Meylan Ski de Rando

le ski autrement

Séjour au Habert d’Aiguebelle (6-8/02/2025) – Saison 7, ép. 2/2

Véronique G-C, Philippe G, Bernard D, Matis T, Björn G, Marc B

 

De g. à d. Marc, Matis, Bernard, Véronique, Philippe. Björn est derrière l’app. photo

Jour 1 : Le plan caché de Marc (moi)

Au départ du 2° séjour MSR-2025 au Habert d’Aiguebelle, nous sommes de nouveau 6. Arrivée au parking de l’Olagnerie vers 9h15, en même temps que Lise et Amaury, les gardiens du Habert. Nous sommes passés au dessus du couvercle nuageux, mais encore à l’ombre et démarrons skis sur l’épaule sur la route noire pendant 1km. Montée du boarder cross sans grande difficulté mais l’enneigement parait un peu déficitaire. Nous trouvons le soleil à proximité immédiate du refuge. Nous allégeons nos sacs avant de poursuivre, mais vers quel objectif ? Je propose de façon trop confiante, de profiter des conditions de neige très stables pour tenter de monter au Pas du Pin. Il est impressionnant vu de face depuis le refuge, mais je l’ai exploré à pied fin octobre et il m’a semblé négociable. Surtout, j’annonce la cotation de montée F sur Skitour (cotation confirmée depuis : Difficulté de montée : F Difficulté ski : 3.3 E1 Pente : 38°/100m). Et puis, c’est court, en A/R et à vue. Björn ne donne pas suite et monte tranquilou au col de l’Aigleton. Nous ne commettons pas l’erreur de retarder la mise des couteaux, mais Véronique, peu inspirée par la neige trafollée et gelée, commence avec nous puis s’arrête lorsqu’elle sent que descendre ce qui nous domine risque de ne pas être une partie de plaisir. Un peu plus haut Philippe prend la même décision. Bernard, Matis et moi continuons en suivant une trace bien ravagée par les descentes. La pente commence à se redresser et il sera bientôt peu pratique de dépeauter avant  une petite plateforme 50mD plus haut. Matis n’est pas suffisamment à l’aise dans ces conditions pour poursuivre et je l’assure pour le passage en mode descente. Il faudra qu’il passe récupérer un couteau qui a pris la tangente et dont Philippe a bien repéré la position. Bernard et moi poursuivons jusqu’à la petite plateforme et choisissons de faire les 100 à 150 mD+ restant en crampons et sans les skis qui nous attendrons sagement ici. Nous nous lançons dans cette partie finale et, sans difficultés majeures, nous atteignons la sortie où nous retrouvons le soleil. Nous sommes contents d’avoir atteint cet objectif, mais personnellement, je ne suis pas très à l’aise d’avoir engagé nos camarades dans cette tentative. Et je ne regrette pas d’avoir laissé les skis plus bas, car ça ne décaille pas du tout et la dameuse n’est pas passée pour lisser le passage ! Retour aux skis, chaussage et plus bas, nous retrouvons l’équipe (sauf Björn) pour un retour au habert dans une neige… qui ne restera pas dans les annales ! Björn nous rejoindra qqs minutes plus tard.

La morale/la leçon de l’histoire : la stabilité de la neige (pas de risque de départ de coulée) n’est (évidemment) pas le seul critère à avoir en tête et mon envie n’aurait pas dû me conduire à faire cette proposition. Pour ma « défense », j’ai l’impression que les décisions de chacun de ne pas continuer ont été prises avec suffisamment d’anticipation pour ne pas tourner à des galères.

Jour 2 – Cime de la Jasse 2478m

Hier, nous avons bien discuté du programme du jour. Sans aucune originalité, ce sera la Cime de la Jasse (750mD+ depuis le habert). Jusqu’aux lacs de Vénetier, nous croisons et recroisons moult fois les raquetteurs qui étaient avec nous au refuge. Le soleil est de la partie, mais un renforcement du vent est annoncé. Effectivement, les 100 derniers mD+ sont -disons- frisquets. On passe vite fait au sommet avant de plier les gaules pour rejoindre plus bas une zone un peu plus abritée. De nouveau la neige reste dure et vu qu’elle est trafollée dans tous les sens, le « toucher » de neige est rien moins que cahotique !

Le pique-nique se fera… sur  une table de la terrasse du habert, au soleil. Après ça, ce sera causette, sieste, tarot, lecture selon les goûts de chacun.

Jour 3 – Pas de la Coche – et 2160m vers Pointe du Sifflet

Ce matin, le ciel est couvert mais le vent semble faiblir. En tous cas, comme on se dirige vers le pas de la Coche, on est abrité du sud-est. On monte tranquillement sur le passage le plus classique.

Arrivés au col, le ciel nous fait la surprise de se dégager par moments. Le vent est effectivement inférieur à ce que l’on craignait. Nous poursuivons vers le Sud en direction du point coté 2134m, que nous laissons sur notre gauche en visant un point non coté qui doit être à 2170.

Bernard et Philippe dans la lumière hivernale

Björn et Matis s’y propulsent pendant que Bernard… (mais chut, j’dis rien !). Je les rejoins puis nous nous regroupons un peu plus bas et entamons la descente qui s’avèrera la meilleure du séjour. Au dessous du Pas de la Coche, la neige est assez bonne vers la gauche, mais sans dépasser les panneaux de zone de tranquillité des tétras-lyres. Retour au habert. Pique-nique en plein soleil, café et on reprend la direction des voitures. Le boardercross n’est pas très bon, mais on a vu bien pire. Arrivée aux Tuileaux vers 13h ou 13h30.

Un séjour au habert d’Aiguebelle, c’est quand même une valeur sûre. En bonne compagnie et même en conditions très moyennes on passe un bon moment dans un cadre magnifique et sans faire trop de kilomètres.

Séjour à Ceillac (Queyras) du 2 au 5 février 2025

Christine C., Véronique D., Nicole, Sylvie P., Philippe D., Thierry, Patrick M. et Eric.

Un très bon séjour avec une très bonne équipe, un temps froid et radieux, une neige excellente, de très beaux paysages et de jolies randos. On a fait bien attention aux risques et les décisions ont été prudentes.
 
Jour 1 (Christine)
RdV au parking des Tuileaux à 8h. Il y avait foule en ce dimanche matin, un autre groupe MSR devait partir pour la journée au Petit-Renaud. Il ne fallait donc pas se tromper de véhicule …
Direction Briançon où nous retrouvons Sylvie avec en prime quelques viennoiseries offertes par Olivier qui devra partir dans une autre direction.
Stationnement sur le parking de la station de ski de Ceillac (1700 m) vers 11h, occupé certes mais bien moins que celui de Prabert. Chacun prend son sac plus ou moins volumineux, même certains en auront deux.
La montée jusqu’au refuge de la Cime du Mézelet (1822 m) est douce et courte. Nous nous allégeons le plus possible pour repartir rapidement vers une place au soleil sous les mélèzes pour le pique-nique. Il est maintenant 13h quand nous démarrons notre randonnée de la journée en suivant une trace sans savoir où elle mène !! Pas très sérieux tout ça. Bref nous montons dans la forêt le long du torrent du col Albert et débouchons au cœur du vallon Albert dans un cirque où de nombreux cols nous font de l’œil. Nous croisons également 2 pauvres italiens mais très chanceux qui viennent de survivre à une avalanche. Ils y ont tout de même cassé un ski et perdu l’autre. Plus tard nous étudierons cette avalanche. Nous poursuivons un peu en direction d’un col que nous pensions être le Queyrellet. Il est tard et nous stoppons notre ascension (2400 m). Ce n’est que partie remise !!!
Retour au refuge pour prendre possession de nos couchages. Patrick nous accueille gentiment et nous fait découvrir notre minuscule dortoir prévu pour 12 personnes. Par chance nous resterons 8 et finirons par prendre un peu nos aises tout en conservant nos politesses à chaque mouvement. La salle commune, cosy et chaleureuse, sera le théâtre de parties de cartes animées et joyeuses.
 
Jour 2 (Philippe)
La sortie du jour a été décidée d’un commun accord après étude des cartes et topos. Ce sera le lac Sainte-Anne vers 2400 m d’altitude, puis le col Girardin, 300 m au-dessus, si les conditions le permettent. 
Après une « bonne nuit » sur deux bat-flancs de 4 qui nous évoquent les refuges « à l’ancienne » et un copieux petit-déjeuner, nous sommes prêts à affronter les -7 °C du petit matin.
Les premiers piétinent d’impatience devant le refuge en attendant les derniers : « 9h15, c’est bien ce qui avait été décidé ! Non : 9h00 » enfin bref … tout le groupe est là. Eric assure le contrôle des DVA et en route !
Pour démarrer, la pente est faible, nous cheminons sur une piste damée durant la nuit.
La bise d’Est nous glace les joues et ceux qui n’ont pas sorti leurs plus chaudes moufles sont victimes de l’onglée. Après une vingtaine de minutes de progression, un pisteur de la station s’arrête près de nous et nous conseille de suivre le sentier d’été. L’itinéraire s’avère agréable au milieu des mélèzes malgré quelques petits raidillons que chacun franchit avec aisance.
Bientôt le soleil pointe son « nez » au-dessus des crêtes : quel plaisir !
Après une petite heure en forêt, nous retrouvons la piste que nous coupons sans risque : elle est vraiment peu fréquentée ce matin ! Nous poursuivons en direction de la chapelle Sainte-Anne qui nous a montré un petit bout de son toit une centaine de mètres plus haut. Sylvie fait la trace au milieu des vernes (ou vergnes) dans une neige profonde.
 
Après un dernier effort, la chapelle est là à proximité d’un joli lac : le spectacle est grandiose. Nous prenons le temps d’admirer. Au Sud-Est on distingue bien le col Girardin, vraiment tentant mais peut-être pas sans danger. Une trace existe, le groupe s’y engage. L’approche est assez peu pentue dans un premier temps puis se redresse progressivement.
 
Rassemblement général une centaine de mètres sous le col accessible par une traversée sous une arrête qui « pourrait » cacher une traitre plaque-à-vent … discussions … la sagesse l’emporte. « Dépeautage » et retour à la chapelle vers 13h pour le pique-nique et un peu d’histoire locale. (1)
Enfin la descente, chacun fait sa trace dans la poudreuse jusqu’au croisement avec la piste; celle-ci nous ramène au chalet en début d’après-midi. Quelques-uns déchaussent les skis pour se précipiter sous la douche pendant que les autres se laissent glisser un peu plus bas dans la vallée pour profiter d’une heure de soleil en plus.
En soirée, avant de faire honneur aux excellents repas qui nous sont servis par la gardienne (ce soir, c’est oreilles d’âne (2), une spécialité locale) le refuge est animé par quelques parties acharnées de scrabble, de tarot ou autres jeux de société.
  1. Histoire de la chapelle Sainte-Anne : https://www.envie-de-queyras.com/guide/chapelle-sainte-anne-ceillac
  1. Recette des « oreilles d’âne » : https://provence-alpes-cotedazur.com/que-faire/vin-et-gastronomie/les-recettes-du-sud/recette-les-oreilles-dane-des-alpes/
Jour 3 (Sylvie)
Départ skis aux pieds à 9h pétantes du refuge après un super petit-déjeuner. Conditions météo : grand bleu, pas un nuage, température frisquette : -5 °C, BERA 3. Programme initial du jour « le tour de la tête de Rissace ».
Nous voilà donc partis dans le vallon Albert (même départ que celui du jour 1) en empruntant les pistes de ski de fond jusqu’au hameau de la Riaille, puis montée le long du torrent (boarder cross).
Vers 2250 m le vallon s’élargit et nous arrivons au replat : paysage splendide. Traversée du long mais magnifique replat. Nous arrivons alors au pied de la coulée de nos deux amis Italiens rencontrés le dimanche ! La plaque est vraiment impressionnante, la neige est partie sur presque toute la face nord ouest de la tête de Rissace jusqu’à la terre. Ils ont eu vraiment beaucoup de chance !
 
Après discussion, un peu refroidis par l’ampleur de la coulée, changement de plans, nous ne ferons pas le tour par le col Albert car raide et très souvent plaqué. Nous décidons de tous monter au Col Allongé en contournant la coulée.
Du col, vue splendide sur la vallée de Saint-Véran, le Pelvoux, les Écrins …
Le festival de la descente peut alors commencer ! 5 à 10 cm de neige poudreuse sur fond dur.
Il n’y a alors plus que d’excellents skieurs et skieuses ! Chacun.e laisse sa trace en poussant des petits cris de joie!
En arrivant au bas de la coulée, Christine et Philippe nous proposent une petite recherche DVA grandeur nature. Christine cache un DVA dans les blocs. On se rend rapidement compte que se déplacer dans la coulée n’est pas si facile et que c’est mieux à pied qu’à skis … Exercice pratique très intéressant.
Reprise de la descente toujours en petite godille.
Arrêt Pique-nique : plein soleil sans vent.
Puis le groupe se sépare en deux, 4 courageux décident de profiter de ces conditions *****. Ils s’offriront un petit bonus de 200 m de dénivelé supplémentaire dans le col sans nom à droite du Queyrellet.
Retour au refuge par le boarder cross. Douche chaude, parties animées (et sonores !!!) de scrabble, Code name et tarot.
Excellent repas comme tous les soirs. Journée parfaite !
 
Jour 4 (Véronique)
Départ de bon matin, skis aux pieds après un copieux et délicieux petit-déjeuner pour rejoindre les véhicules et nous diriger vers le Pont de l’Alpe, la rando préférée de Sylvie, les recherches de balade près de notre refuge la veille n’ayant rien donné (nous avons écumé les possibles sécurit les jours précédents !)
Adieu Queyras, bonjour le Briançonnais qui nous accueille avec soleil et neige étonnamment bonne. Il fait chaud ! Parcours magnifique vers le col Robert. « Petit » dénivelé de 700 m d’où l’on aperçoit la Meije et monts et merveilles, tout de blanc enveloppés.
 
Dernière descente, dernières traces dans les recoins de poudreuse.
Pique-nique au pied de la chapelle … Ah mais non devant le refuge UCPA. Comme dit Eric ça change vite chez MSR  🙂
Sylvie « œil de lynx » nous trouve des bouquetins à admirer juste en face de nous.
Retour aux voitures pour trinquer sur le capot d’un cidre sorti magie-magie du coffre de Patrick.
 
A la nôtre et merci chacun chacune d’avoir rendu ce séjour si plaisant !

Le Grand Rocher

Avec Aude, Christine J., Michel C. et Guy

Une rencontre avec Philippe G. qui me vante la qualité de la neige au Grand Rocher et nous décidons d’aller vérifier. Pourquoi aller loin, si nous pouvons nous régaler avec une bonne neige dans Belledonne sous un temps magnifique ! Petit appel sur WhatsApp auquel répondent Aude et Michel et c’est parti !

Montée tranquille et superbe dans la forêt de sapins sous un soleil rasant qui n’entame pas la qualité de la neige sur ce versant Nord. Arrivés à la croix du Grand Rocher (1926 m), nous nous élançons sur une neige légère jusqu’à la lisière de la forêt. Un régal ! Remontée à la croix, pique-nique avec panorama superbe, puis nous allons chercher un petit vallon orienté Est et bien poudreux sous l’antécime du Grand Rocher (1914 m).

 

Il faudra ensuite pousser un peu jusqu’aux pistes de fond, avant de s’élancer à nouveau dans la forêt jusqu’au chalet de Pierre Roubet dans une neige toujours super agréable. Sur le chemin il faut faire attention aux requins, puis on finit par la piste de fond, car la pente raide prise à la montée est très chargée … en cailloux !

Une bien belle sortie en très bonne compagnie.

Cretes de Rochail (petit Renaud)

2500m Bera3 950 m D+

Aline Christine Maud Guy Ludovic Sébastien Arnaud Jean-François

Il ne fallait se tromper tant vendredi soir entre la réunion du séjour dans le Queyras et les sorties du we.

Tout pareil… ce dimanche matin à 8 h au Tuileaux. Tu te trompes de voiture et au lieu d’aller en Oisans tu te retrouves à Saint-Veran !

Départ de Villard Reymond 1648 m… Il fallait monter haut pour avoir de la neige.

On chemine jusqu’au fond du vallon à 1700 m un peu chaotiquement pour ne pas déchausser à chaque ruisseau.

La montée de la combe du grand Renaud est raide au départ jusqu’à la cabane d’alpage (toute neuve). La neige est excellente, pas besoin de couteau, juste besoin de soleil un rien discret à cette saison.

On atteint le crète de Rochail avec un tout petit espace sans neige qui nous invite à faire une petite centaine de mètres de plus pour pique-niquer sur un belvédère exceptionnel du Dévoluy aux aiguilles d’Arves. On décide de ne pas tenter le sommet du petit Renaud avec une neige incertaine.

On rejoint la crête pour entamer une super descente dans une poudreuse bien froide, avec une belle pente et une belle équipe. Retour à la voiture… pas si pire finalement sans remettre les peaux sur le bout de chemin entre la combe et le vallon

Seul point noir, la route de retour bien chargée. On aurait dit que la déviation de Moutiers passait par Livet Gavet.

Brèche Sud des Lacs Robert – 1° février

Alain Moreau, Marc Bertier – 850mD+

C’est de nouveau la brouillasse en vallée et beau temps en altitude ! Avec Alain on en profite pour monter à Casserousse pas trop tard pour avoir une place pour nous garer. Nous passons au dessus du brouillard vers 1500m, mais à cette époque le soleil reste caché jusqu’aux Brèches. Il est tombé 2 ou 3 cm de neige cette fin de nuit et dans ces conditions, la montée par le Lac des Pourettes est toujours splendide. La trace vers la Brèche sud est belle comme nous l’a dit Claude P. mais la pente est assez raide et certaines conversions sont délicates. La sortie au soleil à la brèche est magique… tant qu’on n’est pas en vue directe de la queue du télésiège. Nous contournons les lacs par le SW, en les surplombant d’une cinquantaine de m. puis nous montons dans la combe ensoleillée qui sépare le télésiège (à l’ombre) de la via ferrata. Puis nous laissons le départ de la piste de Casserousse et montons à la Croix. Descente par l’Olympique dames jusqu’au col de la Balme. Nous retrouvons le brouillard où nous l’avions laissé.

Encore une belle balade !

Grande neige au Grand Eulier

 

Marc Philippe D Philippe M Jean François

Grand Eulier 2232 m 900m D+

 

Une fenêtre météo à ne pas rater, des contraintes horaires pour l’heure de départ, pour l’heure d’arrivée… une destination fait consensus mardi soir à la permanence le grand Eulier et sur recommandation expresse de Marc l’aller et le retour par Casserousse et les pourettes .

 

Départ 8h15 des Tuileaux, arrivée au frigo de Casserousse pour un départ à skis à 9h. Philippe M tente sa première sortie MSR et il a fait …peau neuve.

Entre 20 et 40 cms de fraiche tombée cette nuit. Seul le passage des ruisseaux au sortir de la piste sont délicates. Une montée tranquille, à un rythme nous semblant soutenu sauf quand on se fait doubler quelquefois voire laisser sur place par 2 jeunes pour le moins rapides et pourtant fort bavardes.

Philippe M s’adapte très bien à ce rythme et peaufine ses conversions.

Tout au plus 5 à 6 personnes en haut et on se lance dans la descente coté sud en faisant la trace dans une neige parfaite sans le moindre petit caillou mais pas sans la moindre chute. Pique-nique à la brèche nord, avant d’attaquer une descente par les pourettes bien agréable. Il faut bien le dire on ne croise personne ou presque (qq bidasses bien sûr).

13 h à la voiture, voila une affaire rondement menée, même si Philippe D en aurait bien refait une petite.

Un petit coup de gel là-dessus et une petite chute pour regarnir, ce serait parfait.

Séjour au Habert d’Aiguebelle (24-26/01/2025) – Saison 7, photos

JOUR 1

JOUR 2

 

JOUR 3

Séjour au Habert d’Aiguebelle (24-26/01/2025) – Saison 7, ép. 1/2

Martine B-W, Pierre W, Yves C, Ludovic C, J-François M, Marc B.

Les conditions météo n’étaient pas très favorables, mais nous nous sommes régalés…

Jour 1, ven. 24 : La Dent du Pra 1 – MSR 0

Départ des Tuileaux à 8h30. Il a plu assez haut ces derniers jours et les prévisions ne sont pas très riantes. Du parking de l’Olagnerie (fin officielle de l’accès en cette saison) jusqu’au dernier parking d’été, la route est noire et il y a donc une petite demi-heure de portage. On chausse à la prise d’eau du Muret et atteignons le habert d’Aiguebelle sous un ciel finalement dégagé ! Après avoir posé qqs affaires, nous poursuivons dans des conditions inespérées. Comme les journées suivantes ne s’annoncent pas sous le meilleur jour, nous envisageons une tentative vers la Dent du Pra par les Lacs de Vénetier. A l’approche de ceux-ci, Yves, Pierre et moi laissons Martine, J-François et Ludovic se lancer dans l’ascencion du couloir. Ils « tricottent de belles conversions » dans la pente soutenue, mais la partie exigente est plus longue qu’il n’y paraît et peu après qu’ils n’aient quitté notre champ de vision, ils remettent au lendemain la première de Ludovic et J-François à la Dent du Pra.

Nous nous retrouvons dans la descente pour le retour au Habert. Neige bien meilleure que nous ne pensions.

Sieste, Tarot, Uno, repas et dodo.

Jour 2, sam. 25 : La Dent du Pra 1,5 – MSR 0,5

Hier soir, les indications sur la météo du jour n’étaient pas très détaillées et pas terribles… et notre discussion est restée très informelle, trop ! Si bien que l’on démarre vers 9h (je crois) sans objectif très clair (Ouh, que c’est mal !) : Col de l’Aigleton pour commencer et après ? -ben, faut voir !- peut-être descendre 300m sur le versant Est à remonter ensuite ; ou bien nouvelle tentative vers la Dent du Pra depuis le col de l’Aigleton, grande classique qu’aucun de nous n’a déjà faite (sauf probablement Martine, il y a bien longtemps mais il y a prescription !) avec des passages réputés raides.

Montée vers le col de l’Aigleton

Après une petite hésitation levée grâce aux traces oranges « rando hivernale » récemment diffusées par Fondation Petzl sur Iphigénie, nous trouvons une belle trace qui part plein Nord au ras d’un premier rocher à contourner. Les deux premières conversions sont… « exigeantes » et il y en aura un bon nombre à enchaîner dans deux assez longs passages bien raides. En revanche, nous sommes maintenant au soleil et le vent est moindre, ça aide un peu (ou du moins ça ne complique pas !).

Les 2 passages raides entre Col de l’Aigleton et Dent du Pra

Nous arrivons finalement au point de bascule où l’on rejoint la montée depuis le vallon de Vénetier. Le sommet n’est plus qu’à 100mD+, mais nous ne nous y engageons pas. Disons « Partie nulle » pour aujourd’hui !

Les tenants de « la pause pique-nique à tout prix » ne l’emportent pas en raison du vent pas glacial, mais prononcé, et nous redescendons jusqu’au Habert en profitant de nouveau d’une neige pas très abondante mais très agréable.

Bis repetita : Sieste, Tarot, Uno, repas et dodo.

Jour 3, dim 26 : une journée d’exception

Hier soir, la sortie du jour a été mieux préparée. Prévisions météo dont la précision nous laisse perplexes : le vent doit se calmer dans la nuit et une chute de 15cm de neige est attendue, suivie d’une matinée de grand beau avec retour du vent (et iso 0° à plus de 2000m paraît-il !!!). Tout cela se révèlera strictement vrai, sauf l’iso 0°. Nous prévoyons de passer au petit déj avant les 25 personnes du groupe Schneider. Bien nous en a pris ! Car le « Sas d’entrée » avec une trentaine de personnes préparant leur départ, c’est chaud ! Mais ça s’est bien passé. Ma mauvaise idée de ne « pas démarrer avant 9h » a heureusement été abandonnée et nous sommes partis vers 8h30, presque les premiers dans le vallon. Nous avons un peu tracé dans une neige magnifique, avant de trouver les traces de 2 ou 3 personnes plus matinales qui ont bifurqué vers le Pas du Pin pour les uns, vers la Dent du Pra pour les autres. Nous avons à nouveau un peu tracé puis retrouvé une magnifique trace de montée au Col de la Jasse, en plein soleil.

Peu après celui-ci, en direction de la Cime de la Jasse, nous avons retrouvé beaucoup de vent et des rafales limite tempétueuses. Comme nos deux devanciers, nous avons décidé de ne pas poursuivre et, magnifique surprise, ils sont retournés vers la Bédina, nous laissant le soin d’ouvrir toute la descente. Seul un nouvel arrivant qui venait de nous rejoindre, nous a précédé mais sur un couloir plus raide. Sans mentir, il a descendu les 250m en moins de 30 secondes et pas plus de 4 ou 5 virages peu prononcés !!!

Et là, ça a été le festival ! à 6 dans la pente, nous avons tout tracé sur 50m de largeur, pendant que « tout Grenoble » montait en ribambelle presque continue.

Et v’la l’travail ! Toutes les traces de descente sont de MSR, à l’exception notable de celle du couloir central (voir texte)

Même chose dans la suite de la descente. Au passage, nous avons croisé Arnaud et Armelle. Arrivée au Habert vers 11h (je crois !). Pique-nique au chaud… et retour aux voitures à ski jusqu’au bout !

Col d’Emy – 19/01/2025

Maud A, Christine C, J-François M, Bernard D, Philippe, X, Y, Marc B.

Pour mémoire : Départ des Karellis, vent fort au col et un chauffeur (moi) nous fait friser la panne sèche !

Col de la Flachère – Le 14-01-25

Participants : Bernard, Jean-François, Jean-Luc et Guy

Nous quittons les vallées froides et grises pour percer le plafond de nuages vers 1200 m. Les températures sont encore fraiches au départ de Saint-François-Longchamp, même si les mushers se plaignent d’un temps trop doux !

Montée facile à l’ombre avant de rejoindre le soleil quelques centaines de mètres avant le col de la Madeleine. Après le col, une traversée en dévers nous oblige à mettre les couteaux (enfin pour ceux qui ne les ont pas oubliés …). Heureusement le portage sera court pour l’étourdi qui préfère déchausser plutôt que de risquer une glissade dangereuse. Puis on redescend pour rejoindre le vallon de la Rave que l’on remonte jusqu’au col que l’on voit de loin, mais que l’on n’a pas encore bien identifié. Il est à gauche de la Tour de la Flachère qui, elle, est bien identifiable. On dépose une couche, puis deux, puis trois; Il fait chaud, très chaud même !

Pique-nique au sommet avant d’engager la descente qui est très bonne jusqu’à 2100 m environ. Ensuite on skie sur une couche très dure, voire glacée. Côté St-François, on prend d’abord les pistes, puis Jean-François et moi tentons le hors-piste qui est très variable, bien que le bas soit étonnamment bon.

Une très belle randonnée que Jean-François nous a fait découvrir. A conseiller sans modération.

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