
Jour 1, tour de la tête d’Oriol (Eric)
Départ de Meylan à 7h15 comme prévu, on est un groupe organisé par François ou pas ! Route sans problème par Corps et on trouve la neige juste au départ de la rando. Neige dure et gelée au départ, et rapidement très peu de neige… On passe en mode sanglier pour essayer de trouver de quoi monter au milieu des arbres. Finalement ça passe avec un seul petit déchaussage.
On attaque la montée du Vallon des Narrites avec une belle vue sur le Dévoluy, et une neige qui porte bien. Carine repère une magnifique harde de chamois qui de la crête au-dessus descend dans notre combe puis traverse et repart, tout en gardant bien sûr une bonne distance avec nous. On remonte une grosse coulée partie de presque rien (impressionnant), quelques bosses à descendre en cours de montée … tout cela contribue à un rythme globalement assez lent. Les chorums assez nombreux dans cette combe ne nous gênent pas vu que l’on suit des traces.

La météo change vers un ciel très couvert (comme prévu) qui ira jusqu’à quelques flocons de neige et un jour blanc, nous hésitons un peu mais finissons par finir le tour de la tête d’Oriol et arriver au col sous la Demoiselle. On pique-nique avant de redescendre dans l’autre vallon. Enfin, certains pique-niquent. Matis, lui se fait chauffer des pâtes ! Et je ne parlerai pas de sa démonstration d’Opinel 3 en 1.
Bonne surprise, le ciel se découvre et la lumière revient. C’est nettement plus agréable pour descendre. Et heureusement parce que la neige est LOURDE et profonde ! Ça fatigue ! Plus bas, cela s’améliore lentement mais à notre grande surprise, le vallon est strié de nombreuses coulées que l’on traverse rapidement. Au débouché on trouve la neige moquette mais très vite aussi, la forêt dense. La descente cool se transforme en border cross puis carrément en mode sanglier très compliqué jusqu’à obliger certain.e.s à déchausser. On finit par retrouver un peu de lumière et d’espace de neige moquette pour rejoindre les voitures. Grosse balade de 1000 m de dénivelé pour un 1er jour, mais comme cela pourrait être le seul avec une météo correcte, on est bien contents de l’avoir faite.
Arrivée au gîte qui n’a pas changé depuis notre dernier passage, juste avant le 1er huis-clos de la Covid. Les 2 couples ont chacun une chambre, les 4 mecs dorment dans un petit dortoir, installation tout à fait correcte. Dîner du soir : soupe au chou rouge/clous de girofle (surprenante et bonne) et dinde en sauce et boulgour, puis tarte myrtille et fromage blanc.
Matis nous fait jouer au « 6 qui prend » où Jean-François se distingue par une maîtrise totale.
Jour 2, Tête de vallon Pierra (Jean-François)
Météo maussade comme prévu, précipitation faible mais jour blanc. Va pour skier à l’aise sous les mélèzes. Un petit déjeuner très correct à 8 h pour lancer et dynamiser la journée. On prépare les skis … ainsi que les maillots et les serviettes (malins les lapins !). On prend les voitures pour aller à la Joue du Loup. Habitués à se garer au départ des randos, Francois essaie de nous trouver l’emplacement idéal. Mais nous sommes en station et on se contente du parking de Monsieur Tout le Monde. On chemine au départ de l’itinéraire de ski de rando de la station, au départ du télésiège des Fontenelles. Entre 5 et 600 m dans les mélèzes à l’écart des pistes pour une montée débonnaire mais somme toute agréable. Le petit bémol est le botage pour certaines …, puis certains d’entre nous.

Le groupe se sépare : pour 5 d’entre nous direction la station, pour 3 un petit plus pour la tête de vallon Pierra quelques 200 m plus haut. Sans être la descente de la saison, on chemine entre hors-piste et pistes dans des neiges très variables. On finit sous la pluie ! Merci à François pour cette adaptation de la rando à la triste météo… même si demain s’annonce pire.
La pluie est peu propice au pique-nique en forêt et on choisit la salle hors-sac de la station qui est un peu «lugubre » (sans fenêtre) mais chauffée, donc la bienvenue. Puis un petit café dans un bar avec des patrons fort peu sympathiques avant de passer au but principal de la journée, soit 2 heures de balnéo à Odycéa, très appréciées par tout le monde.
De retour au gîte on prend le temps de l’apéro entre « Dévoluars » que nous sommes, non sans écouter le Vertacomicorien Éric nous raconter ses vielles histoires militaires (et oui Eric, est passé par le Vercors) et notre hôtesse nous partage quelques informations locales.
Après une super soupe aux épinards + fromage de chèvre, laquelle permet de tester les capacités de certains à reconnaître les bons ingrédients, on se refait une partie de « 6 qui prends » dans laquelle je reste à « bon » niveau devant cette science de la carte de mes partenaires
Jour 3 (Carine)
La matinée est annoncée pluvieuse et quand on se lève, la pluie a fait fondre une partie de la neige. On prend le temps de petit-déjeuner et puis chacun s’installe à ses occupations. Éric passe ses commandes de pellets pour le Grésivaudan en profitant allègrement ((et même en abusant) du forfait du portable de Jean-François, François communique avec ses nouveaux amis de Skitourenguru, Mathis avance bien dans son livre en anglais, Philippe avance plus lentement dans son Sudoku, Karin et Rémy dévorent toutes les informations touristiques du Dévoluy et Jean-François suit minute par minute les 5 applications météo pour nous donner le top départ pour sortir.
La météo annonçant une belle éclaircie à partir de 13 h, on pique-nique bien au chaud au gîte dans lequel on se sent tellement bien car il n’y a que nous.
François, Jean-François, Mathis et Philippe partent très vite (trop vite, en fait) pour monter au col du Rabou et profiter des très belles éclaircies. Arrivés au parking, Philippe ayant oublié ses chaussures, ils reviennent au gîte, repartent pour se rendre compte au même parking que Philippe a oublié ses chaussons ! Il en sera quitte pour suivre ses 3 compagnons à pied. Le début de la descente ne laissera pas des souvenirs impérissables mais la suite sera plutôt agréable, surtout avec les magnifiques éclairages du soir.

Carine et Karin, Éric et Rémy optent pour une petite randonnée vers le col de Festre où un bar tenu par une tenancière très sympa les accueille. Les garçons plus lourds que les filles s’enfoncent un peu (ou beaucoup) dans la neige et nous balisent bien le chemin. La lumière est magnifique et le jeu des nuages et des éclaircies nous offre un beau spectacle.

Retour au bercail pour savourer une des meilleures tartiflettes (dixit moi) et une pomme au four fourrée d’amandes et garnie de baies roses grillées !
Pour le dernier « 6 qui prend » du séjour, Jean-François prend sa revanche et nous écrase tous.
Jour 4 (Carine)
Ce matin, il neige à gros flocons et la visibilité est mauvaise. Les options sont de retourner à la balnéo, de se promener sous la neige (option préférée de Carine et François), d’aller voir sous la pluie la résurgence des Gillardes que Jeanne (la gérante du gîte) nous conseille depuis 2 jours ou de rentrer à la maison. Après avoir oublié ses chaussures de ski de rando puis ses chaussons hier, Philippe part dans une recherche effrénée de son « débardeur » (qui est plutôt un gilet sans manche) disparu. Ce qui permet de soupçonner d’abord les femmes puis les hommes fétichistes du débardeur du prof de gym …jusqu’à le retrouver juste sous un autre vêtement ! Finalement, on rentre vers Grenoble et on mangera notre pique-nique au chaud chacun chez soi.
Merci encore à François pour l’organisation de ce séjour sous une météo pas facile, merci à tous pour cette bonne ambiance d’entraide et de rigolade.










