Roberto, François, J-François, Gilles, Sébastien et moi.
Auteur/autrice : Marc Bertier Page 3 of 8
Mercredi 20 mars : sortie au Petit Renaud 2606m par Villard Reymond 1648m – Compte-rendu par Jean-Luc Mokhtari.
Participants : Roberto alias Robert B, Claude P, Patrick M, Jean Luc M votre serviteur.
Tout commence à la permanence du mardi 19. Merci Sylvie de ta présence, la place est presque vide. Nous sommes trois fidèles en quête d’une sortie possible malgré une hausse de température qui fait passer le BRA de 2 à 3 pour cause de réchauffement du manteau neigeux.
Patrick propose le Petit Renaud, pourquoi pas ? deux choix possibles : par le sud (comme disait quelqu’un, on n’est pas complètement débile…), ou par le Nord et Villard Reymond, ce sera notre choix. Claude propose un départ à … 6h30 (une fois n’est pas coutume). Cela s’avèrera être un très bon choix.
Sylvie regarde sur Ski tour, quelqu’un nous laisse le commentaire suivant en gros : Neige croutée puis devenant très molle, présence de boules de neige gênantes à la descente, qualité de ski médiocre !
Il a oublié : présence de gros dépôts d’avalanche et pas de regel nocturne !
En somme, tous les ingrédients sont réunis pour une bonne sortie de ski de printemps. Roberto se joint à nous par téléphone (on ne lui décrit pas le tableau…).
Départ de Villard Reymond 7h 50. Le parking est vide, une autre voiture arrivera juste après nous ; le Petit Renaud et son grand Frère nous regardent de haut. Vain dieu !! Y a de la pente par là à travers !!
Cela commence par une petite balade débonnaire (à pédibus) le long de la courbe de niveau 1600 et quelques, qui nous amènera au pied de la combe du Grand Renaud.
Pas de regel nocturne ? mon œil !! Au pied de la première pente, on chausse et on ne se demande même pas si on met les couteaux ou non.
S’ensuit une belle montée (agrémentée d’une traversée d’un dépôt d’avalanche très chaotique), régulière et assez soutenue sur neige dure jusqu’à un col rocheux à droite du sommet puis quelques mètres plus loin vers un replat( 2460 m) qui offre une superbe vue de l’Obiou aux Aguilles d’Arves.
Pour le sommet, il nous faut descendre en versant Sud, contourner une zone rocheuse puis monter vers le sommet( environ 150m).
Nous décidons par mesure de sécurité et vu les températures de privilégier une neige juste décaillée, plutôt que le sommet.
11h 20, nous attaquons la descente, et bonne surprise !! , la neige est juste à point et il reste encore quelques zones non trafolées et lisses, nous croisons quelques skieurs qui montent. Il se dégage une impression de montagne sauvage, on se sent tout petit, et pas nécessairement à notre place vu les énormes dépôts d’avalanche qui nous entourent.
12h 45 retour à la voiture. C’est un avant Printemps, tout y est, douceur, bruit de l’eau qui coule de partout, chants frénétiques des oiseaux .
Et cerise sur le gâteau, Patrick a planqué une bouteille de cidre dans la neige près du parking avant de monter histoire d’améliorer notre pause casse-croute. Que demande le peuple !!??
Au final : une bien belle sortie dans un cadre magnifique et loin de notre zone habituelle, avec un ski plus que correct, et en bonne compagnie SVP .
Jean Luc
Marc, Yves et Paul S — Compte-rendu par Paul
Décision tardive pour cette journée de jeudi et c’est finalement notre crainte de la solitude qui nous fit pencher vers le Grand Rocher, du haut de 1926 m.
Départ à l’aube mourante, 9 heures, des Tuileaux et à 10h du centre de ski de fond du Barrioz à 1424 m.
Bonne surprise, il y a de la neige, enfin, sur les pistes de ski de fond car en dehors, les cailloux émergent des malheureux 5 cm qui sont tombés ici. Une pensée envieuse pour l’Ubaye, le Queyras et le Mercantour.

Paul et Yves à l’attaque dans la neige pailletée
Bref, à 1550, ça y est, nous sommes sur la vraie neige, couverte de gros cristaux de givre, un paysage de rêve, récompensant l’effort de la montée entre les sapins blanchis juste ce qu’il faut.

Rencontre vers le Lac de Séchident
Arrivés sur la crête au niveau du lac de Séchident, nous lâchons la bride de Marc qui en profite pour nous faire une superbe démonstration de godille.
Il nous rattrape au sommet au moment où nous déballons le pique-nique.

Regroupement pique-nique au sommet… à l’écart des groupes de raquetteurs nombreux et pléthoriques
Descente dans 10 cm de poudre vierge sur fond dur, le rêve. La centaine de personnes qui ont fait cette balade étaient (presque) tous en raquette et nous avaient laissé des pentes intactes. Comme quoi, même les modestes rando peuvent apporter de la joie. Merci à Yves et Marc d’avoir répondu présent.

De g. à d. : J-Michel V. , Roberto B. , Marc B. , Yves C. , Christine Ch., J-François M. , Matis T. – l’équipe au grand complet
Christine C., Matis, J-Michel, J-François, Yves C., Roberto, Marc B.
**************** Encore qqs photos à venir **************
J1 : Montée au refuge (privé) de Terre Rouge
Par Christine
Le RDV avait été donné à 7h15 aux Tuileaux pour un départ à 7h30. Pour plusieurs d’entre nous, nous espérions un départ un peu retardé du fait de la météo. Mais aucun changement n’est venu et nous nous sommes donc retrouvés au parking sous la pluie.
Le trajet s’est donc fait sous une pluie battante sans pour autant entraver notre bonne humeur. Arrivés vers 1500m d’altitude les gouttes de pluies se font plus denses mais pas encore de jolis flocons… nous espérons tout de même une montée au refuge sous la neige.
Les voitures sont laissées au parking « les déserts »(1668m), et toujours pas de vraie neige. Nous suivons le chemin que nous perdrons un peu et continuerons à flanc de montagne pour déboucher dans un vallon (la Losa). Pour traverser le cours d’eau du vallon, nous visons au loin une passerelle qui en fait est une prise d’eau (2100m). Celle-ci est fermée et nous escaladons la barrière. A partir de là, le temps s’est vraiment dégradé, vent et grésil ont fait leur apparition. Nous avons finalement atteint le refuge avec grand plaisir. Il est environ 14h et nous sortons nos pique-niques des sacs et les affaires à sécher. Le refuge est chaud et très confortable. Nous passerons tranquillement l’après-midi dans cet espace à lire ou dormir en espérant que la suite sera meilleure.
J2 : Roche Noire par le vallon des Grandes Culées
Par Robert, alias Roberto, alias Roby
Après un super déjeuner, départ du refuge à 8h29. Devant nous, un groupe de 5 randonneurs fait la trace.
Après plusieurs heures et une variante pour prendre plus large qu’eux, notre groupe les récupère. Roby passe devant pour participer à la trace. Il continue un long moment, puis une personne le relaie jusqu’au sommet.
Notre groupe s’arrête au col, sauf Jean Michel et Roby qui font les quelques mètres pour le sommet de Roche Noire.
Descente dans une neige de rêve. Cliquez un peu pour voir : IMG_6101
A mi-pente, Roby, Jean-François et Christine remontent un petit sommet pour le plaisir avant de descendre sur le Refuge.
Marc, Jean-Michel et Yves font depuis le refuge, « La Bosse à Marc ». Jolie et courte montée (175mD+), mais le soleil se voile et la descente se fait sans voir le relief. Dommage !
Bonne (ou plutôt, excellente) journée… 11km, 5h, 998 m dénivelé.
J3 : Pointe de Terre Rouge 3080 m… et la bosse à Marc
Par Jean-François
Lever pour un petit déjeuner 7h, et un départ bien plus tard mais avant 9h bien sûr.
Hésitant au réveil, le soleil prend le dessus, grand froid avec un vent pour nous rappeler ce que c’est l’hiver. On a décidé d’aller à la pointe de Terre Rouge, et pas au Thabor, trop commun pour les MSRiens.
Un fond de vallon tout en longueur certes, mais dans un cadre exceptionnel depuis le refuge le long de la Neuvache, puis on grimpe vers la Pierre Déjeuner. On reste attentif à ne pas rattraper trop vite le groupe de devant, on ne sait jamais, ils font peut-être la trace. En fait non, mais on ne les rattrape pas quand même !
L’un de nous ne se sent pas au mieux, et notre organisateur en chef (Marc) décide de s’en retourner avec lui au refuge. Merci à lui.
Direction le passage du Pic du Thabor, point fréquenté avec une vue exceptionnelle sur le Pic et le Mont Thabor. Reste 100m pour le sommet qui semble tout facile. Comme souvent notre appréciation est un peu optimiste par un vent violent et on met les couteaux dans un inconfort habituel. Assez de place au sommet pour tout le monde et contempler une vue à 360.
Que dire d’une descente en poudreuse légère sur 1000 m à faire sa trace. Piquenique à mi pente sur des rochers à l’abri du vent qui nous permettent de bien expliquer à Matis ce que sont les Aiguilles d’Arves.
Les 15 dernières minutes à pousser pour rejoindre le refuge restent le point « noir » de ce début d’après-midi. En arrivant, on retrouve Marc prêt à repartir pour un petit aller-retour vers une bosse qu’il avait déjà faite la veille. Roberto, Christine, Jean-Michel repartent aussitôt. D’autres choisissent la bière et la douche froide !
En attendant le repas dans un refuge plein, on se fait un 4000 ! Non, on ne repart pas à la frontale, c’est un jeu de dés proposé par Christine.
J4 (1) : A la recherche de la Vache
par Marc
Hier après-midi, j’ai voulu explorer le départ de la Combe de la Vache, au-dessus (NE) du refuge, mais les 2 randonneurs dont j’ai pris la trace, ont dû changer d’objectif. Ce vallon semble plus parcouru à la descente depuis Roche Noire (cf J1) en traversée, qu’en aller-retour.
Ce matin on trouve quand même une trace de montée que l’on suit ou non, selon l’inspiration. Un peu de vent, mais c’est encore très raisonnable, et le soleil, bien qu’un peu timide, joue à cache-cache avec l’horizon. On profite ainsi de 4 ou 5 levers de soleil successifs. L’ambiance est magique et les pentes doivent tourner autour de 25°, laissant présager une descente topissime. Finalement, la trace nous mène sur le flan Nord (rive droite) de la Combe. Ça se redresse un peu à l’approche du point coté 2717. On est un peu à l’étroit pour dépeauter, surtout Roberto qui la joue « rando de l’extrême » ! On envisage de repeauter plus bas pour reprendre la Combe dans son axe. Dès le début de la descente, un banc de nuages passe. Heureusement, il ne gâche pas les conditions de visibilité, et la descente est somptueuse dans de larges zones vierges de toute trace. Qualité de neige ? de « Encore exceptionnelle » à « Très bonne avec qqs passages croutés » suivant les personnes. Finalement, au moment de reprendre le sens de la montée, nous frustrons un peu Matis qui ne trouve personne pour l’accompagner. On gardera en tête de revenir un jour saluer cette Vache un peu Arlésienne sur les bords.
Après 600mD- de régal, et qqs chutes sans gravité, sauf pour l’amour-propre, nous arrivons au refuge pour pique-niquer et reprendre nos affaires.
J4 (2) : le Retour
Pendant le pique-nique, le soleil se dévoile de nouveau mais le vent commence à se renforcer : la tempête annoncée approche. Il n’y a peut-être pas à regretter notre manque d’ambition de toute à l’heure. Sur conseils de Gaspard, le gérant/gardien du refuge, nous repeautons pour reprendre, dans l’autre sens, le même chemin qu’à l’aller (la trace du haut). Nous enlevons les peaux à la Losa.
Un peu plus bas, dans la traversée d’une pente soutenue mais pas extrême (30° ?), une plaque de 15-20cm d’épaisseur et plusieurs dizaines de m de large se détache sous nos skis, heureusement sans prendre de vitesse et sans partir loin. Avertissement sans frais !
Plus bas, ça fait penser à notre « boarder cross » de Prabert, mais Christine et Yves l’évitent en partie en s’écartant sur le côté. Retour aux voitures, u services techniques de la société des remontées mécaniques, à1650m, je crois. Surprise à cet endroit et cette altitude, il a apparemment autant plu que neigé ! On verra à l’arrivée à Meylan que la limite pluie-neige est descendue un peu plus bas en Belledonne.
Conclusion
Le site et le refuge présentent de gros avantages : pas trop loin (120km, 1h25), altitude et orientation du large Vallon supérieur de la Neuvache très favorables pour assurer un bon enneigement, pentes très raisonnables, refuge très confortable. A refaire, selon moi, car il reste des zones à découvrir… et une vache à aller saluer.
Michel C., Claude, Paul et Marc
Première sortie de Michel avec MSR, il souhaitait une sortie « débonnaire ». Les 900m D+ de la crête de Brouffier pouvaient faire l’affaire, à condition que l’enneigement ne soit pas tout pourri. Nous avons tenté le coup.
Démarrage du parking « de l’antenne » (1535m) vers 9h45, je crois. Ciel dégagé, j’en suis sûr. Et au parking une vingtaine de militaires attendant leur tire-fesses : une chenillette avec une corde pour tirer une dizaine de personnes à chaque rotation ! mais pas pour nous. Nous sommes restés sur la route jusque vers 1650m, mais nous aurions peut-être aussi bien fait de la garder jusqu’au point 1747m. Peu importe, nous n’avons déchaussé qu’une fois. Avant de sortir de la forêt, ce n’était pas génial, mais ok ! Au dessus, c’était très bon. Pour une fois, pas de vent sur la crête et la chute de neige (15cm ?) du week-end était un peu trafollée mais pas gelée.
Pour descendre, nous n’avons pas pris l’option de passer par la cabane de Brouffier qui nous aurait rajouté une montée de 100mD+. Belle descente jusqu’à la forêt. Puis retour à la route et à la voiture sans problème.
Michel est adoubé par nous… et nous par lui, je crois !
Préparation
- 4 désistements, rapidement remplacés
- et je viens en voiture mais je repars tout seul, et j’y serai déjà, et moi aussi quoique non…
- en dortoir de 8, en chambres de 2, en formule hôtel ou gîte… avec le logeur sympa mais n’envoyant jamais les confirmations promises
- promesse de pas de neige ou alors trafolée dure ou pourrie sous une couche dure…

1er jour
Et Catherine, la compagne de Jean-Luc qui pratique de son côté le ski de fond, avec une science de la synchro avec nous qui nous épatera chaque jour.

2ème jour
3ème jour

4ème jour
Aline, J-François, Marc B. – 1100mD+
Fallait pas laisser passer l’anticyclone avec sa neige bien vieille et ne commençant qu’assez haut mais en bonne quantité, et un soleil bien agréable. Nous avons donc repris, 3 jours plus tard, la direction du vallon de Vénetier. C’était encore un/le bon plan. Seule la composante féminine de l’équipe a changé : tout aussi agréable et impeccable.
La probable affluence du week-end n’a pas radicalement changé la donne. Le tronçon à pied n’a pas augmenté. Nous avons trouvé le soleil 100mD+ après le refuge, mais cette fois-ci nous n’avons pas bifurqué vers le Jas des Lièvres.
Pour Marc, petite piqure de rappel…
« On n’attend pas le dernier moment pour mettre les couteaux ;
et on est un peu attentif si l’on doit les mettre dans la pente !«
Vous avez compris, j’ai lâché un couteau que j’ai dû redescendre chercher 50 à 100mD plus bas ! Avertissement sans frais, J-François l’a soigneusement suivi des yeux et je l’ai retrouvé sans problème. Mais la double sentence était bien là : le dénivelé à remonter et l’opprobre générale. En fait non, mes camarades ont été bienveillants !
Passés les lacs de Vénetier, nous avons choisi la belle trace à gauche (W) vers le col de la Jasse.

J-François au dessus de la mer de nuages sur le Grésivaudan
Celui-ci atteint, nous avons poursuivi un peu vers la Bédina Blanche pour choisir des pentes un peu mieux décaillées.

Aline, à une encablure de la Dent Blanche de la Bédina
Mais avec un peu de vent frais, la transformation n’était pas impeccable : moquette à poils variables (c’est tout nouveau, ça vient de sortir !), mais belle descente quand même jusqu’au Bordercross, que nous avons trouvé « pas pire ». Y a bien eu un pique-nique aussi, mais écourté pour cause de rendez-vous au retour.
Conclusion : avec le départ du parking d’hiver de l’Olagnerie (1220m) et à nos ages (je veux dire de JF et moi), la Cime de la Jasse (2478m), c’est pas donné ! Incompatible avec un rendez-vous à Meylan en milieu d’aprem.
* P’tit Gibus, dans La guerre des boutons, roman (1912) de Louis Pergaud et film (1962) de Yves Robert.
Jean-Luc M. et Marc B.
Hier mardi à la permanence, j’ai proposé cet objectif espérant rentabiliser le trajet avec une voiture pleine, mais seul Jean-Luc a été intéressé, pour découvrir un coin encore inconnu pour lui. Il m’a fait confiance quand j’ai vendu l’affaire en disant que oui, St François-Longchamp, c’est loin, mais il y aurait de la neige et que ça décaillerait bien vu qu’après le col du Cheval Noir, la suite est exposée plein sud.
Partis de Montbonnot à 9h, nous Démarrions vers 10h30, mais première déconvenue, la partie en station est un peu longue. La neige (en dehors des pistes, car on est comme ça), c’était un peu du carrelage ! Quand nous sommes enfin sortis du domaine des pistes, le soleil était bien voilé et la transformation du carrelage en moquette, c’était pas gagné. Quand la pente s’accentue au détour par le nord du Roc Blanc, la neige nous a semblé nous promettre une descente pourrie : soit la croute cède et nous allons galérer pour tourner ; soit ça reste béton et dans la pente juste au dessous du col, nous ne serons pas plus fiers que ça !
Nous replions donc les gaules sans autre forme de procès et rejoignons les pistes au plus facile. Jean-Luc part bientôt dans le Queyras en séjour et moi, j’ai bien tourné ces derniers temps, donc ça a été une sortie dispendieuse et à oublier. Nous sommes rentrés sans bobo et toujours copains. C’est l’essentiel, non ?
par Aline.
Jean-François, Christine Chatellard, Ludovic, Sébastien et Aline
A la permanence de vendredi, le choix de la sortie se fait facilement grâce au compte-rendu de Carine. Les conditions de neige n’étant pas extras ces derniers temps, des conditions quasi de printemps, on opte à priori pour les Rochers Motas. On est 5, bon nombre pour remplir à bloc la voiture de Jean-François.
Un départ classique à 8h de Meylan. A 9h, il y a déjà pas mal de monde au parking du Collet.
Ouf, on peut chausser dès le début de la route sur laquelle il y aura 1 ou 2 passages à franchir à pied. La neige a bien fondu sur ces versants sud. Les couteaux s’avèrent rapidement nécessaires pour prendre les raccourcis (comme dit Carine), couper les lacets de la route. Jean-François, leader malgré lui, nous montre où se trouvent les Rochers Motas pour rassurer ses troupes, qui ne l’ont jamais fait. Ça va, ça a l’air à notre portée. Prudent, Jean-François nous fait bifurquer vers notre objectif un peu plus loin que normalement, par crainte que l’on ait à skier sur d’anciennes coulées. Pas de souci ! On n’est pas à 5 mn.
La montée jusqu’au Collu (ou col sans nom) se fait sans problème. Un hélico venu évacuer un.e blessé.e d’un genou, d’un autre groupe fait une petite diversion ou inquiétude. A l’unanimité, on renonce à la pente qui mène au sommet (100 m de déniv.) car elle ne nous semble pas valoir le coup, étant bien glacée. La vue du Collu est déjà bien sympa ; on voit le Saint-Eynard et Belledonne d’un côté et les beaux mamelons blancs de l’autre. On décide de descendre sans tarder pour pique-niquer plus bas où il fera encore meilleur.
La neige a bien ramolli, un peu lourde sur le haut mais devient beaucoup plus facile rapidement, style « moquette » et ce jusqu’au parking ! Il faudra juste faire attention à ne pas déchirer la doudoune sur les ronces qui parsèment les champs encore enneigés.
Conclusion : tout le monde est content ; une rando bien agréable par grand beau et doux, une neige très correcte et un groupe homogène (les nouveaux ont bien assuré !), très convivial. Dommage, qu’il n’y ait pas eu le temps pour la bière en terrasse, la faute au timing d’Aline !
Christine Chatellard, Yves Cluet, Marc Bertier (+Yannis).
Après qqs jours d’une météo très arrosée même en altitude et des températures trop douces, il fallait croire aux prévisions d’amélioration pour les 3 jours !

Le Habert d’Aiguebelle et son extension, bientôt en service. Photo Yannis.
J1
Vendredi à 9h30, Yves et moi passons prendre Christine aux Tuileaux. Plafond nuageux encore très bas, 5/10 cm de neige fraiche sur la route après Prabert, mais nous arrivons sans encombres à l’avant dernier parking. Beaucoup moins de monde que vendredi dernier. Nous partons vaillamment vers le habert d’Aiguebelle, presque 500m plus haut, sans sortir de la brouillasse. Halte au habert pour saluer Marian, le gardien, pour nous alléger un peu et pour un petit casse-croute à l’abri. Après quoi il faut un peu se forcer pour redémarrer, mais la promesse de trouver le soleil rapidement est un moteur efficace.
Dans la neige fraiche de la nuit, les différents objectifs classiques ont déjà été bien tracés. Le tout est de ne pas se tromper de trace dans le brouillard. J’ai l’impression de bien me repérer et me permets de rassurer Christine : « oui, oui ! Pas d’inquiétudes, je maitrise le pilotage » vers notre objectif, le col de l’Aigleton, à 600mD+ du habert. Après 200mD+, nous sortons au soleil… pile dans la bonne direction. Non seulement la trace est impeccable, mais la neige reste peu tracée à la descente. Nous laissons le col géographique (pédestre) et atteignons le classique passage à ski un peu plus haut et même le sommet du petit rocher qui les sépare.

Christine et Yves (au Col de l’Aigleton ?)
Les qqs jours récents de pluie n’ont pas trop attaqué le manteau neigeux au-delà de 2000m et la neige de la nuit est, comme espéré, très agréable voire facile à skier. Le temps de descendre suffit pour que le beau temps prenne le dessus sur les nuages jusqu’en vallée. Néanmoins, à cette époque de l’année, le habert ne voit pas le soleil bien longtemps. Donc l’après-midi au soleil sur la terrasse, ce sera pour une autre fois ! Marian nous installe dans une chambre de 4 où nous serons rejoints demain par Yannis, un copain d’Yves. Ce soir nous devions être seulement 2 groupes de 3, mais finalement l’autre trio n’arrivera que le lendemain car ils se sont trompés dans la date ! La fin d’après-midi dans le chalet est… fraiche. Dans ces conditions, plus encore que d’habitude, je ne suis pas le meilleur des compagnons, car je ne résiste pas à aller me réchauffer sous la couette et Yves en fait vite autant. Nous laissons donc Christine en tête à tête avec Marian, plus sociable que nous ! Au repas, et en raison de la défection de l’autre trio, nous bénéficions d’une double ration de « Matouille », déclinaison chartrousine de la tartiflette. Super ! Mais Yves regrettera dans la nuit d’avoir « saucé » le gras/graillon au fond du plan !
J2
Bonne nuit pour nous trois. Petit-déj à 7h30, car Marian va partir vers 8h30 pour tenter un première (pour lui) : le Pic du Pin à ski (Je dis bien le Pic du Pin, pas le Pas du Pin, qui n’a aucun secret pour lui). Mais en son absence, Marian ne ferme pas la salle commune du refuge et nous avons la possibilité de partir plus tard. Je modère donc les ardeurs de Yves car nous avons meilleur compte de ne pas être de retour trop tôt et plutôt de profiter au mieux du soleil.
Aujourd’hui, objectif des plus classiques, la Cime de la Jasse 2478m, soit 750mD+. Nous partons vers 9h, heure à laquelle de nombreux randonneurs déboulent déjà du parking, mais la foule reste raisonnable ! Nous partons un peu plus à l’W qu’hier de manière à trouver le soleil le plus tôt possible en remontant le vallon du Vénetier. Sur notre droite, nous surveillons attentivement la progression impressionnante de Marian. Pour nous, montée très agréable sur une belle trace, au soleil, sans l’air froid qui nous inquiétait au départ du refuge. Au pied de la montée finale, on repère que la combe qui descend tout droit du col du Pra, 150m à droite (à l’E) de la Cime de la Jasse porte déjà 7-8 traces de descente (c’est plus sûr), mais nous laissera encore de beaux espaces vierges si je convaincs mes acolytes d’y passer. En haut, belle surprise, l’accès est facile à ski jusqu’au sommet. Il me semble que ça ne m’était pas arrivé depuis « des années ». Vue très dégagée à 360°.
On ne pique-nique pas sur place pour rejoindre, au plus vite, la combe visée avant qu’elle ne soit trop traffolée. Bingo ! C’est un délice. Puis on continue jusqu’au déversoir des lacs (2150m) pour un assez long pique-nique bien mérité. Au moment de rechausser, il nous paraît vite évident qu’il est inutile de descendre vite fait dans le frigo du bas. La Bédina (2430m) nous fait de l’œil et on va essayer d’en approcher. La trace que je suis finit par nous en écarter vers la droite et nous emmène au col de la Jasse. Premier constat nous avons réussi à fatiguer un peu Yves qui, moins habitué que nous aux conversions amont, y a laissé un peu plus d’énergie. Du col de la Jasse, on repart un peu à gauche sur la crête vers la Bédina, mais l’impression de vide des 2 côtés « refroidit » un peu Christine et nous faisons assez vite demi-tour vers 2400m, et descendons la rassurante combe du Col de la Jasse. On profite au mieux de la longue descente vers le refuge, mais les traces se sont multipliées. C’est quand même du beau ski facile.
Au refuge, l’ambiance est moins feutrée que la veille. C’est complet ! Yves et moi nous contentons d’une petite heure de sieste. C’est alors qu’arrive Yannis, le copain d’Yves qui nous accompagnera demain… et déjà cette fin d’après-midi pour quelques parties de tarot.
J3
Ce matin, le ciel est clair mais légèrement voilé. On envisage la montée à la Dent du Pra par les lacs du Vénetier, en gardant l’option de changer si la montée au dessus des lacs nous intimide trop par sa raideur (relative, 35° sur 150mD+, je dirais) et son étroitesse (relative aussi). Sur le trajet d’approche, Christine nous fait remarquer à raison qu’on pourrait l’attendre. Message entendu ! Une fois arrivés à pied d’œuvre, nous trouvons une belle trace, mettons assez vite les couteaux et enlevons les cales de montée pour plus d’aisance dans les conversions. La montée raide forme 2 couloirs parallèles entre lesquels il faut choisir. Le traceur n’a pas choisi celle qui aurait eu ma préférence. On va se ranger à son choix. De plus la trace a été bien esquintée par de nombreux passage à la descente (Apparemment, beaucoup de randonneurs montent par le col de l’Aigleton et descendent de ce côté). A moi de rabouter/raccommoder les morceaux de traces restant pour aider mes petits camarades, surtout Yannis qui a encore de l’aisance à acquérir pour les conversions dans la pente. Au plus étroit, les conversions s’enchainent à moins du minimum de 6 foulées souhaité par Yves. C’est comme ça et pas autrement, non mais des fois ! Avant de sortir nous sommes rattrapés par un skieur bien plus rapide que nous qui passe sans un mot pour la trace.
La suite (env. 300mD+ ?) va bien. Au pied de la dernière pente, bien relevée, je propose de terminer là notre montée, mais mes 3 camarades ne demandent qu’à terminer proprement le travail si bien commencé. C’est réglé en qqs coups de cuiller à pot !

g. à d. Marc, Christine et Yannis sur la crête finale de la Dent du Pra – Photo Yves
Une fois passée la crête qui aboutit au sommet, on découvre que celui-ci serait même accessible à skis… si il n’était envahi de skieurs en phase pique-nique. Quant à nous, nous pique-niquerons juste un peu plus bas, ou bien un peu plus bas, ou encore un peu plus bas, ou après les dernières difficultés… Bref, on verra !

Skieurs-pique-niqueurs à la Dent du Pra. Photo Yannis.
Retour au Habert, où Yannis retrouve sa femme et ses enfants. Au moment de nous attaquer au « boarder cross » (une grande première pour Christine !), nous les laisserons finir en famille et partirons devant. Aux Tuileaux, il reste à Christine à retrouver son chez elle glacial, vu que son chauffage donnait des signes de faiblesse.
Conclusion
Malgré un effectif réduit, séjour court très réussi. Remerciements tout particulier à météo-France pour le calage de la fenêtre de beau temps !
Et y aura-t-il un « Habert d’Aiguebelle – saison 7 » en 2025 ? (A suivre…)