itinéraire, s’est avéré beaucoup plus facile que prévu même si Philippe G et sa gentillesse se sont découverts des compétences de « passeur ».

Pour le groupe des hardi montagnards ….

Notre départ du Refuge souhaité par Jean-Luc était 8h ou ???. A la porte du refuge ou en bas ? !!! Donc nous sommes partis les 6,  Nicole, Jean-Luc, Arnaud, Philippe, Gilles et Roberto à … 7h50. Bien …

Une bonne trace faite en recherchant des bons passages entre Jean-Luc et Gilles. On retrouve les crêtes du Crêt du Têt et direction le col pour aborder la montée en direction du pic du Mas de la Grave. Ensemble nous décidons d’arrêter vers midi en dessous l’altitude vers 2666 m 

Arnaud et Philippe en forme vont jusqu’à l’antécime. Nous quatre, très bonne descente avec de belles signatures. Nous avons cherché le gué pour le retour au refuge.

Merci à Jean-Luc et Nicole, Arnaud, Philippe, Gilles. Une bonne journée et un décor de rêve 

Complément : Ayant encore un peu de force, Arnaud et Philippe conviennent de continuer à monter « un peu plus haut », dans une pente nécessitant les couteaux. De butte en butte, nous atteignons finalement sous un ciel radieux le Cairn qui marque l’antécime du Pic. La crête jusqu’au sommet n’est pas tracée, des nuages arrivent, il est tard ; qu’importe, c’est une magnifique sortie agrémentée de superbes points de vue en particulier sur les Aiguilles d’Arves que nous venons de faire.

Descente et pique-nique mérité au bord du ruisseau, dont les gués nous auront fait tester en condition réelle l’étanchéité de nos chaussures …

Jour 3 : Retour au Chazelet

Comme prévu par la météo, nos 2 fabuleux jours de beau temps sont finis et on a un jour blanc sous un plafond qui en début de matinée s’abaisse un peu. Très vite, comme la veille, on retrouve un groupe de 3 et un groupe de 6 … sauf que cette fois on est 6 guenilles et seulement 3 courageux montagnards : Nicole, Arnaud et Philippe qui ont un standing à tenir !

Pour les guenilles

Les autres partent tranquillement pour une balade via la Croix de Tuf « presque » de niveau si on exclut un départ en montée et une arrivée en remontée et le reste en descente … mais tranquille et bien agréable. Enfin, sauf pour Gilles qui ayant fait un faux-mouvement quelques minutes après le départ se fait toute la balade plié sur le côté droit et avec une bonne grosse douleur. Il a été très courageux !

On voir de loin nos montagnards arriver à la Brèche … mais cela est une autre histoire …

Pour les hardis montagnards

Départ fixé à 8h30, mais le spectacle grandiose de la Meije depuis la baie vitrée qui  nous était offert les jours précédents est bien bouché, jour blanc et ciel couvert. Peu à peu les désistements se confirment pour l’objectif du jour à savoir, retour au Chazelet par la Brèche (sac chargé, jour blanc, neige lourde, fixation endommagée …). Nous serons trois, Arnaud, Philippe et Nicole à aller voir cette brèche assez débonnaire. Neige skiable et quelques apparitions du soleil qui améliorent la visibilité. Nous retrouvons nos petits camarades aux voitures. Ils sont rentrés par le sentier plus ou moins en fond de vallon avec quelques déchaussages, car l’enneigement est trop faible pour le franchissement des torrents. Fin de ce sympathique séjour. Retour à Meylan bien avant les bouchons.

Merci à Jean Luc pour l’organisation.

Séjour à Saint-Colomban-des-Villards du 9 au 11 mars 2024

Avec les guenilles Aline, Carine, Nicole, Eric, François, Jean-Michel, Philippe et le chef des guenilles, Paul.

Jour 1 (par Eric)

Départ matinal, route sans histoire, on passe devant l’auberge et on file faire notre balade.

Aïe, aïe, … portage nécessaire et à priori pour un bout car pas un « pet » de neige. Pourtant il y a du monde ! 

On ne chaussera que 250 m de dénivelé plus haut, au niveau du hameau du Tepey … et encore pour déchausser 3 fois pour traverser les ruisseaux !

On s’enfile la longue combe du Tepey qui bien que peu pentue s’avèrera bien pour la descente … à part la neige gelée.

On attaque la vraie montée et sous la Pierre Barme. On pose Paul en très petite forme et très chargé en douleurs et médocs. On guenille un peu mais on finit par monter vers le col du Tepey en s’arrêtant avant la dernière montée. 1 200 m de dénivelé quand même ! Heureusement qu’il y avait une bonne trace car beaucoup de neige dans un bonne pente !

Jour blanc pour la descente raide, pas super top ! Neige parfois bonne mais pouvant être surprenante. François et Aline se payent une descente de neige plutôt bonne mais finissent par devoir traverser un torrent de façon … compliquée. On a failli ne pas les attendre … 

On redescend et on piquenique juste avant la reprise du portage. Arrivée et installation à l’auberge, toujours dans son jus, les proprios toujours aussi sympas et les repas toujours aussi bons et copieux. Très bonne ambiance dans le groupe. On est prêts pour demain MAIS la météo est vraiment pas terrible.

Jour 2 – Vers le col du Glandon

Aujourd’hui, toutes les météos étaient enfin d’accord, la pluie s’arrêterait de 13h à 15 h et le plafond nuageux remonterait un peu. Comme le vent a bien soufflé la nuit, on préfère assurer la journée sans prendre de risque.

On en profite pour faire la grasse mat, pour traîner au petit déj et vider le plat de fromage blanc deux fois. Jean-Michel nous amène pour la visite du village et son tilleul 4 fois centenaire, on va rafler toutes les confitures de l’épicerie associative où certains en profitent pour boire un petit café et papoter. Puis chacun retourne dans sa chambre pour buller, lire, faire du yoga ou se reposer. A 12 h, Eric vient tous nous réveiller, on pique-nique par appartement et on décide de partir sur la route du col du Glandon pour quelques heures. Paul reste à l’hôtel pour se reposer, nous dit-il. En fait, il fera à pied beaucoup plus de kms que nous autres avec nos skis.

Il y a 10 kms entre le village et le col, on en fera 5 kms en voiture en passant entre les chicanes et en évitant un gros tas de neige qui barrait la route il y a quelques jours. C’est très joli car la route traverse les alpages, la montée est très tranquille jusqu’à à arriver à l’aplomb d’une corniche que Carine surveillait de l’œil. On passe au vote et on décide de continuer en évitant au maximum de rester sous la corniche. Finalement, on passera beaucoup de temps sous la corniche en montant dans la combe ! Pas toujours facile de faire les bons choix lors de la trace. Jean-Michel avance prudemment sur la route qui est de plus en plus couverte de neige et décide de faire demi-tour en voyant une plaque. On repasse sous la corniche un à un, et après, on profite d’une descente tranquille sur la route. On retrouvera Paul à l’entrée du village après sa randonnée à pied.

Ce soir, au menu, le repas sera un peu plus diététique et végétarien que la veille : il y aura de la salade et du chou-fleur.

On profite du voisinage d’un jeune couple de Belges très sympas pour leur chiper l’idée de sortie du lendemain. En plus, c’est une course que personne ne connaît, même Paul.

Jour 3 – Lac des Balmettes (2195 m) (par Aline)

C’est un jeune couple belge logeant aussi à l’auberge, qui avait suivi le week-end une formation avec l’Anena, qui nous donne l’idée de la rando du jour. La brèche de Vallaurin qui serait une 1ère pour l’ensemble du groupe. Une toute petite route forestière qui est déneigée au début devrait permettre de s’élever un peu afin de ne pas trop porter, car on sera en versant sud.

La météo annonçant beau le matin et mauvais l’après-midi, on décide d’avancer l’heure du petit déjeuner à 7h30. La toute petite route de Fremezan part juste derrière l’église de St Colomban. On est contents qu’il n’y ait pas de voiture qui descende car c’est vraiment pas large. On s’arrête à la neige, une épingle à 1480 m ; on y retrouve les belges.

On met les skis sur le sac car il y a encore des parties déneigées. On porte 20 mn, jusqu’à une épingle, d’où part un sentier qui coupe les lacets de la route mais on fait le choix de chausser et de prendre la route qu’on suivra jusqu’à ce qu’on puisse monter à travers champs, ce qui nous amène au pied du vallon.

Un très joli vallon pas raide avec une vue sur les Aiguilles d’Arve. Nous sommes au soleil , et il fait tellement chaud que Nicole et Carine nous font un strip-tease ! Mais cette chaleur ne dure pas, les nuages annoncés arrivent à la vitesse grand V. Arrivés au lac des Balmettes, on décide à l’unanimité de redescendre pour éviter le jour blanc et retrouver Paul (victime des effets secondaires d’un traitement) et Jean-Michel qui s’étaient arrêtés plus bas.

La descente se fait sur une neige globalement un peu lourde et parfois croûtée mais qui reste très skiable. On arrive à 13h aux voitures. On repasse à l’auberge où l’on boit un coup avant de prendre la route du retour.

Bilan du séjour : le dicton bien connu « qui regarde trop la météo, reste au bistrot » s’est encore une fois révélé vrai. En s’adaptant aux créneaux de beau temps sur les 3 jours, on a pu skier dans de bonnes conditions et une bonne ambiance ! Merci à l’organisateur et à tout le groupe !

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