le ski autrement

Catégorie : CR de séjour

2021 Séjour Saint-Colomban-des-Villards

18 – 20 Mars 2021

Martine, Pierre, Marc, Bernard, Philippe G, Paul et Christine

1er jour : Vallée du Tepey

Nous partons de Meylan sous un ciel gris et quelques gouttes de pluie nous accompagnent sur l’autoroute. Pas de quoi altérer notre moral puisque Météo France nous a prédit des éclaircies en matinée. Arrivée à Valmaure (1205 m), le parking est presque vide !!! Les nuages sont toujours présents et un léger grésil se dépose. Quelques jours avant notre arrivée, 60cm de neige sont tombés et par endroit la route dans les hameaux est encore blanche.  Nous démarrons du parking skis aux pieds sur le sentier. Par chance nous profitons d’une trace faite par un skieur matinal, que nous croiserons bien plus haut et qui s’avèrera  être une connaissance de Martine. Nous progressons chacun à notre rythme dans le vallon du Tepey. Chacun son style aussi pour traverser les ruisseaux…. certain préféreront mettre les 2 skis puis les 2 pieds dans l’eau !!! A leur décharge les ponts de neige étaient bien fragiles. Malgré tout nous reprenons la montée, passons la Pierre à Barme (1765m) et continuons dans la combe de Malvas où nous rencontrons notre traceur sur la descente. Les nuages  se dégagent, et nous offrent une meilleure visibilité. Nous progresserons en faisant la trace jusqu’à 2300m. Plus haut les pentes s’accentuent et le risque d’avalanche est présent. Nous entamons  la descente dans des conditions bien agréables. Petit arrêt en route pour le picnic avec le soleil.  Retour à Valmaure avec le grésille mais avec une traversée des ruisseaux cette fois au sec. 

Arrivée à l’auberge où nous pouvons enfin partager notre premier verre de fin de rando !!!

2ième jour : Col de la Lavoire

Soleil radieux après un léger saupoudrage pendant la nuit. Départ du pont du Merlet (1053m), aucune voiture au parking  et donc aucune trace pour la montée !!! Nous suivons le chemin un peu raide le long du torrent, passons devant les chalets de l’Echaut, puis plus haut Les Granges avant d’arriver dans le vallon plus ouvert et plus plat. Sur les pentes en  versant sud de nombreux chamois et bouquetins gambadent de rocher en rocher. Arrivée à la Vieille Route (2005m) nous reprenons quelques forces nécessaires pour faire la trace dans la montée soutenue jusqu’au  Col (2382m). Ainsi le rythme ralenti de la montée permettra à tous d’atteindre le col ce qui n’était pas gagné au départ !!!

Il est déjà tard (eh oui encore une fois le résultat d’une âpre négociation sur l’heure du petit déjeuner) et la face a bien pris le soleil. La descente se fait donc dans une neige plutôt lourde. Entre les Granges et les chalets de l’Echaut nous coupons entre les virages de la route et trouvons des zones de neige plus légère au point que certain se jetteront la tête la première dedans !!! Après cette belle descente, le retour à la voiture sur le chemin sera un véritable calvaire pour tous !!!!

3ième jour : Col sans nom, Vallée du Tepey

Samedi, cette fois la tranquillité n’est plus de mise et nous prenons les 2 dernières places sur le parking de Valmaure. Le soleil et les nuages s’amusent dans le ciel. Direction le vallon du Tepey, puis bifurquons sur la gauche pour traverser le torrent du Tepey.  Nous laissons gentillement passer 3 jeunes gens bien vifs devant nous pour qu’ils fassent la trace !!! La neige dans la forêt est encore légère. Passons les chalets de Montrond et poursuivons sur la croupe. De là, la vue sur les massifs environnants (Grandes Rousses, Aiguille d’Arves …) est grandiose. Dans la Combe de Mont Rond quelques  groupes plus pressés nous dépasseront, leur objectif étant la Cime du Sambuis. Nous quitterons cette belle trace pour faire la nôtre en direction du versant NO. La trace finale sera achevée grâce à un beau relais de la famille Bertier. Une fois de plus tous les participants arriveront au sommet (2350m) plus ou moins en forme !!! Après un picnic ou un petit somme, la descente est un régal dans une neige transformée certes un peu lourde, puis une agréable poudreuse dans la forêt.

Le séjour se termine autour d’un dernier verre à l’auberge.

Un grand merci à Martine qui a fait une grande partie des traces et à Paul qui nous a permis d’oublier pendant ces 3 jours ….le covid.

Photos du séjour

Raid dans les Cerces depuis le Pont de l’Alpe.

Bernard Deshières, Guy Lamy, Patrick Morel, Jean-Michel Veuillen et Antoine Lugiez

Jour 1, dimanche 7 mars : du Pont de l’Alpe au refuge Laval (Clarée) par le col des Béraudes.

Départ de Meylan sous les gouttes vers 7h et passage du Lautaret sous une pluie s’atténuant puis arrivée au parking du Pont de l’Alpe sous quelques flocons, le ciel promet du bleu vers où l’on va et c’est tant mieux. Les skis aux pieds vers 9h et c’est parti pour une longue montée au début entre Aiguillette du Lauzet à droite et un peu plus haut les Arêtes de la Bruyère à gauche dans le vallon du torrent du Rif. On arrive au pied du col des Béraudes dont les derniers mètres sont gravi avec les crampons car pentus et la neige trafollée n’arrange rien. Le col à 2870m vers 13h. Puis après une petite pause on décide de descendre sur le lac des Béraudes à 2500m, les premiers mètres raides passant à ski ; la variante de franchissement de la crête de Moutouze à 2726m plus au nord est abandonnée à la vue des conditions de neige pas terrible ; nous continuerons à descendre jusqu’à passer la Clarée sur le pont du Moutet puis au refuge Laval à 2030m atteint vers 15h. De son côté Patrick sera monté depuis Névache par la piste enneigée et nous rejoindra un peu plus tard. Au soir le refuge est occupé par 3 groupes de 5 à 10 personnes logés chacun dans son dortoir. Après une bonne douche et un chargeur de IPhone subtilisé la bière puis le repas réconfortent tout le monde !

Jour 2, lundi 8 mars : du refuge Laval au rifugio Terzo Alpini par le Mont Thabor.

Petit dèj’ à 6h30 et départ 1h plus tard. Il est tombé 7 bons centimètres de neige poudreuse la veille pendant le dîner et cela permet de mieux glisser avec la vieille neige sableuse en dessous. Le ciel est bleu limpide et d’ici peu le soleil réchauffera l’atmosphère. Nous remontons la vallée de la Clarée et, un peu avant le refuge des Drayères vers 8h30, bifurquons sur la droite au NE en direction des lacs de la Madeleine vers 2630m. On se mélange un peu les spatules sur le choix de la route mais elles nous mènent bien au premier col de la matinée, le col de Névache à 2794m, passé vers midi.  S’en suit une petite descente et une traversée montante vers le NE sous la Roche du Chardonnet et le col de Valmeinier  jusqu’au col de la Chapelle à 2954m. La suite consiste à atteindre le dernier tronçon de l’épaule NE du Mont Thabor par un point à 3062m, atteint en traversée montante et tournante dans le haut d’un vallon « sauvage » bordé de part et d’autre de belles crêtes rocheuses. La chapelle est passée vers 13h30 -n’ayant pas emporté de sac de ciment nous ne nous engageront pas dans sa restauration..!  Nous allons plutôt casser la croûte au sommet du Mont Thabor à 3178m atteint vers 14h sous un magnifique soleil et sans vent. Deux autres randonneurs lyonnais nous y rejoindrons. La descente se fera par le beau vallon qualifié par Bernard de « sauvage » depuis qu’il l’a descendu quelques années auparavant. La neige y sera très agréable à skier, les quelques centimètres tombés la veille sur fond portant parfaits ! Et cela jusque vers le lac Blanc situé à 2615m soit plus de 500m de dénivelé depuis le sommet. On continuera la descente jusqu’au niveau du Clôt Solide situé vers 2200m en cherchant un peu cette fois à éviter les zone dégarnies. Puis le reste de l’itinéraire en partie en forêt et au mieux jusqu’au rifugio Terzo Alpini dans la Vallée Etroite à 1780m vers 16h. Fin de journée très agréable dans ce refuge tenu par Riccardo et Anna dont nous honorons la cuisine en ne laissant pas une miette des différents bons plats servis (apéro offert et ses amuses-bouche, polenta con carne, fromage et douceur d’une panna cotta pour finir..!).

Jour 3, mardi 9 mars : du refuge Terzo Alpini en Vallée Etroite à Névache en Clarée par le col du Vallon.

On ne change pas l’horaire du petit dèj’ et vers 7h30, ski aux pieds, ce matin dans 3cm de fraîche, on reprend la direction du haut de la vallée bordée à droite par  la succession des pointes Gaspard, Melchior et Balthazar. Rendus au pont de la Fonderie vers 1900m il faut grimper le ressaut menant au Clôt Solide vers 2200m par la Maison des Chamois. La montée au col du Vallon à 2645m sera par moment fraîche et en partie à l’ombre. Une fois rendus au col et, à la vue de l’itinéraire menant en AR au Pic du Lac Blanc à 2980m par une croupe un peu dégarnie par le vent, nous décidons de supprimer cette variante du programme. Aussi nous devons être à Névache pour 14h. Il est environ 10h30 quand nous commençons la longue descente du vallon du Vallon (si si !) en direction de la vallée de la Clarée et Névache à 1600m.  Les différents Rochers de la Miglia et de la Paria qui bordent le haut du vallon sur notre gauche sont très beaux. On profitera de la table extérieure de la cabane « au bon air » (chalets du vallon) vers 2170m située au pied du col de l’Etroit du Vallon pour casser une bonne graine au soleil vers 11h 30/midi. Au loin, plus bas vers la chapelle St Michel on aperçoit un petits groupe de randonneurs (qui s’avèreront à raquettes). Il est temps de rejoindre la vallée et en dessous de 2000m il faut commencer à porter les ski dans cette orientation SSO. Nous arrivons pour 14 h comme nous le souhaitions puisque Patrick reprend la route vers Meylan avec Bernard et Guy.  Patrick nous fait la bonne surprise en sortant de  son coffre de voiture un fameux cidre qui étanchera notre soif ! Jean-Michel et moi restons  à Névache et pour une journée de randonnée supplémentaire le lendemain. L’auberge « la Découverte » dans la ville Basse sera notre hébergement. L’après-midi nous flânerons un peu avec les touristes, skieurs de fond et autres humains masqués déambulant dans Névache de chapelles en église et aussi la boulangerie tenue par Alexandre à qui j’ai rendu une petite visite, non pas pour ses gâteaux mais pour prendre des nouvelle du boulanger et de la moto que je lui ai vendu 2 ans auparavant (il en profite bien puisqu’elle l’a mené au bord de la mer Noire cet automne). A 16h l’auberge ouvre et nous y dînerons à 19h confinés dans la petite chambre…le repas était très bon. 

Jour 4, mercredi 10 mars : de Névache au Pont de l’Alpe par le col du Chardonnet.

Lever et petit dèj’ un peu plus tard, 7h-7h30 pour commencer la longue remontée de la vallée de la Clarée en grande partie par la route ponctuée de 5-6 chapelles jusqu’au pont de la Souchère à 1816m. Franchie la Clarée nous rentrons dans la forêt bien enneigée sur ce versant NE et nous suivons approximativement le GR 57 jusqu’à atteindre le niveau 2250m au-dessus du refuge du Chardonnet. Un peu plus haut un groupe de randonneur se dirige vers le col du raisin. Nous sortons le GPS pour s’assurer de la bonne direction à prendre dans cet espace aux reliefs variés. Arrivés au Télénivomètre vers 2450m la suite nous rapproche du col du Chardonnet, et en cours de route nous choisissons de nous y rendre plutôt que de gravir la crête sur la gauche qui mène au col de l’Aigillette et permet de descendre par des pentes moins soutenues. Au col du Chardonnet Sud à 2638m et après avoir grignoté une bricole, le début de la descente apparaît un peu raide et aussi quelques cailloux affleurent…Bon, ça fini par passer et la neige est aussi bonne par là. Les derniers virages s’enchaînent et puis nous voilà rendu à l’Alpe du Lauzet à 1951m où la neige est maintenant un peu ramolli. La fin se passe avec un petit peu de marche et du border-cross final dans le chemin menant au parking, il est un peu plus de 15h. La route au soleil pour le retour à Meylan. Nous avons eu 4 belles journées de ski dans les paysages magnifiques entre les vallées de la Guisane, de la Clarée et de la Vallée Etroite. Malgré la difficulté pour trouver des hébergements ouverts en cette période difficile on peut dire que ce séjour itinérant est une réussite !       Merci aux compagnons !     

Belles vues par là !

et par ici !
                                               

                        

 

 

3 jours – 2 nuits au habert d’Aiguebelle (26-28/2/2021)

Habert d'Aiguebelle

Le Habert d’Aiguebelle et quelques uns d’entre nous.

Nous étions 6 au départ des Tuileaux vendredi à 7:30, Nicole T., Martine B.-W., Pierre W., Yves C., Gustave B. et moi (Marc B.). Les 2 derniers, Catherine et Jean-Luc M., prévoyaient de monter en début d’après-midi. Après quelques bricolages peu avouables pour le trajet vers Prabert, nous arrivons tout au bout de la route et démarrons à ski peu après l’épingle à 1340… en laissant une voiture « tanquée » dans la neige ! Il sera temps de s’en occuper dimanche ! Tranquille montée jusqu’au Habert d’Aiguebelle à 1740m. Yannick, le gardien, est déjà sur place pour accueillir un groupe à déjeuner. Nous allégeons un peu les sacs  et reprenons la montée à l’ombre jusqu’au Pas de la Coche, puis au soleil en direction de la pointe du Sifflet. Nous pique-niquons au point 2134m de la carte IGN, à moins que ce ne soit une autre des bosses qui dominent le Pas de la Coche. Après une petite sieste des plus agréables, nous redescendons vers le Habert, dans des conditions de neige assez/très correctes, avec une vue imprenable sur l’ensemble du vallon de Vénetier tout en neige jaunie par le sable venu d’Afrique cette dernière semaine. Nous trouvons Catherine et Jean-Luc, arrivés entre temps. Long après-midi au soleil, Sudoku, lecture, re-sieste, chacun son truc… Après le repas, nous allons voir la pleine lune sortir derrière l’Arête du Pin. Magique !

Samedi matin, inutile de se lever très tôt, car le regel a bien eu lieu. Après le petit déjeuner, nous partons à 9:05, dans le brouillard pour commencer. Depuis le bas, les randonneurs arrivent nombreux ! Nous partons tous les 8 (7 skieurs et Catherine à raquettes) pour le col de l’Aigleton (2266m). Montée tout à l’ombre, un peu dure, mais assez facile à ski avec les couteaux. C’est un peu plus délicat pour Catherine qui s’en débrouille remarquablement. Au col, on trouve le soleil, mais aussi un peu de vent. La belle pente Est qui s’est assouplie nous tente bien et la descendons sur environ 300m. A ce moment, Martine, Yves, Jean-Luc et Pierre décident de monter la première pente bien raide en direction du col du Vouteret (2529m, entre Dent du Pra et Belle Etoile)… et plus si affinités. Et ils iront jusqu’au bout, châpeau ! Catherine, Nicole, Gustave et moi remontons plus facilement la face Est du col de l’Aigleton. Face Ouest, la soupe commence à être lourde. C’est pas très gênant à ski. En raquettes, c’est une autre affaire, mais Catherine s’en sort toujours très bien. En approchant du Habert, on approche aussi du brouillard qui est resté à peu près où on l’avait laissé. Nicole et Catherine rentrent directement. Pour profiter du soleil un peu plus longtemps, Gustave et moi, nous remettons les peaux et montons aux Lacs supérieurs du Vénetier. Gus irait bien à la Cime de la Jasse mais je prends le prétexte de l’heure pour sonner le retour. Dans le brouillard, nous arrivons au Habert… avant même de le voir ! Un peu plus tard, les 4 héros du jour nous rejoignent.

Dimanche, après une nuit bien ventée, une très belle journée nous attend. Objectif initial pour tout le monde, les Lacs de Vénetier. On décidera alors de la suite. Je lance tout le monde dans la montée par la droite, ce qui n’était pas le meilleur choix pour Catherine, qui passe à gauche. On se retrouve au dessus des Lacs. On laisse tomber l’option Dent du Pra pour vite monter et descendre la pente Ouest (à l’Est) vers l’antécime de la Dent de la Bédina, pente qui a déjà bien pris le soleil. Plutôt que pique-niquer tout de suite, Martine, Gus et moi remontons en vitesse (enfin, surtout eux !), à la Cime de la Jasse, cette fois-ci. Nous n’y sommes vraiment pas seuls ! D’ailleurs j’entends bientôt Catherine Abitzmil m’appeler. Ça fait plaisir de la voir arriver là-haut, car ça semble indiquer qu’elle finit par reprendre la forme. On redescend par l’Est du vallon rejoindre Nicole, Yves et Pierre en pleine sieste ! Et on continue jusqu’au Habert, puis aux voitures où il reste à en sortir une de la neige. Mais ça, c’est une autre histoire… qui se terminera bien grâce à la grande amabilité d’âmes très secourables !

De l’avis de tous, mini-séjour bien réussi et bien agréable. La météo et Yannick, notre hôte, y sont pour beaucoup.

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