Participants (es) : Guy Lamy, Valérie Pouteau, Véronique et Philippe Guignard, Jean-Michel Veuillen, Philippe Marion, Jean-Pierre Nicollet (organisateur et rédacteur du CR). Martine Wolfrom n’a pas pu venir en raison d’un genou endolori à la suite d’un entrainement intensif.

Le 16 : Épaule du Pic de Gleize. 1969 m.
Nous partîmes sous la pluie et à sept pour une première rando au départ du col Bayard. En prenant de l’altitude la neige remplace la flotte et, bien que la visibilité soit médiocre, c’est plus agréable. Il nous faut tracer dans 20 cm de fraiche dans une forêt clairsemée de mélèzes et de pins à crochets. Arrivée à la bifurcation des deux itinéraires menant au pic, point 1969 m, des bourrasques nous dissuadent de poursuivre, d’autant plus que la pente se redresse et que le risque d’avalanche est réel. C’est sous des pins presque parasols que nous cassons la croûte. La descente se déroule dans une belle neige poudreuse mais un peu au radar. Nous reprenons les voitures pour poursuivre jusqu’à l’auberge des Écrins située dans la vallée de Champoléon.
Le 17 : Le Palastre 2278 m.
Il a encore neigé dans la nuit et les risques d’avalanches sont à leur maximum, 5 sur l’échelle de 5 échelons. Nous faisons donc le choix d’un itinéraire qui ne présente pas de risques. Nous aurions pu poursuivre jusqu’à Soleil Bœuf mais ça devenait hasardeux, le ciel ne se dégageait que par intermittence. Mais il fallut d’abord monter en voiture jusqu’aux Richards par une route étroite et par endroit verglacée. C’est en chainant que nous y parvenons. Skis aux pieds, nous parcourons un site enchanteur, digne des posters de Samivel. Un surfeur nous précède de quelques centaines de mètres et fait une trace bien appréciable. Les blocs de rochers sont sous un épais manteau et prennent l’allure de pénitents blancs. La descente est particulièrement aisée dans une couche épaisse de poudre estompant le relief.
Le 18 : La Recula ou petite Autane d’Orsières 2400 m.
Enfin, le beau temps bien lumineux ! Le choix de l’itinéraire doit toujours tenir compte des risques d’avalanches qui n’ont pas diminué. De plus, la route de Prapic, départ de nombreux itinéraires intéressants, est coupée par une avalanche. Nous nous rabattons donc sur une classique, souvent fréquentée en temps de risques. L’itinéraire se déploie dans un mélézin clairsemé, puis sur une croupe bien dégagée offrant des points de vue intéressants sur l’ensemble du Haut Champsaur. Les Grenoblois sont enchantés ! Après un bon casse-croûte au soleil et sans vent, nous dévalons les pentes avec une gourmandises non feintes, notamment pour Guy qui trouve cette poudreuse à son goût lors de deux rouler-boulets.
Le 19 : La cabane de l’Aupette 2000 m.
Il a encore neigé cette nuit. Elle est mouillée au sortir de l’auberge mais en altitude, elle est tombée légère et les prévisions nous disent qu’elle va encore tombée dans la journée. Que faire sinon de proposer un itinéraire à dominante forestière sans risques ? Mes connaissances du Champsaur que j’ai habité il y a 50 ans m’aident à faire ce choix. Nous voilà partis du hameau de Clot Davin, en sous-bois et sous une neige tombant drue. Mais l’ambiance est sereine. Le silence dans cette forêt ne semblant habitée que par quelques chevreuils au vu de leurs empreintes, nous enchantent et nous incite à progresser sans converser, chacun dans sa méditation. A la lisière supérieure de la forêt, il me faut consulter la carte pour ne pas rater la cabane car la visibilité est ténue. Des rafales de vent nous incite à s’adosser contre les murs de cette cabane pour manger un bout. Au-dessus, il y aurait à faire encore un beau parcours à ski mais la météo nous en dissuade. La descente dans le bois est très agréable tant l’épaisseur de neige estompe les souches et les branches.
C’est sur cette dernière rando que nous plions les gaules pour rentrer chez nous sous une pluie qui ne faiblit pas.
Voilà notre séjour, bien réussi, malgré la météo peu favorable aux grandes envolées. Il faut noter la bonne prestation de l’auberge des Ecrins pour le confort des chambres et la qualité des repas. Le séjour pourrait être reconduit l’année prochaine dans la même configuration avec peut-être, la chance de tomber sur une bonne météo et moins de risques d’avalanches.
Les photos sont consultables par le lien suivant de l’album Google-photos :















