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le ski autrement

Catégorie : Saisons de ski Page 1 of 6

Dévoluy 2020

Séjours du Dévoluy ( Lachaup, Gite de Rocher Rond)  du 11 au 14 Mars 2020.

Jour 1

Rendez-vous donné à 7h45 à Eybens pour prendre le futur adjoint d’Eybens.  A 7h38 tout le monde est dans  les voitures et nous démarrons du parking….  La motivation des participants est évidente. Bien sur la discussion politique dans la voiture de tête les empêche de surveiller leur route et c’est ainsi qu’ils essayent a la Mure de nous conduire sur la route du col d’Ornon ! on repart mais en changeant l’ordre des voitures et c’est ainsi qu’au lieu de passer par Corps, nous passerons par le pont de Ponsonnas  puis par de ravissantes petites routes touristiques qui  pourtant de part leurs nombreux virages n’ont été que peu appréciées par certains passagers des voitures.

Arrivée à destination : le haut Gicon, certains demandent d’aller au très haut Gicon car effectivement le manque de neige est flagrant malgré le mur de neige promis par le politicien.  Le Gicon est bien là mais semble difficilement accessible à ski. Certains le rebaptisent immédiatement le « Qi Qong ». Nous décidons de poursuivre la piste en voiture pour chercher le prochain vallon et voir si c’est plus skiable.

Il y a une trace de neige dans la boue. C’est bon signe ! Nous démarrons skis sur le sac en direction du col de l’Aup.  Nous chaussons une centaine de mètres plus loin et atteignons sans encombre le col puis un petit sommet atteint à ski par certain (un) a la surprise des herbes locales. Une très belle vue sur l’arrière du Gicon, sur le plateau de Bure et sur l’Obiou. Descente après un arrêt pique-nique, sieste au soleil pour les Gascon dans les magnifiques prairies pendant que le reste de la troupe décide d’aller tester la neige dans le vallon opposé.  Apres regroupement fin de la descente, nettoyage des chaussures pleines de boue puis route et étape à la belle « mère église » . Arrivée au gite où nous retrouvons Patrick venu de Bandol avec une magnifique tropézienne et du cidre pour un goûter copieux puisque  Jean François a ajouté un Saint Genis. Très bon accueil de la charmante gardienne.

Installation dans le dortoir, répartitions des ronfleurs et préparation des lits avant un diner léger à base de pomme de terre, oignons et fromage, sans compter le dessert de tarte aux myrtilles et crème. Nous ne sommes pas seuls dans le gite et 2 beaux et jeunes hommes nous rejoignent à notre table. Ils ont fait 2 Chourums (prononcer showroom mais c’est nettement plus sportif puisqu’il s’agit d’une escalade sous terre ) dans la journée dont la traversée héroïque…. Certaines têtes ont du mal à résister !

Jour 2

Il fait un temps splendide et la neige est presque au gite…nous démarrons à pied de Lachaup sur la route indiquée par notre hôte en direction du Rocher Rond et chaussons les skis assez rapidement. Un arrêt pour admirer l’entrée du Chourum Clot avant de poursuivre gentiment notre route vers le sommet.  Nos 2 compagnons de la veille ont fait le chourum Olympique et sont partis tôt… Pour une raison pas très claire, certaines personnes ont suivi leur descente le long des pentes du Grand Ferrant en face de nous d’un œil admiratif et avec un certain émerveillement.  Le soir, l’excitation est à son comble et les photos qu’ils nous montrent sont effectivement très belles. Ils sont briançonnais, membres du PGHM et l’un guide et l’autre apprenti guide.

De notre côté, légères hésitations sur une dernière pente plus raide mais le ressaut est finalement très facilement franchi  (grâce à la trace gentiment faite par un couple venu de Gap avec un chien aux pattes parfumées à l’huile de coco…). Sommet atteint sans encombre avec pour une participante la première course cotée 3.1 ce qui vaudra a l’ensemble de l’équipe un apéro au retour. La descente s’effectue toujours dans une neige assez mouillée mais plus praticable que la veille. Nous faisons une pause pique- nique sur l’herbe qui se transforme assez vite en sieste pieds nus. La fin de la pause a failli tourner au désastre avec un gros saignement de nez et une crise de crampes mais tout s’est bien terminé, avec entre autres des poches de neige dans les poches…. La fin de la descente a été agrémentée par un très joli challenge grâce aux cailloux, rochers et arbustes qui l’ont pimentée façon sanglier sur le feu. Arrivée au Gîte pour après les douches un bon goûter (bières et cookies maisons) avant l’apéro (où nous découvrons la passion dévorante d’une certaine personne pour A Raymond ) et le diner tout aussi réparateur que la veille (chili con carne + Gâteau). 

Jour 3

Il a plu cette nuit. Le ciel est couvert mais nous prenons les voitures pour rejoindre le parking du téléphérique du pic de Bure. Nos 2 gendarmes sauveteurs nous ont conseillé une course départ ski aux pieds. Arrivés au parking juste avant une section de militaire qui partent en direction de la traversée héroique.  Nous chaussons effectivement à la voiture et démarrons  dans la combe de Corne. Montée tranquille dans un jeu de nuage et brouillard jouant à cache-cache autour de nous en nous laissant la plupart du temps au soleil (merci l’organisateur).  Paysage de haute montagne absolument magnifique. Arrivé au sommet du vallon compte tenu de l’état de la neige, de l’heure et du brouillard nous décidons de changer de programme et d’abandonner l’idée de parcourir 4 vallons. Nous n’en ferons que 2 (montée par la combe de Corne et descente par la combe baptisée bas-ratin et donc nous pouvons nous permettre de monter sur le sommet de Corne et de visiter la sortie du shourum héroique. Nous aurons fait la « traversée externe » de ce shourum…… quelle Journée!  Eric a décidé de se rebaptiser, il sera désormais  Eroic.  Petite remontée avant d’attaquer la descente qui grâce au brouillard sera retardé et nous laissera faire une pause casse-croute. Finalement la descente dans une neige certes molle mais skiable nous ramène a la voiture.  Petit pot à la Joue du loup , où Carine se console du départ du PGHM avec une gaufre et retour à pied pour Florence et François  jusqu’au gite.

Jour 4

Départ du gite, route vers le col  de Festre ou nous garons les voitures. Objectif mont Chauvet et plus si affinité. Départ à pieds dans des champs un peu humides mais heureusement nous pouvons chausser très rapidement. Montée douce et tranquille jusqu’à la dernière pente sommitale encore un peu dure qui demande un peu plus d’attention. La vue  est superbe, le panorama sur 360 sans nuages mais le vent nous incite a ne pas stationner trop longtemps sur ce sommet.  Nous attaquons la descente à la grande joie d’une participante qui au départ semble ne pas apprécier les pentes gelées. Elle franchie néanmoins, vaillamment et brillamment cette étape et nous enchainons tous cette descente dans une neige en très bonne condition. Comme c’est bon, arrivé à Fontaines froides  toute l’équipe décide de remonter les pentes plus ensoleillées  vers le collet qui seront encore plus moquette. Une fois au collet, Patrick nous fait une course de KV vers le sommet d’à côté (la tête de Merlant….pour voire la vue !) et nous entamons la descente qui se révèle aussi bonne que nous l’imaginions.  Grand cris et grand signes au cours de cette descente de la part d’un couple. Carine et François vont mettre un petit moment à réaliser que c’est leur fille Marion qui les appelle. Pendant ces retrouvailles, le reste de l’équipe décide de remonter à nouveau pour profiter de cette descente. Nous voilà cette fois ci sur la tête de Merlant et tous nous profitons d’une très belle vue y compris les 2 parents qui nous ont rejoint au sommet.  Redescente toujours aussi bonne mais cette fois ci jusqu’à la cabane vers les Bachassous ou un arrêt casse-croute est décidé. François essaye de créer un siège type  « fakir » mais finalement revient vers un style plus classique. Animation offerte par un surfeur en snowkite  qui nous fait une très belle démonstration de descente depuis le mont chauvet, il récolte les applaudissements du groupe, qui lui fera une descente lus classique pour rejoindre les voitures.

Derniers arrêt cette fois au bistrot du col de frestre  avec comme guest Marion et son ami avant de reprendre notre route Patrick vers Bandol et les autres vers Grenoble.

 

Encore un superbe séjour, pour l’organisation, la beauté du massif, la météo sans compter le plus important…. l’ambiance au sein du groupe. Nous nous sommes bien amusés.

Merci à tous les participants et à Eroic pour ce séjour très réussi !

Photos:

Col de la Charrat 2884m, par le lac du Goléon

Dimanche 15 Mars

Guy, Richard, Bruno et Antoine

Départ de Meylan vers 7h30 pour le hameau des Hières, au dessus de la Grave,  atteint un peu avant 9h . Le soleil est bien là et la crème est nécessaire. Départ à pied skis sur les sacs sur une distance d’environ 500m avant de chausser.  Environ 1h30 après nous passons le hameau de Valfroide encore ensommeillé de l’hiver et en partie sous la neige, mais le soleil donne… En continuant NE on n’oublie pas de se retourner pour contempler le massif de la Meije et le Rateau. Ensuite, après avoir gravi avec les couteaux les 350m du verrou sous le lac du Goléon, nous arrivons juste sous le refuge à 2440m vers 12h20. De là on peut visualiser parfaitement vers le SE la montée au col de la Charrat-2884m- et la belle trace récente qui y mène. Après une pause pour s’hydrater et nommer les sommets alentour avec entre autres l’Aiguille du Goléon 3427m au NO et les Aiguilles d’Arves plus au N, on se dirige au SE vers le pied de la pente d’environ 450m qui nous mènera au col/au but. Sur la trace datant de 2 ou 3 jours, et un peu au loin, deux personnes devant nous. La pente se redresse pour les deux derniers tiers mais la trace excellente et la qualité du manteau neigeux ne nous obligent pas à utiliser les couteaux et c’est vers 13h50 que nous arrivons au col à 2884 mètres. Il se situe sur l’arête émanant du Pic des Trois Evêchés qui culmine à 3116 mètres au SE. Le panorama de part et d’autre du col est bien beau, nous cassons la croûte.  Nos deux prédécesseurs redescendus, c’est à notre tour et on opte tout comme eux pour les pentes « sur la gauche ». La neige y est bien bonne, une petite couche encore poudreuse sur fond dur. Le bas du vallon au niveau du torrent du Maurian est vite atteint, la pente s’aplatit franchement, la neige y est transformée avant le passage du hameau de Valfroide vers 1850 mètres. De retour sur Les Hières nous devisons sur la possibilité de trouver un troquet d’ouvert sur la route du retour…hélas, en cet après-midi de dimanche point de Corona tu ne boiras, seul le virus te soûlera…!  Prenez soin de vous. Antoine.

Photos Col de la Charrat

Séjour Saint-Colomban-Des-Villards du 6 au 8 mars 2020

Avec Carine, Catherine, Christine, Sylvie, François, Gilles, Guéric et Paul (on a la parité !)

1er jour – Croix de Triandou (écrit par Carine)

On se retrouve tous à l’heure annoncée au péage de Crolles pour prendre la direction de la vallée des Villards. Pour certains d’entre nous, c’est une première et on est heureux de découvrir certains de ces vallons aux noms enchanteurs (Merlet, Tepey, Mont Rond…)
La veille, François et Carine ont travaillé Paul au corps pour changer la destination. Ainsi, au lieu de randonner au fond d’un vallon étroit soumis aux aléas des avalanches et purges annoncées par Météo France, nous monterons vers la Croix de Triandou (ou presque). Montée magique dans la forêt toute blanche en suivant la trace (parfois un peu raide) de gars du coin qui connaissent chaque tronc, souche, replat pour nous emmener. On croise beaucoup de traces d’animaux et on aura la chance de voir un chamois qui a beaucoup de mal à se déplacer dans toute cette neige. Au sommet (pour nous), Guéric ne voudra pas se défaire d’un de ses skis et va se démener pour s’asseoir, se relever (plus dur). Nos traceurs du jour ont continué vers d’autres sommets et ne nous ont pas laissé le mode d’emploi pour descendre. On envoie des éclaireurs à droite, à gauche, on se retrouve toujours (ouf). Une vraie trace de sanglier ! Les 2 derniers kms se feront sagement sur la route forestière.
On arrive à l’auberge et là, on découvre, non pas nos chambres mais nos appartements grand luxe avec cuisine. Nos hôtes sont charmants.

Photos Catherine

2e jour – Replat sans nom (écrit par Christine)

Ce matin, le temps n’est pas très engageant, les nuages masquent les sommets et quelques petits flocons virevoltent. Notre aubergiste nous précise qu’il n’y a rien de méchant, ça va se lever.
Nos chauffeurs nous conduisent au hameau de Valmaure (1205m) d’où nous chaussons à partir du parking. Direction la Combe du Tepey. La petite neige tombée pendant la nuit et les nuages masquant les sommets assurent une ambiance hivernale bien que la température ne soit pas extrême
Rapidement après, le village du Tepey à notre gauche, quelques chalets en hibernation inoccupés même pendant les vacances !! Faut dire qu’ils ne sont pas très faciles d’accès !!! Nous passons donc notre chemin et rapidement après le village le ciel se dégage laissant apparaître les sommets du fond de la vallée illuminés sous un soleil radieux que nous conserverons tout au long de la randonnée.
On avance, on avance dans le fond de cette combe mais le dénivelé progresse lentement, et ce jusqu’au lieu – dit La Pierre Barme (1766m). Nous quittons la Combe du Tepey pour suivre la Combe de Malvas et continuons notre progression en direction du Passage Brabant. Nous restons plutôt dans le fond du vallon pour éviter les éventuelles coulées de neiges. A présent, le neige est vierge de toutes traces et François nous fait une belle trace toute en douceur en suivant plus ou moins les indications de Paul. Rassemblement au niveau d’un replat (2250m), la question se pose : on continue ou on s’arrête là. La majorité l’emportant, nous resterons là pour le pique-nique durant lequel nous décrétons « qu’avec Paul Jullien tout est bien « mais « Avec Quéric, il y a toujours un hic « !! (voir randonnée de la veille)
Nous entamons la descente dans une neige poudreuse où chacun avec style peut laisser sa trace
Quel bonheur cette neige, ce qui conduit François à poser la question : des amateurs pour remonter ? Il est encore tôt !! Pas de volontaires …
Le retour dans la Combe du Tepey marque le changement de neige plus lourde qui s’est réchauffée au soleil durant la journée. Celui-ci a aussi découvert quelques ruisseaux initialement enfouis entraînant des franchissements un peu scabreux. Des plaques de neiges sont également parties, laissant apparaître des zones d’herbes pour le plus grand bonheur des chamois, Catherine en dénombrera 26.
Cette rando se clôture par le fidèle pot sur une terrasse au pied des pistes de Saint-Colomban !!!
L’unique épicerie de produits locaux du coin sera le prétexte pour la dernière sortie de fin d’après-midi où par petits groupes on s’y croisera. Ainsi s’achève cette belle journée !!!

Photos François

Photos Catherine

3e jour – Col sans nom (écrit par Gilles)

La petite troupe, toujours au complet et plus vaillante que jamais fait preuve d’une motivation exceptionnelle, attestée dès le petit déjeuner par le nombre de tartines englouties. L’évocation d’ampoules douloureuses et des moyens de les éviter a un peu meublé la conversation mais chacun était déjà concentré sur l’objectif du jour, «le point 2345». Quand on sait que Belledonne regorge de sommets et de cols avec des noms qui sonnent bien et même, parfois, qui en jettent, cet objectif-là pouvait paraître un peu fade, voire décourageant. Si les anciens n’avaient pas jugé bon de le nommer, c’est qu’il ne devait guère présenter d’intérêt et seul l’IGN l’avait sauvé d’un complet anonymat.
Mais notre confiance absolue dans notre Grand Leader nous laissait penser malgré tout que, s’Il l’avait choisi, ça devait quand même valoir le coup. C’est en tout cas ce que chacun ruminait en son for intérieur dans la rude montée de la forêt conduisant à la combe de Mont Rond. Trois ou quatre prédécesseurs nous avaient fait une jolie trace nous permettant de ne pas nous perdre et de conserver le meilleur itinéraire. L’objectif s’est dévoilé à la sortie de la forêt en même temps que la cime du Sambuis, proche voisin de notre sommet du jour mais trop haut, trop loin au vu de la chaleur ambiante et de la neige déjà bien ramollie. François, qui s’ennuyait jusque-là, a eu le plaisir de se mettre à la trace – un grand merci à lui. L’objectif du jour était atteint vers 12h30 et finalement baptisé « col sans nom » par le collectif inspiré, entre la poire et le fromage lors du pique-nique sommital.
La descente en neige transfo bien skiante, parfois poudreuse sur les côtés, fut un régal jusqu’aux chalets de Mont Rond. Pour la suite, notre GL sut se transformer en sanglier pour nous trouver les meilleurs passages dans une forêt dont la pente ne s’était pas adoucie depuis notre montée matinale. Retour à la voiture sans bosse, genou tordu, ni autre désagrément accompagnant parfois les fins de rando.

Photos François

Photos Catherine

col de la Perrière

Carine Sylvie Paul François Richard Jean-François 28 février

Vous connaissez MSR et bien il y a aussi MSR, le Motor Snow Road

Après hésitation, suite aux très attendues chutes de neige entre le Vercors et Belledonne, la raison nous emmène au col de la Perrière dans le Nord Belledonne ce vendredi.

Aux Tuileaux à 7h15… heure de compromis, on se retrouve à 6. Paul et Carine les experts du jour proposent d’aller sur place avec des 4 roues motrices pour, au besoin, s’avancer sur la route de Val Pelouse.

Le grand raid commence avec un gros fourgon de gendarmerie bleu …  pour la couverture et une toute petite Suzuki.

On fait les malins en passant devant Marc et ses fils partis dans le coin finalement garés dans une épingle. On s’excuse d’avance auprès de lui, ne s’étant pas arrêté.  En effet, au bout du compte on fera 4 à 5 kms de route bien chaotiques mais dans le style rallye neige et glace. Paul nous dira à la descente que la banquette arrière de la Suzuki était un peu raide.

Encadrés par deux experts du CAF, l’un de Romans, l’autre de Grenoble la journée est marquée par un brin de professionnalisme.

On remonte depuis la route en partant de 1240 m pour rejoindre les pistes puis au col de la Perrière avec certes de la neige, mais vraiment pas terrible qui a dû recevoir de la pluie en fin de chute. Depuis le col on descend la combe de l’Arbet Neuf jusqu’au pied du col de la Perche dans un excellente neige poudreuse. Une petite chute ou deux   rafraichissent les idées de certains. Du bon ski pour tous!

Après tergiversation, on commence à remonter vers le col de la Perche mais en ces lendemains de risque 4, au bout de 100 m de dénivelé on fait demi-tour   dans une pente à la limite des 30 et avec un gros sel en milieu de combe peu engageant.

On remonte les 400 m de la très jolie combe de l’Arbet pour aller casser une croute bien méritée au sommet des pistes de Val Pelouse. Un raquetteur étrange nous fait un bout de conversation … qu’il avait déjà fait la semaine précédente à Carine au même endroit.

Descente de ce coté par la mauvaise neige du matin … qui s’avère une mauvaise neige de l’après midi puis sur la route.

Retour et café sur Allevard avec un soleil toujours printanier !

qq photos issues du telephone

col des pointes de la Porte d Eglise

 

22 février

Liz, Bruno, Serge, Erwan, Jean-François

Soirée de grande perplexité vendredi pour savoir ou aller sans trop rouler, avoir quand même un peu de neige. Pour le soleil pas de souci, c’est une valeur sûre en ce mois de février.

Un groupe se décide pour les Vans, un autre prend le risque de partir du Gleizin pour le col des pointes de la porte d’Eglise.

Pas de Marc pour le compte rendu… mais toujours Bruno pour les photos et un revenant Serge qui se souvient avoir adhéré pour la saison … On est content de le retrouver et il est comme toujours en pleine forme. Liz, qui commence à connaitre toutes les Alpes, n’est pas encore allée  dans la vallée du Bréda.

Arrivé à 8h 30 au parking de la Bourgeat Noire, un peu de monde mais pas la foule habituelle , quelques personnes nous semblent affutées. On pourra le vérifier au sommet.

Pour l’ambiance, c’est plutôt estival et on n’est pas tenté de chausser, pas de neige du tout. Au retour on croisera un couple en short -débardeur…

Partir de 1090 m dans Belledonne en février en ski, un souvenir du siècle dernier.  200 m de dénivelé sans neige ; ensuite on chausse en sortie de forêt. Peu de neige mais suffisant à la montée comme à la descente. L’avalanche « habituelle « est bien tombée gentiment dans son couloir aménagé. On se faufile sans problème jusqu’au refuge dans une bonne neige qui ne nécessite même pas les couteaux.

Au début on retrouve bien les 7 cm annoncés de jeudi puis plutôt 20 25 au-dessus du refuge.

On suit au départ la trace de 2 gars partis faire la pointe Comberousse qui étaient passés comme des fusées vers le refuge. Il faut bien le dire, ils ne devaient pas avoir pain-saucisson ou murson dans le sac ces « collants pipettes ». Un peu raide cette trace … quand même.

Erwan prend les choses   en main et fait une belle trace jusqu‘en haut. Nous sommes les premiers dans le coin, le petit plus du jour. Arrivée groupée au col à 2500 m tout juste, vers 12 h 30.

Le temps de casser la croute, on voit arriver nos voisins de parking qui nous remercient pour la trace.  Il faut avouer   qu’ils avaient entre temps fait le col du Gleizin… on se disait bien qu’on ne se souvenait pas les avoir doublés.

Une descente exceptionnelle avec de la poudre bien froide et pour certains râleurs de (tout)  petits passages très légèrement plus lourds.

Une petite marche pour atteindre la voiture et un pot à coté de la porte de l’église d’Allevard comme il se doit .

Promis il y aura des photos: les voilà.  Ce coin du Gleizin est vraiment sympa

 

 

3 EVECHES

 A quelques spatules du Col de 3 évêchés

Paul, Philippe G, Marc B, Bruno, Richard, Jean- François – 14 février

Comme souvent la météo s’annonce excellente du côté du Lautaret. Va pour le coin des 3 évêchés, merci Paul.

En arrivant à Vizille, quand on voit le panneau lumineux « Col du Lautaret équipements spéciaux obligatoires », on se dit que la neige des derniers jours est là … Vu sur place, on s’interroge .

Un vent violent, plutôt nord, mais comme on est en 2020    et que l’hiver n’est plus ce qu’il était …. Il ne fait   pas froid et ce même en février.

Le démarrage se fait sur une neige dure, voire très dure en alternance avec quelques plaques de neige fraiche.

A partir de la route du Galibier ce sera neige fraiche entre   100 à 150 …mm

La montée se fait derrière  Bruno qui tracera tout le long d’un pas fort dynamique, tout en prenant des photos bien sûr.

Vu les pentes totalement vierges et l’absence de compagnons de route on décide de s’arrêter au col des 3 évêchés, malgré une petite corniche au sommet.

A en gros 50 mètres du sommet, on fait un petit arrêt dans une zone avec une forte accumulation due au vent. Là on se souvient des informations ou formations ou lectures de chacun sur les risques pour se méfier. La neige est exceptionnelle et pourtant !

On hésite, Bruno fait 15 mètres, Richard 12 et moi (jean François) 2 mètres dans le sens de la marche et 2 mètres à la verticale dans un trou. Skis au pied au fond, je décide de déchausser c’est plus simple! il ne fait pas bon être plus lourd que les autres .

Il se vérifie que nous sommes dans une zone de forte accumulation. Décision collégiale de s’arrêter là.

Une descente exceptionnelle en poudreuse vierge avec chacun sa trace nous attend,  sauf à la fin sur 10% du parcours, glacé sur le bas. On n’a même pas pris le temps de manger en route. Ce sera fait à la voiture avec un petit tour au bar du col.

Et là, quand tu bois un verre de lait et que tu es déjà passé la semaine précédente le patron te reconnait !

Un peu loin ce Lautaret,  mais il fallait bien çà pour avoir de la neige

Bientôt les photos ici: c’est pas trop tôt !

Soirée Pleine Lune

Nous étions 14 valeureux randonneurs à nous retrouver à la station de Saint-Hilaire du Touvet en cette soirée du dimanche 9 février.

Eric nous avait vanté toutes les qualités de la neige et des pistes de la station, mais celle-ci offrait ce soir-là un décor bien printanier. Cependant, passés les premiers mètres, le support blanc était bien présent et Eric, fort de son entrainement de jeune retraité, nous a ébloui en attaquant droit dans le pentu avec son matériel de ski qui doit dater des années 80 ! Nous avons donc tôt fait d’arriver au sommet !

Le groupe reconstitué au sommet, nous nous sommes alors élancés sur ces belles pentes et cette neige printanière. Dame Lune nous ayant boudé ce soir, c’est à la lueur de nos frontales que nous sommes descendus, à l’exception de Guéric qui défend l’idée qu’il faut sentir la neige et non la voir.

Nous avons retrouvé au parking 7 autres valeureux, qui n’ont pas tenté l’expédition, mais sont venus partager avec nous la soirée au restaurant. Restaurateurs très sympathiques et repas très apprécié, surtout l’estouffade de bœuf sauce vigneronne. Seul bémol, les pommes de terre de la tartiflette étaient al dente !

Une très bonne soirée dans une ambiance chaleureuse comme on aime à MSR. La lune nous a fait un clin d’œil en sortant du restaurant, nous invitant déjà à prendre rendez-vous l’an prochain avec elle, la neige et notre délégué de l’office de tourisme du Plateau des Petites Roches 😉 

Suggestion : Prendre l’apéritif avant de s’installer à table pour avoir le temps de bavarder avec tout un chacun.

Guy

Week-end au Habert d’Aiguebelle (9-10/2/2020)

À la Cime de la Jasse, de g. à d. :
Carine, Pierre, Martine, Émile, François et Björn.

Je (Marc (B)) avais lancé une idée bizarre : profiter du Habert d’Aiguebelle pour permettre d’accéder en toute facilité aux randos du vallon de Vénetier, à un groupe comprenant des débutants. Comme il faut être 10 minimum pour réserver, j’avais imaginé de rassembler dans cette affaire, des MSR et des non-MSR (de la famille et un ami).

Samedi matin (9/2/2020), nous étions 10 au pkg du Pré de l’eau dans 3 voitures pour monter au départ au bout de la route de Prabert. Groupe mixte donc : Carine, François et moi, pour MSR ; Martine, Pierre, Hélène, Laurent, Björn, Édouard et Émile, pour les non-MSR (un ami suédois noyé dans qqs membres de ma famille). Christine, malade ce week-end, n’a pas pu ce joindre à nous ! Départ dans les temps, pour le parking au départ du Pont de la Betta.

Au démarrage, je prends « mes 3 débutants sous mon aile » le temps de leur donner qqs explications, mais les 2 jeunes (Émile et Édouard) ont vite fait d’abandonner ma belle sœur Hélène et moi qui progressons sagement pour ne pas exploser en vol trop vite. Nous rejoignons tout notre petit monde qui nous a précédé au refuge. Le proprio (Yannick) et la gardienne (Fanny) arrivent peu après dans le petit véhicule à chenilles de service. Le temps d’organiser des groupes de niveaux et l’on repart pour retrouver le soleil très rapidement. Il ne nous quittera plus, accompagné de courtes et supportables rafales de vent.

Carine, François et Björn partent vers le col de l’Aigleton. Les autres visent pour commencer le lac supérieur de Vénetier. Bon an, mal an, Hélène et moi y retrouvons le reste de la troupe. Martine, Pierre et les 2 jeunes et intrépides débutants (E et E) continuent vers le Col de la Jasse (2377m) qu’ils atteignent en moins de 35 mn, tout juste « un peu fatigués » ! C’est là-haut qu’Émile rechausse des skis pour la première fois depuis plus de 15 ans, et tout se passe bien. La jeunesse est un certain atout (voire même un atout certain) ! Après la pause pique-nique Laurent, Hélène et moi repartons jusque vers 2250 où nous dépeautons et retrouvons nos 4 compères qui ont déjà descendu une belle pente. La suite de la descente est un vrai plaisir, en particulier après la pause goûter. Avant de rejoindre le refuge nous croisons François qui en remet une couche en montant à son tour aux Lacs de Vénetier.

Le refuge est encore au soleil pour une boisson bien méritée. La « soirée » au refuge est très agréable, et la « matouille » de la gardienne bien appréciée. Un peu plus tard, le clair de lune est magique, mais le courage m’a manqué pour remettre les peaux. On s’est contenté (mais 4 d’entre nous seulement !) d’un pti (mais sompteux) tour à pied à proximité du chalet.

La nuit se passe différemment pour les dormeurs les plus imperturbables et les autres que le gentil chahut d’un groupe d’enfants gène un peu au coucher… puis au lever. Pti Déj à 8h30, pour ne pas attendre le soleil trop longtemps. Aux injonctions de François qui piaffe (avec bcp de patience et de gentillesse), nous finissons par fixer le départ à 10h… et à 10h pétantes, Hélène et moi repartons à notre train de sénateur. Tout le monde nous emboîte le pas, direction la Cime de la Jasse, 750m plus haut. Même météo que la veille, soleil et un peu de vent par moments.

Malgré les recommandations des « vieux », E et E démarrent en confondant vitesse et précipitation ; et Édouard rate une conversion et s’étire qqchose dans le genou. Retour au refuge pour lui et Laurent, son père !

Émile, avec Martine et Pierre qui le bichonnent, seront les premiers au sommet… vite rejoints par Björn, François et Carine qui ne trainent pas et retournent vite au refuge. Hélène et moi rejoignons E, M et P à l’antécime où le vent nous décourage de faire les 70m restant. Super descente : en étant attentifs aux changements de neige, c’est un grand plaisir, jusqu’au refuge. La piste jusqu’à la route est plus pénible. On retrouve Édouard et son genou dans un état correct. À voir à son retour à Aix en Pce ! (Dernières nouvelles : il était au boulot lundi matin).

En résumé, la rencontre de deux groupes a réussi au delà de mes espérances. Merci à tous (MSR et non MSR) pour la bienveillance et la bonne humeur générales, pour la patience des plus rapides, et également au personnel du refuge. Carine me demande d’ajouter : « François et moi avons fait la connaissance d’une famille très unie, accueillante et bien sympathique. Bises et encore merci« .

Le positionnement du refuge est vraiment une aubaine pour faciliter l’accès à la Bédina, la Jasse, l’Aigleton… voire la dent du Pra (moins facile). En revanche, le Pas de la Coche restant à l’ombre à cette saison, n’est pas très attractif.

Un petit bémol, Météo France auprès de qui j’avais commandé le beau temps jusqu’à 16h a rempli son contrat… mais pas une minute de plus !

Si je récupère d’autres photos, elles seront accessibles ici !

La Feclaz

Avec Carine, Catherine, Gilles et Sylvie

Prenez un lièvre (Gilles), une dopée à l’œuf dur (Catherine), une autre dopée aux 4000 m de l’Altiplano bolivien (Sylvie) et une serre-file (pour une fois, Carine), et vous avez le nouveau quatuor de choc pour le lancement de l’activité ski de fond de MSR.

On a réussi à éviter les plaques à vent, les coulées de neige en face sud, les départs spontanés ou accidentels. On a pris le risque de monter 5 m sur une pente qui frôlait les 30 ° pour les redescendre très vite de l’autre côté.

On est parti léger, léger sans sac à dos à Airbag, sans DVA, sans 3 kg de fruits secs pour tenir le coup, que du bonheur.

La neige fraîche était au rendez-vous, les pistes damées comme seule  » la fée Claz  » et  » Saint-François  » réussissent à les damer, que du bonheur.

Signé « les fon(de bonh)eurs

Col de la Lavoire

Col de la Lavoire… enfin dans le coin

Du monde à la permanence du mercredi 5. Une option proposée par Paul au col de la Lavoire (Belledonne coté Maurienne)

Départ matinal 7 H aux Tuileaux    Paul J Jean-Michel Patrick M Bruno Jean François

Allez finalement ce n’est pas si loin, une grosse heure, le temps de se préparer et démarrage à 8 h 40 de la voiture … toute seule au parking du pont du Merlet

Une montée à ski dès le parking sur le chemin qui est …le seul endroit enneigé du coin. Le tout s’arrange très vite et on peut dire que c’est vers 1300 m qu’on trouve assez de neige

Le cheminement tout au long du long vallon du Merlet est une alternance de bonne neige et de plaque de neige verglacée.

Sans surprise, Jean Michel nous fait la trace et ce jusqu’en haut … un grand merci. On croise un seul randonneur à la montée, un vieux savoyard qui nous rappelle que le col du Merlet permettait aux Savoyards pauvres d’aller vers cette riche Isère pour commercer…. Drôle de raccourci quand même pour atterrir à Pinsot !

Bruno nous bricole un truc de fou vu que sa peau de fait la malle depuis l’avant … Notre roi du bricolage arrive à fixer le tout pour aller jusqu’en haut.

A partir des chalets de la Loze super neige jusqu’au col … ou du moins un col que nous pensons après longue concertation être le col de la Lavoire. On pense ne pas avoir fait le bon mais l’environnement et la neige nous a conduit à choisir le meilleur … formation DVA oblige !

On dépeaute et on entame une super descente. On y croise du monde … une peu jaloux que nous labourions le terrain… et ben ils n’avaient qu’à se lever un peu plus tôt ces jeunes guenilles.

Excellente jusqu’aux chalets, où on casse la croute la descente s’avère bonne dans l’ensemble.

On se sépare à la passerelle du Merlet 2 passent par le chemin de montée avec 100 m à pied sur la fin, 3 passent par la passerelle du merlet qui s’avère un bon choix également.

Vers 15 h on boit un coup à Saint Etienne de Cuynes. Retour vers 16 h30 aux Tuileaux

On attend la neige à basse altitude …non de non

voilà enfin les photos

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