le ski autrement

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Séjour au refuge de Terre Rouge (Valmeinier) 22-25/02/2024

Christine C., Matis, J-Michel, J-François, Yves C., Roberto, Marc B.

**************** Encore qqs photos à venir **************

J1 : Montée au refuge (privé) de Terre Rouge

Par Christine

Le RDV avait été donné à 7h15 aux Tuileaux pour un départ à 7h30. Pour plusieurs d’entre nous, nous espérions un départ un peu retardé du fait de la météo. Mais aucun changement n’est venu et nous nous sommes donc  retrouvés au parking sous la pluie.

Le trajet s’est donc fait sous une pluie battante sans pour autant entraver notre bonne humeur. Arrivés vers 1500m d’altitude les gouttes de pluies se font plus denses mais pas encore de jolis flocons… nous espérons tout de même une montée au refuge sous la neige.

Les voitures sont laissées au parking « les déserts »(1668m), et toujours pas de vraie neige. Nous suivons le chemin que nous perdrons un peu et continuerons à flanc de montagne pour déboucher dans un vallon (la Losa). Pour traverser le cours d’eau du vallon, nous visons au loin une passerelle qui en fait est une prise d’eau (2100m). Celle-ci est fermée et nous escaladons la barrière. A partir de là, le temps s’est vraiment dégradé, vent et grésil ont fait leur apparition. Nous avons finalement atteint le refuge avec grand plaisir. Il est environ 14h et nous sortons nos pique-niques des sacs et les affaires à sécher. Le refuge est chaud et très confortable. Nous passerons tranquillement l’après-midi dans cet espace à lire ou dormir en espérant que la suite sera meilleure.

J2 : Roche Noire par le vallon des Grandes Culées

Par Robert, alias Roberto, alias Roby

Après un super déjeuner, départ du refuge à 8h29. Devant nous, un groupe de 5 randonneurs fait la trace.
Après plusieurs heures et une variante pour prendre plus large qu’eux, notre groupe les récupère. Roby passe devant pour participer à la trace. Il continue un long moment, puis une personne le relaie jusqu’au sommet.
Notre groupe s’arrête au col, sauf Jean Michel et Roby qui font les quelques mètres pour le sommet de Roche Noire.

Descente dans une neige de rêve. Cliquez un peu pour voir : IMG_6101

A mi-pente, Roby, Jean-François et Christine remontent un petit sommet pour le plaisir avant de descendre sur le Refuge.

Marc, Jean-Michel et Yves font depuis le refuge, « La Bosse à Marc ». Jolie et courte montée (175mD+), mais le soleil se voile et la descente se fait sans voir le relief. Dommage !

Bonne (ou plutôt, excellente) journée… 11km, 5h, 998 m dénivelé.

J3 : Pointe de Terre Rouge 3080 m… et la bosse à Marc

Par Jean-François

Lever pour un petit déjeuner 7h, et un départ bien plus tard mais avant 9h bien sûr.

Hésitant au réveil, le soleil prend le dessus, grand froid avec un vent pour nous rappeler ce que c’est l’hiver. On a décidé d’aller à la pointe de Terre Rouge, et pas au Thabor, trop commun pour les MSRiens.

Un fond de vallon tout en longueur certes, mais dans un cadre exceptionnel depuis le refuge le long de la Neuvache, puis on grimpe vers la Pierre Déjeuner. On reste attentif à ne pas rattraper trop vite le groupe de devant, on ne sait jamais ils font peut-être la trace. (en fait non, mais on ne les rattrape pas quand même)

L’un de nous ne se sent pas au mieux, et notre organisateur en chef (Marc) décide de s’en retourner avec lui au refuge. Merci à lui.

Direction le passage du Pic du Thabor, point fréquenté avec une vue exceptionnelle sur le Pic et le Mont Thabor. Reste 100m pour le sommet qui semble tout facile. Comme souvent notre appréciation est un peu optimiste par un vent violent et on met les couteux dans un inconfort habituel. Assez de place au sommet pour tout le monde et contempler une vue à 360.

Que dire d’une descente en poudreuse légère sur 1000 m à faire sa trace. Piquenique à mi pente sur des rochers à l’abri du vent qui nous permettent de bien expliquer à Matis ce que sont les Aiguilles d’Arves.

Les 15 dernières minutes à pousser pour rejoindre le refuge restent le point « noir « de ce début d’après-midi. En arrivant, on retrouve Marc prêt à repartir pour un petit aller-retour vers une bosse qu’il avait déjà faite la veille. Roberto, Christine, Jean-Michel repartent aussitôt. D’autres choisissent la bière et la douche froide !

En attendant le repas dans un refuge plein, on se fait un 4000 ! (non ne repart pas à la frontale c’est un jeu de dés proposé par Christine)

J4 (1) : A la recherche de la Vache

par Marc

Hier après-midi, j’ai voulu explorer le départ de la Combe de la Vache, au-dessus (NE) du refuge, mais les 2 randonneurs dont j’ai pris la trace, ont dû changer d’objectif. Ce vallon semble plus parcouru à la descente depuis Roche Noire (cf J1) en traversée, qu’en aller-retour.

Ce matin on trouve quand même une trace de montée que l’on suit ou non, selon l’inspiration. Un peu de vent, mais c’est encore très raisonnable, et le soleil, bien qu’un peu timide, joue à cache-cache avec l’horizon. On profite ainsi de 4 ou 5 levers de soleil successifs. L’ambiance est magique et les pentes doivent tourner autour de 25°, laissant présager une descente topissime. Finalement, la trace nous mène sur le flan Nord (rive droite) de la Combe. Ça se redresse un peu à l’approche du point coté 2717. On est un peu à l’étroit pour dépeauter, surtout Roberto qui la joue « rando de l’extrême » ! On envisage de repeauter plus bas pour reprendre la Combe dans son axe. Dès le début de la descente, un banc de nuages passe. Heureusement, il ne gâche pas les conditions de visibilité, et la descente est somptueuse dans de larges zones vierges de toute trace. Qualité de neige ? de « Encore exceptionnelle » à « Très bonne avec qqs passages croutés » suivant les personnes. Finalement, au moment de reprendre le sens de la montée, nous frustrons un peu Matis qui ne trouve personne pour l’accompagner. On gardera en tête de revenir un jour saluer cette Vache un peu Arlésienne sur les bords.

Après 600mD- de régal, et qqs chutes sans gravité, sauf pour l’amour-propre, nous arrivons au refuge pour pique-niquer et reprendre nos affaires.

J4 (2) : le Retour

Pendant le pique-nique, le soleil se dévoile de nouveau mais le vent commence à se renforcer : la tempête annoncée approche. Il n’y a peut-être pas à regretter notre manque d’ambition de toute à l’heure. Sur conseils de Gaspard, le gérant/gardien du refuge, nous repeautons pour reprendre, dans l’autre sens, le même chemin qu’à l’aller (la trace du haut). Nous enlevons les peaux à la Losa.

Un peu plus bas, dans la traversée d’une pente soutenue mais pas extrême (30° ?), une plaque de 15-20cm d’épaisseur et plusieurs dizaines de m de large se détache sous nos skis, heureusement sans prendre de vitesse et sans partir loin. Avertissement sans frais !

Plus bas, ça fait penser à notre « boarder cross » de Prabert, mais Christine et Yves l’évitent en partie en s’écartant sur le côté. Retour aux voitures, u services techniques de la société des remontées mécaniques, à1650m, je crois. Surprise à cet endroit et cette altitude, il a apparemment autant plu que neigé ! On verra à l’arrivée à Meylan que la limite pluie-neige est descendue un peu plus bas en Belledonne.

Conclusion

Le site et le refuge présentent de gros avantages : pas trop loin (120km, 1h25), altitude et orientation du large Vallon supérieur de la Neuvache très favorables pour assurer un bon enneigement, pentes très raisonnables, refuge très confortable. A refaire, selon moi, car il reste des zones à découvrir… et une vache à aller saluer.

 

 

Séjour Queyras du 2 au 5 Février 2024

Par Eric T.
 

Préparation

Je vous jure qu’ils se sont donné le mot pour nous décourager
  • 4 désistements, rapidement remplacés
  • et je viens en voiture mais je repars tout seul, et j’y serai déjà, et moi aussi quoique non…
  • en dortoir de 8, en chambres de 2, en formule hôtel ou gîte… avec le logeur sympa mais n’envoyant jamais les confirmations promises
  • promesse de pas de neige ou alors trafolée dure ou pourrie sous une couche dure…
MAIS comme dirait notre gourou, on n’est pas des quand mêmes… alors on y est allés. 
Et on a bien fait : 4 jours de météo splendide, de paysages fabuleux ET de neige tout à fait bonne et parfois excellente, sans compter une équipe sympathique et assez homogène. Souplesse et adaptation furent nos maitre-mots.
 

1er jour

Arrêt après le col du Lautaret, chaussage aux voitures et on démarre dans la direction du Pic Blanc du Galibier. Mais comme c’est une face plutôt Ouest pas trop recommandée, on bifurque et on monte juste au-dessus du Col du Galibier par une belle face Sud, couteaux de rigueur, propice aux révisions de conversions qu’Olivier pratique avec sa bonhommie habituelle. Vue « Waouh » avec entre autres Ecrins et Meije. Pique-nique sans vent. Et redescente excellente sur une moquette décaillée.
On continue notre route et on arrive à la Baïta du Loup à Molines en Queyras. Un logement tout à fait bien malgré quelques différences de confort en fonction des chambres. Le perchoir du haut pour 6 avec petit salon privé était très bien. On s’apercevra aussi que la nourriture est tip-top et les diners sont excellents (bien qu’un peu bruyants quand la salle est bondée. On récupère Gilles et Sylvie qui étaient déjà dans le coin. 
Et Catherine, la compagne de Jean-Luc qui pratique de son côté le ski de fond, avec une science de la synchro avec nous qui nous épatera chaque jour. 

2ème jour

Puisque les faces Sud sont bonnes et que les échos des faces Nord ou Ouest restent mauvais, allons-y pour les faces Sud, même un peu loin. 
On va jusqu’à Brunissard, à 1/2 heure, et on part pour une rando balade, vers le village de Clapeyto puis vers le col sous le Pic des Challanches, à ne pas confondre avec un autre plus loin. Pas mal de montée touristique et très belle, un peu plate pour certain.e.s. Un passage dans un « four » dans un passage en goulet très ensoleillé puis une montée soutenue vers le Col. Olivier se sacrifie pour nous admirer pendant notre montée. Une super descente et on évite les parties trop plates en prenant un raccourci via une pente raide. Déjeuner au hameau de l’Echaillon puis descente très agréable finissant dans un « border-cross » de luxe et de rêve.
On va fêter l’anniversaire de Sylvie P sur une terrasse bien ensoleillée mais pas facile d’accès et aux serveurs léthargiques.

3ème jour

Même pas peur : on essaie la classique du coin, le col Longet… en face Nord. La température est remontée et on peut espérer des évolutions. Avec pour nous rassurer des scénarios plus ou moins alambiqués de redescente en face Sud et récupération des voitures, ou début de descente Sud puis remontée puis face Nord… Surprise, la montée à travers la forêt de mélèzes, que Sylvie aime beaucoup à juste raison, nous permet de vérifier une neige tout à fait acceptable. Montée tranquille mais soutenue et une arrivée débonnaire au col. Encore une fois un paysage magnifique. On démarre vers la face Sud pour tâter une neige « moquette » mais nous ne trouvons que de la neige très dure et trafolée. Arrêt au bout de quelques mètres pour une remontée immédiate au col, et descente par la face Nord de montée. ET la neige du haut sans être royale est tout à fait skiable. Jean-Michel, notre chamois habituel, se fait une petite remontée pendant le pique-nique. La suite de la descente nous permet de retrouver un nouveau « border-cross » damé par tous les passages et très agréable.
On va boire un pot sur la terrasse de la Maison de Gaudissard, logement pratiqué l’année dernière entre autres.
 
Nous découvrons grâce à Valérie P que la famille P (mais pas la même que celle de Valérie, quoique… ) a une conception très souple du couple et de la famille. Démonstration immédiate : Olivier P nous abandonne en partant avec Sylvie… DR, alors que le lendemain, Gilles repartira avec Sylvie P. Mais bon, tout cela ne nous regarde pas, n’est-ce pas… 

4ème jour

On plie bagages et on repart vers le Col de l’Izoard comme le 2ème jour mais de l’autre côté du col. Une route bien étroite et raide nous mène à Souliers. On doit porter pendant quelques centaines de mètres assez  plats, on tâtonne un peu puis on monte vers le lac de Souliers dans une très belle montée.  Eric, maladroit de service, perd sa bouteille d’eau qui a décidé de faire une belle descente toute seule. Arrivés au lac, Jean-Luc et Eric s’arrêtent, les autres continuent vers la crête de Cote Belle. Regroupement pour une belle descente, une pause pique-nique à une bergerie et ses chaises, puis on rejoint les voitures en essayant plus ou moins d’optimiser les plaques de neige.
Fin du séjour et on repart vers Grenoble super contents… sauf que juste avant le départ, Sylvie glisse sur une plaque de glace et se fait bien mal à l’épaule, à priori sans trop de conséquences. La voiture de Jean-Michel fera une halte appréciée à la fromagerie, quoique la voiture elle-même aurait peut-être besoin d’un petit passage au garage 🙂
 
Encore une fois, un super séjour.

Séjour au Habert d’Aiguebelle, saison 6 (19-21/01/2024)

Christine Chatellard, Yves Cluet, Marc Bertier (+Yannis).

Après qqs jours d’une météo très arrosée même en altitude et des températures trop douces, il fallait croire aux prévisions d’amélioration pour les 3 jours !

Le Habert d’Aiguebelle et son extension, bientôt en service. Photo Yannis.

J1

Vendredi à 9h30, Yves et moi passons prendre Christine aux Tuileaux. Plafond nuageux encore très bas, 5/10 cm de neige fraiche sur la route après Prabert, mais nous arrivons sans encombres à l’avant dernier parking. Beaucoup moins de monde que vendredi dernier. Nous partons vaillamment vers le habert d’Aiguebelle, presque 500m plus haut, sans sortir de la brouillasse. Halte au habert pour saluer Marian, le gardien, pour nous alléger un peu et pour un petit casse-croute à l’abri. Après quoi il faut un peu se forcer pour redémarrer, mais la promesse de trouver le soleil rapidement est un moteur efficace.

Dans la neige fraiche de la nuit, les différents objectifs classiques ont déjà été bien tracés. Le tout est de ne pas se tromper de trace dans le brouillard. J’ai l’impression de bien me repérer et me permets de rassurer Christine : « oui, oui ! Pas d’inquiétudes, je maitrise le pilotage » vers notre objectif, le col de l’Aigleton, à 600mD+ du habert. Après 200mD+, nous sortons au soleil… pile dans la bonne direction. Non seulement la trace est impeccable, mais la neige reste peu tracée à la descente. Nous laissons le col géographique (pédestre) et atteignons le classique passage à ski un peu plus haut et même le sommet du petit rocher qui les sépare.

Christine et Yves (au Col de l’Aigleton ?)

Les qqs jours récents de pluie n’ont pas trop attaqué le manteau neigeux au-delà de 2000m et la neige de la nuit est, comme espéré, très agréable voire facile à skier. Le temps de descendre suffit pour que le beau temps prenne le dessus sur les nuages jusqu’en vallée. Néanmoins, à cette époque de l’année, le habert ne voit pas le soleil bien longtemps. Donc l’après-midi au soleil sur la terrasse, ce sera pour une autre fois ! Marian nous installe dans une chambre de 4 où nous serons rejoints demain par Yannis, un copain d’Yves. Ce soir nous devions être seulement 2 groupes de 3, mais finalement l’autre trio n’arrivera que le lendemain car ils se sont trompés dans la date ! La fin d’après-midi dans le chalet est… fraiche. Dans ces conditions, plus encore que d’habitude, je ne suis pas le meilleur des compagnons, car je ne résiste pas à aller me réchauffer sous la couette et Yves en fait vite autant. Nous laissons donc Christine en tête à tête avec Marian, plus sociable que nous ! Au repas, et en raison de la défection de l’autre trio, nous bénéficions d’une double ration de « Matouille », déclinaison chartrousine de la tartiflette. Super ! Mais Yves regrettera dans la nuit d’avoir « saucé » le gras/graillon au fond du plan !

J2

Bonne nuit pour nous trois. Petit-déj à 7h30, car Marian va partir vers 8h30 pour tenter un première (pour lui) : le Pic du Pin à ski (Je dis bien le Pic du Pin, pas le Pas du Pin, qui n’a aucun secret pour lui). Mais en son absence, Marian ne ferme pas la salle commune du refuge et nous avons la possibilité de partir plus tard. Je modère donc les ardeurs de Yves car nous avons meilleur compte de ne pas être de retour trop tôt et plutôt de profiter au mieux du soleil.

Aujourd’hui, objectif des plus classiques, la Cime de la Jasse 2478m, soit 750mD+. Nous partons vers 9h, heure à laquelle de nombreux randonneurs  déboulent déjà du parking, mais la foule reste raisonnable ! Nous partons un peu plus à l’W qu’hier de manière à trouver le soleil le plus tôt possible en remontant le vallon du Vénetier. Sur notre droite, nous surveillons attentivement la progression impressionnante de Marian. Pour nous, montée très agréable sur une belle trace, au soleil, sans l’air froid qui nous inquiétait au départ du refuge. Au pied de la montée finale, on repère que la combe qui descend  tout droit du col du Pra, 150m à droite (à l’E) de la Cime de la Jasse porte déjà 7-8 traces de descente (c’est plus sûr), mais nous laissera encore de beaux espaces vierges si je convaincs mes acolytes d’y passer. En haut, belle surprise, l’accès est facile à ski jusqu’au sommet. Il me semble que ça ne m’était pas arrivé depuis « des années ». Vue très dégagée à 360°.

On ne pique-nique pas sur place pour rejoindre, au plus vite, la combe visée avant qu’elle ne soit trop traffolée. Bingo ! C’est un délice. Puis on continue jusqu’au déversoir des lacs (2150m) pour un assez long pique-nique bien mérité. Au moment de rechausser, il nous paraît vite évident qu’il est inutile de descendre vite fait dans le frigo du bas. La Bédina (2430m) nous fait de l’œil et on va essayer d’en approcher. La trace que je suis finit par nous en écarter vers la droite et nous emmène au col de la Jasse. Premier constat nous avons réussi à fatiguer un peu Yves qui, moins habitué que nous aux conversions amont, y a laissé un peu plus d’énergie. Du col de la Jasse, on repart un peu à gauche sur la crête vers la Bédina, mais l’impression de vide des 2 côtés « refroidit » un peu Christine et nous faisons assez vite demi-tour vers 2400m, et descendons la rassurante combe du Col de la Jasse. On profite au mieux de la longue descente vers le refuge, mais les traces se sont multipliées. C’est quand même du beau ski facile.

Au refuge, l’ambiance est moins feutrée que la veille. C’est complet ! Yves et moi nous contentons d’une petite heure de sieste. C’est alors qu’arrive Yannis, le copain d’Yves qui nous accompagnera demain… et déjà cette fin d’après-midi pour quelques parties de tarot.

J3

Ce matin, le ciel est clair mais légèrement voilé. On envisage la montée à la Dent du Pra par les lacs du Vénetier, en gardant l’option de changer si la montée au dessus des lacs nous intimide trop par sa raideur (relative, 35° sur 150mD+, je dirais) et son étroitesse (relative aussi). Sur  le trajet d’approche, Christine nous fait remarquer à raison qu’on pourrait l’attendre. Message entendu !  Une fois arrivés à pied d’œuvre, nous trouvons une belle trace, mettons assez vite les couteaux et enlevons les cales de montée pour plus d’aisance dans les conversions. La montée raide forme 2 couloirs parallèles entre lesquels il faut choisir. Le traceur n’a pas choisi celle qui aurait eu ma préférence. On va se ranger à son choix. De plus la trace a été bien esquintée  par de nombreux passage à la descente (Apparemment, beaucoup de randonneurs montent par le col de l’Aigleton et descendent de ce côté). A moi de rabouter/raccommoder les morceaux de traces restant pour aider mes petits camarades, surtout Yannis qui a encore de l’aisance à acquérir pour les conversions dans la pente. Au plus étroit, les conversions s’enchainent à moins du minimum de 6 foulées souhaité par Yves. C’est comme ça et pas autrement, non mais des fois ! Avant de sortir nous sommes rattrapés par un skieur bien plus rapide que nous qui passe sans un mot pour la trace.

La suite (env. 300mD+ ?) va bien. Au pied de la dernière pente, bien relevée, je propose de terminer là notre montée, mais mes 3 camarades ne demandent qu’à terminer proprement le travail si bien commencé. C’est réglé en qqs coups de cuiller à pot !

g. à d. Marc, Christine et Yannis sur la crête finale de la Dent du Pra – Photo Yves

Une fois passée la crête qui aboutit au sommet, on découvre que celui-ci serait même accessible à skis… si il n’était envahi de skieurs en phase pique-nique. Quant à nous, nous pique-niquerons juste un peu plus bas, ou bien un peu plus bas, ou encore un peu plus bas, ou après les dernières difficultés… Bref, on verra !

Skieurs-pique-niqueurs à la Dent du Pra. Photo Yannis.

Retour au Habert, où Yannis retrouve sa femme et ses enfants. Au moment de nous attaquer au « boarder cross » (une grande première pour Christine !), nous les laisserons finir en famille et partirons devant. Aux Tuileaux, il reste à Christine à retrouver son chez elle glacial, vu que son chauffage donnait des signes de faiblesse.

Conclusion

Malgré un effectif réduit, séjour court très réussi. Remerciements tout particulier à météo-France pour le calage de la fenêtre de beau temps !

Et y aura-t-il un « Habert d’Aiguebelle – saison 7 » en 2025 ? (A suivre…)

Vanoise (Val d’Isère) – du 25 au 28 avril 23

Les acteurs – De g. à d. Jean-Michel, Marc, Pierre, Martine, Jean-François et Patrick

Mais là, on anticipe un peu. Reprenons au début…

J’avais fait les réservations pour 9 personnes, mais nous étions finalement 6 à ne pas nous dégonfler !   😉

Mardi 25 – Montée au refuge du Fond des Fours

Partis de Meylan peu près 7h, nous avons trouvé la pluie en route, mais au parking du Chatelard, à Val d’Isère, c’était moins pire ! On démarre quand même sous un ciel bien plombé. Il neigeotte bientôt sur nous, mais rien de bien grave. Et j’ai commandé l’éclaircie pour 11h30. Elle arrivera avec 10 minutes de retard… et ne durera que 5 minutes !

Jean-Michel et Patrick prennent le lead. Et ils nous font profiter d’une option : Normalement, arrivés à l’altitude du refuge, on ne le voit qu’au dernier moment, juste avant d’entrer dans le réfectoire ! Avec leur option, au contraire, on dépasse l’altitude de 50m… et on découvre le refuge tout là-bas, là-bas, bien loin dans le vallon d’à côté ! Ils nous dirons bien que c’est pour préparer le trajet du lendemain, mais jusqu’où faut-il les croire ?

L’accueil de Claire et Fanny, les gardiennes, est très sympa. Le refuge, en revanche, est plutôt exigu. Nous y sommes pour 2 nuits.

Après le pique-nique, nous ne nous décidons pas à ressortir, alors que le beau temps va bel et bien s’installer vers 14h30.

Le refuge du Fond des Fours

Mercredi 26 – Boucle col de la Calabourdane – col des Fours

Claire a confirmé les infos prises ces derniers jours, le tour envisagé par la Pointe Nord des Lorès et la pente de Lorès, n’est pas en conditions cette année. Nous avons basculé sur un programme très classique.

Ça commence par une courte descente (100m D-). Puis dès la moitié de la montée du versant W du col de la Calabourdane, nous trouvons le soleil frisant et débouchons très agréablement au col. Nous constatons rapidement que nous avons démarré nettement trop tard : la pente E a déjà sérieusement chauffé. Adieu la descente moquette (600m D-) jusqu’au Pont de la Neige ! On perd donc plutôt le minimum d’altitude (250 D-) avant de remettre les peaux.

La montée se présente bien tant qu’on ne botte pas (Merci Pierre !). Vers la fin, notre montée reste tranquille, mais avoisine de fortes pentes… heureusement en dessous de nous, donc ça ne nous tombera pas sur la tête ! Pour la dernière partie, j’ai fait le choix d’éviter la grande traversée (qui a pris beaucoup de soleil) vers le col géographique où passe le sentier d’été. Mais reste à trouver le passage à ski, à droite ou à gauche des rochers (qui n’apparaissent pas sur la carte !) ? Le haut est un peu raide, bien lourd et peu enneigé, mais on passe finalement avec précautions mais sans encombres au ras à gauche des rochers… Le passage classique s’avèrera être à droite !

Certains envisagent l’arrêt pique-nique, mais le ciel se voile un peu et il vaut peut-être mieux profiter de la visibilité restante. « Certains » pourront ainsi arroser leur pique-nique d’une petite mousse. Le retour au refuge par le versant W du col est finalement pas mal du tout, pente moyenne, neige correcte, voire mieux.

Jeudi 27 – Fond des Fours – Refuge de la Femma par la Pointe de Méan Martin (3330m)

Les conditions sont bien différentes de celles de l’an dernier à la même époque : chutes de neige récentes plus nombreuses. Nous étions montés sans difficultés par le cheminement presque direct en face N de La Pointe de Méan Martin, le long du Glacier des Fours. Cette année personne ne s’y est risqué depuis plusieurs semaines, je crois ! Claire, la gardienne du Rge du Fond des Fours nous suggère fortement de passer plus  à l’W, à proximité du col du Pisset. Tout baigne jusque là.

Le contournement W pour rejoindre la montée SW vers la Pointe de MM demande un peu plus de précautions sur les choix au fil de l’itinéraire. Puis Martine nous signale qu’elle a trouvé l’autoroute à prendre pour atteindre la montée finale que je propose d’aborder par la gauche. Pierre et J-Michel proposent d’y aller plutôt par la droite. Ce sont eux qui ont raison ! Et le sommet est atteint à ski ! C’est pas beau ?

Martine et Patrick à l’approche du sommet de la Pointe de Méan Martin

Report du pique-nique à plus tard ! (Ils vont finir pas s’habituer !)

La longue descente vers le refuge de la Femma se fera sur une neige moyenne. Le meilleur cheminement n’est pas évident à trouver. Nous choisissons de terminer en rive gauche du ruisseau principal, mais ce n’est finalement pas l’idée du siècle car le vallon du dernier affluent rive gauche, est bien profond. Nous tentons la descente par le fond du ruisseau des Roches Blanches. Patrick nous fait poireauter  un long moment avant de nous y rejoindre, puis de basculer en technique skating… et de nous laisser définitivement sur place !

Très bon accueil au refuge. Nous sommes pourtant 6 au lieu de 9 et nous commençons à parler de rester une nuit au lieu de 2 ! Avec les vagues indications météo disponibles (regel faible ou inexistant, nuages, voire pluie), nous choisissons effectivement de prévoir le retour à Val d’Isère dès demain : Pointe de la Sana (3436m) en traversée par les Barmes de l’Ours. Mais c’est une autre histoire, racontée par Jean-François.

Vendredi 28 (par J-François)

La der de la saison

Depuis de le refuge de la Femma au parking de Manchet via la pointe de Sana-1100 m

Jeudi soir, le sympathique gardien du refuge nous donne une météo, un rien vague, il n’avait que des info « alpes du nord »,  mais qui confirme un redoux et des pluies à venir vendredi  apm. D’un commun accord on décide d’écourter d’une journée pour profiter d’une matinée acceptable le vendredi matin

Départ 7h 45 du refuge. Comme il se doit on fait le check Arva…Nous passerons sous silence ce douloureux épisode… dont on n’est pas fier. Finalement il a été fait par groupe de trois… A 6 c’était trop compliqué ! Vivement la prochaine formation.

Très belle montée. Le team Bertier passé l’année dernière maitrise  tous les passages avec l’appui du groupe. Au col des Barmes de l’ours, on commence à jouer au chat et à la souris avec le brouillard. On se lance dans le vallon de l’ancien glacier de la Sana.

Patrick et jean Michel s’envolent. Martine assure et emmène le reste du groupe tranquillement mais surement jusqu’au sommet calé à 3436 m. On y arrive groupé, sympa.

Et voila le moment tant attendu, la dernière descente et pour la plupart la der de la saison. On s’y voit enchainant des virages de rêves entre 3400 et 1900, soulevant un poudreuse de rêve, sous un soleil de rêve…

On bénéficie quand même d’un répit coté brouillard entre 3400 et 3000… mais dans un style un peu heurté coté ski. On rêvait de poudreuse dans le haut… Ce fut un peu cassant.

Entre 3000 et 2600… pas si mal ou disons pas pire. On rêvait de neige transfo… Ce fut un peu lourd.

On se cale trop à gauche pour se retrouver à 2600 obligé de repeauter… pour 50 m. et voila une petite pluie  fine… heureusement de courte durée,  qui ne va pas améliorer la neige.

Le passage du saut de Pisset ; on le sent pas facile d’accès… mais l’expérience de Marc et Martine du secteur nous font choisir le passage rive gauche avec prudence avec des coulées nombreuses. On prend de la distance.

Une neige humidifiée en profondeur. On rêvait de moquette… Ce fut presque de la natation.

Il reste le dernier secteur avec un bout de canyon sympa et une longue, longue partie plate sur une piste de fond… bien trop molle. On rêvait de glisser tranquille… On a poussé.

Mais… mais à 200 m du parking et pour bien terminer cette descente de rêve… un bar.

On rêvait de bière, de coca, de sirop… on l’a eu… avec les carottes et les œufs pour le pique-nique et comme toujours on ne retiendra que le beau parcours du jour et les bons virages qu’on a pu aller chercher sur ces 1500 m de descente.

On se sépare au parking après ce super circuit proposé par Marc. Un grand merci à lui.

La der restera mémorable… même si finalement c’est la montée qui valait vraiment le coup…

 

Les Dômes de Miage – 5-8 avril 2023

Participants : Baptiste (notre guide), Martine, Bernard et moi (Marc B.)

Jour 1, mercredi 5 – Montée au refuge de Tré-la-tête

Martine, Bernard et moi (Marc B.) sommes arrivés au parking du Cugnon (Contamines-Montjoie) en fin de matinée par une météo excellente. Le rendez-vous à 14h au parking de la Frasse pour récupérer Baptiste, notre guide, est vite décalé à 15h30. Je monte à la rencontre du groupe qui nous a précédé et je retrouve Baptiste et Guy sur le chemin vers le Lac d’Armencette. Ils ont laissé François et Patrick M. un peu plus haut pour ne pas trop retarder le départ du groupe 2 vers le refuge de Tré-la-tête.

Navette faite, nous (le groupe 2) partons, skis sur le sac, vers notre étape du soir. Baptiste démarre ainsi son 2° tour, mais comme ça ne suffit pas tout à fait pour entamer son énergie, on se paye un petit aller-retour d’une demi-heure en prime ! Nous chaussons les skis -disons pour le dernier tiers- et arrivons au refuge (1969m) peu après la gardienne Marielle qui est passée aux urgences ce jour, et vient d’en revenir en hélico. Elle nous rassure sur son état : c’est juste son cœur qui s’était arrêté de battre ! (sic)

Nous sommes seuls clients, passons une bonne nuit et petit-déjeunons en compagnie de la gardienne qui tient à maintenir la tradition et n’est pas passée aux « petits-déjeuners-thermos » qui se généralisent.

Jour 2, jeudi 6 – Pain de Sucre du Mont Tondu, refuge des Conscrits

Départ en peaux à 7h30. Le beau temps est toujours de la partie. Nous atteignons rapidement et facilement le « Mauvais Pas », c’est-à-dire une assez courte descente vers la langue terminale du glacier de Tré-la-Tête. C’est l’occasion de nous tester en crampons sur les dalles un peu glacées.

Nous repeautons pour reprendre la marche vers le haut dans un décor qui commence à ressembler à de la (haute-)montagne ! Baptiste nous a appâtés en nous parlant d’une grotte de glace bientôt à notre gauche. Il y a 3 jours, au Refuge des Conscrits, un groupe CAF lui a même dit l’avoir traversée ! Nous y arrivons et nous y engageons. C’est vraiment magnifique !

Nous traversons ensuite le glacier de Tré-la-tête pour prendre pied sur les premières pentes du Glacier de Mont Tondu. Grâce au rythme plan-plan que mes camarades acceptent de prendre, je ne suis pas dans le rouge. La montée est assez régulière et, dans un cadre grandiose, débouche vers 3050 sur la pente finale qui débouche sur le Pain-de-Sucre-du-Mont-Tondu. Je m’arrête là pour garder assez d’énergie pour profiter au mieux de la descente. Les autres font l’aller-retour au sommet. Nous nous retrouvons pour nous lancer dans une splendide descente, selon nous mieux optimisée en terme de ski que les 2 seules personnes que nous avons croisées !

Après la traversée du glacier de T-l-T, rapide casse-croute avant la remontée vers le refuge des Conscrits. Le soleil a bien chauffé avant de commencer de se cacher. J’arrive au refuge bien après les autres car j’ai fait la fin en « bottant » sérieusement.

Entracte

Après notre arrivée aux Conscrits, la météo continue de ne pas s’arranger. Il est temps de voir les prévisions pour le lendemain et au-delà, d’adapter notre programme et pour cela, de négocier avec nos autorités respectives !

Les prévisions sont très claires : neige vendredi, grand beau samedi. Le résultat des négociations nous permet de programmer les Dômes samedi !

Jour 3, vendredi 7 – Purée de Pois sous la Bérangère

Il un peu neigé toute la nuit. Au réveil, ça a déposé une petite 10ne de cm. Départ à 8h, dans un peu de brouillard et des averses de neige abondantes par moments. Les masques sont de sortie, pas tous dans le meilleur état qui soit ! Nous montons 2 petites heures sans que cela s’améliore, bien au contraire ! Nous devons laisser tomber au bout de 2 petites heures , entre le jour blanc et les masques givrés, « on y voit goutte » ! Malgré la neige très douce, la descente ne va pas être top. Baptiste nous fait le coup de Zorro : il installe 5 m de corde rose fluo au bout d’un de ses bâtons pour fouetter la neige en aval de ses skis et avoir ainsi une idée d’où va la pente ! Martine et moi n’avions jamais vu ça tandis que Bernard fait celui qui connait bien ça depuis belle lurette. Il avouera plus tard qu’il a vu faire la même chose… la semaine dernière ! Bref, nous rentrons à tâtons et surtout, nous ne ratons pas le refuge, ouf  !

Profitant d’une petite éclaircie vers 13h, Baptiste retourne dans la même direction pour analyser les dépôts de neige. Martine hésite à l’accompagner, mais ne donne pas suite.

Jour 4, samedi 8 – Dômes de Miage, Glacier d’Armancette

C’est le grand jour ! Les prévisions météo se réalisent précisément. Nous démarrons (2602m) à 6h35 au lever du jour. La lune juste descendante est encore haute. Le vent est faible mais le froid mordant. 2 skieurs sont partis un peu avant nous et on ne les reverra que de plus en plus loin bien qu’ils partent trop vers le haut. Baptiste ouvre une trace en légère montée pour s’approcher progressivement du glacier, puis le suivre jusqu’à s’approcher du Col Infranchissable et trouver le soleil. Un peu plus tôt Baptiste a encordé sa petite équipe et donné un coup de main à une skieuse dont les peaux partaient en drapeau ! Plusieurs groupes partis après nous se rapprochent, certains nous doublent plus ou moins élégamment. La trace s’infléchit vers la gauche et se raidit un peu, zigzague entre des zones crevassées et nous conduit vers le Col des Dômes (3564m) que nous dépassons pour atteindre l’arête un peu plus haut. Le vent soutenu soulève de grandes volutes de neige. Baptiste nous ré-encorde plus court et nous incite à beaucoup de vigilance pour suivre l’arête crampons aux pieds et skis sur le sac, et atteindre le Dôme central (3633m) puis le Dôme Sud (3666m) vers 11h15, je crois.

Au sommet le vent est un peu moindre. Nous passons en mode descente avec la recommandation de ne pas nous égayer où bon nous semble en succombant aux délices de la neige fraiche, poudreuse et vierge. Il y a des limites à ne pas franchir pour profiter en sécurité de la superbe descente (1800m D-) qui s’ouvre devant nous.

Sept ou huit personnes nous ont précédés, mais il reste de la place pour faire encore de belles traces sans prendre de risques inconsidérés. C’est un vrai festival, mais ça brule un peu dans les cuisses ! A 2700m, on remet les peaux pour quitter le glacier d’Armancette et rejoindre le point coté 2772m où Baptiste nous montre un joli saut de corniche ! La neige est moins légère (on est en avril, quand même !) mais reste excellente presque jusqu’au point où l’on doit finalement déchausser (env. 1800m).

Il reste 500m à descendre dans les restes de la neige tombée la veille jusqu’à 1400m. Ce n’est pas le meilleur moment de la journée, mais on est tellement content de ce que nous avons fait que l’euphorie nous gagne et nous accompagne jusqu’à la voiture, puis  jusqu’à Meylan et même jusqu’en début d’après-midi le lendemain où une terrible nouvelle nous tombe dessus.

Dimanche 9, Pâques – Avalanche dramatique aux Dômes de Miage sur le glacier d’Armancette

24 h après nous, de nombreux randonneurs se pressent aux Dômes pour descendre le glacier d’Armancette. A midi moins un quart, c’est la catastrophe. Près du sommet, une rupture de plaque déclenche une très grosse avalanche qui va balayer une grande partie de la descente sur laquelle nous nous sommes éclatés. 6 personnes y laisseront leurs jeunes vies et laisseront des orphelins derrière eux. C’est horrible !

Les bulletins des risques d’avalanche des derniers jours étaient-ils conformes aux conditions réelles ? On peut en douter. L’enquête mettra-t-elle en évidence des erreurs de skieurs ? Ce n’est pas impossible.

Notre émotion est grande d’être passés près du drame, mais nos pensées vont aux proches des disparus.

 

 

Les Dômes de Miage – Du 3 au 5 avril 2023

Avec Baptiste (notre guide), François, Patrick M. et Guy

Lundi 3 avril : Montée au refuge des Conscrits (2 602 m)

Après avoir suivi la météo de près, nous reportons finalement le départ de ce séjour d’une journée. Rendez-vous est pris à 6h00 aux Tuileaux ce lundi matin. Trajet jusqu’au parking du Cugnon aux Contamines-Montjoie sous une petite pluie fine peu réjouissante…

Passé le gros stress de François qui se maudit d’avoir oublié ses peaux … bien rangées au fond de son sac (D’habitude elles sont dans mes chaussures ! Habitude, habitude, quand tu nous tiens …), nous fixons nos skis sur nos sacs et commençons notre ascension à 8h30. Chemin agréable, nos skis accrochent quelques branches qui nous saluent en se déchargeant de la neige, et finalement vers 1650 m nous pouvons chausser après 500 m de portage. Le ciel bleu et le soleil sont bien présents en sortant de la forêt et nous arrivons au refuge de Tré-la-Tête à 11h15. Mais le brouillard mène la bataille et il envahira bientôt le refuge après notre départ.

Nous poursuivons notre ascension jusqu’au « Mauvais pas » où nous devons remettre les skis sur le sac et descendre environ 100 m dans une neige molle avant de prendre pied sur le glacier de Tré-la-Tête. C’est alors une montée tranquille au soleil qui nous mènera jusqu’au pied du refuge des Conscrits. Quelques petites poses pour grignoter et boire, c’est tout, car Baptiste n’a pas l’habitude de faire d’arrêt pique-nique ! Il nous reste 200 m environ à monter par un vallon facile mais soutenu pour arriver devant le refuge à 15h00. Moment de bonheur … agrémenté d’une bonne grande bière offerte par Patrick.

Le brouillard nous aura suivi toute la journée sans jamais nous rattraper. Il enveloppera finalement notre refuge 2h plus tard et 2 cm de grésil viendront couvrir nos traces.

Mardi 4 avril : Aiguille de la Bérangère (3 425 m)

Départ prévu à 8h00 avec le Pain de Sucre du Mont Tondu comme objectif. Suite à nos préparatifs un peu mous, nous partirons avec un quart d’heure de retard. Baptiste l’a bien noté !

Nous descendons jusqu’au glacier sur une neige gelée, mais présentant une croute fragile. Bref, une descente merdique ! Après avoir mis les peaux, par prudence, nous nous encordons pour traverser le glacier et nous attaquons la montée en face Nord. Les pentes sont un peu chargées; on s’espace et nous progressons jusqu’au premier rocher. Baptiste décèle une forte accumulation de neige soufflée et la suite est très exposée : traversée dans une forte pente au-dessus de nous et barres rocheuses en-dessous. On n’est pas joueurs !

Alors changement de programme. On redescend avec les peaux sur le glacier que l’on traverse après s’être encordés, et on remonte en face Sud en direction de l’Aiguille de la Bérangère. Nous mettons les couteaux pour remonter un vallon qui descend direct vers une belle crevasse. Prudence, prudence … Sous le soleil et en l’absence de vent, nous progressons tranquillement en observant le groupe du Dévoluy qui n’a pas renoncé au Mont Tondu. Patrick accusant un coup de fatigue, nous le laissons près d’un rocher situé 200 m sous le sommet. François poursuivra, mais s’arrêtera 30 m sous le sommet, car la pente devient plus forte et le grand frisson des cimes ne l’attire pas vraiment. C’est donc seul que, après avoir déposé nos skis, je suivrai Baptiste dans un couloir de neige souple de 7 à 8 m de haut. Arrivés sur l’épaule nous mettons les crampons pour terminer l’ascension. Belle plateforme, mais pas très large. Baptiste m’encorde et nous redescendons récupérer nos skis et rejoindre nos 2 compères. Le début de la descente est agréable, mais ensuite ça se complique. Il faut skier tout doux sur la neige croutée … Le brouillard viendra encore accentuer les difficultés, puis disparaitra à l’approche du refuge que nous rejoindrons vers 15h00.

Mercredi 5 avril : Les Dômes de Miage (3 666 m)

Qui va lentement … se lève tôt ! Donc lever à 5h00 pour un départ à 6h00. Cette fois on est presque à l’heure. On part avec la frontale et les couteaux, car nous suivrons quelques mamelons en dévers avant de rejoindre le glacier. Puis nous enlevons les couteaux et poursuivons sous une petite bise du Nord qui fera regretter à certains de ne pas avoir de meilleurs gants ! Arrivés dans une zone plus crevassée, nous nous encordons en laissant 8 à 10 mètres entre nous. Une dizaine de mètres sous le col des Dômes, nous enlevons les skis et nous poursuivons en crampons encordés plus serrés pour prendre pied sur la crête. Paysage magnifique avec le Mont Blanc derrière nous, et une vue plongeante sur la vallée verte près de 2 500 m plus bas. Ooouh, y’a du gaz !

Commence alors la traversée des Dômes de Miage pendant laquelle nous sommes très très concentrés ! Petite halte au premier dôme, puis final sur le second. Il est déjà 11h30. Nous rangeons piolet et crampons, et chaussons nos skis. Pas de précipitations, il ne faut rien perdre ! Et maintenant il nous faut encore de l’énergie pour attaquer les pentes du glacier d’Armancette. Patrick accuse fortement la fatigue; ce sera dur pour lui ! La crête est un peu soufflée, mais ensuite ce n’est que du bonheur ! 20 cm de poudreuse dans une pente à 40°. Et on enchaîne les couloirs dans un paysage vaste et superbe. Nous choisirons de suivre un couloir agréable, quitte à repeauter pour 100 m de dénivelée, plutôt que de tenter une traversée. Et la descente continue ainsi, toujours aussi exceptionnelle. Mais sur un versant exposé Sud/Ouest, la neige se fait plus rare et à l’entrée d’un goulet, nous devons déchausser vers 1 850 m. Skis sur le sac, nous rejoignons le petit lac d’Armancette, où François attendra Patrick. Je poursuis la descente avec Baptiste et très vite nous retrouvons Marc venu à notre rencontre depuis le parking de La Frasse, que nous atteindrons à 15h30. Nous rejoignons en voiture Martine et Bernard qui nous attendent au parking du Cugnon. Tandis qu’ils se préparent à monter au refuge de Tré-la-Tête, je les quitte pour récupérer François et Patrick à La Frasse.

Un raid exceptionnel, réalisé dans d’excellentes conditions. Les dénivelés étant importants, les descentes soutenues, il demande évidemment de bonnes conditions physiques. Mais quel bonheur !

massif du Mont-Blanc – Meylan ski de rando

No Description

 

Séjour dans le Queyra(s) – du 15 au 19 mars… à la Maison de Gaudissart

Guy, Christine J., J-Luc, J-Michel, Christine C., Véronique, Nicole, Bernard, Roberto, Philippe R. (et Christie) et moi (Marc).

GaudissarT ou GaudissarD, allez savoir

Jour 1 : Col de Laurichard +

8 des participants partent en 2 voitures de Meylan vers 8:10 vers le Col du Lautaret. Le temps est clair mais les crêtes fument. Le vent semble vouloir gâcher un peu l’affaire ! Mais bonne surprise, au démarrage du col, il y a juste suffisamment d’air pour les adeptes de remontées assistées d’une voile de kite (cerf-volant en français), et pas suffisamment pour nous gêner dans notre tranquille montée finalement bien abritée… jusqu’au bout. On n’ose pas croire que la neige va rester poudreuse à la descente ! Nous dépassons quelques « bidasses » en perdition. A l’approche du col, nous infléchissons notre montée vers la bas de la Pyramide de Laurichard pour atteindre la crête 30 à 50 mD+ au dessus du col, mais bien en dessous du sommet plus difficile d’accès. Cette dernière pente un peu raide a pris le soleil tôt et est en transfo bien lourde. N’est-ce-pas Roberto ?

Après regroupement au bas de cette pente, on descend dans une neige très bonne (la meilleure de la saison pour moi). Il suffit de suivre Bernard qui a le don de trouver les meilleurs passages.

Retour à la voiture. Il y a un peu d’air au col du L. et nous décidons de descendre au Lauzet pour pique-niquer à l’abri… Mauvaise pioche ! Il faut se serrer contre la chapelle pour ne pas trop se geler !

Fin de trajet jusqu’au Queyra(s), Molines, Gaudissart. Accueil très sympa. On retrouve sur place Philippe R. (et Christie), Véronique et Nicole.

Jour 2 : Pic de Cascavelier et approche de la Pointe des Marcelettes

L’objectif du jour suit les renseignements pris au téléphone auprès des camarades MSR dont nous avons pris la suite dans le gite. La météo impeccable se maintiendra toute la journée (toujours sans vent).

Départ du hameau du Cros, 500m avant St Véran. Jolie montée dans les bois. Au bout d’1/2h on se rend compte qu’on aurait dû s’écarter à gauche en rive droite du ruisseau. Une moitié du groupe fait sagement un court retour en arrière, alors que les autres persistent dans l’erreur, mais c’est très pittoresque. Un skieur d’un autre groupe nous bloque ! Drôle de période pour essayer de prendre un bain dans le ruisseau, mais chacun ses goûts ! Nous retrouvons nos acolytes plus haut un peu avant la sortie des mélèzes. La montée au Pic de Cascavelier est très facile et agréable mais je tire quand même un peu la langue vers la fin (il faut vraiment que je démarre (encore) plus lentement !). Certain(e)s (je n’en dirais pas plus !) commencent à s’inquiéter pour la suite : 100 à 150mD+ sur une crête « impressionnante » (bof !  😉  ).

En photo, ça fait encore plus « bof ! », non ?

En fait avec les couteaux et vue la bonne neige, ça passe très bien. C’est juste une affaire d’âme sensible ! De l’autre côté du vallon à notre gauche, des skieurs montent une belle pente Nord, bien appétissante, mais elle n’a pas d’accès direct simple, et le surlendemain, J-Michel nous partagera un compte-rendu d’avalanche dans ce secteur (2 skieurs pris… et sains et saufs) !

Au delà, la montée vers la Pointe de Marcelettes se redresse sérieusement et le passage de la corniche sommitale ne doit pas être simple ! Peu importe, nous avons à nos pieds une très belle descente (env. 30° sur 300mD-) en bonne condition. Ça s’avère effectivement excellent et ça continue gentiment jusqu’aux arbres (sans retrouver la moufle de Véronique… qui l’attend dans son sac !). Après quoi le peu qui reste jusqu’au bas est encore très bon !

Retour voiture et visite de Saint Véran, puis retour au gite.

Jour 3 : Col du Longet et Pic Traversier

Aujourd’hui encore, on va copier nos prédécesseurs !

Du pont de Lariane, sur la route du col Agnel, nous démarrons sur la piste de ski de fond, puis montons sud-sud-est dans les arbres. J-Luc (je crois) a posé une option sur une table de pique-nique installée là ! A la sortie des arbres un beau couloir se présente plein sud (est-ce celui tenté par Martine et Philippe P. 3 jours plus tôt ?) et notre objectif se dessine, assez débonnaire,  dans l’axe du vallon. Pour certains se sera en passant par le col du Longet, pour d’autres sans. Toujours de très bonnes conditions météo, juste un léger voile par moments, et puis dans les derniers 50mD+, on choppe un vent soutenu.

Ça décoiffe un chouïa sous l’œil de la corniche en forme de sphinx

Évidemment on ne reste pas au sommet et le regroupement finit par se faire à l’abri. De nouveau une belle descente se présente à nous en neige un peu dure parfois, en transfo à d’autres endroits, et même quelques passages en poudre ! Arrêt à la table de pique-nique ! Et voilà encore une belle journée.

Dans l’aprem, j-Michel tente d’approcher la Demoiselle Coiffée de Molines, mais il regrettera de ne pas avoir pris ses skis pour braver les accumulations de neige qui protège ladite demoiselle.

Jour 4 : La Gardiole de l’Alp, 2786m

Cet objectif avait carrément emballé François quelques jours plus tôt. Nous nous devons d’y retourner sous la houlette de Philippe R. qui était déjà de la partie.

Départ à pied du gite de Gaudissart. Certains chaussent dès que possible, d’autres poussent à pied jusqu’à la bergerie à 2200m. Après , c’est tout droit dir. ENE. De nouveau les conditions sont très bonnes jusqu’à trouver un vent soutenu sur les derniers 50mD+. On se regroupe donc un peu plus bas à l’abri.

Le tout début de la descente n’a pas décaillé à cause du vent. La suite est un régal sur toute une gamme de moquettes à poils variés…

Moquette poil mi-long

… jusqu’au retour à la Bergerie où nous retrouvons Christie et Christine J. Sieste pour certain, pique-nique pour tous les autres. L’opération de recherche de l’étrier de peau que Nicole a perdu à la montée échoue malgré les bonnes volontés.

Pour le retour au gite, la neige est plus lourde. Et certains (dont moi) qui se croient plus malins, ratent le gite et se retrouvent un peu plus bas. Bien fait !

Jour 5 : Chalets de Clapeyto depuis Brunissard

Enfin du changement : 1/ Le ciel est couvert. 2/ On ne copie pas !

Nous quittons (« définitivement ») le gite et rejoignons Arvieux, puis Brunissard (1800m), station de ski de fond au pied versant sud du col Isoard. Le ciel est bien bouché, mais assez haut et la pluie que nous craignions ne tombera pas !

Départ à travers le camping, puis ça continue dans les mélèzes en empruntant ou en croisant la route puis la piste jusqu’à Pra-premier (site superbe). Nous laissons à droite la piste un peu plus directe vers les Chalets de Clapeyto, et prenons la trace à gauche vers le Collet par Salle(Selle)-Vieille.

Ciel bouché, je vous disais !

Certains redescendent directement aux Ch. de Cl. tandis que d’autres poussent un peu vers le point coté 2413 sur IGN25. Retour  par le magnifique hameau de chalets et nous repeautons pour remonter les 50mD+ vers le Collet et redescendre comme nous sommes montés. C’est encore assez bon. Enfin nous laissons filer sur la piste/route jusqu’à la station de Brunissard qui est bien plus animée que tout à l’heure.

Conclusion

Encore un séjour bien réussi grâce à l’équipe du gite (un très bon point à la cuisinière), à J-Luc notre organisateur, à la météo et à une équipe au top.

Séjour Queyras du 11 au 15 Mars

Hébergement Maison de Gaudissart

Jour 1 : 

Ben rien, il pleut donc Restauranr à Saint Véran : la Fougagno, pas mal simple mais efficace.

Jour 2 :

Col du Longet puis pic traversier en partant de fongillarde, 900 m

Martine et Philippe D. ont tenté un couloir vers chateau renard, mais ont abandonné à mi-chemin, trop dangereux.

Jour 2 :

Pic Cascavelier puis pointe des Marcelettes, environ 1000m

Jour 3 :

En partant du Roux après Abries, la guardiole en suivant le chemin forestier et on montant dans la forêt de mélèzes, environ 900m, pas de traces.

Autre parcours infructueux pour l’autre groupe vers Querlaye

Jour 4 :

La guardiole de l’alpe au dessus de Molines en partant de l’hotel, 900 m

Séjour au refuge des Drayères – 16-19 février 2023

Bernard D., Carine L., Christine C., François G., Jean-François M., Marc B., Paul J., Robert(o), Thierry G.

Sylvie P. a dû renoncer au dernier moment.

Une fine équipe (+ François à la prise de vue et Jean-François… resté au refuge !)

Jour 1 – Montée depuis Névache au refuge des Drayères (par Carine)

Pour ceux qui n’iront pas jusqu’au bout de la lecture de ce premier jour, voici un résumé : la montée fut magnifiquement longue et longuement magnifique ! Voici quand même les détails pour tous les autres, friands des compte-rendus des séjours.

C’est un séjour où nous accueillons Thierry, tout nouvel adhérent avec sa tenue jaune moutarde flambant neuve qui nous donnera l’occasion d’assister à quelques déshabillages et rhabillages dont un à 3200 m au Thabor (voir Jour 2) ! On accueille aussi Robert, alias Roberto, un ami très volubile de Bernard qui animera souvent la tablée à côté de la nôtre avec ses récits de la Transju et de ses AVC.

Thierry apprend d’emblée que 7 h 30, c’est l’heure de départ et non celle de son arrivée sur le parking ! Mais on lui pardonne car il est kiné et cela peut toujours servir ! Trajet de 3 h sans encombre jusqu’à Névache avec un arrêt de 5 minutes au col du Lautaret  pour un changement de conducteur pour le team Carine-François et une pause technique pour les 7 gars.

A Névache, malgré la tempête de ciel bleu, on se dit que nos sacs sont vraiment lourds mais Marc nous console en nous vendant un trajet de seulement 12 km jusqu’au refuge. Quelques heures plus tard et après que toutes les plantes de pied soient à la limite de la surchauffe, on refait les calculs et les 12 km se sont transformés en 16 km pour 600 m de dénivelé. On est quand même heureux car après 5 km, on a enfin quitté les Champs-Elysées de la Névachie et on profite de ce magnifique paysage.

Pique-nique en Névachie (Carine à la prise de vue)

Le refuge est plein avec des groupes et aussi des familles de skieurs de rando avec de jeunes enfants (8 ans pour le plus jeune) ; la relève est assurée, c’est chouette à voir. Ce soir, le gardien de refuge, Boris, fête ses 50 ans et nous serons 50 personnes à lui chanter « Joyeux anniversaire ».

On décide de commencer tout de suite très fort avec le Mont Thabor comme première sortie. Marc nous sort de jolies feuilles de calcul avec les différentes options (dénivelé, distance, durée…) et c’est très confiant que nous allons nous coucher. La journée du lendemain nous montrera que les formules de calcul de Marc sont à revoir sérieusement mais ça, c’est une autre histoire.

Jour 2 – Le Mont Thabor, 3178m, depuis le Refuge des Drayères 2180m (par Christine)

Début de séjour, le moral et les ambitions sont débordants. La météo annonce un soleil généreux, pas de nuages en vue et un BRA entre 1 et 2, autant dire aucun risque !!! Donc le Mont Thabor sera notre objectif ; 1400m de D+.

A 8h15 notre groupe de 9 se met en route pour cette belle randonnée. Du refuge nous prenons le vallon à l’est puis tournons légèrement vers le nord pour rejoindre le col de Névache (2794m). Le passage du col est très venté et il est préférable de dépeauter juste avant le col. C’est à ce moment que nous allons perdre 3 de nos acolytes qui vont préférer rester à l’abri du vent et envisager un objectif plus modeste.

La descente du col un peu raide au départ se fait facilement grâce à une bonne neige. Nous ne descendons pas jusqu’aux lacs des glaciers et restons sur le contre fort pour rejoindre le col de la Chapelle (2943m). La fatigue commençant à se faire sentir et l’appréhension de traverser en devers une pente un peu soutenue arriveront à bout des ambitions de 2 de nos compagnons. (on ne laisse jamais quelqu’un tout seul…). Pourtant la trace est belle et la neige bien portante. Nous voilà donc plus que 4 à l’assaut du Mont Thabor. Dans ce vallon sud, la neige est plutôt souple et un peu marron !!! Commencerait-elle à manquer ???

La dernière partie ne présente pas de difficultés, seul le mental doit combattre cette grosse envie d’arrêter !! Grâce à un élan solidaire nous passerons devant la chapelle pour atteindre le sommet un peu dégarni.

Les plus valeureux au sommet du Mt Thabor (+ Roberto à la prise de vue)

La vue à 360° au sommet est une belle récompense. Retour vers la chapelle qui n’est plus ouverte mais auprès de laquelle nous trouverons un coin à abri du vent pour casser la croute et prendre notre temps avant d’entamer la descente. La neige est bonne à skier.

Nous retrouvons nos 2 compagnons dans la remontée du col de Névache et finirons ensemble jusqu’au refuge où nous serons chaudement accueillis et félicités par Marc.

Belle virée mais un peu longue …. ( ?? km)

Jour 3 – Boucle Roche Château, Col de l’Aiguille Noire (par Marc)

Au nord du refuge, un large vallon offre une rando facile au sommet de Roche Château (2898m), soit 750m D+, en face Sud. La veille, des randonneurs croisés au refuge ont fait la descente après avoir atteint le sommet par son versant WNW, vallon d’abord atteint par la remontée en direction du Seuil des Rochilles puis en passant le col de l’Aiguille Noire. Bernard propose de procéder en sens inverse.

Nous démarrons donc –sans Jean-François, très gêné par un souci aux côtes– avant 9h et retrouvons assez vite le soleil et atteignons tranquillement, d’abord la Cabane de l’Ours , puis le ravin du Lau.

La Cabane de l’ours

Nous attaquons enfin la montée un peu plus raide au Col de la Madeleine (non, pas celui de St François-Longchamp !). Juste en dessous du sommet de Roche Château, nous laissons Carine et Paul qui vont faire demi-tour… mais vont se régaler très modérément (c’est un euphémisme !) dans la descente de retour au refuge, descente qui n’aura pas décaillé. Les 6 autres atteignons sans trop de mal le sommet vite rejoints par de plus experts (et jeunes) que nous, qui arrivent du refuge des Terres Rouges par un couloir Nord bien raide ! Nous leur laissons volontiers la place pour nous lancer dans le large vallon WNW. La neige y est variable, mais « pas si pire », voire mieux par endroits ! L’ambiance est assez sauvage, mais pas inquiétante et le pique-nique (matinal, 11h45, je crois !) nous permet de reprendre les forces et l’énergie nécessaires pour attaquer bientôt la montée sérieuse du col de l’Aiguille Noire.

Nous mettons les couteaux dès la remise des peaux. Pour certains, la pose des couteaux est un peu pénible. Au début, François cherche un peu la meilleure trace à suivre, puis nous entraine allègrement dans son sillage. Les conversions s’enchaînent souvent à l’ombre, parfois au soleil. La dernière partie est plus étroite et relevée, mais nous nous en sortons très bien. Et retrouvons le soleil et l’orientation sud… où le soleil a fait son job. Nous faisons une belle descente face au massif des Cerces pour rejoindre la Clarée au-dessous du Seuil des Rochilles. Sur la fin, ça devient un peu mou, mais nous arrivons sur la terrasse du refuge avant que le soleil ne la quitte.

Jour 4 – Col de la Tempête et retour à Névache (Par Marc)

Trois d’entre nous préfèrent le retour direct à Névache, le long de la Clarée. Pour les 6 autres, le programme finalement choisi, c’est la montée à l’Est des Drayères, au col des Tempêtes (2865m). Aujourd’hui c’est Bernard qui est à la baguette pour donner le rythme de montée qui convient à toute l’équipe. Vu l’orientation et l’arête à notre droite (S), nous profitons de plusieurs lever de soleil avant d’arriver au pied du cirque dominé par le Rocher de la Grande tempête (3002m) auquel nous ne nous attaquerons pas, et par notre objectif. La montée au col n’est pas très raide mais celui-ci s’atteint par une traversée presque horizontale dans une pente sérieuse (30°). Grace à la trace très bien marquée et à la conduite de Bernard, nous débouchons au col sans difficultés.

Comme son nom nous le promettait, le vent nous attendait au col. 10 m plus bas, nous dépeautons un peu à l’abri. A nous la descente plein sud… mais pas décaillée pour un sou ! Nous imaginons tous comme cette descente par belle neige doit être magnifique ! Aujourd’hui, ce ne sera pas le cas et la qualité de la descente sera plus ou moins appréciée de chacun. Nous descendons un tout petit trop bas et devons repeauter pour 25m D+ afin de rejoindre le refuge de Ricou. Nous y pique-niquons. Bernard et François se laissent tenter par l’omelette garnie du gardien.

La descente sur la piste passée à la chenillette du refuge est en bonne neige (moquette), mais sa largeur (ou plutôt son étroitesse) impose de bien serrer les virages ce qui fait sérieusement chauffer les cuisses. Nous retrouvons la foule en retrouvant la route (encore enneigée, mais pour combien de temps ?) vers Névache au niveau de Fontcouverte. La (légère) descente en skating a vite raison de mes jambes, mais pas de celles de mes petits camarades au premier rang desquels Roberto et Thierry !

Arrivés à Névache, le groupe de 9 se reforme. Le temps de partager une boisson au premier bistrot et c’est le retour vers Meylan… sans trop de problème de bouchon !

En conclusion

Beau/bon séjour dans un refuge confortable où nous avons été bien accueillis. De la neige en quantité suffisante, mais pas la meilleure qui soit ! Regrets pour Jean-François qui n’a pas profité au mieux du séjour mais qui connait bien maintenant la route Névache-Drayères !

A refaire ? L’avenir le dira !

Séjour au Habert d’Aiguebelle (saison 5 !!!) – 27-29/01/2023

Compte rendu par Eric Trouvé.

Nous partîmes 8 et par un prompt renfort nous retrouvâmes 12, en respectant la parité et même la diversité car il y avait 2 raquetteuses.
On retrouve là comme dans bien d’autres domaines, la délicatesse et l’efficacité de notre organisateur hors-pair.
La neige tenant mieux sur la route que sur les cailloux, la voiture ne put aller au bout mais cela n’allait pas nous arrêter.
Une montée sans problème, des retrouvailles avec le refuge et Marian, son souriant gardien, un casse-croûte, une brève installation et hop, on repart pour une petite balade.

Ciel ! Ou plutôt « Culukus » devrais-je dire, j’ai oublié de préciser qu’il neigeotait par moments et qu’un bon couvercle cachait les sommets alentours.
Fidèles à une certaine tradition, nous décidons d’aller vers le pas de la Coche malgré l’absence de visibilité (on n’est pas des « quand même » !) … et nous n’avons en effet rien vu du Pas de la Coche, à part le poteau.
A la montée, les traces étaient faciles à suivre mais ce fut un peu plus délicat à la descente. Heureusement, notre président nous ouvrit la voie et nous ramena au bercail.

Le samedi, nous repartons dans la brouillasse pas trop épaisse et 200 m plus haut, nous sortons en plein ciel bleu.
Destination, la cime de la Jasse, les valeureuses raquetteuses s’arrêtant aux lacs du Vénétier. En plus du paysage toujours aussi beau, nous avons le spectacle d’une file ininterrompue de coureurs montant à la Dent du Pra en venant de la Cime de la Jasse. Eh oui, c’est la 21 édition de « La Belle Etoile » course de ski alpinisme des 7 Laux !
Comme ils sont passés avant nous, il n’y a eu de gêne pour personne. En haut très peu de monde, et une très belle vue… au-dessus de la mer de nuage.
A la redescente, 4 d’entre nous repiquent pour une petite Bédina. La neige est changeante mais globalement bonne qu’elle soit dure ou fraîche en fonction des expositions et des pentes. Le retour nécessite de retraverser une couche nuageuse pas trop épaisse et cela se fait facilement.

Le dimanche, temps radieux. Les 4 plus intrépides et costaud.e.s décident d’aller à la Dent du Pra en profitant des traces faites pour et par les coureurs de la veille.

Les 4 (en comptant Guy, le photographe) en haut de la Dent du Pra.

Les autres choisissent d’aller au Col de l’Aigleton, avec une petite descente de l’autre côté. Tout s’est… presque… très bien passé : paysage sauvage et beau, belles traces de montée (encore mieux avec les couteaux), neige très bonne à la descente.
Certes, certes, mais… la mécanique posa quelques problèmes, en lien avec des températures assez basses: une fixation récalcitrante à la montée, une autre gelée à la re-montée, mais surtout, surtout, le pôvre Jean-Luc s’est retrouvé en haut de la Dent du Pra avec une fixation cassée (perte d’un des picots de la fixation avant, impossibilité de faire tenir ensemble la chaussure et le ski). Il a dû tout redescendre à pied… jusqu’aux voitures ! Une vraie épreuve d’endurance malgré l’accompagnement de ses camarades de rando. L’autre groupe attendait au chaud au refuge tout en se demandant si nos champion.ne.s avaient décidé de refaire la course de la Belle Etoile à leur manière.

Pour les skieurs, la redescente du refuge aux voitures fut un peu un slalom de précision pour éviter de trop accrocher les cailloux dans le classique « toboggan » mais cela s’est plutôt bien passé. Une fois sur la route, nous avons apprécié la tranquille redescente jusqu’aux voitures.
Les nuits et les repas furent bon.ne.s, le tarot et le Yam intenses.
Un très bon séjour, merci Marc et à tous les aimables participants.

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