JOUR 1








JOUR 2










JOUR 3




















JOUR 2










JOUR 3












Martine B-W, Pierre W, Yves C, Ludovic C, J-François M, Marc B.
Les conditions météo n’étaient pas très favorables, mais nous nous sommes régalés…
Départ des Tuileaux à 8h30. Il a plu assez haut ces derniers jours et les prévisions ne sont pas très riantes. Du parking de l’Olagnerie (fin officielle de l’accès en cette saison) jusqu’au dernier parking d’été, la route est noire et il y a donc une petite demi-heure de portage. On chausse à la prise d’eau du Muret et atteignons le habert d’Aiguebelle sous un ciel finalement dégagé ! Après avoir posé qqs affaires, nous poursuivons dans des conditions inespérées. Comme les journées suivantes ne s’annoncent pas sous le meilleur jour, nous envisageons une tentative vers la Dent du Pra par les Lacs de Vénetier. A l’approche de ceux-ci, Yves, Pierre et moi laissons Martine, J-François et Ludovic se lancer dans l’ascencion du couloir. Ils « tricottent de belles conversions » dans la pente soutenue, mais la partie exigente est plus longue qu’il n’y paraît et peu après qu’ils n’aient quitté notre champ de vision, ils remettent au lendemain la première de Ludovic et J-François à la Dent du Pra.
Nous nous retrouvons dans la descente pour le retour au Habert. Neige bien meilleure que nous ne pensions.
Sieste, Tarot, Uno, repas et dodo.
Hier soir, les indications sur la météo du jour n’étaient pas très détaillées et pas terribles… et notre discussion est restée très informelle, trop ! Si bien que l’on démarre vers 9h (je crois) sans objectif très clair (Ouh, que c’est mal !) : Col de l’Aigleton pour commencer et après ? -ben, faut voir !- peut-être descendre 300m sur le versant Est à remonter ensuite ; ou bien nouvelle tentative vers la Dent du Pra depuis le col de l’Aigleton, grande classique qu’aucun de nous n’a déjà faite (sauf probablement Martine, il y a bien longtemps mais il y a prescription !) avec des passages réputés raides.

Montée vers le col de l’Aigleton
Après une petite hésitation levée grâce aux traces oranges « rando hivernale » récemment diffusées par Fondation Petzl sur Iphigénie, nous trouvons une belle trace qui part plein Nord au ras d’un premier rocher à contourner. Les deux premières conversions sont… « exigeantes » et il y en aura un bon nombre à enchaîner dans deux assez longs passages bien raides. En revanche, nous sommes maintenant au soleil et le vent est moindre, ça aide un peu (ou du moins ça ne complique pas !).
Les 2 passages raides entre Col de l’Aigleton et Dent du Pra

Nous arrivons finalement au point de bascule où l’on rejoint la montée depuis le vallon de Vénetier. Le sommet n’est plus qu’à 100mD+, mais nous ne nous y engageons pas. Disons « Partie nulle » pour aujourd’hui !
Les tenants de « la pause pique-nique à tout prix » ne l’emportent pas en raison du vent pas glacial, mais prononcé, et nous redescendons jusqu’au Habert en profitant de nouveau d’une neige pas très abondante mais très agréable.
Bis repetita : Sieste, Tarot, Uno, repas et dodo.
Hier soir, la sortie du jour a été mieux préparée. Prévisions météo dont la précision nous laisse perplexes : le vent doit se calmer dans la nuit et une chute de 15cm de neige est attendue, suivie d’une matinée de grand beau avec retour du vent (et iso 0° à plus de 2000m paraît-il !!!). Tout cela se révèlera strictement vrai, sauf l’iso 0°. Nous prévoyons de passer au petit déj avant les 25 personnes du groupe Schneider. Bien nous en a pris ! Car le « Sas d’entrée » avec une trentaine de personnes préparant leur départ, c’est chaud ! Mais ça s’est bien passé. Ma mauvaise idée de ne « pas démarrer avant 9h » a heureusement été abandonnée et nous sommes partis vers 8h30, presque les premiers dans le vallon. Nous avons un peu tracé dans une neige magnifique, avant de trouver les traces de 2 ou 3 personnes plus matinales qui ont bifurqué vers le Pas du Pin pour les uns, vers la Dent du Pra pour les autres. Nous avons à nouveau un peu tracé puis retrouvé une magnifique trace de montée au Col de la Jasse, en plein soleil.
Peu après celui-ci, en direction de la Cime de la Jasse, nous avons retrouvé beaucoup de vent et des rafales limite tempétueuses. Comme nos deux devanciers, nous avons décidé de ne pas poursuivre et, magnifique surprise, ils sont retournés vers la Bédina, nous laissant le soin d’ouvrir toute la descente. Seul un nouvel arrivant qui venait de nous rejoindre, nous a précédé mais sur un couloir plus raide. Sans mentir, il a descendu les 250m en moins de 30 secondes et pas plus de 4 ou 5 virages peu prononcés !!!
Et là, ça a été le festival ! à 6 dans la pente, nous avons tout tracé sur 50m de largeur, pendant que « tout Grenoble » montait en ribambelle presque continue.

Et v’la l’travail ! Toutes les traces de descente sont de MSR, à l’exception notable de celle du couloir central (voir texte)
Même chose dans la suite de la descente. Au passage, nous avons croisé Arnaud et Armelle. Arrivée au Habert vers 11h (je crois !). Pique-nique au chaud… et retour aux voitures à ski jusqu’au bout !
Compte rendu par Martine Bertier

Les 8 au refuge, de dr. à g. Philippe, Armelle, Martine, Pierre, Christian, Arnaud, J-François, Marc.

Participants : Christine J, Nicole M, Philippe G, Philippe R, Gilles M, Éric T, Arnaud D, Robert B alias Roberto, Jean-Luc M, et Marie Christine R et Catherine M en « Guest stars ».
Jour 1 – Vendredi 15 mars
Le but de ce projet étant de visiter un secteur proche de Grenoble peu couru (étant donnés les linéaires assez importants) et récemment équipé d’un petit refuge, le REFUGE DU PIC DU MAS DE LA GRAVE
J1 raconté par Jean-Luc : RDV au village du Chazelet par une belle matinée ensoleillée (histoire de faire mentir les météos quelque peu pessimistes dans leurs prévisions …) avec nos neuf braves « MSRiens » accompagnés par deux intrépides raquetteuses.
Au regard du faible enneigement il fut décidé, une fois n’est pas coutume, d’emprunter le téléski du plateau d’Emparis afin de gagner le refuge par le dessus en passant par le Gros Têt (2613 m, 500 m de dénivelé plus loin), ce qui fut fait tranquillement (avec un gros sac). Ce qui nous a permis, en toute quiétude, d’apprécier le paysage.
Puis ce fut la descente en direction de Cabanotte versant Nord sur une neige d’abord plutôt dure et bien fournie en petites vaguelettes bien piégeuses et qui deviendra vite bien bien ramollie en versant Est. Tout le monde en bon ordre de marche (ce sera la seule fois durant le séjour où nous skierons ensemble) chacun dans un style assez approximatif (toujours les gros sacs, on n’est pas des quand même !!!) excepté Arnaud impressionnant d’élégance et d’efficacité (l’honneur du club est sauf).
Quelques hésitations pour localiser le refuge et la passerelle permettant la traversée d’un torrent les pieds au sec (ce qui ne sera pas le cas par la suite …).
Cet itinéraire fût une première pour nous tous.
Arrivée des skieurs au refuge vers 13h, nos deux raquetteuses étant déjà reparties se promener !
Elles feront preuve par la suite d’un bien meilleur sens de l’itinéraire que nous autres, mais cela est une autre histoire …
Pique-nique sur la terrasse face à la Meije fraichement plâtrée, double plaisir !!
Refuge très agréable et très cosy, excepté la découverte des deux places dans le dortoir (numéro 8) nichées juste sous le toit et accessibles par une échelle, non les randonneurs ne sont pas des Martinets*.
(*oiseau grand migrateur et cavernicole qui depuis l’apparition des constructions humaines niche sous nos toits).
Jour 2 – Samedi 16 mars
Pour les guenilles
Eric a décidé « d’égayer » les nuits dans le refuge d’une bonne grosse toux, en plus de quelques ronflements, sans être le seul dans cette rubrique. On hésite encore à savoir si c’était une vraie maladie ou s’il voulait juste se venger d’avoir été mis dans une étroite « mezzanine » accessible par une échelle (bien fixée l’échelle Mr le Président !) mais le reste du groupe a été stoïque.
Les « guenilles » chères à Paul montrent leur nez et auraient même dû être plus vocales, car Jean-Luc a découvert notre sécession sur le tard. Rien de grave rassurez-vous.
Christine, Philippe G et Eric se retrouvent sans problème devant le refuge comme convenu 🙂 puis suivent de loin le groupe des « hardis gais-lurons montagnards » qui finiront eux mêmes pas se séparer en 2 groupes … voir plus loin. Nul problème, juste la bonne flexibilité pour s’adapter aux souhaits des uns ou des autres. Nous ne souhaitions pas aborder le Pic du Mas de La Grave, et encore moins vu notre itinéraire.
Le passage par la crête nous confirme que l’itinéraire pratiqué n’était pas le meilleur, mais bon, ce n’est guère grave : on est dehors, il fait beau et le paysage est magnifique. On redescend 150 m et du coup, on renonce à la Tête du vallon pour une modeste butte 100 m plus bas mais nous offrant aussi une belle vue sur les grandes Rousses. Christine a préféré s’arrêter 50 m plus bas et deviser tranquillement avec nos 2 raquetteuses, Catherine et Christie, que nous avons retrouvées (elles ont pris le bon itinéraire, elles !).
Retour par le bon itinéraire (on est bêtes mais pas débiles, si, si !) avec une petite remontée sans peaux.
La neige a gardé parfois le côté surprenant de la veille (n’est-ce pas Arnaud ? On a beau skier à nous faire pâlir de jalousie, des fois on se fait surprendre et certains ont esquissé un petit sourire mesquin !) mais est nettement plus facile et même agréable à skier en choisissant bien les expositions.
Le passage à gué, qui était la cause de beaucoup de discussions et notre choix d’itinéraire, s’est avéré beaucoup plus facile que prévu même si Philippe G et sa gentillesse se sont découverts des compétences de « passeur ».
Pour le groupe des hardi montagnards ….
Notre départ du Refuge souhaité par Jean-Luc était 8h ou ???. A la porte du refuge ou en bas ? !!! Donc nous sommes partis les 6, Nicole, Jean-Luc, Arnaud, Philippe, Gilles et Roberto à … 7h50. Bien …
Une bonne trace faite en recherchant des bons passages entre Jean-Luc et Gilles. On retrouve les crêtes du Crêt du Têt et direction le col pour aborder la montée en direction du pic du Mas de la Grave. Ensemble nous décidons d’arrêter vers midi en dessous l’altitude vers 2666 m
Arnaud et Philippe en forme vont jusqu’à l’antécime. Nous quatre, très bonne descente avec de belles signatures. Nous avons cherché le gué pour le retour au refuge.
Merci à Jean-Luc et Nicole, Arnaud, Philippe, Gilles. Une bonne journée et un décor de rêve
Complément : Ayant encore un peu de force, Arnaud et Philippe conviennent de continuer à monter « un peu plus haut », dans une pente nécessitant les couteaux. De butte en butte, nous atteignons finalement sous un ciel radieux le Cairn qui marque l’antécime du Pic. La crête jusqu’au sommet n’est pas tracée, des nuages arrivent, il est tard ; qu’importe, c’est une magnifique sortie agrémentée de superbes points de vue en particulier sur les Aiguilles d’Arves que nous venons de faire.
Descente et pique-nique mérité au bord du ruisseau, dont les gués nous auront fait tester en condition réelle l’étanchéité de nos chaussures …
Jour 3 : Retour au Chazelet
Comme prévu par la météo, nos 2 fabuleux jours de beau temps sont finis et on a un jour blanc sous un plafond qui en début de matinée s’abaisse un peu. Très vite, comme la veille, on retrouve un groupe de 3 et un groupe de 6 … sauf que cette fois on est 6 guenilles et seulement 3 courageux montagnards : Nicole, Arnaud et Philippe qui ont un standing à tenir !
Pour les guenilles
Les autres partent tranquillement pour une balade via la Croix de Tuf « presque » de niveau si on exclut un départ en montée et une arrivée en remontée et le reste en descente … mais tranquille et bien agréable. Enfin, sauf pour Gilles qui ayant fait un faux-mouvement quelques minutes après le départ se fait toute la balade plié sur le côté droit et avec une bonne grosse douleur. Il a été très courageux !
On voir de loin nos montagnards arriver à la Brèche … mais cela est une autre histoire …
Pour les hardis montagnards
Départ fixé à 8h30, mais le spectacle grandiose de la Meije depuis la baie vitrée qui nous était offert les jours précédents est bien bouché, jour blanc et ciel couvert. Peu à peu les désistements se confirment pour l’objectif du jour à savoir, retour au Chazelet par la Brèche (sac chargé, jour blanc, neige lourde, fixation endommagée …). Nous serons trois, Arnaud, Philippe et Nicole à aller voir cette brèche assez débonnaire. Neige skiable et quelques apparitions du soleil qui améliorent la visibilité. Nous retrouvons nos petits camarades aux voitures. Ils sont rentrés par le sentier plus ou moins en fond de vallon avec quelques déchaussages, car l’enneigement est trop faible pour le franchissement des torrents. Fin de ce sympathique séjour. Retour à Meylan bien avant les bouchons.
Merci à Jean Luc pour l’organisation.
Avec les guenilles Aline, Carine, Nicole, Eric, François, Jean-Michel, Philippe et le chef des guenilles, Paul.

Départ matinal, route sans histoire, on passe devant l’auberge et on file faire notre balade.
Aïe, aïe, … portage nécessaire et à priori pour un bout car pas un « pet » de neige. Pourtant il y a du monde !
On ne chaussera que 250 m de dénivelé plus haut, au niveau du hameau du Tepey … et encore pour déchausser 3 fois pour traverser les ruisseaux !
On s’enfile la longue combe du Tepey qui bien que peu pentue s’avèrera bien pour la descente … à part la neige gelée.
On attaque la vraie montée et sous la Pierre Barme. On pose Paul en très petite forme et très chargé en douleurs et médocs. On guenille un peu mais on finit par monter vers le col du Tepey en s’arrêtant avant la dernière montée. 1 200 m de dénivelé quand même ! Heureusement qu’il y avait une bonne trace car beaucoup de neige dans un bonne pente !
Jour blanc pour la descente raide, pas super top ! Neige parfois bonne mais pouvant être surprenante. François et Aline se payent une descente de neige plutôt bonne mais finissent par devoir traverser un torrent de façon … compliquée. On a failli ne pas les attendre …
On redescend et on piquenique juste avant la reprise du portage. Arrivée et installation à l’auberge, toujours dans son jus, les proprios toujours aussi sympas et les repas toujours aussi bons et copieux. Très bonne ambiance dans le groupe. On est prêts pour demain MAIS la météo est vraiment pas terrible.


Aujourd’hui, toutes les météos étaient enfin d’accord, la pluie s’arrêterait de 13h à 15 h et le plafond nuageux remonterait un peu. Comme le vent a bien soufflé la nuit, on préfère assurer la journée sans prendre de risque.
On en profite pour faire la grasse mat, pour traîner au petit déj et vider le plat de fromage blanc deux fois. Jean-Michel nous amène pour la visite du village et son tilleul 4 fois centenaire, on va rafler toutes les confitures de l’épicerie associative où certains en profitent pour boire un petit café et papoter. Puis chacun retourne dans sa chambre pour buller, lire, faire du yoga ou se reposer. A 12 h, Eric vient tous nous réveiller, on pique-nique par appartement et on décide de partir sur la route du col du Glandon pour quelques heures. Paul reste à l’hôtel pour se reposer, nous dit-il. En fait, il fera à pied beaucoup plus de kms que nous autres avec nos skis.
Il y a 10 kms entre le village et le col, on en fera 5 kms en voiture en passant entre les chicanes et en évitant un gros tas de neige qui barrait la route il y a quelques jours. C’est très joli car la route traverse les alpages, la montée est très tranquille jusqu’à à arriver à l’aplomb d’une corniche que Carine surveillait de l’œil. On passe au vote et on décide de continuer en évitant au maximum de rester sous la corniche. Finalement, on passera beaucoup de temps sous la corniche en montant dans la combe ! Pas toujours facile de faire les bons choix lors de la trace. Jean-Michel avance prudemment sur la route qui est de plus en plus couverte de neige et décide de faire demi-tour en voyant une plaque. On repasse sous la corniche un à un, et après, on profite d’une descente tranquille sur la route. On retrouvera Paul à l’entrée du village après sa randonnée à pied.
Ce soir, au menu, le repas sera un peu plus diététique et végétarien que la veille : il y aura de la salade et du chou-fleur.
On profite du voisinage d’un jeune couple de Belges très sympas pour leur chiper l’idée de sortie du lendemain. En plus, c’est une course que personne ne connaît, même Paul.
Jour 3 – Lac des Balmettes (2195 m) (par Aline)
C’est un jeune couple belge logeant aussi à l’auberge, qui avait suivi le week-end une formation avec l’Anena, qui nous donne l’idée de la rando du jour. La brèche de Vallaurin qui serait une 1ère pour l’ensemble du groupe. Une toute petite route forestière qui est déneigée au début devrait permettre de s’élever un peu afin de ne pas trop porter, car on sera en versant sud.
La météo annonçant beau le matin et mauvais l’après-midi, on décide d’avancer l’heure du petit déjeuner à 7h30. La toute petite route de Fremezan part juste derrière l’église de St Colomban. On est contents qu’il n’y ait pas de voiture qui descende car c’est vraiment pas large. On s’arrête à la neige, une épingle à 1480 m ; on y retrouve les belges.
On met les skis sur le sac car il y a encore des parties déneigées. On porte 20 mn, jusqu’à une épingle, d’où part un sentier qui coupe les lacets de la route mais on fait le choix de chausser et de prendre la route qu’on suivra jusqu’à ce qu’on puisse monter à travers champs, ce qui nous amène au pied du vallon.

Un très joli vallon pas raide avec une vue sur les Aiguilles d’Arve. Nous sommes au soleil , et il fait tellement chaud que Nicole et Carine nous font un strip-tease ! Mais cette chaleur ne dure pas, les nuages annoncés arrivent à la vitesse grand V. Arrivés au lac des Balmettes, on décide à l’unanimité de redescendre pour éviter le jour blanc et retrouver Paul (victime des effets secondaires d’un traitement) et Jean-Michel qui s’étaient arrêtés plus bas.
La descente se fait sur une neige globalement un peu lourde et parfois croûtée mais qui reste très skiable. On arrive à 13h aux voitures. On repasse à l’auberge où l’on boit un coup avant de prendre la route du retour.
Bilan du séjour : le dicton bien connu « qui regarde trop la météo, reste au bistrot » s’est encore une fois révélé vrai. En s’adaptant aux créneaux de beau temps sur les 3 jours, on a pu skier dans de bonnes conditions et une bonne ambiance ! Merci à l’organisateur et à tout le groupe !

De g. à d. : J-Michel V. , Roberto B. , Marc B. , Yves C. , Christine Ch., J-François M. , Matis T. – l’équipe au grand complet
Christine C., Matis, J-Michel, J-François, Yves C., Roberto, Marc B.
**************** Encore qqs photos à venir **************

Par Christine
Le RDV avait été donné à 7h15 aux Tuileaux pour un départ à 7h30. Pour plusieurs d’entre nous, nous espérions un départ un peu retardé du fait de la météo. Mais aucun changement n’est venu et nous nous sommes donc retrouvés au parking sous la pluie.
Le trajet s’est donc fait sous une pluie battante sans pour autant entraver notre bonne humeur. Arrivés vers 1500m d’altitude les gouttes de pluies se font plus denses mais pas encore de jolis flocons… nous espérons tout de même une montée au refuge sous la neige.
Les voitures sont laissées au parking « les déserts »(1668m), et toujours pas de vraie neige. Nous suivons le chemin que nous perdrons un peu et continuerons à flanc de montagne pour déboucher dans un vallon (la Losa). Pour traverser le cours d’eau du vallon, nous visons au loin une passerelle qui en fait est une prise d’eau (2100m). Celle-ci est fermée et nous escaladons la barrière. A partir de là, le temps s’est vraiment dégradé, vent et grésil ont fait leur apparition. Nous avons finalement atteint le refuge avec grand plaisir. Il est environ 14h et nous sortons nos pique-niques des sacs et les affaires à sécher. Le refuge est chaud et très confortable. Nous passerons tranquillement l’après-midi dans cet espace à lire ou dormir en espérant que la suite sera meilleure.
Par Robert, alias Roberto, alias Roby
Après un super déjeuner, départ du refuge à 8h29. Devant nous, un groupe de 5 randonneurs fait la trace.
Après plusieurs heures et une variante pour prendre plus large qu’eux, notre groupe les récupère. Roby passe devant pour participer à la trace. Il continue un long moment, puis une personne le relaie jusqu’au sommet.
Notre groupe s’arrête au col, sauf Jean Michel et Roby qui font les quelques mètres pour le sommet de Roche Noire.
Descente dans une neige de rêve. Cliquez un peu pour voir : IMG_6101
A mi-pente, Roby, Jean-François et Christine remontent un petit sommet pour le plaisir avant de descendre sur le Refuge.
Marc, Jean-Michel et Yves font depuis le refuge, « La Bosse à Marc ». Jolie et courte montée (175mD+), mais le soleil se voile et la descente se fait sans voir le relief. Dommage !
Bonne (ou plutôt, excellente) journée… 11km, 5h, 998 m dénivelé.
Par Jean-François
Lever pour un petit déjeuner 7h, et un départ bien plus tard mais avant 9h bien sûr.
Hésitant au réveil, le soleil prend le dessus, grand froid avec un vent pour nous rappeler ce que c’est l’hiver. On a décidé d’aller à la pointe de Terre Rouge, et pas au Thabor, trop commun pour les MSRiens.
Un fond de vallon tout en longueur certes, mais dans un cadre exceptionnel depuis le refuge le long de la Neuvache, puis on grimpe vers la Pierre Déjeuner. On reste attentif à ne pas rattraper trop vite le groupe de devant, on ne sait jamais, ils font peut-être la trace. En fait non, mais on ne les rattrape pas quand même !
L’un de nous ne se sent pas au mieux, et notre organisateur en chef (Marc) décide de s’en retourner avec lui au refuge. Merci à lui.
Direction le passage du Pic du Thabor, point fréquenté avec une vue exceptionnelle sur le Pic et le Mont Thabor. Reste 100m pour le sommet qui semble tout facile. Comme souvent notre appréciation est un peu optimiste par un vent violent et on met les couteaux dans un inconfort habituel. Assez de place au sommet pour tout le monde et contempler une vue à 360.
Que dire d’une descente en poudreuse légère sur 1000 m à faire sa trace. Piquenique à mi pente sur des rochers à l’abri du vent qui nous permettent de bien expliquer à Matis ce que sont les Aiguilles d’Arves.
Les 15 dernières minutes à pousser pour rejoindre le refuge restent le point « noir » de ce début d’après-midi. En arrivant, on retrouve Marc prêt à repartir pour un petit aller-retour vers une bosse qu’il avait déjà faite la veille. Roberto, Christine, Jean-Michel repartent aussitôt. D’autres choisissent la bière et la douche froide !
En attendant le repas dans un refuge plein, on se fait un 4000 ! Non, on ne repart pas à la frontale, c’est un jeu de dés proposé par Christine.
par Marc
Hier après-midi, j’ai voulu explorer le départ de la Combe de la Vache, au-dessus (NE) du refuge, mais les 2 randonneurs dont j’ai pris la trace, ont dû changer d’objectif. Ce vallon semble plus parcouru à la descente depuis Roche Noire (cf J1) en traversée, qu’en aller-retour.
Ce matin on trouve quand même une trace de montée que l’on suit ou non, selon l’inspiration. Un peu de vent, mais c’est encore très raisonnable, et le soleil, bien qu’un peu timide, joue à cache-cache avec l’horizon. On profite ainsi de 4 ou 5 levers de soleil successifs. L’ambiance est magique et les pentes doivent tourner autour de 25°, laissant présager une descente topissime. Finalement, la trace nous mène sur le flan Nord (rive droite) de la Combe. Ça se redresse un peu à l’approche du point coté 2717. On est un peu à l’étroit pour dépeauter, surtout Roberto qui la joue « rando de l’extrême » ! On envisage de repeauter plus bas pour reprendre la Combe dans son axe. Dès le début de la descente, un banc de nuages passe. Heureusement, il ne gâche pas les conditions de visibilité, et la descente est somptueuse dans de larges zones vierges de toute trace. Qualité de neige ? de « Encore exceptionnelle » à « Très bonne avec qqs passages croutés » suivant les personnes. Finalement, au moment de reprendre le sens de la montée, nous frustrons un peu Matis qui ne trouve personne pour l’accompagner. On gardera en tête de revenir un jour saluer cette Vache un peu Arlésienne sur les bords.
Après 600mD- de régal, et qqs chutes sans gravité, sauf pour l’amour-propre, nous arrivons au refuge pour pique-niquer et reprendre nos affaires.
Pendant le pique-nique, le soleil se dévoile de nouveau mais le vent commence à se renforcer : la tempête annoncée approche. Il n’y a peut-être pas à regretter notre manque d’ambition de toute à l’heure. Sur conseils de Gaspard, le gérant/gardien du refuge, nous repeautons pour reprendre, dans l’autre sens, le même chemin qu’à l’aller (la trace du haut). Nous enlevons les peaux à la Losa.
Un peu plus bas, dans la traversée d’une pente soutenue mais pas extrême (30° ?), une plaque de 15-20cm d’épaisseur et plusieurs dizaines de m de large se détache sous nos skis, heureusement sans prendre de vitesse et sans partir loin. Avertissement sans frais !

Plus bas, ça fait penser à notre « boarder cross » de Prabert, mais Christine et Yves l’évitent en partie en s’écartant sur le côté. Retour aux voitures, u services techniques de la société des remontées mécaniques, à1650m, je crois. Surprise à cet endroit et cette altitude, il a apparemment autant plu que neigé ! On verra à l’arrivée à Meylan que la limite pluie-neige est descendue un peu plus bas en Belledonne.
Le site et le refuge présentent de gros avantages : pas trop loin (120km, 1h25), altitude et orientation du large Vallon supérieur de la Neuvache très favorables pour assurer un bon enneigement, pentes très raisonnables, refuge très confortable. A refaire, selon moi, car il reste des zones à découvrir… et une vache à aller saluer.



Christine Chatellard, Yves Cluet, Marc Bertier (+Yannis).
Après qqs jours d’une météo très arrosée même en altitude et des températures trop douces, il fallait croire aux prévisions d’amélioration pour les 3 jours !

Le Habert d’Aiguebelle et son extension, bientôt en service. Photo Yannis.
Vendredi à 9h30, Yves et moi passons prendre Christine aux Tuileaux. Plafond nuageux encore très bas, 5/10 cm de neige fraiche sur la route après Prabert, mais nous arrivons sans encombres à l’avant dernier parking. Beaucoup moins de monde que vendredi dernier. Nous partons vaillamment vers le habert d’Aiguebelle, presque 500m plus haut, sans sortir de la brouillasse. Halte au habert pour saluer Marian, le gardien, pour nous alléger un peu et pour un petit casse-croute à l’abri. Après quoi il faut un peu se forcer pour redémarrer, mais la promesse de trouver le soleil rapidement est un moteur efficace.

Dans la neige fraiche de la nuit, les différents objectifs classiques ont déjà été bien tracés. Le tout est de ne pas se tromper de trace dans le brouillard. J’ai l’impression de bien me repérer et me permets de rassurer Christine : « oui, oui ! Pas d’inquiétudes, je maitrise le pilotage » vers notre objectif, le col de l’Aigleton, à 600mD+ du habert. Après 200mD+, nous sortons au soleil… pile dans la bonne direction. Non seulement la trace est impeccable, mais la neige reste peu tracée à la descente. Nous laissons le col géographique (pédestre) et atteignons le classique passage à ski un peu plus haut et même le sommet du petit rocher qui les sépare.

Christine et Yves (au Col de l’Aigleton ?)
Les qqs jours récents de pluie n’ont pas trop attaqué le manteau neigeux au-delà de 2000m et la neige de la nuit est, comme espéré, très agréable voire facile à skier. Le temps de descendre suffit pour que le beau temps prenne le dessus sur les nuages jusqu’en vallée. Néanmoins, à cette époque de l’année, le habert ne voit pas le soleil bien longtemps. Donc l’après-midi au soleil sur la terrasse, ce sera pour une autre fois ! Marian nous installe dans une chambre de 4 où nous serons rejoints demain par Yannis, un copain d’Yves. Ce soir nous devions être seulement 2 groupes de 3, mais finalement l’autre trio n’arrivera que le lendemain car ils se sont trompés dans la date ! La fin d’après-midi dans le chalet est… fraiche. Dans ces conditions, plus encore que d’habitude, je ne suis pas le meilleur des compagnons, car je ne résiste pas à aller me réchauffer sous la couette et Yves en fait vite autant. Nous laissons donc Christine en tête à tête avec Marian, plus sociable que nous ! Au repas, et en raison de la défection de l’autre trio, nous bénéficions d’une double ration de « Matouille », déclinaison chartrousine de la tartiflette. Super ! Mais Yves regrettera dans la nuit d’avoir « saucé » le gras/graillon au fond du plan !
Bonne nuit pour nous trois. Petit-déj à 7h30, car Marian va partir vers 8h30 pour tenter un première (pour lui) : le Pic du Pin à ski (Je dis bien le Pic du Pin, pas le Pas du Pin, qui n’a aucun secret pour lui). Mais en son absence, Marian ne ferme pas la salle commune du refuge et nous avons la possibilité de partir plus tard. Je modère donc les ardeurs de Yves car nous avons meilleur compte de ne pas être de retour trop tôt et plutôt de profiter au mieux du soleil.
Aujourd’hui, objectif des plus classiques, la Cime de la Jasse 2478m, soit 750mD+. Nous partons vers 9h, heure à laquelle de nombreux randonneurs déboulent déjà du parking, mais la foule reste raisonnable ! Nous partons un peu plus à l’W qu’hier de manière à trouver le soleil le plus tôt possible en remontant le vallon du Vénetier. Sur notre droite, nous surveillons attentivement la progression impressionnante de Marian. Pour nous, montée très agréable sur une belle trace, au soleil, sans l’air froid qui nous inquiétait au départ du refuge. Au pied de la montée finale, on repère que la combe qui descend tout droit du col du Pra, 150m à droite (à l’E) de la Cime de la Jasse porte déjà 7-8 traces de descente (c’est plus sûr), mais nous laissera encore de beaux espaces vierges si je convaincs mes acolytes d’y passer. En haut, belle surprise, l’accès est facile à ski jusqu’au sommet. Il me semble que ça ne m’était pas arrivé depuis « des années ». Vue très dégagée à 360°.
On ne pique-nique pas sur place pour rejoindre, au plus vite, la combe visée avant qu’elle ne soit trop traffolée. Bingo ! C’est un délice. Puis on continue jusqu’au déversoir des lacs (2150m) pour un assez long pique-nique bien mérité. Au moment de rechausser, il nous paraît vite évident qu’il est inutile de descendre vite fait dans le frigo du bas. La Bédina (2430m) nous fait de l’œil et on va essayer d’en approcher. La trace que je suis finit par nous en écarter vers la droite et nous emmène au col de la Jasse. Premier constat nous avons réussi à fatiguer un peu Yves qui, moins habitué que nous aux conversions amont, y a laissé un peu plus d’énergie. Du col de la Jasse, on repart un peu à gauche sur la crête vers la Bédina, mais l’impression de vide des 2 côtés « refroidit » un peu Christine et nous faisons assez vite demi-tour vers 2400m, et descendons la rassurante combe du Col de la Jasse. On profite au mieux de la longue descente vers le refuge, mais les traces se sont multipliées. C’est quand même du beau ski facile.
Au refuge, l’ambiance est moins feutrée que la veille. C’est complet ! Yves et moi nous contentons d’une petite heure de sieste. C’est alors qu’arrive Yannis, le copain d’Yves qui nous accompagnera demain… et déjà cette fin d’après-midi pour quelques parties de tarot.
Ce matin, le ciel est clair mais légèrement voilé. On envisage la montée à la Dent du Pra par les lacs du Vénetier, en gardant l’option de changer si la montée au dessus des lacs nous intimide trop par sa raideur (relative, 35° sur 150mD+, je dirais) et son étroitesse (relative aussi). Sur le trajet d’approche, Christine nous fait remarquer à raison qu’on pourrait l’attendre. Message entendu ! Une fois arrivés à pied d’œuvre, nous trouvons une belle trace, mettons assez vite les couteaux et enlevons les cales de montée pour plus d’aisance dans les conversions. La montée raide forme 2 couloirs parallèles entre lesquels il faut choisir. Le traceur n’a pas choisi celle qui aurait eu ma préférence. On va se ranger à son choix. De plus la trace a été bien esquintée par de nombreux passage à la descente (Apparemment, beaucoup de randonneurs montent par le col de l’Aigleton et descendent de ce côté). A moi de rabouter/raccommoder les morceaux de traces restant pour aider mes petits camarades, surtout Yannis qui a encore de l’aisance à acquérir pour les conversions dans la pente. Au plus étroit, les conversions s’enchainent à moins du minimum de 6 foulées souhaité par Yves. C’est comme ça et pas autrement, non mais des fois ! Avant de sortir nous sommes rattrapés par un skieur bien plus rapide que nous qui passe sans un mot pour la trace.
La suite (env. 300mD+ ?) va bien. Au pied de la dernière pente, bien relevée, je propose de terminer là notre montée, mais mes 3 camarades ne demandent qu’à terminer proprement le travail si bien commencé. C’est réglé en qqs coups de cuiller à pot !

g. à d. Marc, Christine et Yannis sur la crête finale de la Dent du Pra – Photo Yves
Une fois passée la crête qui aboutit au sommet, on découvre que celui-ci serait même accessible à skis… si il n’était envahi de skieurs en phase pique-nique. Quant à nous, nous pique-niquerons juste un peu plus bas, ou bien un peu plus bas, ou encore un peu plus bas, ou après les dernières difficultés… Bref, on verra !

Skieurs-pique-niqueurs à la Dent du Pra. Photo Yannis.
Retour au Habert, où Yannis retrouve sa femme et ses enfants. Au moment de nous attaquer au « boarder cross » (une grande première pour Christine !), nous les laisserons finir en famille et partirons devant. Aux Tuileaux, il reste à Christine à retrouver son chez elle glacial, vu que son chauffage donnait des signes de faiblesse.
Malgré un effectif réduit, séjour court très réussi. Remerciements tout particulier à météo-France pour le calage de la fenêtre de beau temps !
Et y aura-t-il un « Habert d’Aiguebelle – saison 7 » en 2025 ? (A suivre…)

Mais là, on anticipe un peu. Reprenons au début…
J’avais fait les réservations pour 9 personnes, mais nous étions finalement 6 à ne pas nous dégonfler ! 😉
Partis de Meylan peu près 7h, nous avons trouvé la pluie en route, mais au parking du Chatelard, à Val d’Isère, c’était moins pire ! On démarre quand même sous un ciel bien plombé. Il neigeotte bientôt sur nous, mais rien de bien grave. Et j’ai commandé l’éclaircie pour 11h30. Elle arrivera avec 10 minutes de retard… et ne durera que 5 minutes !
Jean-Michel et Patrick prennent le lead. Et ils nous font profiter d’une option : Normalement, arrivés à l’altitude du refuge, on ne le voit qu’au dernier moment, juste avant d’entrer dans le réfectoire ! Avec leur option, au contraire, on dépasse l’altitude de 50m… et on découvre le refuge tout là-bas, là-bas, bien loin dans le vallon d’à côté ! Ils nous dirons bien que c’est pour préparer le trajet du lendemain, mais jusqu’où faut-il les croire ?
L’accueil de Claire et Fanny, les gardiennes, est très sympa. Le refuge, en revanche, est plutôt exigu. Nous y sommes pour 2 nuits.
Après le pique-nique, nous ne nous décidons pas à ressortir, alors que le beau temps va bel et bien s’installer vers 14h30.

Le refuge du Fond des Fours
Claire a confirmé les infos prises ces derniers jours, le tour envisagé par la Pointe Nord des Lorès et la pente de Lorès, n’est pas en conditions cette année. Nous avons basculé sur un programme très classique.
Ça commence par une courte descente (100m D-). Puis dès la moitié de la montée du versant W du col de la Calabourdane, nous trouvons le soleil frisant et débouchons très agréablement au col. Nous constatons rapidement que nous avons démarré nettement trop tard : la pente E a déjà sérieusement chauffé. Adieu la descente moquette (600m D-) jusqu’au Pont de la Neige ! On perd donc plutôt le minimum d’altitude (250 D-) avant de remettre les peaux.
La montée se présente bien tant qu’on ne botte pas (Merci Pierre !). Vers la fin, notre montée reste tranquille, mais avoisine de fortes pentes… heureusement en dessous de nous, donc ça ne nous tombera pas sur la tête ! Pour la dernière partie, j’ai fait le choix d’éviter la grande traversée (qui a pris beaucoup de soleil) vers le col géographique où passe le sentier d’été. Mais reste à trouver le passage à ski, à droite ou à gauche des rochers (qui n’apparaissent pas sur la carte !) ? Le haut est un peu raide, bien lourd et peu enneigé, mais on passe finalement avec précautions mais sans encombres au ras à gauche des rochers… Le passage classique s’avèrera être à droite !
Certains envisagent l’arrêt pique-nique, mais le ciel se voile un peu et il vaut peut-être mieux profiter de la visibilité restante. « Certains » pourront ainsi arroser leur pique-nique d’une petite mousse. Le retour au refuge par le versant W du col est finalement pas mal du tout, pente moyenne, neige correcte, voire mieux.
Les conditions sont bien différentes de celles de l’an dernier à la même époque : chutes de neige récentes plus nombreuses. Nous étions montés sans difficultés par le cheminement presque direct en face N de La Pointe de Méan Martin, le long du Glacier des Fours. Cette année personne ne s’y est risqué depuis plusieurs semaines, je crois ! Claire, la gardienne du Rge du Fond des Fours nous suggère fortement de passer plus à l’W, à proximité du col du Pisset. Tout baigne jusque là.
Le contournement W pour rejoindre la montée SW vers la Pointe de MM demande un peu plus de précautions sur les choix au fil de l’itinéraire. Puis Martine nous signale qu’elle a trouvé l’autoroute à prendre pour atteindre la montée finale que je propose d’aborder par la gauche. Pierre et J-Michel proposent d’y aller plutôt par la droite. Ce sont eux qui ont raison ! Et le sommet est atteint à ski ! C’est pas beau ?

Martine et Patrick à l’approche du sommet de la Pointe de Méan Martin
Report du pique-nique à plus tard ! (Ils vont finir pas s’habituer !)
La longue descente vers le refuge de la Femma se fera sur une neige moyenne. Le meilleur cheminement n’est pas évident à trouver. Nous choisissons de terminer en rive gauche du ruisseau principal, mais ce n’est finalement pas l’idée du siècle car le vallon du dernier affluent rive gauche, est bien profond. Nous tentons la descente par le fond du ruisseau des Roches Blanches. Patrick nous fait poireauter un long moment avant de nous y rejoindre, puis de basculer en technique skating… et de nous laisser définitivement sur place !
Très bon accueil au refuge. Nous sommes pourtant 6 au lieu de 9 et nous commençons à parler de rester une nuit au lieu de 2 ! Avec les vagues indications météo disponibles (regel faible ou inexistant, nuages, voire pluie), nous choisissons effectivement de prévoir le retour à Val d’Isère dès demain : Pointe de la Sana (3436m) en traversée par les Barmes de l’Ours. Mais c’est une autre histoire, racontée par Jean-François.
La der de la saison
Depuis de le refuge de la Femma au parking de Manchet via la pointe de Sana-1100 m
Jeudi soir, le sympathique gardien du refuge nous donne une météo, un rien vague, il n’avait que des info « alpes du nord », mais qui confirme un redoux et des pluies à venir vendredi apm. D’un commun accord on décide d’écourter d’une journée pour profiter d’une matinée acceptable le vendredi matin
Départ 7h 45 du refuge. Comme il se doit on fait le check Arva…Nous passerons sous silence ce douloureux épisode… dont on n’est pas fier. Finalement il a été fait par groupe de trois… A 6 c’était trop compliqué ! Vivement la prochaine formation.
Très belle montée. Le team Bertier passé l’année dernière maitrise tous les passages avec l’appui du groupe. Au col des Barmes de l’ours, on commence à jouer au chat et à la souris avec le brouillard. On se lance dans le vallon de l’ancien glacier de la Sana.
Patrick et jean Michel s’envolent. Martine assure et emmène le reste du groupe tranquillement mais surement jusqu’au sommet calé à 3436 m. On y arrive groupé, sympa.
Et voila le moment tant attendu, la dernière descente et pour la plupart la der de la saison. On s’y voit enchainant des virages de rêves entre 3400 et 1900, soulevant un poudreuse de rêve, sous un soleil de rêve…
On bénéficie quand même d’un répit coté brouillard entre 3400 et 3000… mais dans un style un peu heurté coté ski. On rêvait de poudreuse dans le haut… Ce fut un peu cassant.
Entre 3000 et 2600… pas si mal ou disons pas pire. On rêvait de neige transfo… Ce fut un peu lourd.
On se cale trop à gauche pour se retrouver à 2600 obligé de repeauter… pour 50 m. et voila une petite pluie fine… heureusement de courte durée, qui ne va pas améliorer la neige.
Le passage du saut de Pisset ; on le sent pas facile d’accès… mais l’expérience de Marc et Martine du secteur nous font choisir le passage rive gauche avec prudence avec des coulées nombreuses. On prend de la distance.
Une neige humidifiée en profondeur. On rêvait de moquette… Ce fut presque de la natation.
Il reste le dernier secteur avec un bout de canyon sympa et une longue, longue partie plate sur une piste de fond… bien trop molle. On rêvait de glisser tranquille… On a poussé.
Mais… mais à 200 m du parking et pour bien terminer cette descente de rêve… un bar.
On rêvait de bière, de coca, de sirop… on l’a eu… avec les carottes et les œufs pour le pique-nique et comme toujours on ne retiendra que le beau parcours du jour et les bons virages qu’on a pu aller chercher sur ces 1500 m de descente.
On se sépare au parking après ce super circuit proposé par Marc. Un grand merci à lui.
La der restera mémorable… même si finalement c’est la montée qui valait vraiment le coup…
Participants : Baptiste (notre guide), Martine, Bernard et moi (Marc B.)
Martine, Bernard et moi (Marc B.) sommes arrivés au parking du Cugnon (Contamines-Montjoie) en fin de matinée par une météo excellente. Le rendez-vous à 14h au parking de la Frasse pour récupérer Baptiste, notre guide, est vite décalé à 15h30. Je monte à la rencontre du groupe qui nous a précédé et je retrouve Baptiste et Guy sur le chemin vers le Lac d’Armencette. Ils ont laissé François et Patrick M. un peu plus haut pour ne pas trop retarder le départ du groupe 2 vers le refuge de Tré-la-tête.
Navette faite, nous (le groupe 2) partons, skis sur le sac, vers notre étape du soir. Baptiste démarre ainsi son 2° tour, mais comme ça ne suffit pas tout à fait pour entamer son énergie, on se paye un petit aller-retour d’une demi-heure en prime ! Nous chaussons les skis -disons pour le dernier tiers- et arrivons au refuge (1969m) peu après la gardienne Marielle qui est passée aux urgences ce jour, et vient d’en revenir en hélico. Elle nous rassure sur son état : c’est juste son cœur qui s’était arrêté de battre ! (sic)
Nous sommes seuls clients, passons une bonne nuit et petit-déjeunons en compagnie de la gardienne qui tient à maintenir la tradition et n’est pas passée aux « petits-déjeuners-thermos » qui se généralisent.
Départ en peaux à 7h30. Le beau temps est toujours de la partie. Nous atteignons rapidement et facilement le « Mauvais Pas », c’est-à-dire une assez courte descente vers la langue terminale du glacier de Tré-la-Tête. C’est l’occasion de nous tester en crampons sur les dalles un peu glacées.
Nous repeautons pour reprendre la marche vers le haut dans un décor qui commence à ressembler à de la (haute-)montagne ! Baptiste nous a appâtés en nous parlant d’une grotte de glace bientôt à notre gauche. Il y a 3 jours, au Refuge des Conscrits, un groupe CAF lui a même dit l’avoir traversée ! Nous y arrivons et nous y engageons. C’est vraiment magnifique !

Nous traversons ensuite le glacier de Tré-la-tête pour prendre pied sur les premières pentes du Glacier de Mont Tondu. Grâce au rythme plan-plan que mes camarades acceptent de prendre, je ne suis pas dans le rouge. La montée est assez régulière et, dans un cadre grandiose, débouche vers 3050 sur la pente finale qui débouche sur le Pain-de-Sucre-du-Mont-Tondu. Je m’arrête là pour garder assez d’énergie pour profiter au mieux de la descente. Les autres font l’aller-retour au sommet. Nous nous retrouvons pour nous lancer dans une splendide descente, selon nous mieux optimisée en terme de ski que les 2 seules personnes que nous avons croisées !
Après la traversée du glacier de T-l-T, rapide casse-croute avant la remontée vers le refuge des Conscrits. Le soleil a bien chauffé avant de commencer de se cacher. J’arrive au refuge bien après les autres car j’ai fait la fin en « bottant » sérieusement.
Après notre arrivée aux Conscrits, la météo continue de ne pas s’arranger. Il est temps de voir les prévisions pour le lendemain et au-delà, d’adapter notre programme et pour cela, de négocier avec nos autorités respectives !
Les prévisions sont très claires : neige vendredi, grand beau samedi. Le résultat des négociations nous permet de programmer les Dômes samedi !
Il un peu neigé toute la nuit. Au réveil, ça a déposé une petite 10ne de cm. Départ à 8h, dans un peu de brouillard et des averses de neige abondantes par moments. Les masques sont de sortie, pas tous dans le meilleur état qui soit ! Nous montons 2 petites heures sans que cela s’améliore, bien au contraire ! Nous devons laisser tomber au bout de 2 petites heures , entre le jour blanc et les masques givrés, « on y voit goutte » ! Malgré la neige très douce, la descente ne va pas être top. Baptiste nous fait le coup de Zorro : il installe 5 m de corde rose fluo au bout d’un de ses bâtons pour fouetter la neige en aval de ses skis et avoir ainsi une idée d’où va la pente ! Martine et moi n’avions jamais vu ça tandis que Bernard fait celui qui connait bien ça depuis belle lurette. Il avouera plus tard qu’il a vu faire la même chose… la semaine dernière ! Bref, nous rentrons à tâtons et surtout, nous ne ratons pas le refuge, ouf !
Profitant d’une petite éclaircie vers 13h, Baptiste retourne dans la même direction pour analyser les dépôts de neige. Martine hésite à l’accompagner, mais ne donne pas suite.
C’est le grand jour ! Les prévisions météo se réalisent précisément. Nous démarrons (2602m) à 6h35 au lever du jour. La lune juste descendante est encore haute. Le vent est faible mais le froid mordant. 2 skieurs sont partis un peu avant nous et on ne les reverra que de plus en plus loin bien qu’ils partent trop vers le haut. Baptiste ouvre une trace en légère montée pour s’approcher progressivement du glacier, puis le suivre jusqu’à s’approcher du Col Infranchissable et trouver le soleil. Un peu plus tôt Baptiste a encordé sa petite équipe et donné un coup de main à une skieuse dont les peaux partaient en drapeau ! Plusieurs groupes partis après nous se rapprochent, certains nous doublent plus ou moins élégamment. La trace s’infléchit vers la gauche et se raidit un peu, zigzague entre des zones crevassées et nous conduit vers le Col des Dômes (3564m) que nous dépassons pour atteindre l’arête un peu plus haut. Le vent soutenu soulève de grandes volutes de neige. Baptiste nous ré-encorde plus court et nous incite à beaucoup de vigilance pour suivre l’arête crampons aux pieds et skis sur le sac, et atteindre le Dôme central (3633m) puis le Dôme Sud (3666m) vers 11h15, je crois.
Au sommet le vent est un peu moindre. Nous passons en mode descente avec la recommandation de ne pas nous égayer où bon nous semble en succombant aux délices de la neige fraiche, poudreuse et vierge. Il y a des limites à ne pas franchir pour profiter en sécurité de la superbe descente (1800m D-) qui s’ouvre devant nous.
Sept ou huit personnes nous ont précédés, mais il reste de la place pour faire encore de belles traces sans prendre de risques inconsidérés. C’est un vrai festival, mais ça brule un peu dans les cuisses ! A 2700m, on remet les peaux pour quitter le glacier d’Armancette et rejoindre le point coté 2772m où Baptiste nous montre un joli saut de corniche ! La neige est moins légère (on est en avril, quand même !) mais reste excellente presque jusqu’au point où l’on doit finalement déchausser (env. 1800m).
Il reste 500m à descendre dans les restes de la neige tombée la veille jusqu’à 1400m. Ce n’est pas le meilleur moment de la journée, mais on est tellement content de ce que nous avons fait que l’euphorie nous gagne et nous accompagne jusqu’à la voiture, puis jusqu’à Meylan et même jusqu’en début d’après-midi le lendemain où une terrible nouvelle nous tombe dessus.
24 h après nous, de nombreux randonneurs se pressent aux Dômes pour descendre le glacier d’Armancette. A midi moins un quart, c’est la catastrophe. Près du sommet, une rupture de plaque déclenche une très grosse avalanche qui va balayer une grande partie de la descente sur laquelle nous nous sommes éclatés. 6 personnes y laisseront leurs jeunes vies et laisseront des orphelins derrière eux. C’est horrible !
Les bulletins des risques d’avalanche des derniers jours étaient-ils conformes aux conditions réelles ? On peut en douter. L’enquête mettra-t-elle en évidence des erreurs de skieurs ? Ce n’est pas impossible.
Notre émotion est grande d’être passés près du drame, mais nos pensées vont aux proches des disparus.
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